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Direction des ressources humaines de l'armée de l'air : sous-direction « études, politique des ressources humaines et gestion des hauts potentiels » ; bureau « politique de l’emploi et condition de l’aviateur »

INSTRUCTION N° 1500/DEF/DRH-AA/SDEPRH-HP/BPECA relative à la classification, la sélection, l'orientation et la formation des sous-officiers et des militaires du rang engagés du personnel non navigant de l'armée de l'air.

Du 19 novembre 2015
NOR D E F L 1 5 5 2 5 7 8 J

Autre(s) version(s) :

 

Précédent modificatif :  Erratum du 08 août 2016 à l'instruction n° 1500/DEF/DRH-AA/SDEPRH-HP/BPECA du 19 novembre 2015 relative à la classification, la sélection, l'orientation et la formation des sous-officiers et des militaires du rang engagés du personnel non navigant de l'armée de l'air.

Référence(s) : Code du 21 mai 2024 de la défense (Dernière modification le 1er janvier 2019) Arrêté du 10 avril 2007 pris en application du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 et fixant les barèmes indemnitaires et les modalités d'indemnisation des personnels civils du ministère de la défense dans le cadre de leurs déplacements temporaires. Instruction N° 1107/DEF/EMAA/BORH/RH du 22 août 2002 relative à la formation et à la délivrance des certificats et brevets au personnel infirmier de l'armée de l'air. Instruction N° 832/DEF/EMA/EMP/4 du 18 juillet 2005 relative à la formation des spécialistes du domaine de l'entraînement physique militaire et sportif dans les forces armées. Instruction N° 700/DEF/DCSSA/AST/AME du 09 juillet 2008 relative à l'aptitude médicale à la pratique du parachutisme militaire. Instruction N° 129/DEF/DRH-AA/SDAG/BPP/SPORT du 12 février 2009 portant sur la formation et le perfectionnement des militaires de la spécialité 3721 « entraînement physique, militaire et sportif » dans l'armée de l'air. Instruction N° 3000/DEF/DRH-AA/EM/ESOM/BPGR du 03 novembre 2011 relative aux qualifications professionnelles du personnel sous-officier et des militaires du rang engagés du personnel non navigant de l'armée de l'air. Instruction N° 1005/DEF/DRH-AA/SDGR/BGA/DADM du 03 novembre 2011 relative aux engagements des sous-officiers et des militaires du rang engagés dans l'armée de l'air. Instruction N° 301/DEF/DRH-AA/DIR.ADJ du 11 octobre 2012 relative à la gestion et au déroulement de la formation des élèves et stagiaires dans les organismes de formation relevant de la direction des ressources humaines de l'armée de l'air. Instruction N° 2322/DEF/DSAÉ du 11 juillet 2013 dite « instruction FRA-M, 145, 66 et EMAR 145, 147 » relative au maintien de la navigabilité des aéronefs militaires et des aéronefs appartenant à l'État et des produits, pièces et équipements aéronautiques et relative à l'agrément des organismes et des personnels participant à ces tâches. Instruction N° 230162/DEF/SGA/DRH-MD du 05 mars 2014 relative aux modalités de sélection et de formation des inspecteurs de sécurité de la défense issus des personnels militaires d'active. Instruction N° 7325/DEF/DRH-AA/SDAG/BCF du 21 mai 2014 relative à la délivrance des certificats et brevets du personnel non navigant. Instruction N° 1011/DEF/DRH-AA/SDEP-HP/BPE du 28 juillet 2014 relative au recrutement « rang » tardif sous-officier des militaires du rang engagés. Instruction N° 1800/DEF/DRH-AA/SDEP-HP/BPE du 05 novembre 2014 portant codification des repères et indices de spécialité, sous-spécialité et spécialisation. Instruction N° 4000/DEF/DRH-AA/SDEP-HP/BPE du 26 novembre 2014 relative aux normes médicales d'aptitude applicables au personnel militaire de l'armée de l'air et à la définition des standards d'aptitude médicale minimaux à requérir dans les emplois du personnel navigant. Instruction N° 23511/DEF/DRH-AA/DIR/ADJ du 13 mars 2015 relative aux sélections du personnel non officier de l'armée de l'air.

Circulaire n° 3001/DEF/DRH-AA/SDAG/BPP/SPORT du 5 décembre 2007 (n.i. BO).

Circulaire N° 2034/DEF/DRH-AA/SDGR/BR du 14 février 2013 relative au recrutement externe des élèves sous-officiers du personnel non navigant de l'armée de l'air. Circulaire N° 3737/DEF/DRH-AA/SDGR/BR du 14 février 2013 relative au recrutement des militaires du rang engagés dans l'armée de l'air. Circulaire N° 5832/DEF/EMA/CNSD/BREP du 04 juin 2014 relative à l'organisation des formations de la « filière entraînement physique militaire et sportif » dispensées au centre national des sports de la défense. Circulaire N° 2175/DEF/EMA/CNSD/EIS/DGF du 04 juin 2015 relative à la formation des techniques d'interventions opérationnelles rapprochées au sein des armées. Directive N° 729/DEF/EMAA/B/EMP/E/3/SPORTS du 05 avril 1995 relative à la préparation physique et mentale du personnel navigant de l'armée de l'air.

Directive n° 36 /DEF/DRH-AA/SDAG du 12 juillet 2013 (n.i. BO).

Note n° 57/DEF/EMAA/BMA/CDT du 11 février 2008.

Note n° 307/DRH-AA/SDAG/BFC/DC du 19 mai 2014.

Note n° 125/DEF/DRH-AA/SDEP-HP/BPE du 28 mai 2014.

Relevé de décision n° 341/DEF/DRH-AA/SDEP-HP/BPE du 17 décembre 2014.

Pièce(s) jointe(s) :     Dix-neuf annexes et quarante appendices.

Texte(s) abrogé(s) : Instruction N° 1500/DEF/DRH-AA/SDEP-HP/BPE du 22 avril 2013 relative à la classification, la sélection, l'orientation et la formation des sous-officiers et des militaires du rang engagés du personnel non navigant de l'armée de l'air.

Classement dans l'édition méthodique : BOEM  643.3.1., 643.3.3.

Référence de publication : BOC n° 35 du 4 août 2016, texte 6.

1. Généralités.

Les sous-officiers et les militaires du rang engagés (MDRE) du personnel non navigant sont employés dans les domaines suivants :

  • réalisation des missions aériennes des forces conventionnelles ou de dissuasion ;

  • soutien des forces aériennes ;

  • administration et gestion générale du personnel et des finances.

Les parcours professionnels de l'armée de l'air sont détaillés dans les monographies d'emploi pour les sous-officiers et les domaines d'activités pour les MDRE (1).

2. Classification.

Afin de permettre une gestion rationnelle de ce personnel, il est nécessaire d'assurer la meilleure adéquation possible entre les activités exercées et les compétences détenues. Pour ce faire, les compétences sont classées par.

2.1. La spécialisation.

Un indice à six chiffres, définissant la spécialisation, le niveau de qualification dans la spécialité et, le cas échéant, l'étape de la qualification professionnelle, est attribué en vue d'affecter dans les différents emplois de l'armée de l'air le personnel de qualification adaptée.

L'instruction de quatorzième référence fixe en détail la codification des repères et indices de spécialité, sous-spécialité et spécialisation du personnel.


2.2. La qualification.

Dans l'ordre croissant des compétences professionnelles, les MDRE et les sous-officiers sont répartis comme suit :

  •  les techniciens élémentaires ;

  •  les techniciens supérieurs ;

  •  les spécialistes élémentaires ;

  •  les spécialistes supérieurs ;

  •  les cadres de maîtrise.

Chaque niveau de qualification comporte deux étapes :

  •  un certificat qui atteste le niveau de connaissances acquises ;

  •  un brevet qui sanctionne le niveau de qualification.

3. Sélection et orientation.

La sélection a pour objet de déterminer les capacités physiques, les connaissances et aptitudes générales et/ou spécifiques des candidats. Elle s'effectue avant l'engagement. Les responsables de viviers et référents emploi peuvent être sollicités par le bureau recrutement de la direction des ressources humaines de l'armée de l'air (DRH-AA) afin d'apporter leur expertise, notamment en ce qui concerne les critères de sélection et l'évaluation des compétences professionnelles.

L'orientation permet au commandement de déterminer la spécialité dans laquelle chacun sera instruit puis employé. Elle tient compte :

  •  des besoins qualitatifs et quantitatifs de l'armée de l'air ;

  •  des aspirations des intéressés ;

  •  de leurs aptitudes.

Elle intervient en début de carrière pour le choix d'une spécialité et éventuellement en cours de carrière pour un changement de spécialité.

4. Formation.

Enjeu stratégique majeur pour l'armée de l'air, la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences place les métiers et les compétences au cœur des ressources humaines. Elle est organisée par la note de vingt-sixième référence qui fixe le rôle des différents acteurs.

Dans ce cadre, la formation est un levier fondamental d'acquisition de compétences qui permet, dans un contexte en constante évolution, de pourvoir aux différents employeurs d'aviateurs d'un personnel compétent pour réaliser les missions qui leur sont assignées.

La formation se décompose en quatre domaines :

  •  la formation initiale, préalable au premier emploi, présente un volet d'instruction militaire et un volet de formation professionnelle dans la spécialité ;

  •  la formation professionnelle continue a pour objectif de délivrer des compétences spécifiques indispensables à la tenue de certains postes. Elle peut être de type d'adaptation à l'emploi et/ou d'entretien, ou s'inscrire dans une progression ;

  •  la formation promotionnelle prépare le militaire à occuper des postes à responsabilités supérieures en matière d'encadrement ou de commandement. Elle comporte une partie commune liée « au management », éventuellement complétée par une partie professionnelle spécifique liée à la spécialité ;

  •  la formation continue transverse de maintien en condition des forces comprend l'ensemble des actions de formation concourant à la préparation au combat du personnel.

La formation est permanente et repose sur l'alternance de phases en écoles et en unités.

Les programmes d'instruction sont établis pour chaque spécialisation à partir des monographies d'emploi pour les sous-officiers et des domaines d'activités pour les MDRE, conformément aux annexes. Afin d'assurer une instruction adaptée aux exigences des commandements d'emploi et à la spécificité de certaines spécialités, les commandements, directions ou états-majors définissent, si nécessaire, des directives particulières d'instruction (consignes permanentes d'instruction).

5. Abrogation.

L'instruction n° 1500/DEF/DRH-AA/SDEP-HP/BPE du 22 avril 2013 relative à la classification, la sélection, l'orientation et la formation des sous-officiers et des militaires du rang engagés du personnel non navigant de l'armée de l'air est abrogée.

Pour le ministre de la défense et par délégation :

Le général de corps aérien,
directeur des ressources humaines de l'armée de l'air,

Claude TAFANI.

Annexes

Annexe I. Spécialité 21 : aéronef et vecteur.

Appendice I.A. Sous-spécialité 211 : AVION.

Monographie d'emploi de la spécialisation 2115 « technicien de maintenance vecteur et moteur ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du sous-officier de la spécialité 2115 « technicien de maintenance vecteur et moteur ».

Il respecte les exigences de l'instruction de dixième référence dite « instruction FRA-M, 145, 147 et 66 ».

Son activité est répertoriée au sein de la famille « maintien en condition opérationnelle (MCO) aéronautique » du référentiel des emplois ministériels (REM).

Ces activités concourent à :

  •  la mise en œuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  •  la maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  •  la gestion du maintien de la navigabilité des aéronefs ;

  •  le contrôle de la navigabilité des aéronefs ;

  •  la formation aéronautique de base et de type ;

  •  l'animation, la définition, l'évolution et le soutien des activités aéronautiques.

Le spécialiste « technicien de maintenance vecteur et moteur » est appelé à servir au sein :

  •  d'unités de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs FRA 145 ;

  •  d'organismes d'études techniques, d'expertises techniques ;

  •  d'organismes de confection, de maintenance, de contrôle et de stockage de matériels aéronautiques ;

  •  d'organismes de gestion du maintien de la navigabilité FRA-M ;

  •  d'organismes d'animation et de gestion du maintien en MCO aéronautique ;

  •  d'organismes du contrôle de la navigabilité ;

  •  d'organismes de formation à la maintenance FRA 147 ;

  •  d'organismes de commandements et états-majors.


Recrutement.

Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général, technologique ou professionnel et réussir aux tests de sélection.

Dépôt des candidatures.

Un plan de recrutement, établi par la DRH-AA, définit la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2115 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Lien au service.

Un lien au service est appliqué selon les prescriptions prévues par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formations.

Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle :

  • la formation militaire initiale (FMI) permet d'attribuer le certificat d'aptitude militaire (CAM) ;

  • après réussite au CAM, la formation professionnelle initiale (FPI) permet d'obtenir le brevet élémentaire (BE) de la spécialité. Elle comprend un stage de certification élémentaire et une phase d'application en unité.

Stage de certification élémentaire.

Le stage de certification élémentaire se déroule à l'école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air (EFSOAA). Il est composé d'une partie des modules de la formation de base à la maintenance aéronef du mécanicien de catégorie AE et BE1 de l'appendice III. de l'instruction de dizième référence (FRA 66), mais aussi d'une formation sur :

  •  la mise en œuvre des aéronefs ;

  •  l'environnement des aéronefs ;

  •  la documentation technique.

À l'issue du stage, sous réserve de réussite aux épreuves de contrôles, le spécialiste « technicien de maintenance vecteur et moteur » est affecté en unité et devient titulaire du certificat élémentaire (CE) à compter du premier du mois qui suit la fin du stage de certification élémentaire, conformément à l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec à l'une de ces épreuves de contrôle, l'école applique les mesures définies par l'instruction de dixième référence (FRA 66) ; annexes III. et V., et par l'instruction de neuvième référence.

Formation de type « stage de familiarisation aéronef ».

Un « stage de familiarisation aéronef » a été créé pour certains aéronefs.

Le spécialiste « technicien de maintenance vecteur et moteur » nouvellement affecté sur un de ces aéronefs, suivra cette formation complémentaire au plus tôt après sa réussite au stage de certification élémentaire.

Ce stage se déroule en organisme d'instruction spécialisée [unité d'instruction spécialisée (UIS)/division d'instruction spécialisée (DIS), etc.].

Il a pour objectif de donner les notions de base spécifiques à l'aéronef d'emploi et permet d'accéder aux emplois et responsabilités du point 5.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

Le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité, d'une durée de six mois, qui débute son parrainage.

Un sous-officier breveté supérieur voire breveté élémentaire ancien est désigné en qualité de parrain. Il est chargé d'accompagner et d'encadrer le jeune CE au sein de son unité, de lui transmettre le savoir et le savoir-faire nécessaires à son premier emploi sur l'aéronef en dotation à l'unité (aéronef de combat, transport, hélicoptère ou drone).

En vue de l'homologation de son BE, le parrain juge l'aptitude du certifié élémentaire à exercer son emploi en milieu opérationnel conformément :

  • aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant ;

  • à la procédure qualité 30-00 0000 010 010 approuvée relative à la conduite d'un parrainage d'un mécanicien aéronautique.

Attribution du brevet élémentaire de spécialité.

Sous réserve de réussite de la phase d'application en unité, le BE de spécialité est attribué automatiquement, conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Un MDRE « opérateur de maintenance vecteur et moteur » peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif selon les modalités de l'instruction de treizième référence et se voir attribuer le BESLE.

Attribution de la licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE sur l'aéronef d'emploi.

Le sous-officier BE ayant suivi l'ensemble des modules requis par l'instruction de dizième référence (FRA 66), par l'intermédiaire du stage de certification élémentaire et/ou de stages complémentaires, pourra prétendre à l'attribution d'une licence de maintenance d'aéronef d'état (LMAé) de catégorie AE, sur les tâches simples sur lesquelles il aura été reconnu autonome, ceci en fonction du besoin de son unité d'affectation.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la sélection n° 2 (S2), le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats comprenant une partie théorique et une partie pratique, et de connaissances professionnelles concernant sa spécialité.

Après réussite à la S2, l'obtention du brevet supérieur (BS) nécessite trois étapes : le stage de formation à l'encadrement (SFE), la formation professionnelle de perfectionnement (FPP) et une phase d'application en unité.

Stage de formation à l'encadrement.

Il se déroule à l'EFSOAA. Ce stage a pour objectif de développer l'aptitude des stagiaires à l'encadrement et à la formation de leurs subordonnés en leurs fournissant les outils nécessaires.

Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

Se déroulant également à l'EFSOAA, ce stage complète le SFE dans le domaine technique pour préparer le stagiaire à son futur rôle de chef d'équipe en environnement opérationnel.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Une phase d'application en unité d'un mois est réalisée à l'issue du certificat supérieur (CS). En cas d'échec, celle-ci peut être prolongée.

Attribution du brevet supérieur de la spécialité.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BS de spécialité lui est attribué automatiquement, conformément à l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Formation à la licence de maintenance d'aéronef de catégorie BE1 sur aéronef d'emploi.

Le sous-officier pourra prétendre à l'attribution d'une licence BE1, en fonction des besoins de son unité d'affectation.

Il devra compléter sa formation de base, conformément à l'instruction de dizième référence (FRA 66), et effectuer une formation au type sur l'aéronef d'emploi.

Cette formation au type se déroule au sein d'un organisme d'instruction spécialisée (OIS) (UIS/DIS/industriel, etc.) et se décline en une formation théorique de type et en une formation pratique de type qui peut être sous-traitée à l'organisme FRA 145 d'affectation.

Sous réserve de réussite aux formations mentionnées supra, de la justification d'une pratique régulière à la maintenance d'aéronefs en exploitation pendant au moins deux ans, durée amenée à trois ans pendant la période transitoire sous « loi du grand père », le spécialiste pourra se voir attribuer une LMAé de catégorie BE1 à la clôture du livret de formation pratique de type, conformément à l'instruction de dizième référence (FRA 66).

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au tableau d'avancement (TA) au grade d'adjudant-chef, le sous-officier peut-être admis en stage de formation au commandement (SFC). Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement.

Stage de formation au commandement.

Se déroulant à l'EFSOAA, la réussite au SFC est sanctionnée par l'attribution du certificat de cadre de maîtrise (CCM) le premier jour du mois suivant la fin du stage effectué.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise).

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en application les connaissances acquises lors du SFC.

Attribution du brevet de cadre de maîtrise.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le brevet cadre de maîtrise (BCM) de spécialité est attribué selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Formation à la licence de maintenance d'aéronef de catégorie CE sur l'aéronef d'emploi.

Un sous-officier breveté cadre de maîtrise (CM), voire breveté supérieur, pourra prétendre à l'attribution d'une LMAé de catégorie CE en fonction des besoins de son unité d'affectation, sous réserve de l'exercice pendant trois ans des prérogatives d'une licence de catégorie BE1 et d'une formation théorique de type CE, conformément à l'instruction de dixième référence (FRA 66).

En période transitoire sous « loi du grand père », la LMAé de catégorie CE est attribuée sous justification d'une expérience de maintenance de cinq ans sur aéronef (en exploitation ou retirés du service depuis moins de cinq ans) complétée d'une formation théorique de type CE en OIS.

Formation professionnelle continue.

L'instruction professionnelle continue est exécutée selon les directives émises par chaque grand commandement relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant et les différentes procédures générales relatives à la création et l'utilisation du tableau de suivi des compétences et qualifications.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2115 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

Domaines de compétences.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées préparent les sous-officiers « 2115 » à exercer principalement dans les domaines de compétences suivants.

Ensembles aériens.

Ces ensembles désignent les avions, les hélicoptères et les engins assimilables aux avions (drones, cibles aériennes, missiles).

Éléments constitutifs des ensembles aériens.

Les éléments ont été regroupés au sein des chapitres définis dans la spécification internationale pour les publications techniques des aéronefs civils et militaires (S1000D), suivants :

Chapitre 21 : conditionnement d'air.

Équipements et composants qui fournissent un moyen de pressurisation, réchauffage, refroidissement, distribution, régulation de pression et température, régulation du taux d'humidité et de la contamination de l'air [nucléaire, biologique et chimique (NBC)]. Comprennent également les systèmes tels que joints de verrière/porte, anti-g, désembuage.

Chapitre 24 : génération électrique.

Systèmes qui assurent la génération, la production et la distribution de courant alternatif et/ou continu. Comprennent les éléments qui assurent la commande, la surveillance, la protection de circuits électriques et le multiplexage de la génération.

Chapitre 25 : équipements et aménagements.

Équipements et aménagements amovibles montés soit à l'extérieur du véhicule aérien, soit à l'intérieur des compartiments d'équipage, de passagers, de fret et d'accessoires. Comprennent les équipements de secours, les équipements des offices et des toilettes et les équipements de largage aérien.

Chapitre 26 : protection contre le feu.

Éléments qui détectent et signalent la présence d'un feu ou de fumées et emmagasinent et distribuent le produit d'extinction du feu.

Chapitre 27 : commande de vol.

Systèmes mécaniques et hydrauliques de commande de roulis, lacet et tangage qui permettent le fonctionnement des gouvernes principales. Comprennent les systèmes d'empennage horizontal, des volets, des spoilers, du dispositif de traînée et d'hypersustentation.

Chapitre 28 : carburant.

Éléments et équipements qui emmagasinent le carburant et le distribuent aux moteurs. Comprennent les réservoirs souples, le système de ravitaillement en vol et les dispositifs vide-vite, les systèmes de gestion, de détection, de transmission et/ou de signalisation.

Chapitre 29 : génération hydraulique.

Éléments et équipements qui fournissent le fluide hydraulique sous pression à un point commun pour redistribution à d'autres circuits définis ainsi que les systèmes servant à indiquer la quantité, la température et la pression du fluide hydraulique.

Chapitre 30 : protection contre le givre et la pluie.

Éléments qui permettent d'empêcher la formation de glace, d'éliminer la glace et l'eau de pluie sur différentes parties du véhicule aérien, de l'hélice ou du rotor.

Chapitre 32 : atterrisseurs.

Éléments et composants qui permettent de soutenir, de diriger et de freiner le véhicule aérien au sol, de rentrer et de loger le train en vol ainsi que la béquille de queue, crosse d'arrêt, parachute frein et autres dispositifs d'aide à l'atterrissage. Comprennent les systèmes de gestion et de régulation, les circuits d'indication de position et circuits d'alarme.

Chapitre 33 : éclairage.

Équipements et composants (alimentés électriquement) assurant l'éclairage extérieur et intérieur, tels que phares d'atterrissage, phares de roulement, feux de position, feux tournants, projecteurs de détection de givrage, voyants d'alarme principaux, liseuses et plafonniers de cabine passagers.

Chapitre 35 : oxygène.

Équipements et composants qui génèrent, emmagasinent et distribuent de l'oxygène. Comprennent les systèmes de régulation et de signalisation ainsi que les systèmes de génération de bord [on-board oxygen generating system (OBOGS)].

Chapitre 36 : air comprimé.

Équipements et composants (conduites et vannes) qui distribuent, à partir d'une source d'alimentation, un important volume d'air comprimé aux points de raccordement à d'autres circuits tels que le conditionnement d'air, pressurisation et dégivrage.

Chapitre 37 : dépression.

Équipements et composants qui servent au pompage, à la distribution et à la régulation de l'air en dépression. Comprennent les pompes, régulateurs, canalisations, etc., jusqu'au collecteur inclus.

Chapitre 38 : eau douce/eau usée.

Équipements et composants fixes qui servent à emmagasiner et distribuer l'eau douce, et composants fixes qui emmagasinent et qui fournissent un moyen d'évacuer l'eau et les eaux usées. Comprennent les lavabos, installations sanitaires, réservoirs, vannes.

Chapitre 41 : dispositif de lestage par eau.

Équipements et composants servant au stockage, à l'équilibrage, à la commande, au remplissage, à la vidange et au vide-vite du dispositif de lestage par eau. Ne comprennent pas les équipements et composants traités au chapitre 38.

Chapitre 47 : azote liquide.

Équipements et composants utilisés pour produire, stocker, distribuer et réguler l'azote liquide destiné à deux systèmes utilisateurs ou plus. Comprennent les régulateurs, canalisations, collecteurs.

Chapitre 48 : ravitaillement en vol.

Éléments, équipements et composants spécifiquement utilisés pour le ravitaillement en vol qui emmagasinent et fournissent le carburant à un véhicule aérien receveur en vol, ainsi que le système indiquant la quantité, la température, la pression et les alarmes.

Chapitre 49 : générateurs auxiliaires de puissance de bord.

Groupes de bord, qui assurent la génération et l'alimentation d'un type unique ou d'une combinaison d'énergies auxiliaires, électrique, hydraulique, pneumatique ou autre.

Chapitre 50 : systèmes d'accessoires du cargo.

Systèmes d'aide au chargement et déchargement du cargo et équipements divers du cargo.

Chapitre 52 : portes.

Éléments amovibles utilisés pour l'entrée ou la sortie et pour la fermeture de certaines parties de structure du fuselage.

Chapitre 53 : fuselage.

Éléments structuraux, composants et membrures associés qui constituent les compartiments destinés aux équipements, aux passagers, à l'équipage et au fret.

Chapitre 54 : nacelles/mâts.

Éléments structuraux, composants et membrures associés qui permettent de monter et de loger l'installation motrice ou l'ensemble rotor.

Chapitre 55: empennages.

Empennages horizontaux et verticaux.

Chapitre 56 : hublots et verrières.

Hublots, verrières et pare-brise, ainsi que les systèmes de commande électriques/hydrauliques/pneumatiques associés (hors dispositifs pyrotechniques).

Chapitre 57 : voilure.

Éléments structuraux, composants et membrures associées qui permettent la sustentation en vol, ainsi que les réservoirs structuraux de carburant, les volets, les becs, ailerons ou élevons (y compris compensateurs), aérofreins et spoilers.

Chapitre 61 : hélices/propulseurs.

Ensembles mécaniques complets tels que : hélices, pompes, moteurs, régulateurs, équipements et composants faisant partie ou non du moteur, utilisés pour la commande de pas de l'hélice.

Chapitre 62 : rotors principaux.

Ensemble de tête et pales de rotor, ensembles plateaux oscillants, arbres de rotor et leur signalisation.

Chapitre 63 : entraînement du rotor principal.

Éléments qui transmettent la puissance aux rotors, de couplage au moteur, arbre d'entraînement, embrayage et roue libre, boîte de transmission et leurs constituants, éléments de fixation, paliers et leur signalisation.

Chapitre 64 : rotor de queue.

Chapitre 65 : entraînement du rotor de queue.

Chapitre 66 : dispositif de repliage des pales et du pylône.

Systèmes qui assurent le repliage automatique ou manuel, le déploiement des pales du rotor ou du pylône.

Chapitre 67 : commande de vol des rotors.

Systèmes qui fournissent le moyen de contrôler manuellement l'attitude en vol de l'hélicoptère, les servocommandes, la signalisation et la surveillance.

Chapitre 71 : propulseurs.

Groupe moteur complet qui comprend moteur, entrée d'air, bâtis moteur, capotage, prises d'air, volets de capots.

Chapitre 72 : moteur.

Ensemble et organes qui transforment le mélange d'air et de carburant en énergie (les moteurs non aérobies sont du ressort de la spécialité armements opérationnels).

Chapitre 73 : circuit carburant et régulation.

Systèmes mécaniques et circuits électriques associés qui fournissent le carburant au moteur, en règlent le débit ou le mélange.

Chapitre 74 : allumage.

Systèmes qui produisent, commandent, fournissent et distribuent du courant électrique pour enflammer le mélange air/carburant dans les cylindres, les chambres de combustion ou dans le dispositif d'augmentation de poussée.

Chapitre 75 : air.

Éléments extérieurs des pièces intégrées au moteur qui servent à acheminer l'air aux différentes parties.

Chapitre 76 : commandes moteur.

Commandes qui agissent sur le fonctionnement et sur l'arrêt du moteur en cas d'urgence.

Chapitre 77 : contrôle moteur.

Éléments et systèmes associés qui donnent des indications sur le fonctionnement du moteur.

Chapitre 78 : échappement/éjection.

Éléments qui assurent l'évacuation des gaz d'échappement/éjection. Comprend l'inverseur de poussée.

Chapitre 79 : lubrification.

Éléments extérieurs au moteur qui emmagasinent, fournissent le lubrifiant, assurent sa circulation, sa signalisation et sa surveillance.

Chapitre 80 : démarrage.

Éléments et systèmes associés pour le démarrage, électrique, à inertie, à air ou autres.

Chapitre 81 : turbines.

Ensembles turbines de récupération pour les moteurs à pistons et turbocompresseur, s'ils sont extérieurs au moteur.

Chapitre 82 : injection d'eau.

Éléments et composants qui fournissent, dosent et injectent l'eau ou les mélanges dans l'admission.

Chapitre 83 : relais accessoires.

Éléments placés à distance et reliés au moteur par un arbre, qui entraînent différents types d'accessoires.

Chapitre 84 : augmentation de poussée.

Équipements et composants qui, indépendamment du système de propulsion principal, fournissent une poussée additionnelle de courte durée. Comprennent les systèmes à propergols solide ou liquide.

Chapitre 86 : systèmes de sustentation.

Équipements et composants qui, associés au système de propulsion principal, fournissent une poussée vectorielle verticale « short take off and vertical landing ».

Chapitre 90 : systèmes de récupération de véhicules aériens.

Équipements et composants permettant la récupération de véhicules aériens, de drones ou de cibles. Comprennent les parachutes, amortisseurs, séquenceurs, localiseur, etc.

Divers.

Générateurs de gaz embarqués pour inertage des réservoirs (OBOGS).

Éléments constitutifs de l'environnement des ensembles aériens.

Collection spéciale de vol.

Vêtements anti-g, combinaisons ventilées, protection nucléaire, radiologique biologique et chimique (NRBC).

Ensembles de tête, casques antichocs, masques inhalateurs.

Production de gaz aéronautique (oxygène, azote).

Matériels et dispositifs de production, de stockage et de distribution.

Matériels d'analyse des gaz aéronautiques.

Matériels d'environnement aéronautique.

Bancs de maintenance et outillages spéciaux se rapportant à la cellule, sa structure et son aménagement, aux moteurs, aux éléments et organes entrant dans la composition des systèmes définis précédemment.

Bancs d'essais réacteurs (liaisons moteur/banc de maintenance, moteur/cabine de mesure).

Turbomachine installée sur des groupes de servitudes (déverglaceuses, groupes de conditionnement).

Matériel de manutention (hissage, levage, remorquage, désembourbage et transport).

Matériel d'amarrage et de campement.

Matériel de stockage (supports, containers, enceintes à hygrométrie contrôlée, etc.).

Matériels spécifiques de génération hydraulique, pneumatique et de conditionnement.

Tables de pliage pour parachutes freins.

Emplois principaux.

Domaine d'application pour l'emploi principal.

Mise en oeuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques.

Mise en œuvre des aéronefs pour les visites (journalières, hebdomadaires, avant/après vol), à l'exclusion des opérations liées à l'armement et à la pyrotechnie. Sur certains aéronefs, ces opérations pourront être autorisées sous réserve d'une formation adaptée, conformément à la réglementation en vigueur.

Mise en œuvre des systèmes relevant de la compétence de la spécialité.

Mise en œuvre des matériels d'environnement attribués à sa spécialité.

Maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques.

Opérations de maintenance sur les aéronefs, les moteurs, les organes, les accessoires et les équipements associés aux systèmes relevant de la spécialité.

Maintenance des structures métalliques et composites, dans le cadre d'opérations de faible profondeur qui ne nécessitent pas l'intervention d'un spécialiste structure aéronef.

Exploitation de la maintenance intégrée pour les systèmes incombant à la spécialité.

Confections prescrites par les manuels de maintenance, les instructions techniques ou circulaires techniques.

Étalonnage des appareils de mesure (oxygène, hydraulique, pneumatique).

Contrôles non destructifs.

Réparations des dommages de circonstances.

Emplois et responsabilités du breveté élémentaire.

Emplois du breveté élémentaire.

Le breveté élémentaire est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Sur aéronef, il réalise seul les tâches simples et participe aux opérations complexes en qualité d'équipier.

Néanmoins, s'il est licencié BE1, il peut réaliser seul des tâches complexes.

En atelier, il réalise seul les tâches simples et participe aux opérations complexes en qualité d'équipier.

Le breveté élémentaire peut être employé comme aide à la manutention lors d'une opération de mise en œuvre ou de maintenance hors de son domaine d'emploi principal, à condition d'être placé sous les ordres et la responsabilité d'un chef d'équipe confirmé sur l'opération, et d'avoir reçu une formation relative aux généralités aéronef ainsi que sur les facteurs humains.

Il participe à l'encadrement des MDRE et aux tutorats « passerelle tardive ».

Responsabilité du breveté élémentaire titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE.

En tant qu'exécutant de la mise en œuvre et de la maintenance légère, en ligne, d'un aéronef, le titulaire d'une licence de catégorie AE peut être habilité à signer l'autorisation pour remise en service d'un aéronef après l'exécution d'une tâche simple pour laquelle il est autonome.

Emplois et responsabilités du breveté supérieur.

Emplois du breveté supérieur.

Généralement, dans les premières années, le breveté supérieur est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il réalise des tâches simples et des opérations complexes en qualité de chef d'équipe. À ce titre, il encadre une équipe d'exécutants de sa spécialité ou de plusieurs spécialités.

Après quelques années, il peut être désigné chef d'un atelier de faible importance, chef de banc d'essais, chef de ligne ou contrôleur de la bonne exécution de la maintenance. Il peut être amené à servir en bureau technique.

Outre ces emplois, le breveté supérieur peut aussi être affecté au sein d'un bureau assurance qualité, d'une équipe d'étude technique, d'un organisme de gestion du maintien de la navigabilité (OGMN), d'une unité de contrôle de la navigabilité (UCN), d'un organisme central de contrôle de la navigabilité (OCCN), de la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense (SIMMAD), du centre d'expériences aériennes militaires (CEAM), du centre d'essais en vol (CEV) ou d'un état-major.

Au regard de ses capacités pédagogiques, il peut être sélectionné et intégrer un centre de formation de l'armée de l'air.

Responsabilité du breveté supérieur voire breveté élémentaire, titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie BE1.

En tant que chef d'une équipe d'exécutants de sa spécialité, le titulaire d'une licence de catégorie BE1 peut être habilité à certifier la remise en service des systèmes de sa compétence en soutien à un titulaire de licence CE.

En tant que chef d'une équipe d'exécutants de sa spécialité ou d'autres spécialités, le titulaire d'une licence de catégorie BE1 peut être habilité à certifier la remise en service d'un aéronef.

Emplois et responsabilités du breveté cadre de maîtrise.

Emplois du breveté cadre de maîtrise.

Le breveté CM peut être affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il peut être désigné chef de chantier de maintenance, encadrer les chefs d'équipe, coordonner et faire exécuter les activités de mise en œuvre ou de maintenance.

Il peut assurer des fonctions bien particulières (correspondant sécurité aérienne, maîtrise des risques, formation, fonction amélioration, etc.).

Il assure des responsabilités de commandement et peut être désigné chef d'un atelier ou de groupe d'ateliers, chef de banc d'essais, chef de piste, chef de bureau technique ou contrôleur de la bonne exécution de la maintenance.

Outre ces emplois, le breveté CM peut aussi être affecté au sein d'un bureau assurance qualité d'une équipe d'étude technique, d'un OGMN, d'une UCN, d'un OCCN, de la SIMMAD, du CEAM, du CEV ou d'un état-major.

Au regard de ses capacités pédagogiques, il peut être sélectionné et intégrer un centre de formation de l'armée de l'air.

Responsabilité du breveté cadre de maîtrise titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie CE.

En tant que responsable d'un chantier de maintenance, le titulaire d'une licence de catégorie CE peut être habilité à signer l'autorisation pour la remise en service d'un aéronef complet.

Sa responsabilité couvre les opérations réalisées dans l'ensemble des systèmes de l'aéronef.

Polyvalence d'emploi.

La polyvalence est l'aptitude à accomplir seul des tâches simples en dehors des domaines mentionnés au point 4. Elle permet une souplesse d'emploi du personnel lorsque les circonstances l'exigent et que les matériels l'autorisent.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées font acquérir au sous-officier « technicien de maintenance vecteur et moteur » des compétences (méthode, savoir-être) naturellement transposables aux autres systèmes d'un aéronef, sous réserve d'une formation, d'un lâché et d'un suivi adapté.

Les travaux directs sur les éléments pyrotechniques ou sur les systèmes de commande pyrotechniques peuvent être inclus dans la polyvalence sous réserve d'une formation adaptée conformément à la réglementation en vigueur.


Domaine d'activité de la spécialisation 2115 « opérateur de maintenance vecteur et moteur ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2115 « opérateur de maintenance vecteur et moteur ».

Il respecte les exigences de l'instruction de dizième référence dite « instruction FRA-M, 145, 147 et 66 ».

Son activité s'exerce au sein de la famille « MCO aéronautique » du REM dans les domaines suivants :

  •  la mise en œuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  •  la maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature à l'engagement en qualité de MDRE « opérateur de maintenance vecteur et moteur » sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2115 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire d'un des diplômes suivants :

  •  certificat d'aptitude professionnelle (CAP) « mécanicien de cellules d'aéronefs » ;

  •  CAP « mécanicien d'entretien d'avions » ;

  •  brevet d'études professionnelles (BEP) « maintenance des systèmes mécaniques automatisés (MSMA) » ;

  •  baccalauréat professionnel (BAC PRO) « aéronautique » - toutes options ;
  •  BAC PRO « MSMA » ;

  •  CAP, BEP et BAC PRO des domaines « maintenance des matériels, maintenance des véhicules, maintenance des équipements industriels ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du centre d'information et de recrutement des forces armées (CIRFA) ou par les cellule de recrutement (CR) des bases, complété par un entretien au sein d'un département d'évaluation air (DEA).


3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

3.1.1 Formation militaire initiale.

La FMI permet d'obtenir le certificat militaire élémentaire (CME).

3.1.2 Formation professionnelle initiale.

La FPI débute en unité.

Le programme de formation est axé entre autres sur :

  • les connaissances techniques aéronautiques de base ;

  • les structures des aéronefs et l'aérodynamique ;

  • les systèmes des aéronefs ;

  • les armements et les munitions avionnées ;

  • les sécurités lors de la mise en œuvre opérationnelle ;

  • la maintenance d'un aéronef ;

  • les opérations élémentaires sur avion.

La FPI permet d'évaluer l'aptitude tant militaire que professionnelle du MDRE à tenir son emploi.

Elle permet de statuer, pendant la période probatoire, sur l'attribution du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien (CAET) selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée.

3.1.2.1. Stage « militaire technicien de l'air aéronautique ».

Réalisé au plus tôt, à l'issue de la formation militaire, le MDRE recruté en qualité « d'opérateur de maintenance vecteur moteur » suivra le stage « militaire technicien de l'air aéronautique » 2X103, dispensé au sein de l'EFSOAA, afin d'acquérir les notions aéronautiques de base nécessaires pour accomplir la phase de parrainage en unité aéronautique.

3.1.2.2. Formation de type « stage de familiarisation aéronef ».

Un « stage de familiarisation aéronef » a été créé sur certains types d'aéronefs.

Après réussite au stage « militaire technicien de l'air aéronautique », le MDRE complétera sa formation par le « stage de familiarisation » de l'aéronef sur lequel il est affecté. Ce stage se déroule en organisme d'instruction spécialisée (UIS/DIS, etc.).

Il a pour objectif de donner les notions de base spécifiques à l'aéronef d'emploi et permet d'accéder aux emplois et responsabilités du point 5.

3.2 Formation à la licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE.

L'« opérateur de maintenance vecteur moteur » titulaire du brevet élémentaire de technicien (BET) pourra prétendre à l'attribution d'une LMAé de catégorie AE, selon les besoins de son unité, dans le respect des critères définis par l'instruction de dizième référence (FRA 66), exigeant une formation de base bien précise et sous réserve de validation de formations à la tâche et d'une pratique régulière.

3.3 Formation professionnelle continue.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « opérateur de maintenance vecteur et moteur » est réalisée conformément à la procédure qualité 30-00 0000 010 010 approuvée relative à la conduite d'un parrainage d'un mécanicien aéronautique.

Elle sera réalisée à l'instar de celle des sous-officiers, conformément aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant.

3.4 Formations promotionnelles.

3.4.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Après réussite à la sélection de niveau 1 (SN1), le MDRE se verra attribuer le certificat élémentaire de technicien (CET).

Il s'en suivra une phase d'application en unité qui conduit à l'obtention du BET conformément à l'instruction de douzième référence.

Cette phase d'application de trois mois peut être prolongée en cas d'échec selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.4.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le brevet supérieur de technicien (BST) a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par reconnaissance des acquis et de l'expérience professionnelle (RAEP) au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.4.3 Pour l'obtention du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi.

Le breveté élémentaire de technicien peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif sous-officier selon les modalités de l'instruction de treizième référence.

Au regard du domaine de compétences très large du sous-officier « technicien de maintenance vecteur et moteur » la phase de tutorat sera effectuée dans le domaine d'activités où exerçait le « tutoré », c'est-à-dire soit sur aéronef ou soit en atelier.

La réussite à la phase professionnelle du tutorat conditionne l'accès à la formation militaire complémentaire conduisant à l'attribution du CAM et à un stage de type « module de formation à l'encadrement ».

Le succès à ces phases de formation successives conduira à l'attribution du BST puis à la nomination au grade de sergent et enfin à l'attribution du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi (BESLE) selon les modalités de l'instruction de treizième référence.

3.5 Formation continue transverse.

Le MDRE « 2115 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

4 Domaines de compétences.

Les formations professionnelles aéronautiques initiales préparent les MDRE « opérateurs de maintenance vecteur et moteur » à exercer principalement dans les domaines suivants :

4.1 Ensembles aériens.

Ces ensembles désignent les avions, les hélicoptères et les engins assimilables aux avions (drones, cibles aériennes, missiles).

4.2 Éléments constitutifs des ensembles aériens.

Les éléments ont été regroupés au sein des chapitres définis dans la spécification S1000D, suivants :

Chapitre 21 : conditionnement d'air.

Équipements et composants qui fournissent un moyen de pressurisation, réchauffage, refroidissement, distribution, régulation de pression et température, régulation du taux d'humidité et de la contamination de l'air (NBC). Comprennent également les systèmes tels que joints de verrière/porte, anti-g, désembuage.

Chapitre 24 : génération électrique.

Systèmes qui assurent la génération, la production et la distribution de courant alternatif et/ou continu. Comprennent les éléments qui assurent la commande, la surveillance, la protection de circuits électriques et le multiplexage de la génération.

Chapitre 25 : équipements et aménagements.

Équipements et aménagements amovibles montés soit à l'extérieur du véhicule aérien, soit à l'intérieur des compartiments d'équipage, de passagers, de fret et d'accessoires. Comprennent les équipements de secours, les équipements des offices et des toilettes et les équipements de largage aérien.

Chapitre 26 : protection contre le feu.

Éléments qui détectent et signalent la présence d'un feu ou de fumées et emmagasinent et distribuent le produit d'extinction du feu.

Chapitre 27 : commande de vol.

Systèmes mécaniques et hydrauliques de commande de roulis, lacet et tangage qui permettent le fonctionnement des gouvernes principales. Comprennent les systèmes d'empennage horizontal, des volets, des spoilers, du dispositif de traînée et d'hypersustentation.

Chapitre 28 : carburant.

Éléments et équipements qui emmagasinent le carburant et le distribuent aux moteurs. Comprennent les réservoirs souples, le système de ravitaillement en vol et les dispositifs vide-vite, les systèmes de gestion, de détection, de transmission et/ou de signalisation.

Chapitre 29 : génération hydraulique.

Éléments et équipements qui fournissent le fluide hydraulique sous pression à un point commun pour redistribution à d'autres circuits définis ainsi que les systèmes servant à indiquer la quantité, la température et la pression du fluide hydraulique.

Chapitre 30 : protection contre le givre et la pluie.

Éléments qui permettent d'empêcher la formation de glace, d'éliminer la glace et l'eau de pluie sur différentes parties du véhicule aérien, de l'hélice ou du rotor.

Chapitre 32 : atterrisseurs.

Éléments et composants qui permettent de soutenir, de diriger et de freiner le véhicule aérien au sol, de rentrer et de loger le train en vol ainsi que la béquille de queue, crosse d'arrêt, parachute frein et autres dispositifs d'aide à l'atterrissage. Comprennent les systèmes de gestion et de régulation, les circuits d'indication de position et circuits d'alarme.

Chapitre 33 : éclairage.

Équipements et composants (alimentés électriquement) assurant l'éclairage extérieur et intérieur, tels que phares d'atterrissage, phares de roulement, feux de position, feux tournants, projecteurs de détection de givrage, voyants d'alarme principaux, liseuses et plafonniers de cabine passagers.

Chapitre 35 : oxygène.

Équipements et composants qui génèrent, emmagasinent et distribuent de l'oxygène. Comprennent les systèmes de régulation et de signalisation ainsi que les systèmes de génération de bord (OBOGS).

Chapitre 36 : air comprimé.

Équipements et composants (conduites et vannes) qui distribuent, à partir d'une source d'alimentation, un important volume d'air comprimé aux points de raccordement à d'autres circuits tels que le conditionnement d'air, pressurisation et dégivrage.

Chapitre 37 : dépression.

Équipements et composants qui servent au pompage, à la distribution et à la régulation de l'air en dépression. Comprennent les pompes, régulateurs, canalisations, etc., jusqu'au collecteur inclus.

Chapitre 38 : eau douce/eau usée.

Équipements et composants fixes qui servent à emmagasiner et distribuer l'eau douce, et composants fixes qui emmagasinent et qui fournissent un moyen d'évacuer l'eau et les eaux usées. Comprennent les lavabos, installations sanitaires, réservoirs, vannes.

Chapitre 41 : dispositif de lestage par eau.

Équipements et composants servant au stockage, à l'équilibrage, à la commande, au remplissage, à la vidange et au vide-vite du dispositif de lestage par eau. Ne comprennent pas les équipements et composants traités au chapitre 38.

Chapitre 47 : azote liquide.

Équipements et composants utilisés pour produire, stocker, distribuer et réguler l'azote liquide destiné à deux systèmes utilisateurs ou plus. Comprennent les régulateurs, canalisations, collecteurs.

Chapitre 48 : ravitaillement en vol.

Éléments, équipements et composants spécifiquement utilisés pour le ravitaillement en vol qui emmagasinent et fournissent le carburant à un véhicule aérien receveur en vol, ainsi que le système indiquant la quantité, la température, la pression et les alarmes.

Chapitre 49 : générateurs auxiliaires de puissance de bord.

Groupes de bord, qui assurent la génération et l'alimentation d'un type unique ou d'une combinaison d'énergies auxiliaires, électrique, hydraulique, pneumatique ou autre.

Chapitre 50 : systèmes d'accessoires du cargo.

Systèmes d'aide au chargement et déchargement du cargo et équipements divers du cargo.

Chapitre 52 : portes.

Éléments amovibles utilisés pour l'entrée ou la sortie et pour la fermeture de certaines parties de structure du fuselage.

Chapitre 53 : fuselage.

Éléments structuraux, composants et membrures associés qui constituent les compartiments destinés aux équipements, aux passagers, à l'équipage et au fret.

Chapitre 54 : nacelles/mâts.

Éléments structuraux, composants et membrures associés qui permettent de monter et de loger l'installation motrice ou l'ensemble rotor.

Chapitre 55: empennages.

Empennages horizontaux et verticaux.

Chapitre 56 : hublots et verrières.

Hublots, verrières et pare-brise, ainsi que les systèmes de commande électriques/hydrauliques/pneumatiques associés (hors dispositifs pyrotechniques).

Chapitre 57 : voilure.

Éléments structuraux, composants et membrures associées qui permettent la sustentation en vol, ainsi que les réservoirs structuraux de carburant, les volets, les becs, ailerons ou élevons (y compris compensateurs), aérofreins et spoilers.

Chapitre 61 : hélices/propulseurs.

Ensembles mécaniques complets tels que : hélices, pompes, moteurs, régulateurs, équipements et composants faisant partie ou non du moteur, utilisés pour la commande de pas de l'hélice.

Chapitre 62 : rotors principaux.

Ensemble de tête et pales de rotor, ensembles plateaux oscillants, arbres de rotor et leur signalisation.

Chapitre 63 : entraînement du rotor principal.

Éléments qui transmettent la puissance aux rotors, de couplage au moteur, arbre d'entraînement, embrayage et roue libre, boîte de transmission et leurs constituants, éléments de fixation, paliers et leur signalisation.

Chapitre 64 : rotor de queue.

Chapitre 65 : entraînement du rotor de queue.

Chapitre 66 : dispositif de repliage des pales et du pylône.

Systèmes qui assurent le repliage automatique ou manuel, le déploiement des pales du rotor ou du pylône.

Chapitre 67 : commande de vol des rotors.

Systèmes qui fournissent le moyen de contrôler manuellement l'attitude en vol de l'hélicoptère, les servocommandes, la signalisation et la surveillance.

Chapitre 71 : propulseurs.

Groupe moteur complet qui comprend moteur, entrée d'air, bâtis moteur, capotage, prises d'air, volets de capots.

Chapitre 72 : moteur.

Ensemble et organes qui transforment le mélange d'air et de carburant en énergie (les moteurs non aérobies sont du ressort de la spécialité armements opérationnels).

Chapitre 73 : circuit carburant et régulation.

Systèmes mécaniques et circuits électriques associés qui fournissent le carburant au moteur, en règlent le débit ou le mélange.

Chapitre 74 : allumage.

Systèmes qui produisent, commandent, fournissent et distribuent du courant électrique pour enflammer le mélange air/carburant dans les cylindres, les chambres de combustion ou dans le dispositif d'augmentation de poussée.

Chapitre 75 : air.

Éléments extérieurs des pièces intégrées au moteur qui servent à acheminer l'air aux différentes parties.

Chapitre 76 : commandes moteur.

Commandes qui agissent sur le fonctionnement et sur l'arrêt du moteur en cas d'urgence.

Chapitre 77 : contrôle moteur.

Éléments et systèmes associés qui donnent des indications sur le fonctionnement du moteur.

Chapitre 78 : échappement/éjection.

Éléments qui assurent l'évacuation des gaz d'échappement/éjection. Comprend l'inverseur de poussée.

Chapitre 79 : lubrification.

Éléments extérieurs au moteur qui emmagasinent, fournissent le lubrifiant, assurent sa circulation, sa signalisation et sa surveillance.

Chapitre 80 : démarrage.

Éléments et systèmes associés pour le démarrage, électrique, à inertie, à air ou autres.

Chapitre 81 : turbines.

Ensembles turbines de récupération pour les moteurs à pistons et turbocompresseur, s'ils sont extérieurs au moteur.

Chapitre 82 : injection d'eau.

Éléments et composants qui fournissent, dosent et injectent l'eau ou les mélanges dans l'admission.

Chapitre 83 : relais accessoires.

Éléments placés à distance et reliés au moteur par un arbre, qui entraînent différents types d'accessoires.

Chapitre 84 : augmentation de poussée.

Équipements et composants qui, indépendamment du système de propulsion principal, fournissent une poussée additionnelle de courte durée. Comprennent les systèmes à propergols solide ou liquide.

Chapitre 86 : systèmes de sustentation.

Équipements et composants qui, associés au système de propulsion principal, fournissent une poussée vectorielle verticale « short take off and vertical landing ».

Chapitre 90 : systèmes de récupération de véhicules aériens.

Équipements et composants permettant la récupération de véhicules aériens, de drones ou de cibles. Comprennent les parachutes, amortisseurs, séquenceurs, localiseur, etc.

Divers.

Générateurs de gaz embarqués pour inertage des réservoirs (OBOGS).

4.3 Éléments constitutifs de l'environnement des ensembles aériens.

4.3.1 Collection spéciale de vol.

Vêtements anti-g, combinaisons ventilées, protection NBC.

Ensembles de tête, casque anti-choc, masques inhalateurs.

4.3.2 Production de gaz aéronautique (oxygène, azote).

Matériels et dispositifs de production, de stockage et de distribution.

4.3.3 Matériels d'environnement aéronautique.

Bancs de maintenance et outillages spéciaux se rapportant à la cellule, sa structure et son aménagement, aux moteurs, aux éléments et organes entrant dans la composition des systèmes définis précédemment.

Turbomachine installée sur des groupes de servitudes (déverglaceuses, groupes de conditionnement).

Matériel de manutention (hissage, levage, remorquage, désembourbage et transport).

Matériel d'amarrage et de campement.

Matériel de stockage (supports, containers, enceintes à hygrométrie contrôlée, etc.).

Matériels spécifiques de génération hydraulique, pneumatique et de conditionnement.

Tables de pliage pour parachutes freins.

5 Emplois et responsabilité.

5.1 Emplois.

L'« opérateur de maintenance vecteur et moteur » est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il peut soit :

  • sur aéronef, réaliser des tâches simples et participer à la réalisation d'opérations complexes en tant qu'équipier ;

  • en atelier, réaliser des tâches simples et participer à la réalisation d'opérations complexes en tant qu'équipier.

Il peut être employé comme aide à la manutention lors d'une opération de mise en œuvre ou de maintenance hors de son domaine d'emploi principal, à condition d'être placé sous les ordres et la responsabilité d'un chef d'équipe confirmé sur l'opération, et d'avoir reçu une formation relative aux généralités aéronef (S1000D : Chapitre 00 véhicule aérien/sous-chapitres 20 « sécurité du véhicule aérien » et 30 « dispositif de sécurité et de protection ») ainsi que sur les facteurs humains.

Responsabilité de l'opérateur de maintenance vecteur moteur titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE.

En tant qu'exécutant de la mise en œuvre et de la maintenance légère, en ligne, d'un aéronef, le titulaire d'une licence de catégorie AE peut être habilité à signer l'autorisation pour remise en service d'un aéronef après l'exécution d'une tâche simple pour laquelle il est reconnu autonome.

Appendice I.B. Sous-spécialité 213 : structure.

Monographie d'emploi de la spécialité 2133 « mécanicien structure aéronefs ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du sous-officier de la spécialité 2133 « mécanicien structure aéronefs ».

Son activité est répertoriée au sein de la famille « MCO aéronautique » du REM.

Il exerce dans les domaines suivants :

  • mise en œuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  • maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  • formation aéronautique de base.

Le spécialiste « mécanicien structure aéronefs » est appelé à servir au sein :

  • d'unités de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs FRA 145 ;

  • d'organismes d'études techniques, d'expertises techniques ;

  • d'organismes de confection, de maintenance, de contrôle et de stockage de matériels aéronautiques ;

  • d'organismes de formation à la maintenance.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général, technologique ou professionnel du second degré et réussir aux tests de sélection.

2.2 Dépôt des candidatures.

Un plan de recrutement, établi par la DRH-AA, définit la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2133 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Liens au service.

Un lien au service est appliqué selon les prescriptions prévues par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.


3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle. La FMI permet d'attribuer le CAM. Après réussite au CAM, la FPI permet d'obtenir le BE de la spécialité. Elle comprend un stage de certification élémentaire et une phase d'application en unité.

3.1.1 Stage de certification élémentaire.

Ce stage se déroule à l'EFSOAA.

Les objectifs de formation de ce stage sont :

  •  l'acquisition de connaissances en matière de réglementation, documentation et logistique technique, sécurité des vols, du personnel et des matériels ;

  •  une formation sur les techniques de base de la spécialité pour permettre l'acquisition du geste professionnel lors des travaux pratiques qui constituent l'essentiel de la formation ;

  •  l'initiation au travail en unité ;

  •  l'accoutumance au port des équipements de protection individuelle lors des interventions ;

  •  l'information sur les facteurs humains.

À l'issue du stage, sous réserve de réussite aux épreuves de contrôles, le spécialiste « mécanicien structure aéronefs » est affecté en unité et devient titulaire du CE à compter du premier du mois qui suit la fin du stage.

En cas d'échec à l'une de ces épreuves de contrôle, l'école applique les mesures définies par l'instruction de neuvième référence.

3.1.2 Formation de type « stage de familiarisation aéronef ».

Un « stage de familiarisation aéronef » a été créé sur certains types d'aéronefs.

Le spécialiste « mécanicien structure aéronefs » nouvellement affecté sur un de ces aéronefs suivra cette formation complémentaire au plus tôt après sa réussite au stage de certification élémentaire.

Ce stage se déroule en organisme d'instruction spécialisée (UIS/DIS/OIS/industriel, etc.).

Il a pour objectif de donner les notions de base spécifiques à l'aéronef d'emploi et permet d'accéder aux emplois et responsabilités du point 5.

3.1.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

Le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité, d'une durée de six mois, qui débute son parrainage.

Un sous-officier breveté supérieur, voire breveté élémentaire ancien, est désigné en qualité de parrain. Il est chargé d'accompagner et d'encadrer le jeune certifié élémentaire au sein de son unité, de lui transmettre le savoir et le savoir-faire nécessaires à son premier emploi sur l'aéronef en dotation à l'unité (aéronef de combat, transport d'hélicoptère ou drone).

En vue de l'homologation de son BE, le parrain juge l'aptitude du certifié élémentaire à exercer son emploi en milieu opérationnel conformément :

  •  aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant ;

  •  à la procédure qualité 30-00 0000 010 010 approuvée relative à la conduite d'un parrainage d'un mécanicien aéronautique.

3.1.4 Attribution du brevet élémentaire.

Sous réserve de réussite de la phase d'application en unité, le BE de spécialité est attribué automatiquement, conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.1.5 Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Un MDRE « opérateur structure aéronefs » peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif sous-officier selon les modalités de l'instruction de treizième référence et se voir attribuer le BESLE.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut se présenter aux épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats comprenant une partie théorique et une partie pratique, et de connaissances professionnelles concernant sa spécialité.

Après réussite à la S2, l'obtention du BS nécessite trois étapes : le SFE, la FPP et une phase d'application en unité.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

Ce stage se déroule à l'EFSOAA et a pour objectif de développer l'aptitude des stagiaires à l'encadrement et à la formation de leurs subordonnés en leur fournissant les outils nécessaires.

3.2.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

Se déroulant également à l'EFSOAA, ce stage complète le SFE dans le domaine technique pour préparer le stagiaire à son futur rôle de chef d'équipe en environnement opérationnel.

3.2.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Une phase d'application en unité d'un mois est réalisée à l'issue du CS. En cas d'échec, celle-ci peut être prolongée.

3.2.4 Attribution du brevet supérieur de la spécialité.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BS de spécialité lui est attribué automatiquement.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier peut-être admis en SFC.

Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement.

3.3.1 Stage de formation au commandement.

Se déroulant à l'EFSOAA, la réussite au SFC est sanctionnée par l'attribution du CCM le premier jour du mois suivant la fin du stage effectué.

3.3.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise).

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en pratique les connaissances acquises lors du SFC.

3.3.3 Attribution du brevet de cadre de maîtrise.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BCM de spécialité est attribué selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.4 Formations professionnelles continues.

L'instruction professionnelle continue est exécutée selon les termes de l'instruction d'entretien et de perfectionnement du sous-officier.

Elle est définie par les directives de chaque grand commandement relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant et les différentes procédures générales relatives à la création et l'utilisation du tableau de suivi des compétences et qualifications.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2133 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

4 Domaines de compétences.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées préparent les sous-officiers de la spécialité « mécanicien structure aéronefs » à exercer principalement dans les domaines suivants :

4.1 Ensembles aériens.

Ces ensembles désignent les avions, les hélicoptères et les engins assimilables aux avions (drones, cibles aériennes, missiles).

4.2 Éléments constitutifs des ensembles aériens.

Les éléments ont été regroupés au sein des chapitres définis dans la spécification S1000D, spécification internationale pour les publications techniques des aéronefs civils et militaires.


4.3 Matériels d'environnement aéronautique.

Bancs de maintenance et outillages spéciaux de compétences mécaniciens structure aéronef.

Machines-outils.

5 Emplois principaux.

5.1 Domaines d'application pour l'emploi principal.

Opérations de maintenance sur les aéronefs, les moteurs, les organes, les accessoires et les équipements associés aux systèmes relevant de la spécialité.

Confections prescrites par les manuels de maintenance, les instructions techniques ou circulaires techniques.

5.1.1 Travaux de chaudronnerie, d'assemblage et de soudure.

Examen approfondi des structures de revêtement, détermination de la réparabilité d'éléments simples de structures.

Réparation d'éléments de structures, remise en formes conformément aux manuels de maintenance.

Découpage, confection d'éléments de remplacement et de protection (pose par soudure, rivetage, etc.).

Extraction d'éléments rompus, remplacement.

Confection de pièces diverses explicitement prescrites par les manuels de maintenance, les instructions techniques et les circulaires techniques.

Soudage électrique, oxyacétylénique, soudage des aciers spéciaux et des métaux légers sous gaz inertes.

5.1.2 Travaux sur plastique, carbone et matériaux composites.

Travaux sur matières non métalliques (composites et plastiques).

5.1.3 Travaux sur cellules toiles et bois.

Exécution de travaux simples d'entoilage et de structure bois (petites réparations, entretien, etc.).

Les travaux plus importants (par exemple rentoilage de gouvernes ou de fuselage) ne pourront être exécutés qu'après une instruction spécialisée complémentaire.

5.1.4 Peinture d'aéronef et d'équipements d'aéronef.

Préparation des peintures et des produits anticorrosion sur les éléments structuraux des aéronefs déposés ou non.

Préparation et protection des surfaces à peindre (métalliques ou autres).

Application des produits anticorrosion et des peintures.

5.2 Emplois et responsabilités du breveté élémentaire.

Le breveté élémentaire est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il réalise des tâches simples sur aéronef ou des opérations de maintenance en atelier.

Il participe à la réalisation d'opérations complexes en tant qu'équipier sur aéronef ou sous-ensemble en atelier.

Le breveté élémentaire peut être employé comme aide à la manutention lors d'une opération de mise en œuvre ou de maintenance hors de son domaine d'emploi principal, à condition d'être placé sous les ordres et la responsabilité d'un chef d'équipe confirmé sur l'opération, et d'avoir reçu une formation relative aux généralités aéronef (S1000D : Chapitre 00 véhicule aérien/sous-chapitres 20 « sécurité du véhicule aérien » et 30 « dispositif de sécurité et de protection ») ainsi que sur les facteurs humains.

Il participe à l'encadrement des MDRE et aux tutorats « passerelle tardive ».

5.3 Emplois et responsabilités du breveté supérieur.

Généralement dans les premières années, le breveté supérieur est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il réalise des tâches simples et des opérations complexes en qualité de chef d'équipe. À ce titre, il encadre une équipe d'exécutants de sa spécialité.

Après quelques années, il peut être désigné chef d'un atelier de faible importance ou contrôleur de la bonne exécution de la maintenance. Il peut être amené à servir en bureau technique.

Outre ces emplois, le breveté supérieur peut aussi être affecté en équipe d'étude technique, au CEAM ou au CEV.

Au regard de ses capacités pédagogiques, il peut être sélectionné et intégrer un centre de formation de l'armée de l'air.

5.4 Emplois et responsabilités du breveté de cadre de maîtrise.

Le breveté CM peut être affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il assure des responsabilités de commandement et peut être désigné chef d'un atelier ou de groupe d'ateliers ou contrôleur de la bonne exécution de la maintenance.

Outre ces emplois, le breveté CM peut aussi être affecté au sein d'une équipe d'étude technique, du CEAM, du CEV ou d'un état-major.

Au regard de ses capacités pédagogiques, il peut être sélectionné et intégrer un centre de formation de l'armée de l'air.

6 Polyvalence d'emploi.

La polyvalence est l'aptitude à accomplir seul des tâches simples en dehors des domaines mentionnés au point 4. Elle permet une souplesse d'emploi du personnel lorsque les circonstances l'exigent et que les matériels l'autorisent.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées font acquérir au sous-officier « mécanicien structure aéronefs » des compétences (méthode, savoir-être) naturellement transposables aux autres systèmes d'un aéronef, sous réserve d'une formation, d'un lâché et d'un suivi adapté.


Domaine d'activités de la spécialisation 2133 « opérateur structure aéronefs ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2133 « opérateur chaudronnerie-soudure-peinture avion ».

Son activité est répertoriée au sein de la famille « MCO aéronautique » du REM.

Il exerce dans les domaines suivants :

  • mise en œuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  • maintenance des systèmes et matériels aéronautiques.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature à l'engagement en qualité de MDRE « opérateur chaudronnerie-soudure-peinture avion » sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2133 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire d'un des diplômes suivants :

  • CAP « construction d'ensembles chaudronnés » ;

  • CAP « carrosserie et réparation » ;

  • CAP « peinture en carrosserie » ;

  • BEP « carrosserie » ;

  • BEP « structure métallique » ;

  • BEP « productique mécanique » ;

  • BAC PRO « carrosserie » ;

  • BAC PRO « aéronautique aérostructure ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

3.1.1 Formation militaire initiale.

La FMI permet d'obtenir le CME.

3.1.2 Formation professionnelle initiale.

La FPI débute en unité.

Le programme de formation est axé entre autres sur :

  • les connaissances techniques aéronautiques de base ;

  • les structures des aéronefs et l'aérodynamique ;

  • les systèmes des aéronefs ;

  • les armements et les munitions avionnées ;

  • les sécurités lors de la mise en œuvre opérationnelle ;

  • la maintenance d'un aéronef ;

  • les opérations élémentaires sur avion.

La FPI permet d'évaluer l'aptitude tant militaire que professionnelle du MDRE à tenir son emploi.

Elle permet de statuer, pendant la période probatoire, sur l'attribution du CAET selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée.

3.1.2.1 Stage « militaire technicien de l'air structure aéronef ».

Réalisé au plus tôt, à l'issue de la formation militaire, le MDRE recruté en qualité « d'opérateur chaudronnerie-soudure-peinture avion » doit suivre le stage « militaire technicien de l'air structure aéronefs » 21303, dispensé au sein de l'EFSOAA, afin d'acquérir les notions aéronautiques de base nécessaires pour suivre une phase de parrainage en unité aéronautique.

Les objectifs de formation de ce stage sont :

  • l'acquisition de connaissances en matière de réglementation, documentation et logistique technique, sécurité des vols, du personnel et des matériels ;

  • une formation sur les techniques de base de la spécialité pour permettre l'acquisition du geste professionnel lors des travaux pratiques qui constituent l'essentiel de la formation ;

  • l'initiation au travail en unité ;

  • l'accoutumance au port des équipements de protection individuelle.

3.1.2.2 Formation de type « stage de familiarisation aéronef ».

Un « stage de familiarisation aéronef » a été créé sur certains types d'aéronefs.

Après réussite au stage « militaire technicien de l'air structure aéronefs », le MDRE suivra une formation complémentaire, le « stage de familiarisation » de l'aéronef sur lequel il est affecté. Ce stage se déroule en organisme d'instruction spécialisée (UIS/DIS, etc.).

Il a pour objectif de donner les notions de base spécifiques à l'aéronef d'emploi et lui permettra d'accéder aux emplois et responsabilités du point 5.

3.2 Formations professionnelles continues.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « opérateur chaudronnerie-soudure-peinture avion » est réalisée conformément à la procédure qualité relative à la conduite d'un parrainage d'un mécanicien aéronautique.

Elle sera réalisée à l'instar de celle des sous-officiers conformément aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Après réussite à la SN1, le MDRE se verra attribuer le CET.

Il s'en suivra une phase d'application en unité qui doit conduire à l'obtention du BET. Cette phase d'application de trois mois peut être prolongée en cas d'échec.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.3 Pour l'obtention du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi.

Le MDRE titulaire du BET peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif selon les modalités de l'instruction de treizièmee référence.

La réussite à la phase professionnelle du tutorat conditionne l'accès à la formation militaire complémentaire conduisant à l'attribution du CAM et à un stage de type « module de formation à l'encadrement ».

Le succès à ces phases successives de formation conduira à l'attribution du BST puis à la nomination au grade de sergent et enfin à l'attribution du BESLE selon les modalités de l'instruction de douzième référence.

3.4 Formation continue transverse.

Le MDRE « 2133 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

4 Domaines de compétences.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées préparent les MDRE « opérateur chaudronnerie-soudure-peinture avion » à exercer principalement dans les domaines suivants :

4.1 Ensembles aériens.

Ces ensembles désignent les avions, les hélicoptères et les engins assimilables aux avions (drones, cibles aériennes, missiles).

4.2 Éléments constitutifs des ensembles aériens.

Les éléments ont été regroupés au sein des chapitres définis dans la spécification S1000D, spécification internationale pour les publications techniques des aéronefs civils et militaires.

4.3 Matériels d'environnement aéronautique.

Bancs de maintenance et outillages spéciaux de compétences mécaniciens structure aéronef.

Machines-outils.

4.4 Réparations et dommages de circonstances.

Réparation des dommages de circonstances

5 Emplois et responsabilités.

L'opérateur « chaudronnerie-soudure-peinture avion » est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il peut :

  •  réaliser des tâches simples et participer à la réalisation d'opérations complexes en tant qu'équipier sur aéronef ;

  •  réaliser des tâches simples et participer à la réalisation d'opérations complexes en tant qu'équipier en atelier.

Il peut être employé comme aide à la manutention lors d'une opération de mise en œuvre ou de maintenance hors de son domaine d'emploi principal, à condition d'être placé sous les ordres et la responsabilité d'un chef d'équipe confirmé sur l'opération, et d'avoir reçu une formation relative aux généralités aéronef (S1000D : Chapitre 00 véhicule aérien/sous-chapitres 20 « sécurité du véhicule aérien » et 30 « dispositif de sécurité et de protection ») ainsi que sur les facteurs humains.

Annexe II. Spécialité 22 : matériels télécommunications aéronautiques.

Appendice II.A. Sous-spécialité 221 : systèmes et matériels électroniques de bord.

Monographie d'emploi de la spécialisation 2217 « mécanicien avionique ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du sous-officier de la spécialité 2217 « mécanicien avionique ».

Il respecte les exigences de l'instruction de dizième référence dite « instruction FRA-M, 145, 147 et 66 ».

Son activité s'exerce au sein de la famille « MCO aéronautique » du REM.

Ces activités concourent à :

  •  la mise en œuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  •  la maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  •  la gestion du maintien de la navigabilité des aéronefs ;

  •  le contrôle de la navigabilité des aéronefs ;

  • la formation aéronautique de base et de type ;

  • l'animation, la définition, l'évolution et le soutien des activités aéronautiques.

Le spécialiste « mécanicien avionique » est appelé à servir au sein :

  •  d'unités de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs FRA 145 ;

  •  d'organismes d'études techniques, d'expertises techniques ;

  •  d'organismes de confection, de maintenance, de contrôle et de stockage de matériels aéronautiques ;

  •  d'organismes de gestion du maintien de la navigabilité FRA-M ;

  •  d'organismes d'animation et de gestion du MCO aéronautique ;

  •  d'organismes du contrôle de la navigabilité ;

  •  d'organismes de formation à la maintenance FRA 147 ;

  • d'organismes de commandements et états-majors.

Recrutement.

Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général, technologique ou professionnel et réussir aux tests de sélection.


Dépôt des candidatures.

Un plan de recrutement, établi par la DRH-AA, définit la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2217 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Lien au service.

Un lien au service est appliqué selon les prescriptions prévues par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formations.

Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle :

  • la FMI permet d'attribuer le CAM ;

  • après réussite au CAM, la FPI permet d'obtenir le BE de la spécialité. Elle comprend un stage de certification élémentaire et une phase d'application en unité.

Stage de certification élémentaire.

Le stage de certification élémentaire se déroule à l'EFSOAA. Il est composé d'une partie des modules de la formation de base à la maintenance aéronef du mécanicien de catégorie AE et BE2 de l'appendice III. de l'instruction de dizième référence (FRA 66), mais aussi d'une formation sur :

  •  la mise en œuvre des aéronefs ;

  •  l'environnement des aéronefs ;

  •  la documentation technique.

Cette formation donne lieu à la délivrance conjointe du brevet de gestion et de certification professionnelle de niveau 4 « maintenicien en aéronautique, option avionique ».

À l'issue du stage, sous réserve de réussite aux épreuves de contrôles, le spécialiste « mécanicien avionique » est affecté en unité et devient titulaire du CE à compter du premier du mois qui suit la fin du stage de certification élémentaire, conformément à l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec à l'une de ces épreuves de contrôle, l'école applique les mesures définies par l'instruction de dizième référence (FRA 66) ; annexes III. et V., et par l'instruction de neuvième référence.

Formation de type « stage de familiarisation aéronef ».

Un « stage de familiarisation aéronef » a été créé sur certains types d'aéronefs.

Le spécialiste « mécanicien avionique » nouvellement affecté sur un de ces aéronefs suivra cette formation complémentaire au plus tôt après sa réussite au stage de certification élémentaire.

Ce stage se déroule en organisme d'instruction spécialisée (UIS/DIS etc.).

Il a pour objectif de donner les notions de base spécifiques à l'aéronef d'emploi et permet d'accéder aux emplois et responsabilités du point 5.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

Le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité, d'une durée de six mois, qui débute son parrainage.

Un sous-officier breveté supérieur, voire breveté élémentaire ancien, est désigné en qualité de parrain. Il est chargé d'accompagner et d'encadrer le jeune certifié élémentaire au sein de son unité, de lui transmettre le savoir et le savoir-faire nécessaires à son premier emploi sur l'aéronef en dotation à l'unité (aéronef de combat, transport d'hélicoptère ou drone). En vue de l'homologation de son BE, le parrain juge l'aptitude du certifié élémentaire à exercer son emploi en milieu opérationnel conformément :

  • aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant ;

  • la procédure qualité 30-00 0000 010 010 approuvée relative à la conduite d'un parrainage d'un mécanicien aéronautique.

Attribution du brevet élémentaire de spécialité.

Sous réserve de réussite de la phase d'application en unité, le BE de spécialité est attribué automatiquement, conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Un MDRE « opérateur avionique » peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif selon les modalités de l'instruction de treizième référence et se voir attribuer le BESLE.

Attribution de la licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE sur l'aéronef d'emploi.

Le sous-officier BE ayant suivi l'ensemble des modules requis par l'instruction de dizième référence (FRA 66), par l'intermédiaire du stage de certification élémentaire et/ou de stages complémentaires, pourra prétendre à l'attribution d'une LMAé de catégorie AE, sur les tâches simples sur lesquelles il aura été reconnu autonome, ceci en fonction du besoin de son unité d'affectation.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats comprenant une partie théorique et une partie pratique, et de connaissances professionnelles concernant sa spécialité.

Après réussite à la S2, l'obtention du BS nécessite trois étapes : le SFE, la FPP et une phase d'application en unité.

Stage de formation à l'encadrement.

Il se déroule à l'EFSOAA. Ce stage a pour objectif de développer l'aptitude des stagiaires à l'encadrement et à la formation de leurs subordonnés en leur fournissant les outils nécessaires.


Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

Se déroulant également à l'EFSOAA, ce stage complète le SFE dans le domaine technique pour préparer le stagiaire à son futur rôle de chef d'équipe en environnement opérationnel.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Une phase d'application en unité d'un mois est réalisée à l'issue du CS. En cas d'échec, celle-ci peut être prolongée conformément à l'instruction de douzième référence.

Attribution du brevet supérieur de la spécialité.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BS de spécialité lui est attribué automatiquement, conformément à l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Formation à la licence de maintenance d'aéronef de catégorie BE2 sur aéronef d'emploi.

Le sous-officier pourra prétendre à l'attribution d'une licence BE2 en fonction des besoins de son unité d'affectation.

Il devra compléter sa formation de base, conformément à l'instruction de dizième référence (FRA 66), et effectuer une formation au type sur l'aéronef d'emploi.

Cette formation au type se déroule au sein d'un OIS (UIS/DIS/industriel, etc.) et se décline en une formation théorique de type et en une formation pratique de type qui peut être sous-traitée à l'organisme FRA 145 d'affectation.

Sous réserve de réussite aux formations mentionnées supra, de la justification d'une pratique régulière à la maintenance d'aéronefs en exploitation pendant au moins deux ans, durée amenée à trois ans pendant la période transitoire sous « loi du grand père », le spécialiste pourra se voir attribuer une LMAé de catégorie BE2, conformément à l'instruction dizième référence (FRA 66).

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier peut-être admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement.

Stage de formation au commandement.

Se déroulant à l'EFSOAA, la réussite au SFC est sanctionnée par l'attribution du CCM le premier  jour du mois suivant la fin du stage effectué.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise).

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en pratique les connaissances acquises lors du SFC.

Attribution du brevet de cadre de maîtrise.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BCM de spécialité est attribué selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Formation à la licence de maintenance d'aéronef de catégorie CE sur l'aéronef d'emploi.

Un sous-officier pourra prétendre à l'attribution d'une LMAé de catégorie CE en fonction des besoins de son unité d'affectation, sous réserve de l'exercice pendant trois ans des prérogatives d'une licence de catégorie BE2 et d'une formation théorique de type CE, conformément à l'instruction de dizième référence (FRA 66).

En période transitoire sous « loi du grand père », la LMAé de catégorie CE est attribuée sous justification d'une expérience de maintenance de cinq ans sur aéronef, complétée d'une formation théorique de type CE en OIS.

Formation professionnelle continue.

L'instruction professionnelle continue est exécutée selon les directives de chaque grand commandement relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant et les différentes procédures générales relatives à la création et l'utilisation du tableau de suivi des compétences et qualifications.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2217 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

Domaines de compétences.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées préparent les sous-officiers « mécanicien avionique » à exercer principalement dans les domaines suivants :

Ensembles aériens.

Ces ensembles désignent les avions, les hélicoptères et les engins assimilables aux avions (drones, cibles aériennes, missiles).

Éléments constitutifs des ensembles aériens.

Les éléments ont été regroupés au sein des systèmes définis dans la spécification S1000D, suivants :

Chapitre 22 : vol automatique.

Systèmes qui permettent le contrôle automatique du vol. Comprennent le pilote automatique, la correction vitesse-assiette, la commande automatique de puissance, les systèmes électroniques d'aide au pilotage et la surveillance du système.

Chapitre 23 : communications.

Comprennent les équipements de communication, de transmission de données, d'intercommunication et les dispositifs d'enregistrement et de restitution du son.

Chapitre 24 : génération électrique.

Systèmes qui assurent la génération, la production et la distribution de courant alternatif et/ou continu. Comprennent les éléments qui assurent la commande, la surveillance, la protection de circuits électriques et le multiplexage de la génération.

Chapitre 27 : commande de vol.

Systèmes électriques et électroniques des commandes de vol. Comprennent les capteurs de mouvements de l'aéronef et de sa situation aérodynamique, les commandes et contrôles ainsi que les organes de calcul pour l'élaboration des ordres de braquage des gouvernes.

Chapitre 31 : systèmes de signalisation et d'enregistrement.

Systèmes et équipements qui fournissent une alarme visuelle ou sonore en fonction de l'état de systèmes indépendants. Comprennent les équipements qui enregistrent, mémorisent ou calculent les données provenant de systèmes indépendants et les équipements/systèmes qui intègrent des instruments d'indication dans un système central de visualisation et les instruments qui ne sont rattachés à aucun système particulier.

Chapitre 33 : éclairage.

Équipements et composants assurant l'éclairage extérieur et intérieur, tels que : phares d'atterrissage, phares de roulement, feux de position, feux tournants, projecteurs de détection de givrage, voyants d'alarme principaux, liseuses et plafonniers de cabine passagers.

Chapitre 34 : navigation.

Systèmes qui détectent les conditions d'environnement et utilisent les données pour la navigation.

Systèmes qui utilisent les forces magnétiques ou d'inertie pour détecter et afficher la direction ou l'assiette.

Systèmes qui fournissent un guidage pendant l'approche, l'atterrissage et le roulage au sol.

Systèmes qui renseignent sur la position du véhicule aérien dépendante ou non des installations au sol ou des satellites en orbite.

Systèmes qui conjuguent les informations de navigation pour calculer ou gérer la position géographique du véhicule aérien, ou déterminer sa trajectoire de vol théorique.

Chapitre 39 : gestion du système d'attaque.

Fonctions et matériels utilisés pour la gestion du système d'attaque. Comprennent la mise en réseau des informations numériques, la gestion des communications équipage-machine, la gestion des emports.

Chapitre 40 : fonctions d'attaque opérationnelles.

Fonctions et matériels utilisés pour réaliser le but opérationnel du système d'attaque. Comprennent les liens entre ces fonctions et les fonctions techniques.

Chapitre 42 : fonctions d'attaque communes.

Fonctions et matériels utilisés pour exécuter les attaques. Les fonctions techniques traitées dans ce chapitre sont communes à de nombreuses fonctions opérationnelles de systèmes d'attaque et se trouvent donc au point « commun » du système d'attaque.

Chapitre 43 : communications tactiques.

Systèmes qui fournissent un moyen de communication codé ou non entre une partie du véhicule aérien et une autre, entre les véhicules aériens et entre les véhicules aériens et les stations au sol ou satellites.

Chapitre 44 : système de distraction passagers et communications associées.

Systèmes et équipements de distractions audio et vidéo (radio, télévision, vidéo, téléphone, fax, modem, internet, etc.).

Chapitre 45 : système de maintenance centralisé.

Systèmes centralisés de diagnostic et d'enregistrement de pannes qui assurent l'interface avec plusieurs systèmes.

Chapitre 46 : intégration des systèmes et visualisation.

Systèmes qui assurent l'acquisition, le traitement et la visualisation centralisés des données provenant des sources multiples.

Chapitre 76 : commandes moteur.

Calculateurs qui agissent sur le fonctionnement du moteur « full authority digital engine control ».

Chapitre 77 : contrôle moteur.

Éléments et systèmes associés qui donnent des indications sur le fonctionnement du moteur.

Chapitre 91 : câblage du véhicule aérien.

Systèmes qui assurent les connexions, les jonctions des équipements et panneaux électriques.

Chapitre 92 : radar.

Systèmes émetteurs récepteurs électromagnétiques et de traitement de l'information qui assurent les fonctions météorologiques, de surveillance, d'identification, d'acquisition de cibles, de suivi de terrain ou d'aide à la navigation.

Unités et éléments comprenant les systèmes radar multifonctions utilisés sur les chasseurs (généralement montés en pointe avant), sur les véhicules aériens de patrouille maritime, les véhicules aériens de type AWACS, etc.

Chapitre 93 : surveillance.

Équipements et composants qui fournissent un moyen de surveillance de l'environnement puis le traitement, la visualisation et l'enregistrement des informations résultantes. Dispositifs optroniques, à laser ou infrarouge.

Chapitre 94-70 : commandes des systèmes d'armes.

Équipements et composants permettant la désignation et l'acquisition d'une cible. Comprennent les radars, calculateurs, écrans de visualisation etc., nécessaires à la décision de mise en œuvre des armes (informations de pointage).

Chapitre 96 : missiles, drones et télémétrie.

Équipements et composants qui permettent le lancement et la commande de drones et de missiles lancés du sol. Partie du système utilisée pour la télémétrie, pour les applications autres que les missiles, les drones ou le leurrage.

Chapitre 97 : enregistrement des images.

Système d'enregistrement sur film vidéo, disque ou bande qui permettent la restitution de missions de combat, de bombardement, de reconnaissance et d'observation.

Chapitre 98 : recherches météorologiques ou atmosphériques.

Équipements et composants permettant la mesure et l'enregistrement des phénomènes atmosphériques, gravitationnels et magnétiques, naturels ou artificiels.

Chapitre 99 (sauf 30) : guerre électronique.

Systèmes de contre-mesures électroniques qui permettent de détecter, d'alerter, d'analyser et de brouiller ou d'annihiler l'efficacité des dispositifs adverses.

Divers.

Sous-ensembles et équipements électroniques des matériels de ciblerie.

Éléments constitutifs de l'environnement des ensembles aériens.

Bancs de maintenance, bancs de test, ensembles de tests intégrés et outillages spéciaux se rapportant aux éléments et organes entrant dans la composition des systèmes définis précédemment.

Systèmes d'information des systèmes d'armes (systèmes locaux d'information et de communication, systèmes de préparation et/ou de restitution de mission).

Simulateurs de vol et de tir, entraîneurs.

Matériels de stockage (supports, containers, enceintes à hygrométrie contrôlée, etc.).

Matériels spécifiques d'environnement et de conditionnement des installations définies précédemment.

Équipements de vision nocturne et de communication des ensembles de tête.

Emplois principaux.

Domaine d'application pour l'emploi principal.

Mise en oeuvre des systèmes et matériels.

Mise en œuvre des systèmes relevant de la compétence de la spécialité.

Mise en œuvre des matériels d'environnement attribués à sa spécialité.

Mise en œuvre des aéronefs en tant que seule spécialité intervenant pour les visites (journalières, hebdomadaires, avant/après vol), à l'exclusion des opérations liées à l'armement et à la pyrotechnie. Sur certains aéronefs, ces opérations pourront être autorisées sous réserve d'une formation adaptée conformément à la réglementation en vigueur.

Maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques.

Opérations de maintenance sur les aéronefs, les organes, les accessoires et les équipements associés aux systèmes relevant de la spécialité.

Exploitation de la maintenance intégrée pour les systèmes incombant à la spécialité.

Confections prescrites par les manuels de maintenance, les instructions techniques ou circulaires techniques.

Étalonnage, vérification et maintenance des appareils de mesure au sein des ateliers spécialisés de métrologie.

Contrôles non destructifs.

Réparations des dommages de circonstances.

Opérations de maintenance sur les moyens de maintenance sol.

Emplois et responsabilités du breveté élémentaire.

Emplois du breveté élémentaire.

Le breveté élémentaire est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Sur aéronef, il réalise seul les tâches simples et participe aux opérations complexes en qualité d'équipier.

En atelier, il réalise seul les tâches simples et participe aux opérations complexes en qualité d'équipier.

Le breveté élémentaire peut être employé comme aide à la manutention lors d'une opération de mise en œuvre ou de maintenance hors de son domaine d'emploi principal, à condition d'être placé sous les ordres et la responsabilité d'un chef d'équipe confirmé sur l'opération, et d'avoir reçu une formation relative aux généralités aéronef ainsi que sur les facteurs humains.

Il participe à l'encadrement des MDRE et aux tutorats « passerelle tardive ».

Responsabilité du breveté élémentaire titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE.

En tant qu'exécutant de la mise en œuvre et de la maintenance légère, en ligne, d'un aéronef, le titulaire d'une licence de catégorie AE peut être habilité à signer l'autorisation pour remise en service d'un aéronef après l'exécution d'une tâche simple pour laquelle il est autonome.

Emplois et responsabilités du breveté supérieur.

Emplois du breveté supérieur.

Généralement dans les premières années, le breveté supérieur est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il réalise des tâches simples et des opérations complexes en qualité de chef d'équipe. À ce titre, il encadre une équipe d'exécutants de sa spécialité ou de plusieurs spécialités.

Après quelques années, il peut être désigné chef d'un atelier de faible importance, chef de ligne ou contrôleur de la bonne exécution de la maintenance. Il peut être amené à servir en bureau technique.

Outre ces emplois, le breveté supérieur peut aussi être affecté au sein d'un bureau assurance qualité, d'une équipe d'étude technique, d'un OGMN, d'une UCN, d'un OCCN, de la SIMMAD, du CEAM, du CEV ou d'un état-major.

Au regard de ses capacités pédagogiques, il peut être sélectionné et intégrer un centre de formation de l'armée de l'air.

Responsabilité du breveté supérieur voire breveté élémentaire, titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie BE2.

En tant que chef d'une équipe d'exécutants de sa spécialité, le titulaire d'une licence de catégorie BE2 peut être habilité à certifier la remise en service des systèmes de sa compétence en soutien à un titulaire de licence CE.

En tant que chef d'une équipe d'exécutants de sa spécialité ou d'autres spécialités, le titulaire d'une licence de catégorie BE2 peut être habilité à certifier la remise en service d'un aéronef.

Emplois et responsabilités du breveté cadre de maîtrise.

Emplois du breveté cadre de maîtrise.

Le breveté CM peut être affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il peut être désigné chef de chantier de maintenance, encadrer les chefs d'équipe, coordonner et faire exécuter les activités de mise en œuvre ou de maintenance.

Il peut assurer des fonctions bien particulières (correspondant sécurité aérienne, maîtrise des risques, formation, fonction amélioration, etc.).

Il assure des responsabilités de commandement et peut être désigné chef d'un atelier ou de groupe d'ateliers, chef de piste, chef de bureau technique ou contrôleur de la bonne exécution de la maintenance.

Outre ces emplois, le breveté CM peut aussi être affecté au sein d'une section assurance qualité d'une équipe d'étude technique, d'un OGMN, d'une UCN, d'un OCCN, de la SIMMAD, du CEAM, du CEV ou d'un état-major.

Au regard de ses capacités pédagogiques, il peut être sélectionné et intégrer un centre de formation de l'armée de l'air.

Responsabilité breveté cadre de maîtrise titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie CE.

En tant que responsable d'un chantier de maintenance, le titulaire d'une licence de catégorie CE peut être habilité à signer l'autorisation pour la remise en service d'un aéronef complet.

Sa responsabilité couvre les opérations réalisées dans l'ensemble des systèmes de l'aéronef.

Polyvalence d'emploi.

La polyvalence est l'aptitude à accomplir seul des tâches simples en dehors des domaines mentionnés au point 4. Elle permet une souplesse d'emploi du personnel lorsque les circonstances l'exigent et que les matériels l'autorisent.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées font acquérir au sous-officier « mécanicien avionique » des compétences (méthode, savoir-être) naturellement transposables aux autres systèmes d'un aéronef, sous réserve d'une formation, d'un lâché et d'un suivi adapté.

Les travaux directs sur les éléments pyrotechniques ou sur les systèmes de commande pyrotechniques peuvent être inclus dans la polyvalence sous réserve d'une formation adaptée, conformément à la réglementation en vigueur.

Domaine d'activités de la spécialisation 2217 « opérateur avionique ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2217 « opérateur avionique ».

Il respecte les exigences de l'instruction de dizième référence dite « instruction FRA-M, 145, 147 et 66 ».

Son activité s'exerce au sein de la famille « MCO aéronautique » du REM dans les domaines suivants :

  •  la mise en œuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  •  la maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature à l'engagement en qualité de MDRE « opérateur avionique » sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2217 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire d'un ou des diplômes suivants :

  • CAP et BEP « électrotechnique » ;

  • BEP « électronique » ;

  • BEP « MSMA » ;

  • BAC PRO « MSMA - option 1 » ;

  • BAC PRO « aéronautique option 2 (mécanicien systèmes avioniques) » ;

  • mention complémentaire (MC) aéronautique option 5 (avionique).

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

3.1.1 Formation militaire initiale.

La FMI permet d'obtenir le CME.

3.1.2 Formation professionnelle initiale.

La FPI débute en unité.

Le programme de formation est axé entre autres sur :

  •  les connaissances techniques aéronautiques de base ;

  •  les structures des aéronefs et l'aérodynamique ;

  •  les systèmes des aéronefs ;

  •  les armements et les munitions avionnées ;

  • les sécurités lors de la mise en œuvre opérationnelle ;

  •  la maintenance d'un aéronef ;

  •  les opérations élémentaires sur avion.

La FPI permet d'évaluer l'aptitude tant militaire que professionnelle du MDRE à tenir son emploi.

Elle permet de statuer, pendant la période probatoire, sur l'attribution du CAET selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée.

3.1.2.1 Stage « militaire techicien de l'air aéronautique ».

Réalisé au plus tôt, à l'issue de la formation militaire, le MDRE recruté en qualité « d'opérateur avionique » suivra le stage « militaire technicien de l'air aéronautique » 2X103, dispensé au sein de l'EFSOAA, afin d'acquérir les notions aéronautiques de base nécessaires pour la phase de parrainage en unité aéronautique. Cette formation donne lieu à la délivrance d'une certification professionnelle de niveau V « opérateur de maintenance sur aéronef ».

3.1.2.2 Formation de type « stage de familiarisation aéronef ».

Un « stage de familiarisation aéronef » a été créé sur certains types d'aéronefs.

Après réussite au stage « militaire technicien de l'air aéronautique », le MDRE complétera sa formation par le « stage de familiarisation » de l'aéronef sur lequel il est affecté. Ce stage se déroule en organisme d'instruction spécialisée (UIS/DIS, etc.).

Il a pour objectif de donner les notions de base spécifiques à l'aéronef d'emploi et permet d'accéder aux emplois et responsabilités du point 5.

3.2 Formation à la licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE.

L'« opérateur avionique » titulaire du BET pourra prétendre à l'attribution d'une LMAé de catégorie AE, selon les besoins de son unité, dans le respect des critères définis par l'instruction de dizième référence (FRA 66), exigeant une formation de base bien précise et sous réserve de validation de formation à la tâche et d'une pratique régulière.

3.3 Formation professionnelle continue.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « opérateur avionique » est réalisée conformément à la procédure qualité 30-00 0000 010 010 approuvée relative à la conduite d'un parrainage d'un mécanicien aéronautique.

Elle sera réalisée à l'instar de celle des sous-officiers, conformément aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant.

3.4 Formations promotionnelles.

3.4.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Après réussite à la SN1, le MDRE se verra attribuer le CET. Il s'en suivra une phase d'application en unité qui conduit à l'obtention du BET conformément à l'instruction de douzième référence.

Cette phase d'application de trois mois peut être prolongée en cas d'échec selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.4.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.4.3 Pour l'obtention du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi.

Le BET peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif sous-officier selon les modalités de l'instruction de treizième référence.

Au regard du domaine de compétences très large du sous-officier « mécanicien avionique », la phase de tutorat sera effectuée dans le domaine d'activités où exerçait le « tutoré », c'est-à-dire soit sur aéronef ou soit en atelier.

La réussite à la phase professionnelle du tutorat conditionne l'accès à la formation militaire complémentaire conduisant à l'attribution du CAM et un stage de type « module de formation à l'encadrement ».

Le succès à ces phases de formation successives conduit à l'attribution du BST puis à la nomination au grade de sergent et, enfin à l'attribution du BESLE selon les modalités de l'instruction de treizième référence.

3.5 Formation continue transverse.

Le MDRE « 2217 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

4 Domaines de compétences.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées préparent les « opérateur avionique » à exercer principalement dans les domaines suivants.

4.1 Ensembles aériens.

Ces ensembles désignent les avions, les hélicoptères et les engins assimilables aux avions (drones, cibles aériennes, missiles).

4.2 Éléments constitutifs des ensembles aériens.

Les éléments ont été regroupés au sein des systèmes définis dans la spécification S1000D, suivants :

Chapitre 22 : vol automatique.

Systèmes qui permettent le contrôle automatique du vol. Comprennent le pilote automatique, la correction vitesse-assiette, la commande automatique de puissance, les systèmes électroniques d'aide au pilotage et la surveillance du système.

Chapitre 23 : communications.

Comprennent les équipements de communication, de transmission de données, d'intercommunication et les dispositifs d'enregistrement et de restitution du son.

Chapitre 24 : génération électrique.

Systèmes qui assurent la génération, la production et la distribution de courant alternatif et/ou continu. Comprennent les éléments qui assurent la commande, la surveillance, la protection de circuits électriques et le multiplexage de la génération.

Chapitre 27 : commande de vol.

Systèmes électriques et électroniques des commandes de vol. Comprennent les capteurs de mouvements de l'aéronef et de sa situation aérodynamique, les commandes et contrôles ainsi que les organes de calcul pour l'élaboration des ordres de braquage des gouvernes.

Chapitre 31 : systèmes de signalisation et d'enregistrement.

Systèmes et équipements qui fournissent une alarme visuelle ou sonore en fonction de l'état de systèmes indépendants. Comprennent les équipements qui enregistrent, mémorisent ou calculent les données provenant de systèmes indépendants et les équipements/systèmes qui intègrent des instruments d'indication dans un système central de visualisation et les instruments qui ne sont rattachés à aucun système particulier.

Chapitre 33 : éclairage.

Équipements et composants assurant l'éclairage extérieur et intérieur tels que : phares d'atterrissage, phares de roulement, feux de position, feux tournants, projecteurs de détection de givrage, voyants d'alarme principaux, liseuses et plafonniers de cabine passagers.

Chapitre 34 : navigation.

Systèmes qui détectent les conditions d'environnement et utilisent les données pour la navigation.

Systèmes qui utilisent les forces magnétiques ou d'inertie pour détecter et afficher la direction ou l'assiette.

Systèmes qui fournissent un guidage pendant l'approche, l'atterrissage et le roulage au sol.

Systèmes qui renseignent sur la position du véhicule aérien dépendante ou non des installations au sol ou des satellites en orbite.

Systèmes qui conjuguent les informations de navigation pour calculer ou gérer la position géographique du véhicule aérien, ou déterminer sa trajectoire de vol théorique.

Chapitre 39 : gestion du système d'attaque.

Fonctions et matériels utilisés pour la gestion du système d'attaque. Comprennent la mise en réseau des informations numériques, la gestion des communications équipage-machine, la gestion des emports.

Chapitre 40 : fonctions d'attaque opérationnelles.

Fonctions et matériels utilisés pour réaliser le but opérationnel du système d'attaque. Comprennent les liens entre ces fonctions et les fonctions techniques.

Chapitre 42 : fonctions d'attaque communes.

Fonctions et matériels utilisés pour exécuter les attaques. Les fonctions techniques traitées dans ce chapitre sont communes à de nombreuses fonctions opérationnelles de systèmes d'attaque et se trouvent donc au point « commun » du système d'attaque.

Chapitre 43 : communications tactiques.

Systèmes qui fournissent un moyen de communication codé ou non entre une partie du véhicule aérien et une autre, entre les véhicules aériens et entre les véhicules aériens et les stations au sol ou satellites.

Chapitre 44 : système de distraction passagers et communications associées.

Systèmes et équipements de distractions audio et vidéo (radio, télévision, vidéo, téléphone, fax, modem, internet, etc.).

Chapitre 45 : système de maintenance centralisé.

Systèmes centralisés de diagnostic et d'enregistrement de pannes qui assurent l'interface avec plusieurs systèmes.

Chapitre 46 : intégration des systèmes et visualisation.

Systèmes qui assurent l'acquisition le traitement et la visualisation centralisés des données provenant des sources multiples.

Chapitre 76 : commandes moteur.

Calculateurs qui agissent sur le fonctionnement du moteur [full authority digital engine control (FADEC)].

Chapitre 77 : contrôle moteur.

Éléments et systèmes associés qui donnent des indications sur le fonctionnement du moteur.

Chapitre 91 : câblage du véhicule aérien.

Systèmes qui assurent les connexions, les jonctions des équipements et panneaux électriques.

Chapitre 92 : radar.

Systèmes émetteurs récepteurs électromagnétiques et de traitement de l'information qui assurent les fonctions météorologiques, de surveillance, d'identification, d'acquisition de cibles, de suivi de terrain ou d'aide à la navigation.

Unités et éléments comprenant les systèmes radar multifonctions utilisés sur les chasseurs (généralement montés en pointe avant), sur les véhicules aériens de patrouille maritime, les véhicules aériens de type AWACS, etc.

Chapitre 93 : surveillance.

Équipements et composants qui fournissent un moyen de surveillance de l'environnement puis le traitement, la visualisation et l'enregistrement des informations résultantes. Dispositifs optroniques, à laser ou infrarouge.

Chapitre 94-70 : commandes des systèmes d'armes.

Équipements et composants permettant la désignation et l'acquisition d'une cible. Comprennent les radars, calculateurs, écrans de visualisation etc., nécessaires à la décision de mise en œuvre des armes (informations de pointage).

Chapitre 96 : missiles, drones et télémétrie.

Équipements et composants qui permettent le lancement et la commande de drones et de missiles lancés du sol. Partie du système utilisée pour la télémétrie, pour les applications autres que les missiles, les drones ou le leurrage.

Chapitre 97 : enregistrement des images.

Système d'enregistrement sur film vidéo, disque ou bande qui permettent la restitution de missions de combat, de bombardement, de reconnaissance et d'observation.

Chapitre 98 : recherches météorologiques ou atmosphériques.

Équipements et composants permettant la mesure et l'enregistrement des phénomènes atmosphériques, gravitationnels et magnétiques, naturels ou artificiels.

Chapitre 99 (sauf 30) : guerre électronique.

Systèmes de contre-mesures électroniques qui permettent de détecter, d'alerter, d'analyser et de brouiller ou d'annihiler l'efficacité des dispositifs adverses.

Divers.

Sous-ensembles et équipements électroniques des matériels de ciblerie.

4.3 Matériels d'environnement aéronautique.

Bancs de maintenance et outillages spéciaux se rapportant à la spécialité.


5 Emplois et responsabilité.

5.1 Emplois.

L'« opérateur avionique » est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et, éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il peut soit :

  • sur aéronef : réaliser des tâches simples et participer à la réalisation d'opérations complexes en tant qu'équipier ;

  • en atelier : réaliser des tâches et participer à la réalisation d'opérations complexes en tant qu'équipier.

L'« opérateur avionique » peut être employé comme aide à la manutention lors d'une opération de mise en œuvre ou de maintenance hors de son domaine d'emploi principal, à condition d'être placé sous les ordres et la responsabilité d'un chef d'équipe confirmé sur l'opération, et d'avoir reçu une formation relative aux généralités aéronef (S1000D : Chapitre 00 véhicule aérien/sous-chapitres 20 « sécurité du véhicule aérien » et 30 « dispositif de sécurité et de protection ») ainsi que sur les facteurs humains.

5.2 Responsabilité de l'« opérateur avionique » titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE.

En tant qu'exécutant de la mise en œuvre et de la maintenance légère, en ligne, d'un aéronef, le titulaire d'une licence de catégorie AE peut être habilité à signer l'autorisation pour remise en service d'un aéronef après l'exécution d'une tâche simple pour laquelle il est reconnu autonome.

Appendice II.B. Sous-spécialité 228 : communication navigation et surveillance.

Monographie d'emploi de la spécialisation 2280 « technicien communication, navigation et surveillance ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du 2280 « technicien communication, navigation et surveillance (CNS) ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « MCO » du REM dans les domaines suivants :

Domaine radio :

En conformité avec les exigences « air traffic management » :

  • mise en œuvre et maintenance des ensembles et équipements radio aéronautiques, tactiques, haute fréquence, etc. ;

  • mise en œuvre des bancs de maintenance, analyseurs et appareils de mesures spécifiques ;

  • gestion de parc et logistique ;

  • contrôle de gestion et mise en œuvre de la qualité ;

  • participation à la formation technique du personnel ;

  • contrôle et application des procédures de remise en état des dispositifs de protection des installations de détection et de traitement des informations radars contre les courants forts ;

  • mise en œuvre et maintenance des balises, équipements de radionavigation et des aides à l'atterrissage ;

  • entretien des matériels spécifiques du domaine radioélectrique (système de génération et de distribution horaire, enregistreurs, météo, etc.) ;

  • confection et modification de matériels selon les directives ou instructions techniques.

Domaine radar :

En conformité avec les exigences « air traffic management » :

  • mise en œuvre et maintenance des ensembles radars fixes ou mobiles ;

  • mise en œuvre et maintenance des ensembles d'identification et matériels associés ;

  • mise en œuvre et maintenance des extracteurs et épurateurs d'information radar ;

  • mise en œuvre des bancs de maintenance, analyseurs et appareils de mesures spécifiques ;

  • gestion de parc et logistique ;

  • contrôle de gestion et mise en œuvre de la qualité ;

  • participation à la formation technique du personnel ;

  • élaboration du dossier hygiène, sécurité et conditions de travail (HSCT) relatif aux servitudes radioélectriques (personne compétente en prévention des rayonnements électromagnétiques) ;

  • contrôle et application des procédures de remise en état des dispositifs de protection des installations de détection et de traitement des informations radars contre les courants forts ;

  • réparation de dommages de combat ;

  • confection et modification de matériel selon les directives ou instructions techniques.

Domaine systèmes spécifiques :

  • mise en œuvre et maintenance des calculateurs de traitement d'informations radars et équipements de distribution vidéo ;

  • mise en œuvre et maintenance d'équipements de guerre électronique ;

  • mise en œuvre et maintenance de l'environnement informatique spécifique associé aux matériels (CLA 2000, système de radiocommunications sol-air, etc.) ;

  • mise en œuvre et maintenance des matériels radars et optroniques des ensembles de défense sol-air 

  • gestion des liaisons de données numériques et spécialisées, associées aux ensembles fixes et mobiles (tactiques, E3F) des systèmes aéronautiques quels que soient leurs modes (support) de transmission ;

  • traitement des alarmes des équipements d'environnement associées aux systèmes aéronautiques (énergie, climatisation) ;

  • contrôle de gestion et mise en œuvre de la qualité ;

  • paramétrage et maintenance des équipements de sécurité des systèmes aéronautiques ;

  • mise en œuvre et maintenance des systèmes de préparation et de restitution de missions (système d'armes et reconnaissance) ;

  • participation à la formation technique du personnel.

2 Recrutement.

2.1 Recrutement externe.

2.1.1 Conditions.

Pour un recrutement externe, les candidats doivent être titulaires d'un baccalauréat scientifique, technique ou professionnel.

2.1.2 Dépôt des candidatures.

Le recrutement est effectué tout au long de l'année.

2.1.3 Sélection des candidats.

Les candidats font l'objet de tests de sélection communs à toutes les spécialités.


2.2 Recrutement interne.

Des possibilités d'accession à la spécialisation sont offertes au travers des passerelles « jeune » et « tardive » (promotion interne).

2.3 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Les stages d'adaptation à l'emploi peuvent aussi nécessiter un lien au service

2.4 Aptitude médicale.

Lors du dépôt de candidature, les candidats doivent subir une visite médicale préliminaire. Celle-ci est effectuée sur base avant le dépôt de candidature à la spécialisation. Elle est réalisée par un médecin des armées qui vérifie l'absence de contre-indication majeure à la spécialité.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude selon les dispositions de l'instruction de quinzième référence.

3 Formations.

3.1 Formation initiale.

La FPI comprend :

  • une FMI commune à toutes les spécialités ;

  • une formation technique.

Ces deux formations sont réalisées au sein de l'EFSOAA.

Chaque formation est décomposée en modules.

Sous réserve de réussite à la formation, l'élève débute la phase d'application en unité. Il devient titulaire du CE à compter du premier jour du mois qui suit la sortie du stage de qualification élémentaire.

En cas d'échec, l'organisme chargé de la formation applique les mesures définies par l'instruction de neuvième référence.

3.1.1 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

L'intéressé effectue une phase d'application en unité de six mois qui consiste à le faire parrainer par un cadre certifié supérieur, afin de lui transmettre le savoir-faire nécessaire à son emploi et permettre de juger de son aptitude en vue de l'obtention et de l'homologation de son BE.

L'intéressé suit, en tant que de besoin, les stages d'adaptation à son nouvel emploi.

3.1.2 Obtention du brevet élémentaire.

La réussite à la phase d'application en unité implique de facto l'attribution du BE conformément à l'instruction de douzième référence.


3.2 Formation promotionnelle.

3.2.1 Pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats et des épreuves de connaissances professionnelles spécifiques à la spécialité.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par les dispositions de l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis en stages de formation au CS suivants :

  • SFE ;

  • stage de FPP.

Après avoir suivi avec succès les deux stages cités supra, le spécialiste est certifié supérieur et suit une phase d'application en unité afin de se voir attribuer le BS.

3.2.1.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.1.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

Cette formation est réalisée sur la base aérienne 721.

Le programme de cette formation est déterminé lors des revues de programmes réalisées à la demande du référent emploi de cette spécialisation de l'armée de l'air.

Il a vocation à effectuer une formation professionnelle complémentaire.

3.2.1.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Le titulaire du CS effectue une phase d'application en unité d'une durée d'un mois, conformément à l'instruction de douzième référence, afin de parfaire ses connaissances acquises aux stages susmentionnés

3.2.1.4 Attribution du brevet supérieur.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, conformément à l'instruction de douzième référence, le BS lui est attribué.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément à l'instruction de douzième référence.

3.2.2 Attribution du brevet de cadre de maîtrise.

Les règles de désignation sont élaborées par la DRH-AA.

Le CCM est décerné au personnel ayant satisfait au SFC selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Ce stage prépare l'intéressé à son futur rôle de chef de service.

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en pratique et de parfaire les connaissances acquises en école. Il obtient le BCM à l'issue.

3.3 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La préparation opérationnelle et individuelle du combattant (POIC) et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Breveté élémentaire.

Technicien exécutant en équipe ou atelier.

Formateur.

4.2 Breveté supérieur.

Adjoint de site (détection, etc.).

Chef d'atelier ou de section de faible importance.

Chef d'équipe ou adjoint.

Chef ou adjoint d'équipe de mesures de signaux à impulsion électromagnétique (IEM) ou de protection contre les rayonnements dangereux.

Superviseur de systèmes aéronautiques (CLA 2000, système de radiocommunications sol-air, etc.).

Instructeur.

Emploi au sein d'une équipe technique ou équipe de marque.

Emploi dans un bureau technique, en état-major ou direction.

4.3 Breveté cadre de maîtrise.

Chef ou adjoint de site.

Chef de division.

Chef ou adjoint de services techniques de permanence opérationnelle au sein de centre de détection.

Chef d'atelier ou de section capteurs ou systèmes de contrôle aérien.

Chef d'équipe de mesures de signaux IEM ou de protection contre les rayonnements dangereux.

Contrôleur technique, maître d'ouvrage.

Emploi au sein d'une équipe technique ou équipe de marque.

Emploi dans un bureau technique, en état-major ou direction.

Instructeur.


Domaine d'activités de la spécialisation 2280 « agent technique communication, navigation et surveillance ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2280 « agent technique CNS ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « MCO » du REM dans les domaines suivants :

  • systèmes de communication aéronautiques ; 

  • détection et systèmes de navigation.

Ces domaines couvrent des emplois liés :

  • à la mise en œuvre et au MCO de systèmes de contrôle aérien ;

  • à la mise en œuvre et au MCO de moyens de télécommunications ;

  • au système de détection, d'aide à la navigation et de traitement de l'information.

Ce spécialiste est appelé à servir au sein :

  • d'organismes ou services de soutien CNS de l'armée de l'air ;

  • d'organismes ou services de soutien CNS interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature à l'engagement en qualité de MDRE « CNS » sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 22803 » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

2.5 Habilitations.

Le MDRE « CNS » pouvant être employé dans les domaines d'emploi relatifs aux systèmes d'information doit détenir une habilitation « confidentiel défense ». Le personnel devant être amené à intervenir sur des sites particuliers pourra se voir délivrer une habilitation de niveau « secret défense ».

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet au MDRE d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI, qui comprend un stage théorique et une phase d'application en unité, lui permet d'obtenir le CAET conformément aux dispositions de l'instruction de douzième référence.

La formation théorique comprend les modules suivants :

  • les bases de l'électricité et de l'électronique ;

  • la sécurité des systèmes d'information, les réseaux et bases de l'informatique ;

  • les bases de la phonie, la radiocommunication et les systèmes de détection.

À l'issue, il rejoint son unité pour continuer la formation professionnelle pratique.

Celle-ci est réalisée sous la responsabilité d'un sous-officier qualifié et prend fin à l'issue de la période probatoire.

La réussite à la FPI, entérinée par la fiche d'évaluation, est sanctionnée par l'attribution du CAET.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement de la période probatoire, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est signifiée selon les prescriptions de l'instruction de huitième référence.

3.2 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue est principalement réalisée en unité. Le programme est axé sur des formations techniques qui comprennent entre autres :

  • les règles HSCT (sécurité des personnes et des biens, protection individuelle et collective, réglementation et organisation de la prévention, rayonnements électromagnétiques) ;

  • les formations locales d'adaptation relatives aux matériels techniques spécifiques « CNS » dans les domaines d'emplois considérés.

De plus, après l'obtention du BET, le MDRE « CNS » peut se voir désigné par le commandant d'unité pour suivre des formations d'adaptation à l'emploi en équipe technique et d'instruction spécialisée, ensemble équipe technique et d'instruction spécialisée ou dans un autre organisme de formation, en fonction du besoin et des tâches qui lui seront confiées.

Les dispositions prévues par le livret de tutorat sont appliquées afin de permettre au MDRE « CNS » d'acquérir les connaissances techniques et les savoirs procéduraux du domaine de compétences non détenus dans son domaine d'emploi.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « CNS » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (théoriques et pratiques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activités (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité, il se voit attribuer le BET conformément à l'instruction de douzième référence.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaitre la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE « CNS » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Placé sous l'autorité d'un personnel de l'unité breveté au minimum BST, il réalise principalement des travaux d'entretien et de maintenance des installations dans son domaine de compétences.

Il participe à :

  • l'exécution des opérations élémentaires de mise en œuvre, de surveillance et d'exploitation élémentaire des systèmes ;

  • aux mesures et à l'évaluation des performances d'un système ;

  • l'appréciation simple des remontées d'alarme et l'exécution de fiches réflexes associées ;

  • l'exécution de certaines opérations de maintenance niveau technique d'intervention (NTI) 1 (remise en état d'ensembles simples), hors chiffre ;

  • la réalisation et la remise en état d'installations de son domaine de compétences ;

  • la mise en œuvre des matériels d'environnement associés aux systèmes qui relèvent de son domaine d'activité.

Il doit :

  • être capable d'identifier les outillages, matières premières, ingrédients, rechanges, sous-ensembles, accessoires, équipements, matériels d'environnement associés à son domaine d'activité ;

  • connaître les règles de sécurité concernant son domaine d'activité ;

  • savoir exploiter la documentation technique du service courant (notice, tête de chaîne informatique) dans son domaine d'activité ;

  • acquérir les aptitudes nécessaires à la conduite des véhicules spécifiques à la mission ou à l'emploi de son unité ;

  •  être formé à l'emploi des appareils de mesure communs ;

  • être initié à l'emploi des logiciels courants de bureautique ;

  • être initié à la technologie informatique (approche matérielle et systèmes d'exploitation) ;

  • être capable de réagir en cas de « réclamation » des usagers.

4.2 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du brevet élémentaire de technicien.

En complément des activités précitées, il dispose d'une autonomie d'exécution des opérations de dépannage ou de maintenance des installations pour son domaine de compétences.

Il est capable d'apporter une aide technique dans son domaine de compétences.

Le MDRE participe, sous le contrôle d'un sous-officier breveté de la spécialité « CNS », aux tâches suivantes :

  • réalisation de certaines opérations de dépannage de type NTI 1 ;

  • tenue de la documentation de contrôle des opérations sur les matériels qui relèvent de son domaine d'activité ;

  • dépoussiérage du matériel, contrôle de bon fonctionnement d'un système ;

  • utilisation des engins spécifiques de son domaine d'activité.

4.3 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du brevet supérieur de technicien.

À ce stade de son parcours professionnel et en complément des activités précitées, le MDRE peut se voir confier des responsabilités de maintenance NTI 1 sur du matériel aéronautique sous le contrôle d'un sous-officier breveté.

Le MDRE peut aussi se voir confier l'encadrement de militaires du rang et la conduite d'opérations d'entretien.

Annexe III. Spécialité 23 : armement.

Appendice III.A. Sous-spécialité 232 : armement opérationnel.

Monographie d'emploi de la spécialisation 2320 « technicien armement bord et sol ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du sous-officier de la spécialité 2320 « technicien armement bord et sol ».

Il respecte les exigences de l'instruction dizième référence dite « instruction FRA-M, 145, 147 et 66 ».

En fonction de son emploi, il est spécialisé :

  • soit dans le domaine « bord » ;
  • soit dans le domaine « munitions » ;
  • soit dans le domaine « armement sol ».

Dans le premier cas, son activité est répertoriée au sein de la famille « MCO aéronautique » du REM.

Dans le deuxième cas, son activité est répertoriée au sein de la famille « munitions et pyrotechnies (MUN) » du REM.

Dans le troisième cas, son activité est répertoriée au sein de la famille « maintenance des matériels terrestres (MMT) » du REM.

Pour la famille « MCO », ces activités concourent à :

  • la mise en œuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;
  • la maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;
  • la gestion du maintien de la navigabilité des aéronefs ;
  • le contrôle de la navigabilité des aéronefs ;
  • la formation aéronautique de base et de type ;
  • l'animation, la définition, l'évolution et le soutien des activités aéronautiques ;
  • assemblage des munitions de bord.

Pour la famille « MUN », ces activités concourent :

  • au stockage, à la maintenance, à l'assemblage et à la livraison des munitions bord ;
  • au stockage et à la distribution des munitions sol et artifices ;
  • à l'animation, la définition, l'évolution et le soutien des activités liées aux munitions et artifices.

Pour la famille « MMT », ces activités concourent :

  • au stockage, à la maintenance et la distribution de l'armement sol, de l'optique et des matériels NRBC ;
  • à l'animation, la définition, l'évolution et le soutien des activités liées aux armements sol, à l'optique et aux matériels NRBC.

Le spécialiste famille « MCO » est appelé à servir au sein :

  • d'unités de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs FRA 145 ;
  • d'organismes d'études techniques, d'expertises techniques ;
  • d'organismes de confection, de maintenance, de contrôle et de stockage de matériels aéronautiques ;
  • d'organismes de gestion du maintien de la navigabilité FRA-M ;
  • d'organismes d'animation et de gestion du MCO aéronautique ;
  • d'organismes du contrôle de la navigabilité ;
  • d'organismes de formation à la maintenance FRA 147 ;
  • d'organismes de commandements et états-majors.

Le spécialiste famille « MUN » est appelé à servir au sein :

  • d'organismes de stockage, de maintenance, d'assemblage et de distribution de munitions ;
  • d'organismes de neutralisation et de destruction d'explosifs ;
  • d'organismes d'animation et de gestion du MCO des munitions ;
  • d'organismes de formations relatives aux munitions ;
  • d'organismes de commandements et états-majors.

Le spécialiste famille « MMT » est appelé à servir au sein :

  •  d'organismes de stockage, de maintenance et de distribution d'armement sol ;
  •  d'organismes d'animation et de gestion du MCO des armements sol ;
  •  d'organismes de formations relatives aux armements ;
  •  d'organismes de commandements et états-majors.

Recrutement.

Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général, technologique ou professionnel second degré et réussir aux tests de sélection.

Dépôt des candidatures.

Un plan de recrutement, établi par la DRH-AA, définit la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.


Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2320 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Liens au service.

Un lien au service est appliqué selon les prescriptions prévues par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formations.

Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet d'attribuer le CAM.

Après réussite au CAM, la FPI permet d'obtenir le BE de la spécialité. Elle comprend un stage de certification élémentaire et une phase d'application en unité.

Stage de certification élémentaire.

Le stage de certification élémentaire réalisé par tous mais essentiellement adapté à la famille « maintien en condition opérationnelle », se déroule à l'EFSOAA. Il est composé d'une partie des modules de la formation de base à la maintenance aéronef du mécanicien de catégorie Ae et BeArm de l'appendice III. de l'instruction de dizième référence (FRA 66), mais aussi d'une formation sur :

  • la mise en œuvre des aéronefs ;
  • l'environnement des aéronefs ;
  • les munitions et artifices ;
  • la documentation technique.

À l'issue du stage, sous réserve de réussite aux épreuves de contrôles, le spécialiste « armement bord et sol » est affecté en unité et devient titulaire du CE à compter du premier du mois qui suit la fin du stage de certification élémentaire, conformément à l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec à l'une de ces épreuves de contrôle, l'école applique les mesures définies par l'instruction de dizième référence (FRA 66) ; annexes III. et V., et par l'instruction de neuvième référence.

Formation de type « stage de familiarisation aéronef » (famille « maintien en condition opérationnelle »).

Un « stage de familiarisation aéronef » a été créé sur certains types d'aéronefs.

Le spécialiste « technicien armement bord et sol », famille « maintien en condition opérationnelle », nouvellement affecté sur un de ces aéronefs, suivra cette formation complémentaire au plus tôt après sa réussite au stage de certification élémentaire.

Ce stage se déroule en organisme d'instruction spécialisée (UIS/DIS, etc.).

Il a pour objectif de donner les notions de base spécifiques à l'aéronef d'emploi et permet d'accéder aux emplois et responsabilités du point 5.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

Le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité, d'une durée de six mois, qui débute son parrainage.

Un sous-officier breveté supérieur, voire breveté élémentaire ancien, est désigné en qualité de parrain. Il est chargé d'accompagner et d'encadrer le jeune certifié élémentaire au sein de son unité, de lui transmettre le savoir et le savoir-faire nécessaires à son premier emploi sur l'aéronef en dotation à l'unité (aéronef de combat, transport d'hélicoptère ou drone). En vue de l'homologation de son BE, le parrain juge l'aptitude du certifié élémentaire à exercer son emploi en milieu opérationnel conformément :

  • aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant ;
  • la procédure qualité 30-00 0000 010 010 approuvée relative à la conduite d'un parrainage d'un mécanicien aéronautique.

Attribution du brevet élémentaire de spécialité.

Sous réserve de réussite de la phase d'application en unité, le BE de spécialité est attribué automatiquement, conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Un MDRE « armement bord et sol » peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif selon les modalités de l'instruction de treizième référence et se voir attribuer le BESLE.

Formation à la licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE sur l'aéronef d'emploi (famille « maintien en condition opérationnelle »).

Le sous-officier BE, famille « maintien en condition opérationnelle », ayant suivi l'ensemble des modules requis par l'instruction de dizième référence (FRA 66), par l'intermédiaire du stage de certification élémentaire et/ou de stages complémentaires, pourra prétendre à l'attribution d'une LMAé de catégorie AE, sur les tâches simples sur lesquelles il aura été reconnu autonome, conformément à l'instruction de dizième référence (FRA 66), ceci en fonction du besoin de son unité d'affectation.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut se présenter aux épreuves S2 composées de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats comprenant une partie théorique et une partie pratique et, de connaissances professionnelles concernant sa spécialité.

Après réussite à la S2, l'obtention du BS nécessite trois étapes : le SFE, la FPP et une phase d'application en unité.

Stage de formation à l'encadrement.

Il se déroule à l'EFSOAA. Ce stage a pour objectif de développer l'aptitude des stagiaires à l'encadrement et à la formation de leurs subordonnés en leurs fournissant les outils nécessaires.


Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

Se déroulant également à l'EFSOAA, ce stage complète le SFE dans le domaine technique pour préparer le stagiaire à son futur rôle de chef d'équipe en environnement opérationnel.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Une phase d'application en unité d'un mois est réalisée à l'issue du CS. En cas d'échec, celle-ci peut être prolongée au regard de l'instruction de douzième référence.

Attribution du brevet supérieur de la spécialité.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BS de spécialité lui est attribué automatiquement, conformément à l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Formation à la licence de maintenance d'aeronef de catégorie aéronef BEArm sur aéronef d'emploi (famille « maintien en condition operationnelle »).

Le sous-officier famille « MCO », pourra prétendre à l'attribution d'une licence BEArm, en fonction des besoins de son unité d'affectation.

Il devra compléter sa formation de base conformément à l'instruction de dizième référence (FRA 66) et effectuer une formation au type sur l'aéronef d'emploi.

Cette formation au type se déroule au sein d'un OIS (UIS/DIS/industriel,etc.) et se décline en une formation théorique de type et en une formation pratique de type qui peut être sous-traitée à l'organisme FRA 145 d'affectation.

Sous réserve de réussite aux formations mentionnées supra, de la justification d'une pratique régulière à la maintenance d'aéronefs en exploitation pendant au moins deux ans, durée amenée à trois ans pendant la période transitoire sous « loi du grand père », le spécialiste pourra se voir attribuer une LMAé de catégorie BEArm, conformément à l'instruction de dizième référence (FRA 66).

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier peut-être admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement.

Stage de formation au commandement.

Se déroulant à l'EFSOAA, la réussite au SFC est sanctionnée par l'attribution du CCM le premier  jour du mois suivant la fin du stage effectué.

Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise).

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en pratique les connaissances acquises lors du SFC.

Attribution du brevet de cadre de maîtrise.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BCM de spécialité est attribué selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Formation à la licence de maintenance d'aéronef de categorie CE sur l'aéronef d'emploi (famille « maintien en condtion opérationnelle »).

Un sous-officier breveté CM, voire breveté supérieur, famille « maintien en condition opérationnelle », pourra prétendre à l'attribution d'une LMAé de catégorie Ce en fonction des besoins de son unité d'affectation, sous réserve de l'exercice pendant trois ans des prérogatives d'une licence de catégorie BeArm en base et d'une formation théorique de type Ce, conformément à l'instruction de dizième référence (FRA 66).

En période transitoire sous « loi du grand père », la LMAé de catégorie CE est attribuée sous justification d'une expérience de maintenance de cinq ans sur aéronef (en exploitation ou retiré de service depuis moins de cinq ans) complétée d'une formation théorique de type CE en OIS.

Formation professionnelle continue.

L'instruction professionnelle continue est exécutée selon les directives de chaque grand commandement relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant et les différentes procédures générales relatives à la création et l'utilisation du tableau de suivi des compétences et qualifications.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2320 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

Domaine de compétences.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées préparent les sous-officiers « technicien armement bord et sol » à exercer principalement dans les domaines suivants :

Famille « maintien en condition opérationnelle ».

Ensembles aériens.

Ces ensembles désignent les avions, les hélicoptères et les engins assimilables aux  avions (drones, cibles aériennes, missiles).

Éléments constitutifs des ensembles aériens.

Les éléments ont été regroupés au sein des systèmes définis dans la spécification S1000D, suivants :

Chapitre 25-60 : équipements et aménagements/équipements d'urgence.

Équipements embarqués pour être utilisés dans les procédures d'urgence. Comprennent par exemple le matériel d'évacuation, canots de sauvetage, gilets de sauvetage, balises de détresse, dispositifs de localisation en cas d'immersion, trousse de premiers secours, incubateurs, tentes à oxygène, brancards, fusées d'atterrissage et de signalisation, parachutes ralentisseurs, systèmes de signalisation d'évacuation etc. Ne comprennent pas les extincteurs, les équipements et masques à oxygène.

Chapitre 26-20 : protection contre le feu/extinction.

Partie des systèmes fixes ou portatifs servant à éteindre le feu.

Chapitre 39-70 : gestion du système d'attaque.

Matériels et logiciels embarqués utilisés pour la gestion des emports.

Chapitre 40-60 et 40-70 : fonctions d'attaque opérationnelles.

Fonctions de commande de tir liées aux attaques air-air et air-surface.

Chapitre 47 : azote liquide.

Lié aux emports ou armements.

Chapitre 90 : systèmes de récupération de véhicules aériens.

Équipements et composants permettant la récupération de véhicules aériens, de drones ou de cibles. Comprennent les parachutes, amortisseurs, séquenceurs, localiseur etc.

Chapitre 94 : systèmes d'armes.

Équipements et composants permettant l'acquisition d'une cible et la mise en œuvre des armes.

Chapitre 95 : évacuation et sécurité de l'équipage.

Équipements et composants permettant l'éjection ou le largage des sièges, trappes, verrières, capsules etc, de la cellule. Comprennent également les équipements de sécurité et de survie.

Chapitre 99-30 : guerre électronique.

Partie du système fonctionnant dans le domaine électromagnétique mais ne contenant aucun élément actif ni rayonnant. Par exemple : leurres.

Éléments constitutifs de l'environnement des ensembles aériens.

Matériels d'environnement aéronautique.

Bancs de maintenance, bancs de test, ensembles de tests intégrés et outillages spéciaux se rapportant aux éléments et organes entrant dans la composition des systèmes définis précédemment.

Matériels de stockage (supports, containers, enceintes à hydrométrie contrôlée, etc.).

Matériels spécifiques d'environnement et de conditionnement des installations définies précédemment.

Équipements de vision nocturne et de communication des ensembles de tête.

Éléments pyrotechniques.

Opérations de mise en œuvre et de maintenance préventive ou corrective relatives sur les éléments pyrotechniques des matériels de sauvetage et de survie, d'extinction incendie, d'action d'urgence.


Famille « munitions et pyrotechnie ».

Munitions aéronef.

Ce domaine regroupe l'ensemble des munitions utilisées sur aéronef : obus, bombes (« guided bomb unit », armement air-sol modulaire, etc.), missiles air-air, missiles air-sol, leurres de protection infra-rouge/électro-magnétique etc.

Munitions sol.

Ce domaine regroupe les munitions associées à l'armement petit calibre (APC) ainsi que les grenades, fumigènes, etc.

Famille « maintenance des matériels terrestres ».

Ce domaine regroupe l'APC, l'optique et le NRBC.

Emplois principaux.

Domaines d'application pour l'emploi principal.

Famille « maintenance en condition opérationnelle ».

Mise en oeuvre des systèmes et matériels.

Mise en œuvre des aéronefs pour les visites (journalières, hebdomadaires, avant/après vol).

Mise en œuvre des systèmes relevant de la compétence de la spécialité.

Mise en œuvre des matériels d'environnement attribués à sa spécialité.

5.1.2.1 Maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques.

Opérations de maintenance sur les aéronefs, les organes, les accessoires et les équipements associés aux systèmes relevant de la spécialité.

Contrôles non destructifs.

Opérations de maintenance sur les moyens de maintenance sol.

Famille « munitions et pyrotechnie ».

Opérations de stockage et déstockage des munitions, des artifices.

Opérations de maintenance des munitions.

Opérations d'assemblage et désassemblage des munitions.

Opérations de destruction des munitions et des artifices.

Famille « maintenance des matériels terrestres ».

Opérations de stockage, déstockage, maintenance et distribution de l'armement sol, de l'optique et des matériels NRBC.


Emplois et responsabilités du breveté élémentaire.

Emplois du breveté élémentaire.

En unité de mise en oeuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (famille « maintien en condition opérationnelle »).

Le breveté élémentaire est généralement affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Sur aéronef, il réalise seul les tâches simples et participe aux opérations complexes en qualité d'équipier. Néanmoins, s'il est licencié BeArm, il peut réaliser seul des tâches complexes.

En atelier, il réalise seul les tâches simples et participe aux opérations complexes en qualité d'équipier.

Le breveté élémentaire peut être employé comme aide à la manutention lors d'une opération de mise en œuvre ou de maintenance hors de son domaine d'emploi principal, à condition d'être placé sous les ordres et la responsabilité d'un chef d'équipe confirmé sur l'opération et d'avoir reçu une formation relative aux généralités aéronef ainsi que sur les facteurs humains.

Il participe à l'encadrement des MDRE et des tutorats « passerelle tardive ».

En organisme de stockage de munitions (famille « munitions et pyrotechnie »).

Le breveté élémentaire peut-être, exceptionnellement, affecté en dépôt de munitions ou section munitions sur une base aérienne ou au sein d'un entrepôt de munitions relevant du service interarmées des munitions (SIMu).

Il agit en qualité d'exécutant au sein d'une équipe.

Il participe à l'encadrement des MDRE et des tutorats « passerelle tardive ».

En unité neutralisation, enlèvement et destruction des explosifs.

Le breveté élémentaire peut-être, exceptionnellement, affecté dans un groupe d'intervention neutralisation, enlèvement et destruction des explosifs (NEDEX).

Il est exécutant dans un groupe d'intervention NEDEX et explosive ordnance disposal (EOD).

Il participe à l'encadrement des MDRE et des tutorats « passerelle tardive ».

En unité de stockage armement petit calibre, optique, matériels nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques.

Le breveté élémentaire peut-être, exceptionnellement, affecté en armurerie sur une base aérienne.

Il agit en qualité d'exécutant au sein d'une équipe.

Il participe à l'encadrement des MDRE.

Responsabilité du breveté élémentaire titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE (famille « maintien en condition opérationnelle »).

En tant qu'exécutant de la mise en œuvre et de la maintenance légère, en ligne, d'un aéronef, le titulaire d'une licence de catégorie AE peut être habilité à signer l'autorisation pour remise en service d'un aéronef après l'exécution d'une tâche simple pour laquelle il est autonome.

Emplois et responsabilités du breveté supérieur.

Emplois du breveté supérieur.

En unité de mise en oeuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (famille « maintien en condition opérationnelle »).

Généralement dans les premières années, le breveté supérieur est affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Il réalise des tâches simples et des opérations complexes en qualité de chef d'équipe. À ce titre, il encadre une équipe d'exécutants de sa spécialité ou de plusieurs spécialités.

Après quelques années, il peut être désigné chef d'un atelier de faible importance, chef de ligne ou contrôleur de la bonne exécution de la maintenance. Il peut être amené à servir en bureau technique.

Outre ces emplois, le breveté supérieur peut aussi être affecté au sein d'un bureau assurance qualité, d'une équipe d'étude technique, d'un OGMN, d'une UCN, d'un OCCN, de la SIMMAD, du CEAM, du CEV ou d'un état-major.

Au regard de ses capacités pédagogiques, il peut être sélectionné et intégrer un centre de formation de l'armée de l'air.

En organisme de stockage de munitions (famille « munitions et pyrotechnie »).

Le breveté supérieur est affecté soit au sein d'un dépôt de munitions ou section munitions sur une base aérienne, soit en entrepôt de munitions relevant du SIMu, il encadre une équipe d'exécutants de sa spécialité.

Après quelques années, il peut être désigné chef d'atelier.

Outre ces emplois, le breveté supérieur peut aussi être affecté au sein de la structure intégrée de la maintenance des matériels terrestres (SIMMT), du SIMu, d'un centre d'expérimentation ou d'un état-major.

En unité neutralisation, enlèvement et destruction d'explosifs.

Le breveté supérieur est affecté soit au sein d'un groupe d'intervention NEDEX et EOD.

Exécutant dans un premier temps, chef d'équipe dans un second temps, il encadre des équipes d'artificier EOD dans le cadre des opérations de neutralisation, d'enlèvement et de destruction des munitions et engins explosifs.

En unité de stockage armement petit calibre, optique, matériels nucléaires radiologiques, biologiques et chimiques.

Le breveté supérieur peut-être affecté en armurerie sur une base aérienne.

Il encadre une équipe d'exécutants de sa spécialité.

Le breveté supérieur peut aussi être affecté au sein de la SIMMT, d'un centre d'expérimentation ou d'un état-major.


Responsabilité du breveté supérieur, voire breveté élémentaire, titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie BEArm (famille « maintien en condition opérationnelle »).

En tant que chef d'une équipe d'exécutants de sa spécialité, le titulaire d'une licence de catégorie BEArm peut être habilité à certifier la remise en service des systèmes de sa compétence en soutien à un titulaire de licence CE.

En tant que chef d'une équipe d'exécutants de sa spécialité ou d'autres spécialités, le titulaire d'une licence de catégorie BEArm peut être habilité à certifier la remise en service d'un aéronef.

Emplois et responsabilités du breveté cadre de maîtrise.

Emplois du breveté cadre de maîtrise.

En unité de mise en oeuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (famille « maintien en condition opérationnelle »).

Le breveté CM peut être affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant  du soutien industriel).

Il peut être désigné chef de chantier de maintenance, encadrer les chefs d'équipe, coordonner et faire exécuter les activités de mise en œuvre ou de maintenance.

Il peut assurer des fonctions bien particulières (correspondant sécurité aérienne, maîtrise des risques, formation, amélioration, etc.).

Il assure des responsabilités de commandement et peut être désigné chef d'un atelier ou de groupe d'ateliers, chef de banc d'essais, chef de piste, chef de bureau technique ou contrôleur de la bonne exécution de la maintenance.

Outre ces emplois, le breveté CM peut aussi être affecté au sein d'un bureau assurance qualité d'une équipe d'étude technique, d'un OGMN, d'une UCN, d'un OCCN, de la SIMMAD, du CEAM, du CEV ou d'un état-major.

Au regard de ses capacités pédagogiques, il peut être sélectionné et intégrer un centre de formation de l'armée de l'air.

En organisme de stockage de munitions (famille « munitions et pyrotechnie »).

Le breveté CM peut être affecté soit en dépôt de munitions ou section munitions sur une base aérienne, soit en entrepôt de munitions relevant du SIMu. Il assure des responsabilités de commandement et peut être désigné comme chef d'un atelier.

Outre ces emplois, le breveté CM peut aussi être affecté au sein de la SIMMT, du SIMu, d'un centre d'expérimentation ou d'un état-major.

En unité neutralisation, enlèvement et destruction d'explosifs.

Le breveté CM est affecté en unité NEDEX et EOD.

Il encadre des équipes d'artificier EOD dans le cadre des opérations de neutralisation, d'enlèvement et de destruction des munitions et engins explosifs.


En unité de stockage armement petit calibre, optique, matériels nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques.

Le breveté CM peut être affecté en armurerie sur une base aérienne. Il assure des responsabilités de commandement et peut être désigné comme chef d'atelier.

Outre ces emplois, le breveté CM peut aussi être affecté au sein de la SIMMT, d'un centre d'expérimentation ou d'un état-major.

Responsabilité du breveté cadre de maîtrise titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie CE.

En tant que responsable d'un chantier de maintenance, le titulaire d'une licence de catégorie CE peut être habilité à signer l'autorisation pour la remise en service d'un aéronef complet.

Sa responsabilité couvre les opérations réalisées dans l'ensemble des systèmes de l'aéronef.

Polyvalence d'emploi pour la famille « maintien en condition operationnelle ».

La polyvalence est l'aptitude à accomplir seul des tâches simples en dehors des domaines mentionnés au point 4.1., famille « MCO ». Elle permet une souplesse d'emploi du personnel lorsque les circonstances l'exigent et que les matériels l'autorisent.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées font acquérir au sous-officier « technicien armement bord et sol » des compétences (méthode, savoir-être) naturellement transposables aux autres systèmes d'un aéronef, sous réserve d'une formation, d'un lâché et d'un suivi adapté.

Dans tous les cas, la certification de remise en service de l'aéronef sera signée par le titulaire de la LMAé appropriée.


Domaine d'activité de la spécialisation 2320 « opérateur armement bord et sol ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2320 «opérateur armement bord et sol ».

Il respecte les exigences de l'instruction dizième référence dite « instruction FRA-M, 145, 147 et 66 ».

En fonction de son emploi, il est spécialisé :

  • soit dans le domaine « bord » ;

  • soit dans le domaine « munitions » ;

  • soit dans le domaine « armement sol ».

Dans le premier cas, son activité est répertoriée au sein de la famille « MCO aéronautique » du REM.

Dans le deuxième cas, son activité est répertoriée au sein de la famille « MUN » du REM.

Dans le troisième cas, son activité est répertoriée au sein de la famille « MMT » du REM.

Pour la famille « MCO », ces activités concourent à :

  • la mise en œuvre des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  • la maintenance des aéronefs, des systèmes et matériels aéronautiques ;

  • la gestion du maintien de la navigabilité des aéronefs ;

  • le contrôle de la navigabilité des aéronefs ;

  • la formation aéronautique de base et de type ;

  • l'animation, la définition, l'évolution et le soutien des activités aéronautiques ;

  • l'assemblage des munitions de bord.

Pour la famille « MUN », ces activités concourent :

  • au stockage, à la maintenance, à l'assemblage et à la livraison des munitions bord ;

  • au stockage et à la distribution des munitions sol et artifices ;

  • à l'animation, la définition, l'évolution et le soutien des activités liées aux munitions et artifices.

Pour la famille « MMT », ces activités concourent :

  • au stockage, à la maintenance et à la distribution de l'armement sol, de l'optique et des matériels NRBC ;

  • à l'animation, la définition, l'évolution et le soutien des activités liées aux armements sol, de l'optique et des matériels NRBC.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature à l'engagement en qualité de MDRE « opérateur armement bord et sol » sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2320 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire d'un des diplômes suivants :

  • CAP « armurier » ;
  • CAP « micromécanique » ;
  • BEP « outillages » ;
  • BEP « microtechniques » ;
  • BEP « MSMA » ;
  • CAP, BEP et BAC PRO des domaines « maintenance des matériels, maintenance des véhicules, maintenance des équipements industriels » ;
  • BEP ou BAC PRO « carrosserie » ;
  • BAC PRO « MSMA - option 1 ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

3.1.1 Formation militaire initiale.

La FMI permet d'obtenir le CME.

3.1.2 Formation professionnelle initiale.

La FPI débute en unité.

Le programme de formation, famille « MCO », est axé entre autres sur :

  • les connaissances techniques aéronautiques de base ;
  • les structures des aéronefs et l'aérodynamique ;
  • les systèmes des aéronefs ;
  • les armements et les munitions avionnées ;
  • les sécurités lors de la mise en œuvre opérationnelle ;
  • la maintenance d'un aéronef ;
  • les opérations élémentaires sur avion.

Le programme de formation, famille « MUN », est axé sur :

  • la connaissance des munitions :

    • identification ;

    • conservation ;

    • manipulation ;

    • stockage/déstockage ;

    • entretien (visites sommaires, visites périodiques) ;

    • transport ;

    • assemblage bombes.

  • la gestion des munitions ;
  • la documentation de contrôle technique des munitions ;
  • les procédures de sécurité, notamment la lutte contre l'incendie ;
  • des connaissances en sécurité pyrotechnique.

La FPI permet d'évaluer l'aptitude tant militaire que professionnelle du MDRE à tenir son emploi.

Elle permet de statuer, pendant la période probatoire, sur l'attribution du CAET selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée.

3.1.2.1 Stage « militaire technicien de l'air aéronautique » (famille « maintien en condition opérationnelle »).

Réalisé au plus tôt, à l'issue de la formation militaire, le MDRE recruté en qualité « d'opérateur armement bord et sol » affecté en famille « MCO » suivra le stage « militaire technicien de l'air aéronautique » 2X103, dispensé au sein de l'EFSOAA afin d'acquérir les notions aéronautiques de base nécessaires pour suivre une phase de parrainage en unité aéronautique.

3.1.2.2 Formation de type « stage de familiarisation aéronef » (famille « maintien en condition opérationnelle »).

Un « stage de familiarisation aéronef » a été créé sur certains types d'aéronefs.

Après réussite au stage « militaire technicien de l'air aéronautique », le MDRE « opérateur armement bord et sol » famille « MCO » complétera sa formation par le « stage de familiarisation » de l'aéronef sur lequel il est affecté. Ce stage se déroule en organisme d'instruction spécialisée (UIS/DIS, etc.).

Il a pour objectif de donner les notions de base spécifiques à l'aéronef d'emploi et lui permettra d'accéder aux emplois et responsabilités du point 5.1.

3.2 Formation à la licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE (famille « maintien en condition opérationnelle » ).

L'« opérateur armement bord et sol » famille « MCO », titulaire du BET, pourra prétendre à l'attribution d'une LMAé de catégorie Ae, en fonction des besoins de son unité, dans le respect des critères définis par l'instruction de dizième référence (FRA 66), exigeant une formation de base bien déterminée et sous réserve de validation de formations à la tâche et d'une pratique régulière.

3.3 Formation professionnelle continue.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « opérateur armement bord et sol » est réalisée, conformément à la procédure qualité 30-00 0000 010 010 approuvée relative à la conduite d'un parrainage d'un mécanicien aéronautique.

Elle sera réalisée à l'instar de celle des sous-officiers conformément aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant.

3.4 Formations promotionnelles.

3.4.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Après réussite à la SN1, le MDRE se verra attribuer le CET.

Il s'en suivra une phase d'application en unité qui doit conduire à l'obtention du BET, conformément à l'instruction de douzième référence.

Cette phase d'application de trois mois peut être prolongée en cas d'échec selon les prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.4.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.4.3 Pour l'obtention du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi.

Un MDRE « opérateur armement bord et sol », titulaire du BET, peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif selon les modalités de l'instruction de treizième référence.

La réussite à la phase professionnelle du tutorat conditionne l'accès à la formation militaire complémentaire conduisant à l'attribution du CAM et à un stage de type « module de formation à l'encadrement ».

Le succès à ces phases successives de formation conduira à l'attribution du BST puis à la nomination au grade de sergent et enfin à l'attribution du BESLE selon les modalités de l'instruction de treizième référence.

3.5 Formation continue transverse.

Le MDRE « 2320 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

4 Domaines de compétences.

Les formations aéronautiques initiales et spécialisées préparent les MDRE « opérateur armement bord et sol » à exercer principalement dans les domaines suivants :

4.1 Famille « maintien en condition opérationnelle ».

4.1.1 Ensembles aériens.

Ces ensembles désignent les avions, les hélicoptères et les engins assimilables aux avions (drones, cibles aériennes, missiles).

4.1.2 Éléments constitutifs des ensembles aériens.

Les éléments ont été regroupés au sein des systèmes définis dans la spécification S1000D, suivants :

Chapitre 25-60 : équipements et aménagements/équipements d'urgence.

Équipements embarqués pour être utilisés dans les procédures d'urgence. Comprennent par exemple le matériel d'évacuation, canots de sauvetage, gilets de sauvetage, balises de détresse, dispositifs de localisation en cas d'immersion, trousse de premiers secours, incubateurs, tentes à oxygène, brancards, fusées d'atterrissage et de signalisation, parachutes ralentisseurs, systèmes de signalisation d'évacuation, etc. Ne comprennent pas les extincteurs, les équipements et masques à oxygène.

Chapitre 26-20 : protection contre le feu/extinction.

Partie des systèmes fixes ou portatifs servant à éteindre le feu.

Chapitre 39-70 : gestion du système d'attaque.

Matériels et logiciels embarqués utilisés pour la gestion des emports.

Chapitres 40-60 et 40-70 : fonctions d'attaque opérationnelles.

Fonctions de commande de tir liées aux attaques air-air et air-surface.

Chapitre 47 : azote liquide.

Lié aux emports ou armements.

Chapitre 90 : systèmes de récupération de véhicules aériens.

Équipements et composants permettant la récupération de véhicules aériens, de drones ou de cibles. Comprennent les parachutes, amortisseurs, séquenceurs, localiseur, etc.

Chapitre 94 : systèmes d'armes.

Équipements et composants permettant l'acquisition d'une cible et la mise en œuvre des armes.

Chapitre 95 : évacuation et sécurité de l'équipage.

Équipements et composants permettant l'éjection ou le largage des sièges, trappes, verrières, capsules etc, de la cellule. Comprennent également les équipements de sécurité et de survie.

Chapitre 99-30 : guerre électronique.

Partie du système fonctionnant dans le domaine électromagnétique mais ne contenant aucun élément actif ni rayonnant. Par exemple : leurres.

4.1.3 Éléments constitutifs de l'environnement des ensembles aériens.

4.1.3.1 Matériels d'environnement aéronautique.

Bancs de maintenance, bancs de test, ensembles de tests intégrés et outillages spéciaux se rapportant aux éléments et organes entrant dans la composition des systèmes définis précédemment.

Matériels de stockage.

4.1.3.2 Éléments pyrotechniques.

Opérations de mise œuvre et de maintenance préventive ou corrective relatives sur les éléments pyrotechniques des matériels de sauvetage et de survie, d'extinction incendie, d'action d'urgence.

4.2 Famille « munitions et pyrotechnie ».

4.2.1 Munitions aéronef.

Ce domaine regroupe l'ensemble des munitions utilisées sur aéronef : obus, bombes (« guided bomb unit », armement air-sol modulaire, etc.), missiles air/air, missiles air/sol, leurres de protection infra-rouge/électro-magnétique, etc.

4.2.2 Armement et munitions sol.

Ce domaine regroupe l'APC et les munitions associées ainsi que les grenades, fumigènes, etc.

5. emplois et responsabilités.

5.1 En unité de mise en oeuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (famille « maintien en condition opérationnelle »).

5.1.1 Emplois.

L'« opérateur armement bord et sol » est généralement affecté en unité de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs (essentiellement escadron de chasse, transport d'hélicoptères, escadron de soutien technique aéronautique et éventuellement, en fonction des besoins, en unité de maintenance relevant du soutien industriel).

Sur aéronef, il peut réaliser des tâches simples et participer aux opérations complexes telles que définies dans l'annexe I. de la procédure 30-00 0000 010 020 version 3.1. en date du 19 mars 2015 en qualité d'équipier.

En atelier, il peut réaliser des tâches simples et participer aux opérations complexes telles que définies dans l'annexe I. de la procédure 30-00 0000 010 020 version 3.1. en date du 19 mars 2015 en qualité d'équipier.

L'« opérateur armement bord et sol » peut être employé comme aide à la manutention lors d'une opération de mise en œuvre ou de maintenance hors de son domaine d'emploi principal, à condition d'être placé sous les ordres et la responsabilité d'un chef d'équipe confirmé sur l'opération, et d'avoir reçu une formation relative aux généralités aéronef (S1000D : Chapitre 00 véhicule aérien/sous-chapitres 20 « sécurité du véhicule aérien » et 30 « dispositif de sécurité et de protection ») ainsi que sur les facteurs humains.

5.1.2 Responsabilité de l'« opérateur armement bord et sol » titulaire d'une licence de maintenance d'aéronef de catégorie AE.

En tant qu'exécutant de la mise en œuvre et de la maintenance légère, en ligne, d'un aéronef, le titulaire d'une licence de catégorie Ae peut être habilité à signer l'autorisation pour remise en service d'un aéronef après l'exécution d'une tâche simple pour laquelle il est reconnu autonome.

5.2 En organisme de stockage de munitions (famille munitions et pyrotechnie).

Le MDRE « opérateur armement bord et sol » peut-être affecté soit en dépôt de munitions ou section munitions sur une base aérienne, soit au sein d'un entrepôt de munitions relevant du SIMu comme opérateur pour le stockage, déstockage, l'assemblage et la maintenance des munitions et artifices (bord et sol).

5.3 En unité neutralisation, enlèvement et destruction d'explosifs - « explosive ordnance disposal ».

Il peut être affecté comme aide armurier EOD ou après une formation complémentaire comme auxiliaire EOD dans un groupe d'intervention NEDEX - EOD.

5.4 En armurerie base.

Il peut être affecté comme opérateur au sein d'une armurerie base. Il participe à la maintenance, à la distribution et au stockage d'APC, d'optique et matériels NRBC.

Annexe IV. Spécialité 24 : photo.

Appendice IV.A. Sous-spécialité 242 : métiers de l'image.

Monographie d'emploi de la spécialisation 2420 « technicien métiers de l'image ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu des sous-officiers de la spécialité 2420 « technicien métiers de l'image ».

Son activité s'exerce au sein de la filière professionnelle « métiers de l'image » famille « communication » du REM dans les domaines suivants :

  • production photo ;
  • production vidéo ;
  • production multimédia.

Il est appelé à servir au sein :

  • d'une cellule communication de base aérienne ;
  • du service d'information et de relations publiques des armées ;
  • de l'établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense ;
  • des écoles de l'armée de l'air ;
  • de la direction du renseignement militaire ;
  • des états-majors (armée d'appartenance ou interalliés) ;
  • d'unités de présentation aérienne.

Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat technique ;
  • BAC PRO « photo » ;
  • brevet technique supérieur audiovisuel option image ou son.

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est le profil linguistique standardisé (PLS) 2222 et il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de la pré-orientation du candidat.


Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 2420 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formation.

Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux école des sous-officiers et militaires du rang de l'armée de l'air (ESOM), le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

a) formation théorique à l'école des métiers de l'image, sanctionnée par un examen qui lui permet d'obtenir le CE, et qui comporte les modules suivants :

  • composante métier environnement audiovisuel :

    • théorie de l'image ;

    • droit de la communication ;

  • composante métier photographie :

    • prise de vue reportage et studio ;

    • traitement numérique ;

  • composante métier vidéo - son - lumière :

    • théorie du signal ;

    • tournage et montage vidéo et audio ;

    • technique du son et éclairage ;

  • composante métier multimédia et diffusion :

    • dessin vectoriel ;

    • digital versatile disc (DVD) ;

    • content management system (CMS) JOOMLA ;

    • langage hypertext markup language - cascading style sheets (HTML - CSS).

b) phase d'application en unité :

  • le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité de six mois qui consiste à le faire parrainer par un sous-officier breveté supérieur afin de lui transmettre le savoir-faire nécessaire à son emploi et permettre de juger de son aptitude en vue de l'homologation de son BE.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité et conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence, le BE de spécialiste lui est attribué.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

Cette formation donne lieu à la délivrance conjointe du brevet de gestion et de certification professionnelle de niveau IV « technicien en audiovisuel et multimédia ».

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS complète le périmètre d'activité du sous-officier et le conforte dans le rôle de réalisateur audiovisuel et/ou multimédia.

Ainsi, dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats et des épreuves de connaissances professionnelles spécifiques à la spécialité.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par les dispositions de l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis en stages de formation au CS suivants :

  • SFE ;

  • stage de FPP.

Après avoir suivi avec succès les deux stages cités supra, le spécialiste est certifié supérieur et suit une phase d'application en unité afin de se voir attribuer le BS.

Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

D'une durée de douze semaines, cette formation est réalisée à l'école des métiers de l'image et comprend les domaines d'activités suivants :

  • composante métier environnement audiovisuel :

    • gestion et archivage d'image ;

  • composante métier photographie :

    • reportage commandité ;

    • reportage type actualités ;

  • composante métier-vidéo-son-lumière :

    • conception d'un projet audiovisuel institutionnel ;

    • technique d'interview ;

  • composante métier multimédia et diffusion :

    • « composing » ;

    • mise en page avancée ;

  • composante métier écriture journalistique :

    • écriture journalistique ;

    • écriture d'un reportage photo ;

    • écriture d'un reportage vidéo.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 2420 « technicien des métiers de l'image » est attribué.

Cette formation donne lieu à la délivrance conjointe du brevet de gestion et de certification professionnelle de niveau III « chef d'équipe réalisateur de production audiovisuelle/multimédia ».

Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

Formation professionnelle continue.

Le sous-officier « 2420 » peut prétendre à des stages d'adaptation à l'emploi délivrés par l'école des métiers de l'image en fonction de l'évolution ou de l'acquisition de nouveaux outils.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2420 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation « individual combat core skills » afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

Emploi des sous-officiers « 2420 ».

Emploi du breveté élémentaire.

Le breveté élémentaire correspond à un emploi de technicien photographiste, image mobile et son ou infographiste. Il exerce au sein des cellules photo Service gestion synthèse ou Bureau appui au commandement, d'organismes de formation (Salon-de-Provence, Rochefort) ou de renseignement.

Ses attributions sont de trois types :

  • réaliser les supports de communication ou pédagogiques photographiques et leur environnement graphique ;
  • réaliser, en métropole et sur un théâtre d'opérations, des produits audiovisuels (vidéo et son) au profit de la formation ou de la communication interne et externe de l'armée de l'air ;
  • concevoir le graphisme fixe ou animé et la mise en page de support de communication print, audiovidéo ou web dédié à des produits d'information et de formation.

Emploi du breveté supérieur.

L'emploi du breveté supérieur fait référence à l'emploi de réalisateur audiovisuel ou multimédia. Il officie dans des cellules communication type service d'information et de relations publiques de l'armée de l'air, CEAM, commandement ou à destination de la formation ou de l'enseignement.

Il est en charge de l'écriture des scénarii des projets ou audiovisuel ou multimédia. Il manage une équipe autour de ces projets et exerce un suivi technique des matériels.

Il a également en charge la formation et le tutorat des MDRE de son équipe et des certifiés élémentaires « 2420 ».

Emploi du cadre de maîtrise.

L'emploi fait référence aux emplois-types d'assistant de production audiovisuelle et/ou multimédia.

Dans ce domaine, il seconde les actions du chargé de production audiovisuelle ou multimédia pour la réalisation de projets dans les domaines administratifs, financiers, juridiques et dirige les équipes techniques en charge de réaliser.


Domaine d'activités de la spécialité 2420 « opérateur métiers de l'image ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2420 « opérateur métiers de l'image ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « communication » du REM dans les domaines suivants :

  • la production photographique ;
  • le graphisme dédié au web ;
  • l'infographie.

Le MDRE « opérateur métiers de l'image » est appelé à servir au sein d'organismes et des services de communication de l'armée de l'air et des organismes de communication interarmées ou interalliés.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés à l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence. Des études préalables dans le secteur de la photographie ou le graphisme sont vivement conseillées.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2420 », conformément à l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

2.5 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet au MDRE « opérateur métiers de l'image » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI en unité est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE « opérateur métiers de l'image » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI se déroule en deux étapes :

  • un stage de formation professionnelle ;
  • une phase d'application en unité.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée.

3.2 Formation professionnelle continue.

Elle est réalisée en unité. Le programme de formation est axé sur des formations spécifiques à son domaine d'activité et à ses missions.

À l'instar des sous-officiers, l'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « opérateur métiers de l'image » est suivie par un « tableau de suivi de la qualification et des stages ». Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle est établi.

Par ailleurs, le MDRE peut être désigné pour effectuer des stages d'adaptation à l'emploi complémentaires, dans le centre de formation aux métiers de l'image en vue d'acquérir le niveau de compétences nécessaires à l'emploi ou à l'affectation dans un nouvel emploi et à l'obtention du certificat supérieur de technicien.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « opérateur métiers de l'image » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué.

Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE « opérateur métiers de l'image », ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au centre de préparation opérationnelle du combattant de l'armée de l'air (CPOCAA).

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.


3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE « opérateur métiers de l'image » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « opérateur métiers de l'image » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « opérateur métiers de l'image » effectue les activités suivantes :

  • la prise de vue numérique (reportage, identité, technique et, selon les besoins des unités et de l'aptitude du MDRE, aérienne) ;
  • le développement, le traitement et le montage d'images numériques ;
  • la réalisation des travaux d'impression (minilab, tireuse et imprimante) ;
  • la capture de l'image mobile (prise de vue vidéo, prise de son, éclairage) ;
  • le multimédia (dessin et mise en page assisté par ordinateur) ;
  • le légendage, l'archivage et la mise sur support des travaux ;
  • la mise à jour graphique des sites intranet et internet.

4.2 Emploi du militaire du rang engagé « opérateur métiers de l'image » détenteur du brevet supérieur de technicien.

Grâce à l'expérience professionnelle acquise :

  •  il dispose d'une autonomie d'exécution élargie en ce qui concerne la prise de vue ;
  •  il peut être employé au sein des organismes spécialisés ou centraux de communication interarmées et interalliés.

Annexe V. Spécialité 25 : matériel environnement et mécanique sol.

Appendice V.a. Sous-spécialité 253 : conduite véhicules.

Domaine d'activités de la spécialisation 2536 « conducteur routier ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2536 « conducteur routier ».

Son activité s'exerce au sein de la filière professionnelle « acheminement par vecteur terrestre » du REM dans les domaines suivants :

  • la préparation et l'organisation des missions de transport ;
  • la conduite d'un véhicule de transport [de type véhicule léger (VL), véhicule sanitaire, poids lourd (PL), transport en commun (TC), super poids lourd (SPL)] ;
  • l'entretien courant du véhicule.

Ce conducteur est appelé à servir au sein :

  • d'organismes de transport de l'armée de l'air ;
  • d'organismes de transport interarmées et interalliés.

Recrutement.

Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2536 » selon les dispositions de l'instruction de quinzième référence.

Sélection du candidat.

Le candidat doit remplir les conditions de sélection suivantes :

  • justifier d'un niveau scolaire de fin de classe de troisième jusqu'à la terminale de l'enseignement générale ou technologique ;

  • ou être titulaire d'un :

    • CAP « conduite routière » ;

    • CAP « conducteur livreur de marchandises » ;

    • BEP « conduite et services dans les transports routiers » ;

    • BAC PRO « logistique et transport à dominante exploitation des transports ou logistique de distribution ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Le candidat doit détenir le permis de conduire VL (permis B).

Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formations.

Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet au MDRE d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI en unité est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI se déroule en deux étapes :

  • un stage de formation professionnelle ;
  • une phase d'application en unité.

Stage de formation professionnelle.

Le MDRE conducteur routier à l'instruction, après formation, présente les permis :

  •  permis C : véhicules affectés au transport de marchandises : charge poids total autorisé en charge (PTAC) excède 3.5 tonnes ;
  •  permis CE : véhicules affectés au transport de marchandises : charge PTAC excède 3.5 tonnes + remorques dont PTAC supérieur à 750 kg ;
  •  permis D : véhicules automobiles affectés au transport de personnes de plus de neuf places (conducteur compris) ou transportant plus de neuf personnes (conducteur compris) ;
  •  permis DE : véhicules automobiles affectés au transport de personnes + remorque dont PTAC supérieur à 750 kg.

Phase d'application en unité.

Le MDRE effectue une phase d'application en unité qui consiste à le faire parrainer par un conducteur routier « moniteur ». Cette phase a pour objet de transmettre à l'intéressé le savoir-faire nécessaire à son emploi.

Il effectue des missions de transport « régional, national » en double équipage. Il est considéré comme conducteur « opérationnel » lorsqu'il a atteint toute l'autonomie nécessaire à assurer les missions de transport terrestre.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET de la spécialisation « conducteur routier » lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement de la période probatoire, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est signifiée, selon les dispositions de l'instruction de huitième référence.

Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du MDRE « 2536 » sera enregistrée dans un TSCQ.

En fonction de l'emploi tenu par les conducteurs routiers, elle peut se traduire par l'obtention de la formation initiale minimale obligatoire et une formation de recyclage formation continue obligatoire.

Formations promotionnelles.

Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE ayant réussi la SN1 suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.3 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».


Emplois.

Emplois du militaire du rang engagé détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Il effectue les activités suivantes :

  •  exécution des missions de transport de passagers ou de fret avec des VL, PL ou SPL sur le territoire national et international ;

  •  participe aux opérations de planification des missions, de saisie des comptes rendus de mission et de suivi de l'entretien des véhicules.

Emplois du militaire du rang engagé détenteur du brevet élémentaire de technicien.

Outre les activités citées ci-dessus, il effectue le parrainage des conducteurs routiers en formation initiale avec les domaines suivants :

  •  la conduite et manœuvre d'un ensemble routier ou d'un véhicule de type TC ;
  •  la rédaction des documents de bords ;
  •  la sécurité routière ;
  •  l'utilisation des dispositifs de contrôle ;
  •  l'application de la réglementation relative au transport routier ;
  •  l'exploitation des cartes routières et des plans des villes.

Emploi du militaire du rang engagé détenteur du brevet supérieur de technicien.

Outre les activités susvisées, le MDRE peut assurer les fonctions de chef de convoi et de régulateur routier en unité de transport.


Domaine d'activités de la spécialisation 2537 « conducteur grand routier transport de frêt ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2537 « conducteur grand routier transport de frêt ».

Son activité s'exerce au sein de la filière professionnelle « acheminement par vecteur terrestre » du REM dans les domaines suivants :

  • conduite d'ensemble de véhicules lourds ;

  • conduite de véhicules spéciaux dévolus aux transports de matières dangereuses (matières explosives, gaz aéronautiques, liquides inflammables, etc.).

Ce conducteur est appelé à servir au sein :

  • d'organismes de transport des forces aériennes stratégiques ;
  • d'organismes de transport logistique interarmées.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

Les candidats doivent détenir le permis B depuis plus de deux ans et être âgés de plus de vingt et un ans.

Le temps d'obtenir les qualifications nécessaires à la spécialisation « 2537 », ils détiennent la spécialisation 2536 « conducteur routier ».

La filière d'accès à la spécialisation « conducteur grand routier transport de fret » est aussi ouverte au recrutement parmi les MDRE volontaires de la spécialisation 2536 « conducteur routier ». Ceux-ci devront détenir le permis de catégorie CE (SPL).

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2536 » selon les dispositions de l'instruction de quinzième référence.

2.4 Selection du candidat.

Le candidat doit remplir les conditions de sélection suivantes :

  • justifier d'un niveau scolaire de fin de classe de troisième jusqu'à la terminale de l'enseignement générale ou technologique ;

ou être titulaire d'un :

  • CAP « conduite routière » ;

  • CAP « conducteur livreur de marchandises » ;

  • BEP « conduite et services dans les transports routiers » ;

  • BAC PRO « logistique et transport à dominante exploitation des transports ou logistique de distribution ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

2.5 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du MDRE « 2537 » sera enregistrée sur un TSCQ.

La formation initiale minimale obligatoire et la formation continue obligatoire sont requises pour détenir la spécialisation « 2537 ». En cas de perte de ces qualifications, le MDRE est redirigé vers la spécialisation « 2536 ».

3.2 Formation promotionnelles.

3.2.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

3.2.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.2.3 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de douzième référence.

3.3 Formation continue transverse de maintien condition des forces.

Le MDRE doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emplois du militaire du rang engagé « 2537 » détenteur du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « 2537 » effectue les activités suivantes :

  •  le transport de frêt avec des véhicules PL ou SPL en lignes régulières sur le territoire national ;

  •  les tractions directes, les missions hors territoire national, le transport exceptionnel ;
  •  le transport de matières dangereuses ;
  •  la planification des missions, de saisie des compte-rendus de mission, de suivi de l'entretien des véhicules ;

  •  le parrainage des conducteurs routiers en formation initiale.

Il peut se voir confier la conduite des VL, PL et SPL.

4.2 Emploi du militaire du rang engagé « 2537 » détenteur du brevet supérieur de technicien.

En complément des activités citées précédemment, le MDRE peut assurer les fonctions de chef de convoi et de régulateur routier en unité de transport.


Monographie d'emploi de la spécialisation 2538 « gestionnaire de transport et d'opérations terrestres ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 2538 « gestionnaire de transport et d'opérations terrestres ».

Son activité s'exerce au sein de la filière professionnelle « acheminement par vecteur terrestre » du REM dans les domaines suivants :

  • organisation de missions de transports routiers de personnes et/ou de marchandises ;
  •  encadrement des conducteurs routiers ;
  •  gestion du parc roulant.

Il est appelé à servir au sein des bases aériennes, des bases de défense et des organismes interarmées, dans les unités suivantes :

  •  services de transport ;
  • plates-formes interarmées de transport.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Cette spécialisation est issue uniquement du recrutement au sein des MDRE 2536 « conducteur routier » et 2537 « conducteur grand routier de transport de fret » dans le cadre de la passerelle tardive.

2.2 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2538 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.3 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi.

Cette formation, définie par la note de vingt-cinquième référence, consiste en une période de tutorat durant laquelle doit s'effectuer l'apprentissage des compétences par le « tutoré ».

Elle s'effectue en deux étapes :

  • une période de formation professionnelle en unité formalisée par le livret de tutorat et validée par le commandant de formation administrative du tuteur ;

  •  une période de formation militaire à l'EFSOAA validée par l'attribution du CAM.

Le BST est délivré au personnel qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et est titulaire du CAM.

Le BESLE est attribué le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 2538 » sera enregistrée sur un tableau de suivi des compétences et qualifications (TSCQ).

3.3 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2538 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emploi du sous-officiers « 2538 ».

Le sous-officier « 2538 » a pour mission :

  •  la gestion des systèmes de bord des véhicules terrestres ;

  •  la mise en œuvre des véhicules de transport terrestres ou conduite des véhicules PL/SPL/TC ;

  •  le transport routier de matières dangereuses ;

  •  la gestion des moyens en matériels terrestres ;

  •  le transport des matières et des matériels - normes et procédures.

Il a également en charge la formation et le parrainage des MDRE 2536 « conducteur routier » et 2537 « conducteur grand routier de transport de fret » de son équipe.

Dans son emploi, le sous-officier « 2538 » doit :

  •  planifier le plan de charge des missions de transport routier (type de fret, camions, chauffeurs, etc.) ;

  •  organiser et/ou participer à des missions hors du territoire national, en interarmées voire interalliés ;

  •  s'assurer de la disponibilité des moyens humains et matériels et désigner les personnels possédant les qualifications requises pour assurer les missions (permis VL, PL, SPL, TC) ;

  •  assurer le suivi du parc des VL et PL (interface entre les organismes de maintenance et les unités) ;

  •  veiller au respect des délais d'acheminement en fonction du caractère d'urgence de livraison des matériels ;

  •  réguler le fret transporté en optimisant la rentabilité des transports (souplesse de programmation, ne pas voyager à vide, etc.) ;

  • appliquer les critères de sécurité en matière de code de la route et de transport de matières dangereuses ;

  •  effectuer des missions de transport de fret et/ou de personnels en qualité de conducteur routier ;

  •  assurer, en qualité de chef de dispositif, le commandement d'un convoyage de véhicules.

Appendice V.b. Sous-spécialité 255 : matériels environnement aéronautique.

Monographie d'emploi de la spécialisation 2550 « matériels environnement aéronautique ».

1 Généralités.

La présente section a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du spécialiste 2550 « matériels environnement aéronautique ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « MCO aéronautique » du REM dans les domaines d'activités suivants :

  • maintenance préventive et curative des matériels d'environnement aéronautique et terrestre (MEAT) ;
  • mise en œuvre et/ou utilisation des MEAT ;
  • réparation de circonstance sur des MEAT ;
  • assistance et accueil d'aéronefs de combat ou de transport ;
  • formation ;
  • définition, évolution et soutien des activités liées aux MEAT.

Ce spécialiste est appelé à servir au sein :

  • d'organismes de mise en œuvre et/ou de maintenance d'aéronefs ;
  • d'organismes de maintenance, de contrôle et de stockage de MEAT ;
  • d'organismes de commandements et d'états-majors ;
  • d'organismes de formation.

Les personnels des spécialisations 2551 « mécanicien électrotechnique opérationnelle », 2552 « mécanicien véhicules et matériels de servitude » et 2554 « technicien en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » sont rattachés à la présente monographie 2550 « matériels environnement aéronautique ».

Les domaines d'emplois de ces personnels prennent en compte la formation reçue lors des CE et CS (l'électrotechnique pour les sous-officiers de spécialisation « 2551 » et la mécanique véhicule pour les sous-officiers de spécialisation « 2552 ») ainsi que l'expérience acquise dans les emplois tenus.

Les domaines d'emploi des sous-officiers de spécialisation « 2554 » correspondent quant à eux à ceux décrits pour la spécialisation 2564 « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre ».

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général, technologique ou professionnel.

Le recrutement est possible à partir de la filière MDRE sous condition de réussite à la sélection dite « passerelle jeune ».

Le candidat doit également réussir aux tests de sélection.

2.2 Dépôt des candidatures.

Un plan de recrutement, établi par la DRH-AA, définit la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2550 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

En application des prescriptions prévues par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle. La FMI lui permet d'obtenir le CAM. Ensuite, la FPI , qui comprend un stage de qualification élémentaire et une phase d'application en unité , lui permet d'obtenir le BE de la spécialisation « 2550 ».

3.1.1 Stage de qualification élémentaire.

Ce stage de qualification élémentaire se déroule en école et comprend les activités suivantes :

  • préparer une opération de maintenance ;

  • effectuer les opérations de maintenance préventive et curative dans le domaine du génie mécanique, électrique, hydraulique et pneumatique ;

  • effectuer la mise en œuvre et/ou l'utilisation des MEAT ;

  • réaliser les opérations sommaires de carrosserie, de soudure et de bourrellerie ;

  • effectuer des opérations de guidage au sol et stationnement des aéronefs de passage.

Sous réserve de réussite aux épreuves de contrôles, il est affecté en unité. Il devient titulaire du CE à compter du premier du mois qui suit la sortie du stage de qualification élémentaire.

3.1.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

Le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité de six mois qui consiste à le faire parrainer par un sous-officier breveté supérieur ou sous-officier breveté élémentaire « ancien » afin de lui transmettre le savoir-faire nécessaire à son emploi et permettre de juger de son aptitude en vue de l'homologation de son BE.

3.1.3 Attribution du brevet élémentaire.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité et conformément aux prescriptions de l'instruction de douzièmeréférence, le BE de la spécialisation « 2550 » lui est attribué.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.2 Formations promotionnelles.

3.2.1 Pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats comprenant une partie théorique et une partie pratique et, des épreuves de connaissances professionnelles.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis en stages de formation du CS suivants :

  • SFE ;
  • stage de FPP.

La réussite aux deux stages de formation cités supra entraîne l'attribution du CS à compter du premier du mois qui suit la fin de la dernière phase effectuée.

3.2.1.1 Stage de formation à l'encadrement.

Ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans sa fonction de chef d'équipe et valider son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.1.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

Ce stage comprend les domaines d'activités suivants :

  • management - organisation du travail et du suivi technique ;

  • maîtrise des risques ;

  • pilotage de la maintenance ;

  • animation logistique et technique de la chaîne MCO.

3.2.1.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Le titulaire du CS effectue une phase d'application en unité d'une durée de six mois. Cette durée est variable conformément à l'instruction de douzième référence, afin de parfaire les connaissances acquises en école.

3.2.1.4 Attribution du brevet supérieur.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité et conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence, le BS de la spécialisation « 2550 » lui est attribué.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.2.2 Pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise.

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA du grade d'adjudant-chef.

Ainsi, le breveté supérieur est admis en stage de formation du CCM intitulé SFC.

La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM à compter du premier du mois qui suit la fin du stage et celle du BCM après une phase d'application en unité de trois mois, conformément à l'instruction de douzième référence.

3.2.2.1 Stage de formation au commandement.

Ce stage prépare l'intéressé à son futur rôle de chef de service.

3.2.2.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet cadre de maîtrise).

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité de trois mois afin de parfaire les connaissances acquises en école.

Durant cette phase, il met en application ses connaissances acquises en école.

3.2.2.3 Attribution du brevet cadre de maîtrise.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité et conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence, le BCM de la spécialisation « 2550 » lui est attribué.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.3 Formations professionnelles continues.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du sous-officier est suivie au moyen d'un tableau de suivi du contrôle de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle sera établi.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2550 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

4 Emplois.

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

À l'issue de sa formation initiale professionnelle, le certifié élémentaire est affecté en base aérienne en fonction des besoins de l'institution.

Le breveté élémentaire est employé en qualité de personnel « exécutant » travaillant seul ou en équipe.

Le breveté élémentaire peut se voir confier l'encadrement de sous-officiers certifiés élémentaires et/ou de MDRE.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Le breveté supérieur peut être employé en qualité :

  • d'exécutant qualifié seul ou en équipe ;
  • de chef de section ou de division de faible importance ;
  • de chef d'équipe ;
  • de responsable dans un bureau technique d'unité ;
  • de contrôleur technique ;
  • d'animateur qualité ;
  • de rédacteur et/ou animateur au sein d'organismes de direction ;
  • de formateur.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Le CM peut être employé en qualité :

  • de commandant ou adjoint d'une unité de maintenance de MEAT ;
  • de chef de division ou de section ;
  • de chef de bureau technique ;
  • d'expert technique ;
  • de contrôleur technique ;
  • de responsable dans un bureau technique d'unité ;
  • de responsable qualité ;
  • de rédacteur et/ou animateur au sein d'organismes de direction ;
  • de formateur.

Appendice V.C. Sous-spécialité 256 : matériels environnement aéronautique.

Domaine d'activités de la spécialisation 2561 « aide electrotechnicien ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2561 « aide électrotechnicien ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « MCO aéronautique » du REM dans les domaines suivants :

  • mise en œuvre des matériels d'environnement et de servitudes aéronautiques (MESA) ;
  • maintenance des MESA ;
  • sécurité des vols et HSCT ;
  • assistance et accueil d'aéronefs de combat ou de transport ;
  • mise en œuvre des moyens plates-formes aéronautiques.

Dans le cadre de la mise en œuvre et de la maintenance des matériels d'environnement, le MDRE exerce :

  • les opérations simples qui lui sont confiées ;
  • certaines opérations complexes en qualité d'équipier.

Le MDRE « aide électrotechnicien » est appelé à servir au sein d'organismes de soutien d'environnement aéronautiques et terrestres :

  • escadron unités navigantes ;
  • escadron de soutien technique aéronautique métropole et hors métropole ;
  • escadron de soutien des matériels d'environnement en métropole et hors métropole ;
  • groupe des ateliers techniques ;
  • escadron de défense sol-air ;
  • service soutien commun (SSC).

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés à l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.


2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2561», selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit remplir les conditions de sélection suivantes :

  • justifier d'un niveau scolaire de fin de classe de troisième jusqu'à la terminale de l'enseignement générale ou technologique ;
  • ou être titulaire d'un :  

    • CAP « électrotechnique » ;

    • CAP « installation en équipements électriques » ;

    • CAP « installation en télécommunication et courants faibles » ;

    • BEP « électrotechnique » ;

    • BEP ou BAC PRO « équipement et installations électriques » ;

    • BEP ou BAC PRO « MSMA ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Le chargé de l'entretien s'assurera de la détention par le candidat du permis de conduire VL (permis B).

2.5 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet au MDRE « aide électrotechnicien » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI en unité est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE « aide électrotechnicien » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI s'effectue sous la forme d'une phase d'application.

D'une durée minimale de six mois, elle se déroule en unité. Durant cette période le MDRE « aide électrotechnicien » est formé, par un sous-officier qualifié, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi.

Outre les activités susvisées au point 1, le MDRE « aide électrotechnicien » suivra, en fonction de son emploi, une formation (cariste, autorisation de conduite engins, permis E, C, habilitation électrique, etc.).

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée selon les dispositions de l'instruction de huitième référence.

3.2 Formation professionnelle continue.

Elle est réalisée en unité. Le programme de formation est axé sur des formations spécifiques à son domaine d'activité et à ses missions.

À l'instar des sous-officier, l'instruction d'entretien et de perfectionnement de MDRE « aide electrotechnicien » est suivie sur un tableau de suivi de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle est établi.

À chaque étape du parcours professionnel, les nouvelles compétences sont acquises par le biais de formations théoriques et pratiques dispensées soit en unité, soit dans un centre de formation armée de l'air ou dans le secteur civil.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « aide électrotechnicien » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE « aide électrotechnicien », ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.3 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « aide electrotechnicien » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « aide électrotechnicien » effectue les activités suivantes :

Mission « mise en œuvre des MESA » :

  • vérifier et entretenir l'outillage individuel et collectif à l'issue de chaque intervention sous la responsabilité d'un technicien ;

  • effectuer en équipe la manutention des MESA ;

  • exécuter en équipe les opérations de mise en œuvre des matériels d'environnement ;

  • exécuter en équipe des opérations de mise en œuvre des portes, trappes et treuils des abris avions.

Mission « maintenance des MESA » :

  • exécuter en équipe l'entretien de niveau de soutien opérationnel des portes, trappes et treuils des abris avions ;

  • réaliser des dépannages des matériels d'environnement en équipe ;

  • exécuter en équipe des opérations de maintenance sur des matériels d'environnement au sein d'un atelier ;

  • vérifier et/ou entretenir en équipe l'outillage commun et spécifique lié aux opérations de maintenance.

Mission « sécurité des vols et HSCT » :

  • appliquer les consignes de bases liées aux déplacements, à l'habillement, aux évolutions dans un environnement aéronautique ;

  • respecter l'application des règles d'HSCT ;

  • appliquer les consignes de manutention et de sécurité incendie liées à une activité dans un environnement aéronautique ;

  • participer aux séances de « maintenance ressources management » organisées par l'unité et être vigilant face au risque lié au facteur humain.

Mission « assistance et accueil d'aéronefs de combat ou de transport » :

  • effectuer les actions relatives à l'accueil des aéronefs dans le respect de la procédure en vigueur (01-01 0004 010 011 relative à la mise en œuvre de la fonction accueil aéronef).

Mission « mise en œuvre des moyens plates-formes aéronautiques » :

  • effectuer en équipe la mise en œuvre et la maintenance des barrières d'arrêts et brins d'arrêts ;

  • réaliser, le balayage, le déverglaçage et le déneigement de la plate-forme aéronautique.

Domaine d'activités de la spécialisation 2562 « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2562 « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « MCO aéronautique » du REM dans les domaines suivants :

  • mise en œuvre des MESA ;
  • maintenance des MESA ;
  • sécurité des vols et HSCT ;
  • assistance et accueil d'aéronefs de combat ou de transport ;
  • mise en œuvre des moyens plates-formes aéronautiques.

Dans le cadre de la mise en œuvre et de la maintenance des matériels d'environnement, le MDRE exerce :

  • les opérations simples qui lui sont confiées ;
  • certaines opérations complexes en qualité d'équipier.

Le MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » est appelé à servir au sein d'organismes de soutien d'environnement aéronautiques et terrestres :

  • escadron unités navigantes ;
  • escadron de soutien technique aéronautique en métropole et hors métropole ;
  • escadron de soutien des matériels d'environnement métropole et hors métropole ;
  • groupe des ateliers techniques ;
  • escadron de défense sol-air ;
  • SSC.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés à l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.


2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2562 », selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit remplir les conditions de sélection suivantes :

  - justifier d'un niveau scolaire de fin de classe de troisième jusqu'à la terminale de l'enseignement générale ou technologique ;

  - ou être titulaire d'un :

  • CAP « mécanicien en maintenance de véhicules particuliers ou industriels »
  • BEP ou BAC PRO « maintenance automobile à dominante véhicules particuliers ou véhicules industriels » ;
  • BEP ou BAC PRO « MSMA ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Le commandant d'unité ou son représentant s'assurera de la détention par le candidat du permis de conduire VL (permis B).

2.5 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet au MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI en unité est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI s'effectue sous la forme d'une phase d'application.

D'une durée minimale de six mois, elle se déroule en unité. Durant cette période, le MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » est formé, par un sous-officier qualifié, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi.

Outre les activités susvisées au point 1., le MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » suivra, en fonction de son emploi, une formation (cariste, autorisation de conduite engins, permis E, C, habilitation électrique, etc.).

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée selon les dispositions de l'instruction de huitième référence.

3.2 Formation professionnelle continue.

Elle est réalisée en unité. Le programme de formation est axé sur des formations spécifiques à son domaine d'activité et à ses missions.

À l'instar des sous-officiers, l'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » est suivie sur un tableau de suivi de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle est établi.

À chaque étape du parcours professionnel, les nouvelles compétences sont acquises par le biais de formations théoriques et pratiques dispensées soit en unité, soit dans un centre de formation armée de l'air ou dans le secteur civil.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude », ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.3 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition de forces.

Le MDRE doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».


4 Emplois.

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « aide mécanicien véhicules et matériels de servitude » effectue les activités suivantes :

Mission « mise en œuvre des MESA » :

  • vérifier et entretenir l'outillage individuel et collectif à l'issue de chaque intervention sous la responsabilité d'un technicien ;

  • effectuer en équipe la manutention des matériels d'environnement et de servitudes aéronautiques ;

  • exécuter en équipe les opérations de mise en œuvre des matériels d'environnement ;

  • exécuter en équipe des opérations de mise en œuvre des portes, trappes et treuils des abris avions.

Mission « maintenance des MESA » :

  • exécuter en équipe l'entretien de niveau de soutien opérationnel des portes, trappes et treuils des abris avions ;

  • réaliser des dépannages des matériels d'environnement en équipe ;

  • exécuter en équipe des opérations de maintenance sur des matériels d'environnement au sein d'un atelier ;

  • vérifier et/ou entretenir en équipe l'outillage commun et spécifique lié aux opérations de maintenance.

Mission « sécurité des vols et HSCT » :

  • appliquer les consignes de bases liées aux déplacements, à l'habillement, aux évolutions dans un environnement aéronautique ;

  • respecter l'application des règles d'HSCT ;

  • appliquer les consignes de manutention et de sécurité incendie liées à une activité dans un environnement aéronautique ;

  • participer aux séances de « maintenance ressources management » organisées par l'unité et être vigilant face au risque lié au facteur humain.

Mission « assistance et accueil d'aéronefs de combat ou de transport » :

  • effectuer les actions relatives à l'accueil des aéronefs dans le respect de la procédure en vigueur (01-01 0004 010 011 relative à la mise en œuvre de la fonction accueil aéronef).

Mission « mise en œuvre des moyens plates-formes aéronautiques » :

  • effectuer en équipe la mise en œuvre et la maintenance des barrières d'arrêts et brins d'arrêts ;

  • réaliser le balayage, le déverglaçage et le déneigement de la plate-forme aéronautique.

Domaine d'activités de la spécialisation 2564 « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2564 « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « MCO aéronautique » du REM dans les domaines suivants :

  •  maintenance des MESA ;
  •  réalisation de confections ;
  •  HSCT.

Dans le cadre de la maintenance des matériels d'environnement, le MDRE exerce sous la responsabilité d'un technicien :

  •  les opérations simples qui lui sont confiées ;
  •  certaines opérations complexes en qualité d'équipier.

Le MDRE « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » est appelé à servir au sein d'organismes de soutien d'environnement aéronautiques et terrestres :

  •  escadron de soutien des matériels d'environnement en métropole et hors métropole ;
  •  groupe des ateliers techniques ;
  • ateliers de confection spécifiques ;
  • SSC.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés à l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2564», selon les prescriptions de l'instruction de quatorzième référence.


2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit remplir les conditions de sélection suivantes :

- justifier d'un niveau scolaire de fin de classe de troisième jusqu'à la terminale de l'enseignement générale ou technologique ;

- ou être titulaire d'un :

  • CAP « construction d'ensembles chaudronnés » ;
  • CAP « carrosserie réparation » ;
  • CAP « constructeur bois - menuisier » ;
  • CAP « peinture en carrosserie » ;
  • CAP « serrurier métallier » ;
  • BEP ou BAC PRO « carrosserie peinture » ;
  • BEP « réalisation d'ouvrages chaudronnés et de structures métalliques » ;
  • BEP ou BAC PRO « menuisier » ;
  • BEP ou BAC PRO « production mécanique informatisée » ;
  • BAC PRO « structures métalliques » ;
  • BAC PRO « réalisation d'ouvrages chaudronnés ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

2.5 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet au MDRE « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI en unité est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI s'effectue sous la forme d'une phase d'application.

D'une durée minimale de six mois, elle se déroule en unité. Durant cette période le MDRE « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » est formé, par un sous-officier qualifié, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée, selon les dispositions de l'instruction de huitième référence.

3.2 Formation professionnelle continue.

Elle est réalisée en unité. Le programme de formation est axé sur des formations spécifiques à son domaine d'activité et à ses missions.

À l'instar des sous-officiers, l'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » est suivie sur un tableau de suivi de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle est établi.

À chaque étape du parcours professionnel, les nouvelles compétences sont acquises par le biais de formations théoriques et pratiques dispensées soit en unité, soit dans un centre de formation armée de l'air ou dans le secteur civil.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre », ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.3 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.


3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou de brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « opérateur en mécanique et confection de matériel aéronautique et terrestre » effectue les activités suivantes :

  • mission « maintenance des MESA » :

    • réaliser des opérations de maintenance liées aux domaines de la carrosserie, peinture, machines-outils, soudure, menuiserie et bourrellerie ;

    • réaliser des confections dans les domaines supra ;

    • vérifier et/ou entretenir en équipe l'outillage commun et spécifique lié aux opérations de maintenance ;

  • mission « HSCT » :

    • appliquer les consignes de bases liées aux déplacements, à l'habillement, aux évolutions dans un environnement aéronautique ;

    • respecter l'application des règles d'HSCT ;

    • appliquer les consignes de manutention et de sécurité incendie liées à une activité dans un environnement aéronautique ;

    • participer aux séances de « maintenance ressources management » organisées par l'unité et être vigilant face au risque lié au facteur humain.

Annexe VI. Spécialité 26 : sécurité incendie et sauvetage.

Appendice VI.A. Sous-spécialité 262 : interventions sécurité incendie et sauvetage, sécurité nucléaire et nucléaire radiologique biologique et chimique.

Monographie d'emploi de la spécialisation 2620 « pompier de l' armée de l'air ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu des sous-officiers de la spécialisation 2620 « pompier de l'armée de l'air ».

Leur activité s'exerce au sein de la filière « sécurité incendie aéronautique » de la famille professionnelle « sécurité secours incendie » du REM et couvre trois emplois-type de défense : la sécurité incendie, la défense NRBC d'installation, l'intervention en sécurité nucléaire.

Selon la nécessité induite par leur unité d'affectation et après avoir effectué des formations d'adaptation, les sous-officiers pompiers exercent des responsabilités en matière :

  • d'intervention en sécurité incendie et sauvetage aéronautique, de sécurité des installations aéroportuaires et des ouvrages enterrés ;

  • d'intervention NRBC ;     

  • d'intervention en sécurité nucléaire (situation d'urgence radiologique) ;

  • de secours aux personnes ;

  • de gestion des alarmes et de l'alerte des secours incendie et sauvetage à partir du poste de commandement (PC) Feu ;

  • de maintenance des matériels de sécurité incendie et de sauvetage.

Les unités d'affectation (en et hors métropole) sont les escadron de sécurité incendie et sauvetage (ESIS), le centre de formation des techniciens de la sécurité de l'armée de l'air (CFTSAA) 00.308 de Cazaux et les bureaux maîtrise des risques (BMR) des bases aériennes.

Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  •  baccalauréat professionnel métiers de la sécurité ;
  •  baccalauréat d'enseignement général.

Le recrutement est possible à partir de la filière MDRE sous condition de réussite à la sélection dite « passerelle jeune ».

Le candidat doit également réussir aux tests de sélection.

Il devra également être titulaire du permis de catégorie B. Cette condition est indispensable pour passer le permis PL (catégorie C) lors de la FMI, si le critère d'âge le permet, ou à l'issue de la formation spécialisée sur la base d'affectation.

Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 2620 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Dans cette spécialité il doit satisfaire aux normes d'aptitude aux travaux en hauteur.

À l'issue de cette visite, un certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) est adressé à la DRH-AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formations.

Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste. Le candidat doit être titulaire au minimum du contrôle de la condition physique du militaire (CCPM) niveau IV obtenu lors de la FMI.

Le candidat au certificat élémentaire est admis au CFTSAA. La formation se déroule en plusieurs périodes.

Période 1 :

  • équipier/chef d'équipe binôme :

    • attitudes et comportements ;

    • culture administrative air ;

    • interventions diverses ;

    • gestion opérationnelle commandement ;

    • incendie ;

    • risques technologiques et naturels air ;

    • secours à personnes air ;

    • techniques opérationnelles ;

    • techniques de désincarcération ;

    • conduite - mise en œuvre des matériels de lutte contre l'incendie (COD 1 AA) ;

    • premiers secours en équipe (PSE) niveaux 1 et 2.

Période 2 :

  • chef d'agrès d'une équipe de protection des installations aéroportuaires (PIAp) :

    • incendie ;

    • gestion opérationnelle de commandement ;

    • secours à personne ;

    • techniques opérationnelles ;

    • module complémentaire service de sécurité et d'assistance aux personnes (SSIAP) 1 ;

    • vérificateur des matériels de première intervention incendie.

Période 3 :

  • chef d'agrès « crash, fire and rescue » spécialisé en intervention à caractère aéronautique :

    • incendie air ;

    • techniques opérationnelles air ;

    • secours aéronautiques.

Le stage du certificat élémentaire est complété par une formation spécifique au NRBC. Cette formation ciblera en priorité le personnel affecté sur une BAVN et BAVI. La qualification d'opérateur NRBC de niveau I est délivrée par le CE SN - NRBC 03.331.

À l'issue de la phase d'application en unité dont la durée est fixée à six mois, le BE de spécialiste 2620 « pompier de l'armée de l'air » lui est attribué. Cette durée peut être prolongée conformément aux dispositions de l'instruction de douzième référence.

À l'issue d'une période d'application en unité de deux ans, le breveté élémentaire bénéficiera d'une formation complémentaire en PIAp lui permettant d'obtenir la qualification de chef d'agrès de plusieurs équipes.

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

Le BST est délivré au personnel qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et est titulaire du CAM. Le BESLE est attribué le jour suivant la nomination au grade de sergent.

Sur proposition du commandant d'unité, le breveté élémentaire de spécialité limité à l'emploi bénéficiera d'une formation complémentaire en PIAp lui permettant d'obtenir la qualification de chef d'agrès de plusieurs équipes.

Le stage de formation professionnelle comprend également une formation d'adaptation au NRBC (personnel affecté sur BAVI ou BAVN à l'issue d'une mutation). La qualification « opérateur NRBC » de niveau I est délivrée par le CE SN-NRBC 03.331.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Conditions d'accès au SFE :

  • être titulaire de la S2 ;

  • être à jour de visite médicale périodique et être en possession du certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) ;

  • être titulaire du PSE 1 et du PSE 2 à jour de formation continue ;

  • détenir le certificat d'aptitude au tir (CATI) 1 fusil d'assaut de la manufacture d'armes de Saint-Etienne (FAMAS) et le CATi 2 pistolet automatique (PA).

À l'issue du SFE, le titulaire de la S2 rejoint le CFTSAA où il effectue une formation professionnelle.

Contenu de la phase de formation :

  • chef de secours - chef de manœuvre :

    • prévention incendie ;

    • culture administrative air ;

    • incendie air ;

    • technique opérationnelle aéronautique ;

    • gestion opérationnelle commandement aéronautique ;

    • secours aéronautiques ;

    •  risques technologiques.

Le stage de formation professionnelle est complété par une formation spécifique au NRBC. Cette formation ciblera en priorité le personnel affecté sur base aérienne à vocation nucléaire (BAVN) et base aérienne à vocation d'intervention (BAVI). La qualification d'opérateur de PC NRBC de niveau II est délivrée par le centre d'expertise en sécurité nucléaire (CE SN)-NRBC 03.331.

À l'issue de la phase d'application en unité dont la durée est fixée à un mois, le BS lui est attribué. Cette durée peut être prolongée conformément aux dispositions de l'instruction de onzième référence.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Avant l'attribution du BCM, le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité dont la durée est d'un mois. Cette durée peut être prolongée conformément aux dispositions de l'instruction de douzième référence.

Le stage de formation professionnelle comprend deux formations d'adaptation en sécurité incendie et sauvetage effectuées au CFTSAA :

  • stage de commandant d'ESIS ;

  • stage chef de groupe et commandant des opérations de secours air.

Le stage de formation professionnelle comprend également une formation d'adaptation au NRBC (celle-ci ciblera en particulier le personnel affecté sur BAVI ou BAVN à l'issue d'une mutation). La qualification de chef de section NRBC de niveau II est délivrée par le CE SN-NRBC 03.331.


Formation professionnelle continue.

Le suivi de l'instruction professionnelle est réalisé conformément aux directives de la brigade aérienne des forces de sécurité et d'intervention (BAFSI).

Il est matérialisé dans les livrets de parrainage, professionnel et du conducteur de chaque pompier de l'armée de l'air.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le personnel des ESIS doit avoir suivi l'ensemble des modules de la formation POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

Dans le cadre du maintien des compétences (MDC), les pompiers doivent justifier d'une licence opérationnelle à jour. Les conditions d'obtention de cette dernière sont définies annuellement par le commandement des forces aériennes (CFA)/BAFSI dans le cadre de la directive annuelle d'entraînement.

Les pompiers doivent être inscrits auprès de la division MDC de la BAFSI/BSIS SN-NRBC pour effectuer des campagnes de feux majeurs organisées au CFTSAA et éventuellement sur des sites extérieurs agréés.

La réalisation de ce MDC conditionne leur aptitude à l'emploi par la délivrance d'une licence opérationnelle.

3.6 Maintien de la condition physique.

Le personnel des ESIS est soumis au CCPM au même titre que l'ensemble du personnel de l'armée de l'air. La condition physique du pompier doit être d'un très bon niveau. Dans le domaine de la préparation physique, chacun dispose de trois à six heures par semaine pour la pratique qui favorise les qualités de combativité, de dépassement de soi et de cohésion.

Le personnel des ESIS doit satisfaire aux épreuves du CCPM et atteindre au minimum le niveau IV pour être déclaré apte à un emploi dans un dispositif opérationnel d'intervention.

Cette aptitude au service passe également dans la réalisation annuelle du parcours pompier, conformément à l'accord de normalisation OTAN (standardization agreement) (STANAG 7162).

3.7 Maîtrise de la langue anglaise.

Les sous-officiers brevetés élémentaires doivent obtenir le PLS 1111. Les sous-officiers brevetés supérieurs et brevetés CM faisant partie de l'encadrement et de l'équipe de commandement des ESIS doivent obtenir le PLS 2222.

Tous les sous-officiers suivent le stage « opération extérieur (OPEX) » réalisé au centre de langue aéronautique spécialisé (CLAS) au préalable à un détachement en OPEX nécessitant l'emploi de la langue anglaise.

4 Emploi des sous-officiers « 2620 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire et du breveté élémentaire de spécialité limité à l'emploi.

Ce sous-officier « pompier de l'armée de l'air » est apte à assurer les fonctions de :

  • chef d'agrès d'une équipe PIAp ;

  • chef d'agrès PIAp après deux ans de « BE » et sur proposition du commandant d'unité pour les sous-officiers « BESLE » ;

  • chef d'agrès sur l'ensemble des véhicules de sécurité incendie ;

  • chef d'une équipe de secours dans le cadre de l'assistance à victime ;

  • chef d'une équipe d'opérateurs NRBC de niveau I ;

  • adjoint au chef d'atelier de maintenance des matériels d'incendie ;

  • responsable de l'encadrement des activités professionnelles des MDRE ;

  • SSIAP 2.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Le breveté supérieur « 2620 » est apte à assurer, au sein d'un ESIS, les fonctions suivantes :

  • chef des secours - chef de manœuvre dans le domaine aéronautique ;
  • chef d'agrès PIAp ;
  • préventionniste incendie au sein du BMR d'une base aérienne ;
  • chef d'atelier de maintenance des matériels d'incendie ;
  • instructeur ;
  • opérateur de PC NRBC.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Le sous-officier breveté CM « pompier de l'armée de l'air » peut assurer les fonctions de :

  • commandant ou commandant en second d'un ESIS ;    
  • préventionniste incendie au sein du BMR d'une base aérienne ou d'un état-major ;
  • sous-officier en état-major ;
  • commandant des opérations de secours air ou adjoint ;
  • chef de la division conduite opérationnelle ou de la division préparation opérationnelle d'un ESIS ;
  • chef de PC NRBC ;
  • chef de section ou adjoint au chef de section NRBC ;
  • SSIAP 3.

Domaine d'activités de la spécialisation 2620 « équipier pompier de l' armée de l'air ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu, des militaires du rang de la spécialisation 2620 « équipier pompier de l'armée de l'air ».

Leur activité s'exerce au sein de la filière « sécurité incendie aéronautique » de la famille professionnelle « sécurité secours incendie » du REM et couvre trois emplois-type de défense : la sécurité incendie, la défense NRBC d'installation, l'intervention en sécurité nucléaire.

Selon la nécessité induite par leur unité d'affectation et après avoir effectué des formations d'adaptation, les MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » peuvent exercer des tâches en matière :

  • d'intervention en sécurité incendie et sauvetage aéronautique, de sécurité des installations aéroportuaires et des ouvrages enterrés ;

  • défense NRBC d'installation ou intervention NRBC ;

  • d'intervention en sécurité nucléaire (situation d'urgence radiologique) ;

  • de secours aux personnes ;

  • de gestion des alarmes et de l'alerte des secours incendie et sauvetage à partir du PC Feu ;

  • de maintenance des matériels de sécurité incendie et de sauvetage.

Le MDRE exerce sous contrôle d'un sous-officier qualifié tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Le MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » est appelé à servir au sein d'un ESIS.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

Il devra également être titulaire du permis de catégorie B. Cette condition est indispensable pour passer le permis PL (catégorie C), à l'issue de la formation spécialisée, sur la base d'affectation dès que le critère d'âge le permet.

2.2 Dépôt de candidatures.

Les candidats au recrutement s'adressent aux bureaux air du CIRFA ou aux CR des bases aériennes pour un entretien initial et l'établissement d'un dossier de candidature.

Les dossiers des candidats sont directement transmis au DEA de rattachement qui convoque le candidat pour les tests, la visite médicale initiale et l'entretien de motivation et, déclenche la demande de contrôle de sécurité.

Les résultats des évaluations sont centralisés par le bureau recrutement qui sélectionne définitivement les candidats et les oriente vers les formations gagnantes pour l'engagement et les formalités d'incorporation avant rejointe du centre de formation militaire.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 2620 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Dans cette spécialité il doit satisfaire aux normes d'aptitude aux travaux en hauteur.

À l'issue de cette visite, un certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) est adressé à la DRH-AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un CAP ou BEP (niveau V).

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est 1111. Il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de la pré-orientation du candidat.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

2.5 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet au MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » d'obtenir le CME.   

À la suite du CME, la FPI est assurée au CFTSAA quel que soit le niveau de compétence professionnelle préalablement acquis.

Elle permet au MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction douzième référence.

La FPI se déroule en deux étapes :

  • un stage de formation professionnelle ;

  • une phase d'application en unité.

3.1.1 Stage de formation professionnelle.

Ce stage se déroule au CFTSAA. La FPI porte sur les domaines (modules théoriques, travaux pratiques et travaux dirigés) suivants :

  • attitudes et comportements ;

  • culture administrative air ;

  • interventions diverses ;

  • incendie ;

  • risques technologiques et naturels ;

  • secours à personne ;

  • techniques opérationnelles ;

  • techniques de désincarcération ;

  • PSE 1 et PSE 2 ;

  • stationnaire.

Le stage de formation professionnelle est complété par une formation spécifique au NRBC. Cette formation ciblera en priorité le personnel affecté sur BAVN et BAVI. La qualification d'opérateur NRBC de niveau I est délivrée par le CE SN-NRBC 03.331.

Sous réserve de réussite au stage de FPI, le MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » effectue une phase d'application en unité.

3.1.2 Phase d'application en unité.

D'une durée minimale de six mois, elle se déroule en ESIS.

Durant cette période, le MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » est formé, par un sous-officier qualifié, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

Le MDRE en situation d'échec durant la période probatoire, initiale, renouvelée ou prolongée, peut faire l'objet d'une dénonciation de son engagement dans les conditions fixées par l'instruction de huitième référence.

3.2 Formation professionnelle continue.

3.2.1 Cas général.

Pour les unités de la BAFSI, Le suivi de l'instruction professionnelle est réalisé conformément aux directives de la BAFSI.

Il est matérialisé dans les livrets de parrainage, professionnel et du conducteur de chaque pompier de l'armée de l'air.

3.2.2 Qualication complémentaire de chef d'équipe.

Les MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » réunissant les prérequis suivants :

  • qualifiés conducteur incendie dans un ESIS ;

  • titulaires de la SN1 MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » ;

  • titulaires du PSE 1, du PSE 2 et de l'unité de valeur technique de désincarcération,

peuvent accéder à la sélection du stage de formation de MDRE « chef d'équipe ».

Cette formation est composée des modules suivants :

  • culture administrative ;

  • gestion opérationnelle de commandement ;

  • incendie ;

  • interventions diverses ;

  • secours aux personnes ;

  • techniques opérationnelles air ;

  • incendie aéronautique ;

  • secours aéronautique ;

  • aptitude physique, militaire et sportive.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » peut présenter cette sélection.

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air », ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.3 Accès a la passerelle tardive « rang » sous-officier.

Pour accéder au stage de la passerelle tardive, le candidat doit avoir la qualification de chef d'équipe et suivre une formation professionnelle au CFTSAA.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition opérationnelle.

Le personnel des ESIS doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

Dans le cadre du MDC, les pompiers doivent justifier d'une licence opérationnelle à jour. Les conditions d'obtention de cette dernière sont définies annuellement par le CFA/BAFSI dans le cadre de la directive annuelle d'entraînement.

Les pompiers doivent être inscrits auprès de la division MDC de la BAFSI/BSIS SN-NRBC pour effectuer des campagnes de feux majeurs organisées au CFTSAA et éventuellement sur des sites extérieurs agréés.

La réalisation de ce MDC conditionne leur aptitude à l'emploi par la délivrance d'une licence opérationnelle.

3.5 Maintien de la condition physique.

La condition physique du pompier doit être d'un très bon niveau. Le personnel doit participer assidûment aux séances d'activités sportives organisées par le service des sports.

Le personnel doit être sensibilisé dans le domaine de la préparation physique et chacun dispose d'un volume de trois à six heures par semaine afin de se consacrer à cette pratique qui favorise les qualités de combativité, de dépassement de soi et de cohésion. La participation aux activités physiques est mentionnée dans le livret professionnel.

Le personnel des ESIS doit satisfaire aux épreuves du CCPM et atteindre au minimum le niveau IV pour être déclaré apte à un emploi dans un dispositif opérationnel d'intervention.

Cette aptitude au service passe également dans la réalisation annuelle du parcours pompier, conformément au STANAG 7162.

3.6 Maîtrise de la langue anglaise.

Les MDRE ne sont pas astreints à obtenir un niveau d'anglais particulier.

Toutefois, tous les MDRE suivent le stage « OPEX » réalisé au CLAS au préalable à un détachement en OPEX nécessitant l'emploi de la langue anglaise.

Emploi des militaires du rang engagés « 2620 ».

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « équipier pompier de l'armée de l'air » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « équipier pompier de l'armée de l'air » effectue les activités suivantes :

  • équipier ou conducteur sur l'ensemble des véhicules d'intervention ;

  • stationnaire au sein d'un poste de coordination [PC Feu ESIS ou poste de commandement local (PC-L)] ;

  • équipier d'un groupe de sauvetage aéronautique ;

  • équipier au sein de l'équipe de secours à victime ;

  • aide permanent de sécurité nucléaire ;

  • équipier au sein de l'équipe d'interventions diverses ;

  • équipier lors d'interventions en matière de sécurité nucléaire, incendie et sauvetage et NRBC ;

  • SSIAP 1 ;

  • entretien et maintenance des matériels de lutte contre l'incendie.

Dans le cadre du bon fonctionnement du service, il participe aux travaux d'intérêt général et se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs.

4.2 Emploi du militaire du rang engagé « équipier pompier de l'armée de l'air » détenteur du brevet supérieur de technicien.

Le MDRE breveté supérieur technicien est destiné à être employé comme :

  • équipier ou conducteur sur l'ensemble des véhicules d'intervention ;

  • stationnaire au sein d'un poste de coordination (PC Feu ESIS ou PC-L) ;

  • équipier d'un groupe de sauvetage aéronautique ;

  • équipier au sein de l'équipe de secours à victime ;

  • aide permanent de sécurité nucléaire ;

  • équipier lors d'interventions en matière de sécurité nucléaire, incendie et sauvetage et NRBC ;

  • aide instructeur dans le cadre de la formation du personnel de la base aérienne ou des équipes de sécurité incendie ;

  • SSIAP 1 ;

  • entretien et maintenance des matériels de lutte contre l'incendie.

4.3 Emploi du militaire du rang engagé chef d'équipe pompier de l'armée de l'air.

Le chef d'équipe est destiné à être :

  • chef d'équipe sur l'ensemble des véhicules mousse aérodrome constituant l'ensemble de secours aéronautique ;

  • stationnaire au sein d'un poste de coordination (PC Feu ESIS ou PC-L) ;

  • chef de l'équipe pour le secours à victime ;

  • aide permanent de sécurité nucléaire ;

  • équipier lors d'interventions en matière de sécurité nucléaire, incendie et sauvetage et NRBC ;

  • chef d'un binôme dans le cadre des interventions diverses (inondations, destruction de nuisible, dépollution) ;

  • aide instructeur dans le cadre de la formation du personnel de la base aérienne ou des équipes de sécurité incendie ;

  • formateur ;

  • SSIAP 1 ;

  • SSIAP 2 ;

  • entretien et maintenance des matériels de lutte contre l'incendie ;

  • chef d'équipe protection des installations de plate-forme.

Annexe VII. Spécialité 27 : logistique.

appendice VII.A. Sous spécialité 273 : gestion logistique.

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu, des sous-officiers de la spécialisation 2730 « logisticien » employés dans les unités de la famille professionnelle « entreposage des matériels » du REM.

Ce spécialiste est appelé à servir au sein :

  • d'organismes ravitailleurs de l'armée de l'air et/ou interarmées (en et hors métropole) ;

  • des structures interarmées en charge par milieu de la gestion du MCO des matériels ;

  • de centres d'instruction ;

  • d'organismes de commandements d'armée d'appartenance ou interarmées.

Il exerce dans les domaines suivants :

  • l'approvisionnement, la réception, l'entreposage, la distribution, l'envoi en intervention technique, l'expédition, l'élimination, la gestion des biens de l'une ou plusieurs des catégories de matériels suivants :

    • matériels aéronautiques ;

    • matériels terrestres ;

    • produits pétroliers ;

    • habillement ;

    • matériels de campagne ;

    • couchage ;

    • ameublement ;

    • la gestion de la documentation afférente à ces différents matériels ;

    • la formation ;

    • la définition, évolution, et soutien des activités logistiques.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat d'enseignement général ;

  • baccalauréat d'enseignement technologique.

Le recrutement est possible à partir de la filière MDRE sous condition de réussite à la sélection dite « passerelle jeune ».

Le candidat doit également réussir aux tests de sélection.

2.2 Dépot des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2730 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

3.1.1 Cas général.

À l'issue de la FMI à l'EFSOAA, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

a) formation théorique d'une durée moyenne de quinze semaines à l'EFSOAA, sanctionnée par un examen qui lui permet d'obtenir le CE et qui comporte les modules suivants :

  • les fondamentaux communs à l'ensemble des emplois du logisticien ;

  • les matériels en attente, les produits pétroliers et la documentation ;

  • la réception, l'expédition ;

  • la logistique soutien de l'homme (habillement, matériel de campagne, couchage, ameublement) ;

  • la logistique technique au niveau central et local ;

  • la navigabilité et la logistique associée ;

  • le magasinage dans les escadrons soutien ravitaillement technique aéronautique ;

  • les domaines particuliers de la logistique technique ;

  • la fonction transport ;

  • les outils informatiques ;

  • la sécurité du travail.

b) formation pratique en unité (organisée sous la forme du parrainage) de six mois. En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation pour une durée d'un à trois mois. En cas d'échec, le certifié est considéré comme inapte à tenir un poste de breveté, il est employé pendant deux ans dans un poste de la catégorie inférieure.

À l'issue de la formation pratique, le BE de spécialiste 2730 « logisticien » est attribué.

3.1.2 Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

Le BST est délivré au personnel qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et est titulaire du CAM.

Le BESLE est attribué le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formations promotionnelles pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats comprenant une partie théorique et une partie pratique et, des épreuves de connaissances professionnelles.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis en stages de formation du CS suivants :

  • SFE ;

  • stage de FPP.

La réussite aux deux stages de formation cités supra entraîne l'attribution du CS à compter du premier du mois qui suit la fin de la dernière phase effectuée.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

Ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans sa fonction de chef d'équipe et de valider son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

Ce stage comprend les domaines d'activités suivants :

  • la logistique dans l'armée de l'air ;
  • la logistique sur la base aérienne ;
  • la documentation et les outils informatiques ;
  • la gestion automatisée, les matériels en attente ;
  • le transport, la réception, l'expédition ;
  • la gestion des carburants, lubrifiants et produits associés.

3.2.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Le titulaire du CS effectue une phase d'application en unité d'une durée de six mois, cette durée est variable conformément à l'instruction de douzième référence, afin de parfaire les connaissances acquises en école.

3.2.4 Attribution du brevet supérieur.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité et conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence, le BS de la spécialisation « 2730 » lui est attribué.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.3 Formations promotionnelles pour l'obtention du brevet cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est d'une durée d'environ quatre semaines à l'EFSOAA.

Le spécialiste ayant obtenu, en fin de SFC, la moyenne requise se voit attribuer le CCM.

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en pratique et de parfaire les connaissances acquises en école.

À l'issue de la phase d'application, le BCM de spécialiste 2730 « logisticien » est attribué conformément à l'instruction de douzième référence.

3.4 Formations professionnelles continues.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du sous-officier est réalisée conformément aux directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2730 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

4 Emploi des sous-officiers « 2730 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Au vue du REM, le breveté élémentaire est employé comme technicien.

Il a pour mission au sein d'un organisme ravitailleur, selon son service d'affectation :

  • de réceptionner et contrôler les matériels ;

  • d'emballer et d'expédier les matériels ;

  • de conditionner et stocker les matériels ;

  • de préparer les commandes ;

  • de distribuer les matériels ;

  • de préparer les envois en intervention technique ;

  • de préparer les commissions de réforme des matériels ;

  • d'assurer la gestion des biens.

Il a également en charge la formation et le tutorat des MDRE « 2730 » de son équipe.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Au vue du REM, le breveté supérieur est employé comme technicien supérieur et, à ce titre, a pour mission :

  • au sein d'un organisme ravitailleur :

    • de diriger et/ou d'exécuter les opérations dévolues au breveté élémentaire ;

    • de contrôler la qualité, la performance, et l'évolution des prestations fournies dans le domaine de la logistique ;

    • d'assurer la formation et le parrainage des certifiés élémentaires ;

  • au sein d'un organisme de commandement :

    • d'assurer la permanence et la planification des activités de soutien aux unités opérationnelles ;

  • au sein des structures interarmées en charge de la gestion du MCO des matériels :

    • d'assurer le soutien logistique au regard de la performance et la disponibilité des matériels ;

  • au sein de centres d'instruction :

    • de dispenser les cours du CE et CS de la spécialisation « logisticien ».

4.3 Emploi du breveté cadre de maîtrise.

Au vue du REM, le breveté CM est employé comme technicien confirmé et, à ce titre, a pour mission :

  • au sein d'un organisme ravitailleur :

    • d'encadrer, coordonner et contrôler les activités d'un service ou d'une division pour assurer des opérations logistiques des matériels dans le respect de la réglementation ;

    • de conseiller le commandement pour résoudre des problèmes ou pour améliorer les procédures dans le domaine de la logistique.

  • au sein d'un organisme de commandement :

    • de participer à la politique du soutien logistique ;

    • de participer à l'expertise fonctionnelle des systèmes d'informations logistiques ;

    • de participer à la conduite et au contrôle de la préparation des unités logistiques.

  • au sein des structures interarmées en charge de la gestion du MCO des matériels :

    • d'assurer le soutien logistique au regard de la performance et la disponibilité des matériels.

  • au sein de centres d'instruction :

    • de coordonner l'activité des instructeurs qui dispensent les cours du CE et CS de la spécialisation « logisticien » ;

    • en relation avec le référent emploi, de s'assurer de l'évolution des formations.


Domaine d'activités de la spécialisation 2730 « agent de magasinage ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2730 « agent de magasinage ».

Son activité est répertoriée au sein de la famille professionnelle « entreposage des matériels » du REM dans les domaines suivants :

  • opérations de réception et d'expédition des matériels (2) ;    

  • opération de magasinage des matériels ;

  • opération de distribution des matériels ;

  • opération de gestion des biens.

Le MDRE exerce sous contrôle d'un sous-officier qualifié, tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Le MDRE « agent de magasinage » est appelé à servir au sein d'organismes logistiques pouvant être à vocation interarmées ou interalliées :

  • escadron de soutien du ravitaillement technique aéronautique des bases aériennes ;

  • SSC et service soutien vie (SSV) des groupement de soutien de base de défense (GSBdD) ;

  • autres organismes « air » ou « interarmées » de gestion de matériels.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2730 » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivant :

  • scolarité de l'enseignement général de fin de troisième à terminale ;
  • CAP « magasinage et messagerie » ;
  • CAP « conduite de systèmes et véhicules de manutention » ;
  • BEP « distribution et magasinage » ;
  • BEP « métiers de la comptabilité » ;
  • BAC PRO « logistique et transport - option 2 » (logistique de distribution) ;
  • BAC PRO « métiers de la comptabilité ».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Le chargé de l'entretien s'assurera de la détention par le candidat du permis de conduire VL (permis B).

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI se déroule au CPOCAA. Elle permet au MDRE « 2730 » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI en unité est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises.

Elle permet au MDRE « agent de magasinage » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI en unité a une durée minimale de six mois. Elle est assurée par un sous-officier breveté élémentaire ou supérieur 2730 « logisticien » (parrain) qui ouvre un livret de parrainage en s'inspirant des directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant.

Elle se déroule pour chaque opération par étapes successives :

  • étude de la documentation, réglementation ;

  • exécution(s) en double ;

  • exécution(s) sous la surveillance du parrain ;

  • exécution totalement autonome : « lâcher » définitif sur l'opération.

La progression et les connaissances acquises par le MDRE sont consignées par le sous-officier dans un livret de parrainage tout au long de la formation.

Outre cette formation en unité, le MDRE « agent de magasinage » suit une formation à la conduite chariot automoteur à conducteur porté catégories 1, 2, 3, ainsi qu'une formation « gestes et postures ».

Le renouvellement de la période probatoire est à utiliser en cas d'insuffisance de formation conformément à l'instruction de huitième référence.

La réussite à la FPI est validée par le commandant d'unité au regard du livret de parrainage.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de FPI en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée, selon les dispositions de l'instruction de huitième référence.

3.2 Formation professionnelle continue.

Elle est réalisée en unité. Le programme de formation est axé sur des formations spécifiques à son domaine d'activité et à ses missions.

À l'instar des sous-officiers, l'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « agent de magasinage » est suivie sur un tableau de suivi de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle est établi.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « agent de magasinage » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE « agent de magasinage » ayant réussi la SN1 suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.3 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE « 2730 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération conformément aux termes de la directive de vingt-troisième référence (1).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

L'instruction continue en langue anglaise concourt à cette préparation.

4 Emplois des militaires du rang engagé « 2730 ».

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « agent de magasinage » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « agent de magasinage » effectue les activités suivantes :

  • le chargement et le déchargement des véhicules de livraison ;

  • le contrôle qualitatif et quantitatif des matériels ;

  • le conditionnement et l'emballage des matériels ;

  • l'entreposage et la préparation des commandes ;

  • la livraison des matériels ;

  • la gestion des biens (collationnement et archivage des pièces justificatives de mouvement).

4.2 Emploi du militaire du rang engagé « agent de magasinage » détenteur du brevet supérieur de technicien.

En complément des activités susvisées, le MDRE « agent de magasinage » effectue :

  • la coordination du travail de son équipe ;

  • la saisie des faits logistiques dans les systèmes d'informations logistiques dédiés.

Annexe VIII. Spécialité 28 : acheminement par vecteurs aériens.

Appendice VIII.A. Sous-spécialité 281 : acheminement par vecteurs aériens.

Monographie d'emploi de la spécialisation 2810 : « sous-officier du transit aérien ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu, des sous-officiers de la sous spécialité 2810 « transit aérien », employés dans les unités de la filière professionnelle « acheminement par vecteurs aériens » du REM.

Les unités d'affectation (en et hors métropole) sont les suivantes :

  • escadron de transit et d'accueil aérien (ETAA) ;

  • escadron de transit et d'accueil aérien secondaire (ETAAS) - escale aéroautique (EA) ;

  • escale aérienne militaire (EAM) ;

  • centre d'instruction des transits interarmées aériens (CITIA) ;

  • états-majors d'armée d'appartenance, interarmées (centre du soutien des opérations et des acheminements, état-major interarmées), interalliés [european air transport command (EATC), multinational movement coordination center (MMCC)].

Nota. Au cours de leur carrière, les brevetés supérieurs et les CM peuvent occuper des emplois dans la filière professionnelle « conception pilotage ressources humaines (RH) » (famille RH).

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat général option « scientifique » ;
  • BAC PRO « logistique » ou « exploitation des transports » ;
  • BAC PRO aéronautique.

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est 1111 et il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de la pré-orientation du candidat.

Il devra également être titulaire du permis B.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.


2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 2810 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats déclarés aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant :

  • le travail en hauteur ;
  • engins de levage ;
  • le port de charges lourdes.

À l'issue de cette visite, un certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) est adressé à la DRH‑AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

La durée et le coefficient multiplicateur des liens au service sont fixés par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

a) formation d'acculturation aéronautique.

Délivrée par les ESOM, cette formation comporte les modules techniques suivants :

  • « aérodynamique, structure et commandes de vol », qui inclut le module « facteur humain » ;

  • préparation et exécution d'un accueil avion armé ou non armé (le module accueil avion inclut les modules théoriques relatifs au tractage et au dégivrage avion) ;

  • opérations d'arrivée et départ aéronef ;

  • opérations d'assistance avion (avitaillement, connexion de groupes électrogènes, etc.).

b) formation théorique au CITIA, sanctionnée par un examen qui lui permet d'obtenir le CE et qui comporte les modules techniques suivants :

  • présentation des acheminements et du transit aérien ;

  • aérotransport des passagers ;

  • sûreté du transport aérien ;

  • aérotransport du fret ;

  • procédures douanières ;

  • règles de traitement des marchandises dangereuses ;

  • présentation des aéronefs ;

  • interprétation des documents de chargement avions gamme commerciale ;

  • guidage et assistance aéronefs ;

  • sécurité sur la plate-forme aéroportuaire ;

  • présentation des matériels aéroportuaires ;

  • assistance aux équipages en escale ;

  • anglais technique du transit.

c) formation pratique en unité (organisée sous la forme du parrainage) de six mois.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation pour une durée d'un à trois mois. En cas d'échec, le certifié est considéré comme inapte à tenir un poste de breveté. Il est employé pendant deux ans dans un poste de la catégorie inférieure.

d) formation pratique à la conduite de chariots élévateurs organisée par le BMR de la base aérienne d'affectation.

À l'issue des formations pratiques (c et d) et sous réserve de réussite, le BE de spécialiste 2810 « sous-chef d'équipe du transit aérien » est attribué.

Dès l'affectation en ETAA ou en ETAAS, le certifié élémentaire « 2810 » suivra les formations à la sécurité prescrites par le code du travail conformément à :

  • l'article R 231-35. décrivant la formation relative à la circulation des personnes dispensée lors de l'affectation ;

  • l'article R 231-36. décrivant la formation relative à l'exécution du travail, aux risques encourus par les sous-officiers dans leur emploi (cette formation est dispensée sur les lieux de travail) ;

  • l'article R 231-37. décrivant la formation relative à la conduite à tenir en cas d'accident (cette formation doit être dispensée dans le délai d'un mois à compter de la date d'affectation).

e) cas particulier du BESLE attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Un MDRE « acheminement par vecteurs aériens » peut présenter sa candidature au recrutement rang tardif selon les modalités de l'instruction de treizième référence. Il continuera à servir dans le milieu d'origine, et sera pleinement employable comme sous-chef d'équipe du transit aérien. Il suivra alors les formations d'adaptation à l'emploi :

  • international air transport association ;

  • traitement avions gamme commerciale.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats comprenant une partie théorique et une partie pratique et, de connaissances professionnelles concernant sa spécialité.

Après réussite à la S2, l'obtention du BS nécessite deux étapes : le SFE et le stage CS.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

Il se déroule à l'EFSOAA. Ce stage a pour objectif de développer l'aptitude des stagiaires à l'encadrement et à la formation de leurs subordonnés en leur fournissant les outils nécessaires.

3.2.2 Stage certificat supérieur.

Délivré par le CITIA, ce stage vise à élargir le périmètre d'activité du sous-officier du transit aérien.

En effet, cette formation est axée sur les domaines :

  • du traitement des avions gamme commerciale ;

  • de la gestion des marchés d'assistance ;

  • de la définition des fonctions de conception, planification, régulation, conduite et réalisation des acheminements aériens nationaux et internationaux.

3.2.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Une phase d'application en unité d'un mois est réalisée à l'issue du CS. En cas d'échec, celle-ci peut être prolongée.

3.2.4 Attribution du bevet supérieur de la spécialité.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BS de spécialité lui est attribué automatiquement, conformément à l'instruction de douzième référence.

En cas d'échec, la phase d'application en unité est prolongée conformément aux prescriptions de l'instruction de douzième référence.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

3.4 Formation professionnelle continue.

Le sous-officier, au minimum certifié élémentaire « 28104 » ou breveté élémentaire de spécialité limité à l'emploi, doit suivre une formation :

  • théorique et pratique sur l'emploi des matériels aéroportuaires au CITIA ;

  • externalisée qualifiante « international air transport association catégorie 6 - acceptation des marchandises dangereuses » ;

  • théorique et pratique sur l'emploi des systèmes de traçabilité des flux (système d'information logistique central, « management of european air transport », système international des transmissions aéronautiques, etc.) ;

  • théorique et pratique sur les opérations de tractage aéronef (incluse dans le module accueil avion précédemment délivré lors du BE) ;

  • théorique et pratique sur les opérations de dégivrage aéronef (incluse dans le module accueil avion précédemment délivré lors du BE).

Certaines de ces formations professionnelles font l'objet de sessions de recyclage tout au long de la carrière conformément aux durées de validité fixées par la réglementation.

Le respect des durées de validité fixées par la réglementation est impératif. Les formations de recyclage doivent être effectuées avant la date anniversaire. À défaut, le cycle de formation doit être réinitialisé par le stage de base.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 2810 » sera consignée par :

  • le livret professionnel élaboré par le référent emploi « acheminement par vecteurs aériens » (ce livret est ouvert dès la fin de la phase d'application en unité) ;

  • un tableau de suivi des stages et du contrôle de la qualification.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 2810 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 2810 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire et du breveté élémentaire de spécialité limité à l'emploi.

L'emploi en unité opérationnelle (ETAA/ETAAS/EAM/EA) fait référence à l'emploi-type gestionnaire « sous-chef d'équipe du transit aérien ».

Le sous-chef d'équipe du transit aérien a pour mission :

  • d'encadrer une équipe d'agents du transit aérien en charge des traitements liés aux acheminements aériens pour les passagers, les bagages, les animaux et les marchandises de tous types ;

  • d'accueillir les aéronefs armés ou non armés (à voilure fixe ou tournante) aux aires de stationnement ;

  • de réaliser ou faire réaliser sous la responsabilité de l'équipage, les opérations d'assistance technique prévues par les procédures ou directives techniques en vigueur (avitaillement, mise en sécurité, branchement/débranchement de groupe de parc, etc.).

Il participe à la formation et au tutorat des MDRE de son équipe et des certifiés élémentaires « 2810 ».

4.2 Emploi du breveté supérieur.

L'emploi du breveté supérieur fait référence aux emplois-types gestionnaires suivants :

  • chef d'équipe du transit aérien ;

  • régulateur en acheminements aériens ;

  • formateur professionnel du transit aérien.

Chef d'équipe du transit aérien.

Le breveté supérieur « 2810 » est affecté en ETAA, ETAAS, EAM, EA.

Il assure la responsabilité d'encadrement des activités des sous-chefs d'équipes et agents du transit aérien.

À ce titre, il réalise les activités principales suivantes :

  • la coordination des opérations de traitement et d'exploitation au sol des aéronefs de transport tactiques et stratégiques (aéronefs d'État français et étrangers - aéronefs affrétés) ;

  • la gestion courante des moyens aéroportuaires ;

  • l'application par les équipes de techniciens et agents du transit, des règles de sécurité et de sûreté ;

  • l'encadrement des équipes et la gestion de leur plan de charge.

Il a également en charge la formation et le tutorat des MDRE, des certifiés élémentaires et brevetés élémentaires « 2810 ».

Régulateur en acheminements aériens.

Le breveté supérieur « 2810 » est affecté en état-major d'armée d'appartenance, interarmées (centre du soutien des opérations et des acheminements, état-major interarmées), interalliés (EATC, MMCC).

Il participe à la planification et à la conduite des opérations des acheminements aériens.

À ce titre, il réalise les activités principales suivantes :

  • le recueil et l'exploitation des demandes de transport ;

  • l'exploitation des systèmes d'information spécifiques (demande unique de transport, « management of european air transport », système international des transmissions aéronautiques) ;

  • la vérification de la prise en compte des expressions de besoins et de la cohérence avec les priorités ;

  • la transmission des ordres d'activation des détachements et districts de transit interarmées aérien (détachement de transit interarmées aérien/district de transit interarmées aérien) ;

  • l'expertise technique pour la conception d'aérotransports.

Formateur professionnel du transit aérien - assistant coordonnateur de formation.

Le breveté supérieur « 2810 » est affecté au CITIA. À ce titre, il réalise les activités principales suivantes :

  • la dispense des actions de formation portant sur des compétences techniques spécifiques au domaine du transit aérien au profit du personnel militaire de l'armée de l'air et des autres armées (officiers, sous-officiers, MDRE) ;

  • la réalisation des activités de coordination de la formation (programmation et suivi de l'instruction).

Compte tenu du rôle d'expert technique confié au CITIA, le breveté supérieur « 2810 » participe aux expertises spécifiques au transport aérien des marchandises dangereuses.

4.3 Emploi du cadre de maitrise.

L'emploi fait référence aux emplois-types gestionnaires suivants :

  • animateur d'équipes du transit aérien ;

  • commandant d'escadrille du transit aérien (principalement pour le grade de major, exceptionnellement adjudant-chef pour les petites structures en outre-mer et étranger) ;

  • formateur responsable pédagogique ;

  • spécialiste en ingénierie de formation - didacticien ;

  • coordonnateur du dispositif de formation du transit aérien.

4.3.1 En unité opérationnelle.

Le CM « 2810 » assure les fonctions infra :

Animateur d'équipes du transit aérien.

Il assiste, en métropole, le commandant d'escadron ou d'escadrille du transit aérien.

Hors de France métropolitaine, il assure le commandement d'une EAM.

Son action porte essentiellement sur les domaines suivants :

  • l'animation, la coordination et la gestion des équipes du transit aérien ;

  • l'expertise technique lors de l'élaboration des planifications et des chargements en relation avec les états-majors d'armée d'appartenance, interarmées (centre du soutien des opérations et des acheminements, état-major interarmées), interalliés (EATC, MMCC) ;

  • l'élaboration et suivi des procédures de management de la qualité.

Commandant d'escadrille du transit aérien.

Il est responsable :

  •  du fonctionnement de son unité pour la réalisation des missions relevant du transit aérien ;

  •  de l'évaluation et de l'expression en personnel et moyens supplémentaires auprès de l'escadron du transit aérien de rattachement.

Il assure également une fonction d'expert d'utilisation opérationnelle pour chaque label attribué à l'escadrille du transit aérien.

4.3.2 Affecté au centre d'instruction des transits interarmées aériens.

Le CM « 2810 » assure les fonctions suivantes :

  • formateur responsable pédagogique ;

  • spécialiste en ingénierie de formation - didacticien ;

  • coordonnateur du dispositif de formation du transit aérien.

À ce titre, il réalise les activités principales suivantes :

  • la conception et la définition de la pédagogie pour l'enseignement des connaissances spécifiques au transit aérien ;

  • la conduite des travaux de conception et de réalisation des actions de formation en cohérence avec les objectifs fixés au CITIA ;

  • la coordination et la gestion de l'ensemble des moyens nécessaires au bon fonctionnement du centre de formation.

4.3.3 Au sein de l'état-major organique.

Le CM « 2810 » est affecté sur des emplois qui relèvent de la filière professionnelle « conception pilotage RH ».

À ce titre, il participe aux études dans son domaine d'expertise et à la mise en œuvre des décisions de politique générale en matière de définition des emplois du transit aérien, d'organisation, de formation et de sélection professionnelle du personnel.


Domaine d'activités de la spécialisation 2810 « agent du transit aérien ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 2810 « agent du transit aérien ».

Son activité s'exerce au sein de la filière professionnelle « acheminement par vecteurs aériens » du REM dans les domaines suivants :

  • acheminement aérien de marchandises et de passagers ;

  • mise en œuvre des matériels aéroportuaires et d'environnement ;

  • accueil, assistance et chargement des aéronefs de transport ;

  • exceptionnellement, l'accueil d'autres aéronefs non armés.

Les opérations relatives au transit aérien s'effectuent sous la responsabilité du chef d'équipe. Les opérations relatives à l'assistance sont exécutées sous la responsabilité de l'équipage.

Le MDRE exerce sous contrôle d'un sous-officier qualifié, tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Le MDRE « agent du transit aérien » est appelé à servir au sein d'organismes de transit pouvant être à vocation interarmées ou interalliées :

  • unité de transit aérien en et hors métropole ;

  • organisme temporaire en métropole : district de transit interarmées aérien ;

  • d'organisme temporaire hors métropole : détachement de transit interarmées aérien.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés à l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 2810 », conformément à l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit disposer du niveau de qualification prévu par la circulaire de dix-neuvième référence.

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est 1111 et il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de la pré-orientation du candidat.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Le chargé de l'entretien s'assurera de la détention par le candidat du permis de conduire VL (permis B).

2.5 Recrutement interne.

Des possibilités d'accession à la spécialisation sont offertes au travers des passerelles « jeune » et « tardive » (promotion interne).

2.6 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI permet au MDRE « agent du transit aérien » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI en unité est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE « agent du transit aérien » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI se déroule en trois étapes :

  • un stage de formation aéronautique aux ESOM ;

  • un stage de FPI au CITIA ;

  • une phase d'application en unité.

3.1.1 Formation d'acculturation aéronautique.

Délivrée par les ESOM, cette formation comporte les modules techniques suivants :

  • « aérodynamique, structure et commandes de vol » ;
  •  préparation et exécution d'un accueil avion armé ou non armé ;
  • opérations d'arrivée et départ aéronef ;
  • opérations d'assistance avion (avitaillement, connexion de groupes électrogènes, etc.).

3.1.2 Stage de formation professionnelle initiale au centre d'instruction des transits interarmées aériens.

D'une durée d'environ huit semaines, ce stage se déroule au CITIA.

Les modules constituant ce stage, le système d'évaluation d'acquisition des connaissances et le traitement de l'échec sont détaillés dans les consignes permanentes d'instruction (CPI) du personnel du transit aérien.

Sous réserve de réussite au stage de FPI, le MDRE « agent du transit aérien » effectue une phase d'application en unité.

3.1.3 Phase d'application en unité.

D'une durée minimale de six mois, elle se déroule en unité de transit. Durant cette période, le MDRE « agent du transit aérien » est formé, par un sous-officier qualifié, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi.

Outre les activités susvisées, le MDRE « agent du transit aérien » suit une formation de cariste afin d'obtenir une autorisation de conduite des chariots automoteurs, ainsi qu'une formation sécurité incendie aéronefs.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

3.2 Formation professionnelle continue.

Elle est réalisée en unité. Le programme de formation est axé sur des formations spécifiques à son domaine d'activité et à ses missions. Elle comportera notamment les modules :

  • théorique et pratique sur les opérations de tractage aéronef ;

  • théorique et pratique sur les opérations de dégivrage aéronef.

À l'instar des sous-officiers, l'instruction d'entretien et de perfectionnement du MDRE « agent du transit aérien » est suivie sur un tableau de suivi de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle est établi.

À chaque étape du parcours professionnel, les nouvelles compétences sont acquises par le biais de formations théoriques dispensées par le CITIA et validées par une phase pratique de parrainage en unité.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « agent du transit aérien » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE « agent du transit aérien », ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

3.3.2.1 Cas général.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP sous conditions au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.2.2 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE « agent du transit aérien » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « agent du transit aérien » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « agent du transit aérien » effectue les activités suivantes :

  • l'accueil, le contrôle et l'embarquement des passagers ;

  • le contrôle et le conditionnement de leurs bagages ;

  • la réception et le contrôle des marchandises non dangereuses ;

  • la mise en œuvre des systèmes d'information passagers et/ou fret ;

  • la rédaction des documents règlementaires passagers et/ou fret ;

  • le conditionnement sur palette et le chargement du fret dans l'avion ;

  • la mise en œuvre des matériels aéroportuaires, d'environnement et des engins de manutention : matériels aéroportuaires et d'environnement : plates-formes de chargement fret, escaliers passagers, tapis bagages, vidange toilettes, groupes de parc, chariots porte palettes et/ou bagages et mât éclairage secours ;

  • l'accueil et l'assistance de tout aéronef non armé ;

  • l'accueil et l'assistance d'aéronefs armés sous certaines conditions.

Le domaine d'action « accueil » comporte les activités relatives au :

  • guidage, parcage, sécurité incendie, mise en place des cales et du fil de mise à la terre.

Le domaine d'action « assistance aéronef » comporte les activités relatives :

  • à la mise à disposition de l'équipage des matériels d'environnement nécessaires ;

  • à l'ouverture - fermeture des portes cargos et trappes d'accès nécessaires à l'exploitation sol de l'aéronef ;

  • au branchement et débranchement du groupe de parc ;

  • à la connexion et déconnexion du « coupling » pour le plein sous pression (la manipulation du tableau carburant est réalisée par l'équipage) ;

  • à la réalisation du plein par gravité au pistolet (le contrôle des quantités de carburant délivrées ainsi que les manipulations du bouchon réservoir et du tableau carburant sont réalisés par l'équipage) ;

  • à toute autre opération prévue par les procédures ou directives techniques en vigueur ;

  • à l'établissement de la liaison radio via l'interphone ;

  • à la vidange des toilettes.

4.2 Emploi du militaire du rang engagé « agent du transit aérien » détenteur du brevet supérieur de technicien.

En complément des activités susvisées, le MDRE « agent du transit aérien » effectue :

  • après formation, le contrôle et l'acceptation des marchandises dangereuses ;

  • la gestion d'une équipe de préparation au chargement du fret ou à l'embarquement des passagers ;

  • il participe au chargement des aéronefs de la gamme commerciale en tant que responsable de l'utilisation des soutes automatiques.

Annexe IX. Spécialité 31 : renseignement.

Appendice IX.A. Sous-spécialité 311 : interception et décodage.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3111 « intercepteur technique ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3111 « intercepteur technique ».

Son activité s'exerce dans la famille professionnelle « renseignement » du REM dans les domaines suivants :

  • recueil des émissions électromagnétiques en unité au sol ;

  • recueil des émissions électromagnétiques en unité aéroportée ;

  • pré-analyse des interceptions ;

  • exploitation des systèmes de contre-mesures électromagnétiques ;

  • préparation des missions aériennes.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • en métropole :

    • escadrons de chasse, de transport ;

    • unités de recueil du renseignement sol ou aéroportées ;

    • centre de renseignement air (CRA) 14.542 ;

    • centre de formation et d'emploi relatif aux émissions électromagnétiques ;

    • polygone de guerre électronique ;

    • escadron de programmation et d'instruction guerre électronique 07.330 ;

    • escadron de formation renseignement (EFR) 20.530 (instruction) ;

    • école de transmissions (ETRS) de Rennes (instruction) ;

  • hors métropole :

    • détachements autonomes des transmissions ;

    • escadrons de chasse.

Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.


Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat général option « scientifique »

  • ou BAC PRO axé sur l'électronique ou à connotation scientifique.

L'option scientifique est privilégiée en vue de l'obtention des compétences techniques (détection analyse des signaux électromagnétiques).

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est 1111. Il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de pré-orientation du candidat.

Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3111 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats, aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA, doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant l'aptitude à servir et à faire campagne en tout lieu et sans restriction, compte-tenu de l'emploi opérationnel de ce personnel une fois formé.

Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formation.

Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique et pratique :

  • quatre semaines au département enseignement langue anglaise (DELA) de Rochefort (stage anglais) ;

  • vingt-cinq semaines à l'ETRS, comprenant vingt-deux semaines pour les compétences détection analyse des signaux électromagnétiques et trois semaines de spécialisation air ;

  • sept semaines à l'EFR de Strasbourg (module connaissances initiales du renseignement et module spécialisation air dédié aux opérations aéronautiques).

  • phase pratique d'application (PPA) de six mois.

Le certifié élémentaire suit un parrainage dont le programme est élaboré conjointement par le référent emploi de la famille professionnelle « renseignement » et l'unité gagnante. En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3111 « intercepteur technique » est attribué.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS, délivrée au sein de l'EFR, est axée sur l'aptitude à assurer le rôle de chef d'équipe au sein d'une cellule/unité « renseignement ». La durée est de sept semaines. Elle est identique pour toutes les spécialités du renseignement hormis pour les 3130 « interprétateurs images ».

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3111 « intercepteur technique » est attribué.

Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3111 » sera consignée dans le livret professionnel, remis à l'intéressé à l'issue de sa formation initiale et élaboré conformément aux directives édictées par le référent emploi « renseignement » qui reste l'autorité validante du contenu.

Ce livret est ouvert dès l'arrivée en unité.

Il consignera les différentes affectations, formations d'adaptation à l'emploi, stages qualifiants, et permettra d'avoir une traçabilité des compétences et de la carrière du spécialiste lors de chaque changement d'affectation.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3111 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

Emploi des sous-officiers « 3111 ».

Emploi du breveté élémentaire.

Le sous-officier « 3111 » a pour mission :

  • identification et interception des émissions électromagnétiques intéressant les radars, procédés chiffrés ;

  • « casser » les procédés ne pouvant être interceptés en travaillant sur les trains binaires, clés de cryptage ;

  • retranscription sur procès-verbal des interceptions ;

  • pré-analyse tactique des interceptions en vue d'une corrélation, exploitation ;

  • diffusion de l'alerte (renseignement d'alerte) ;

  • mise en œuvre des moyens dédiés aux contre-mesures électroniques des aéronefs ;

  • exploitation des informations issues des contre-mesures électroniques aéronefs.

Il a également en charge la formation et le tutorat des certifiés élémentaires « 3111 » de son équipe.

Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3111 » doit :

  • occuper ou suppléer les postes des brevetés élémentaires « 3111 » ;  

  • messagerie afférente à l'analyse tactique des interceptions ou issue de l'emploi des contre-mesures électroniques ;

  • exprimer des besoins de bibliothèques « guerre électronique » au profit du personnel navigant (PN) et nécessaires à la mise en œuvre des contre-mesures électroniques ;

  • armer des tables d'écoute conformément aux directives reçues ;

  • répartir la charge de travail de l'équipe dont il a la charge ;

  • parrainer des jeunes certifiés élémentaires ou nouveaux arrivants de l'unité.

Emploi du cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le sous-officier « 3111 » doit :

  • mettre en application des directives d'écoute (ordres d'interception) ;

  • armer des tables d'écoutes, répartir la charge de travail en élaborant un planning et en le faisant respecter ;

  • valider la messagerie afférente aux interceptions et à la diffusion du renseignement (compte-rendu) ;

  • s'occuper de l'instruction professionnelle des spécialistes « 3111 » de l'unité ;

  • analyser et agrémenter la production renseignement émanant des interceptions ;

  • assurer le lien entre la recherche et l'exploitation du renseignement en corrélant les informations recueillies par les spécialistes.


Monographie d'emploi de la spécialisation 3113 « intercepteur réseaux de télécommunications ».

1. généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3113 « intercepteur réseau de télécommunications ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « renseignement » du REM dans les domaines suivants :

  • recueil des émissions électromagnétiques en unité au sol ;

  • recueil des émissions électromagnétiques en unité aéroportée ;

  • pré-analyse des interceptions.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • en métropole :

    • unités de recueil du renseignement de premier niveau - sol ou aéroportées ;

    • CRA 14.542 ;

    • centre de formation et d'emploi relatif aux émissions électromagnétiques ;

    • EFR 20.530 (instruction) ;

    • ETRS de Rennes (instruction) ;

  • hors métropole :

    • détachements autonomes des transmissions.

2. recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat général option « scientifique » ou « littéraire ».

Il est privilégié l'option scientifique en vue de l'obtention des compétences techniques détection analyse des signaux électromagnétiques ou communication intelligence technique.

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est 1111 et il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de pré-orientation du candidat.

Lors du recrutement, des examens spécifiques complémentaires (ESC) sont effectués afin de déterminer l'aptitude et la motivation à rejoindre la spécialité susmentionnée. Lors de ces ESC, les postulants subissent un test interception en télégraphie dont les résultats vont de 0 à 9 en vue de vérifier l'acuité auditive nécessaire à l'emploi d'intercepteur réseaux de télécommunications.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature, sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3113 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats, aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA, doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant :

  • l'acuité auditive : elle devra être évaluée et correspondre à un profil « O2 » du SIGYCOP ;
  • l'aptitude à servir et à faire campagne en tout lieu et sans restriction compte-tenu de l'emploi opérationnel de ce personnel une fois formé.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • organisation de la formation théorique et pratique :

    • quatre semaines au DELA (stage anglais) ;

    • vingt-huit semaines à l'ETRS (stage spécialisation) ;

    • deux semaines à l'EFR (module connaissances initiales du renseignement) ;

  • PPA de six mois.

Le certifié élémentaire suit un parrainage dont le programme est élaboré conjointement par le référent emploi de la famille professionnelle « renseignement » et l'unité gagnante. En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3113 « intercepteur réseaux de télécommunications » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS, délivrée au sein de l'EFR, est axée sur l'aptitude à assurer le rôle de chef d'équipe au sein d'une cellule/unité « renseignement ». La durée est de sept semaines. Elle est identique pour toutes les spécialités du renseignement hormis pour les 3130 « interprétateurs images ».

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3113 « intercepteur réseaux de télécommunications » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3113 » sera consignée dans le livret professionnel, remis à l'intéressé à l'issue de sa formation initiale et élaboré conformément aux directives édictées par le référent emploi « renseignement » qui reste l'autorité validante du contenu.

Ce livret est ouvert dès l'arrivée en unité.

Il consignera les différentes affectations, formations d'adaptation à l'emploi, stages qualifiants, et permettra d'avoir une traçabilité des compétences et de la carrière du spécialiste lors de chaque changement d'affectation.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3113 doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3113 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Le sous-officier « 3113 » a pour mission :

  • identification et interception des émissions électromagnétiques ;

  • retranscription sur procès-verbal des interceptions ;

  • pré-analyse tactique des interceptions en vue d'une corrélation, exploitation ;

  • diffusion de l'alerte (renseignement d'alerte).

Il a également en charge la formation et le tutorat des certifiés élémentaires « 3113 » de son équipe.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3113 » doit :

  • occuper ou suppléer les postes des brevetés élémentaires « 3113 » ;
  • rédiger la messagerie afférente à l'analyse tactique des interceptions ;
  • armer des tables d'écoute conformément aux directives reçues ;
  • répartir la charge de travail de l'équipe dont il a la charge ;
  • parrainer des jeunes certifiés élémentaires ou nouveaux arrivants de l'unité.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le sous-officier « 3113 » doit :

  • mettre en application des directives d'écoute (ordres d'interception) ;

  • armer des tables d'écoutes, répartir la charge de travail en élaborant un planning et en le faisant respecter ;

  • valider la messagerie afférente aux interceptions et à la diffusion du renseignement (compte-rendu) ;

  • s'occuper de l'instruction professionnelle des spécialistes « 3113 » de l'unité ;

  • analyser tactiquement et agrémenter la production renseignement émanant des interceptions ;

  • assurer le lien entre la recherche et l'exploitation du renseignement en corrélant les informations recueillies par les spécialistes.


Appendice IX.B. Sous-spécialité 313 : interprétariat images.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3130 « interprétateur images ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3130 « interprétateur images ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « renseignement » du REM dans les domaines suivants :

  • exploitation des images (satellitaire, argentique, numérique) ;   

  • aide aux opérations aériennes (mise en œuvre des capteurs, préparation de missions, habillages de cartes, réalisation de dossiers d'objectifs, etc.) ;

  • géographie et cartographie (réalisation de produits aéronautiques) ;

  • pré-analyse tactique des interprétations images à des fins de renseignement.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • métropole :

    • unités combattantes de premier niveau [escadrons de chasse, transport, drones, commandos parachutistes de l'air (CPA), etc.] ;

    • CRA 14.542 ;

    • centre de formation et d'interprétation interarmées de l'imagerie (CFIII) 24.664 ;

    • centre national de ciblage 34.664 ;

    • établissement géographique interarmées ;

    • élément géographique air-marine ;

    • direction de la sécurité aéronautique d'État ;

    • EFR 20.530 (instruction) ;

  • hors métropole :

    • escadrons de chasse.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat général option « scientifique » ou « littéraire ».

L'option scientifique est privilégiée en raison des calculs d'échelle, photogrammétrie, qui sont source d'échec durant la période probatoire.

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est 1111 et il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de pré-orientation du candidat.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3130 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats, aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA, doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant :

  • l'acuité visuelle : elle devra être évaluée et correspondre à un profil « Y4 » et « C2 » du SIGYCOP ;

  • l'aptitude à servir et à faire campagne en tout lieu et sans restriction compte-tenu de l'emploi opérationnel de ce personnel une fois formé.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • organisation de la formation théorique et pratique :

    • quatre semaines au DELA (stage anglais) ;

    • vingt semaines au CFIII à Creil ;

    • deux semaines à l'EFR (module connaissances initiales du renseignement) ;

  • PPA de six mois.

Le certifié élémentaire suit un parrainage dont le programme est élaboré conjointement par le référent emploi de la famille professionnelle « renseignement » et l'unité gagnante. En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3130 « interprétateur images » est attribué.


3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS, délivrée au sein du CFIII, fait l'objet d'un stage de spécialisation de sept semaines.

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3130 « interprétateur images » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3130 » sera consignée dans le livret professionnel, remis à l'intéressé à l'issue de sa formation initiale et élaboré conformément aux directives édictées par le référent emploi « renseignement » qui reste l'autorité validante du contenu.

Ce livret est ouvert dès l'arrivée en unité.

Il consignera les différentes affectations, formations d'adaptation à l'emploi, stages qualifiants, et permettra d'avoir une traçabilité des compétences et de la carrière du spécialiste lors de chaque changement d'affectation.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3130 doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3130 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Le sous-officier « 3130 » a pour mission :

  • exploitation des images à des fins de renseignement ;

  • mise en œuvre et programmation des capteurs images en service dans l'unité ;

  • pré-analyse tactique des interprétations en vue d'une corrélation, exploitation ;

  • diffusion de l'alerte (renseignement d'alerte) ;

  • instruction du PN (identification, reconnaissance) ;

  • implémentation et mise à jour des systèmes d'information géographique en service dans l'unité ;

  • préparation des missions opérationnelles (cartographie, aide au personnel, habillage des cartes, etc.).

Il a également en charge la formation et le tutorat des certifiés élémentaires « 3130 » de son équipe.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3130 » doit :

  • occuper ou suppléer les postes des brevetés élémentaires « 3130 » ;

  • rédiger la messagerie afférente à l'analyse tactique des interprétations ;

  • répartir la charge de travail de l'équipe dont il a la charge ;

  • parrainer des jeunes certifiés élémentaires ou nouveaux arrivants de l'unité.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le sous-officier « 3130 » doit :

  • mettre en application des directives de recueil du renseignement d'origine image ;

  • valider la messagerie afférente aux interprétations et à la diffusion du renseignement (compte-rendu) ;

  • s'occuper de l'instruction professionnelle des spécialistes « 3130 » de l'unité ;

  • analyser tactiquement et agrémenter la production renseignement émanant des interceptions ;

  • assurer le lien entre la recherche et l'exploitation du renseignement en corrélant les informations recueillies par les spécialistes.

Appendice IX.C. Sous-spécialité 316 : exploitation renseignement.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3161 « exploitant renseignement ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3161 « exploitant renseignement ».

Il exerce au sein de la famille professionnelle « renseignement » du REM, dans les domaines suivants :

  • exploitation du renseignement d'origine électromagnétique, image, humaine ;

  • préparation des missions opérationnelles en collaboration ou soutien des officiers renseignement, équipages, spécialistes du renseignement, etc. ;

  • élaboration de documents de synthèse ou notes de renseignement destinés aux décideurs hiérarchiques.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • unité de recueil du renseignement de premier niveau - sol ou aéroportée ;

  • unité d'exploitation du renseignement de deuxième ou troisième niveau (CRA ou direction du renseignement militaire) ;

  • EFR 20.530 (instruction).

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins du baccalauréat général.

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est 1111 et il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de pré-orientation du candidat.

Lors du recrutement, des ESC sont effectués afin de déterminer l'aptitude et la motivation à rejoindre la spécialité susmentionnée.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3161 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats, aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA, doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant l'aptitude à servir et à faire campagne en tout lieu et sans restriction, compte-tenu de l'emploi opérationnel de ce personnel une fois formé.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • organisation de la formation théorique et pratique :

    • quatre semaines au DELA (stage anglais) ;

    • vingt-sept semaines à l'EFR (formation de cursus découpée en modules spécifiques traitant des domaines du renseignement mais aussi des opérations aériennes) ;

  • PPA de six mois.

Le certifié élémentaire suit un parrainage dont le programme est élaboré conjointement par le référent emploi de la famille professionnelle « renseignement » ou son adjoint et l'unité gagnante. En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3161 « exploitant renseignement » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS, délivrée au sein de l'EFR, est axée sur l'aptitude à assurer le rôle de chef d'équipe au sein d'une cellule/unité « renseignement ». La durée est de sept semaines. Elle est identique pour toutes les spécialités du renseignement hormis pour les 3130 « interprétateurs images ».

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3161 « exploitant renseignement » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3161 » sera consignée dans le livret professionnel, remis à l'intéressé à l'issue de sa formation initiale et élaboré conformément aux directives édictées par le référent emploi « renseignement » qui reste l'autorité validante du contenu.

Ce livret est ouvert dès l'arrivée en unité.

Il consignera les différentes affectations, formations d'adaptation à l'emploi, stages qualifiants, et permettra d'avoir une traçabilité des compétences et de la carrière du spécialiste lors de chaque changement d'affectation.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3161 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3161 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Le sous-officier « 3161 » a pour mission :

  • synthèse et exploitation des documents, comptes rendus émanant des spécialistes renseignement de l'unité ;

  • aide à la préparation de mission opérationnelle au profit des officiers renseignement, équipages, fusiliers commandos, selon l'unité d'appartenance ;

  • analyse tactique des interceptions en vue d'une exploitation ultérieure ;

  • diffusion de l'alerte (renseignement d'alerte).

Il a également en charge le parrainage et le tutorat des certifiés élémentaires « 3161 » de son équipe.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3161 » doit :

  • occuper ou suppléer les spécialistes brevetés élémentaires « 3161 » ;

  • rédiger la messagerie afférente à l'analyse tactique des interceptions ;

  • répartir la charge de travail de l'équipe dont il a la charge ;

  • parrainer des jeunes certifiés élémentaires ou nouveaux arrivants de l'unité.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le sous-officier « 3161 » doit :

  • mettre en application des directives d'écoute (ordres d'interception) ;

  • établir des directives propres à l'unité en termes de recueil du renseignement ;

  • valider la messagerie afférente aux interceptions et à la diffusion du renseignement (compte-rendu) ;

  • s'occuper de l'instruction professionnelle des spécialistes « 3161 » de l'unité ;

  • analyser tactiquement et agrémenter la production renseignement émanant des interceptions ;

  • assurer le lien entre la recherche et l'exploitation du renseignement en corrélant les informations recueillies par les spécialistes.

Appendice IX.D. Sous-spécialité 317 : interception traduction langues.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3171 « intercepteur traducteur de langue slave ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3171 « intercepteur traducteur de langue slave ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « renseignement » du REM dans les domaines suivants :

  • interception et traduction simultanée d'une émission à caractère aéronautique et aérospatial ;

  • lecture ou traduction d'un document d'ordre général, militaire ou technique dans une ou plusieurs langues ;

  • pré-analyse des interceptions réalisées ou des documents à traiter.

Il est appelé à servir, sur le territoire national et hors métropole, au sein :

  • d'organismes de renseignements de l'armée de l'air (unités de recueil sols et aéroportées et/ou d'exploitation) ;

  • de directions et services du ministère de la défense ;

  • d'organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général ou technologique du second degré.

Le niveau d'anglais minimal requis au moment du recrutement doit être équivalent au PLS 1111. Cette évaluation devra être confirmée à l'occasion de la pré-orientation du candidat lors de son passage en DEA.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 317X » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats, aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA, doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant :

  • l'acuité auditive : elle devra être évaluée et correspondre à un profil « O2 » du SIGYCOP ;

  • l'aptitude à servir et à faire campagne en tout lieu et sans restriction compte-tenu de l'emploi opérationnel de ce personnel une fois formé.

À l'issue de cette visite, un certificat médical d'aptitude est adressé à la DRH‑AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

2.5 Habilitation.

En fonction de son affectation, le candidat devra détenir une habilitation de niveau « confidentiel défense » ou « secret défense ».

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Les spécialistes « 3171 » poursuivent sur un stage de formation de quatre semaines au DELA des ESOM dans le but d'atteindre un niveau d'anglais équivalent au PLS 2222.

À la sortie de Rochefort, les spécialistes poursuivent leur formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de quatre-vingt-quatorze semaines décomposées en :

    • quatre-vingt-six semaines de formation linguistique de la sous-spécialité à la division langues du centre de formation interarmées au renseignement (CFIAR) ;

    • six semaines de spécialisation aéronautique à l'EFR ;

    • deux semaines de formation tronc commun dispensée à l'EFR, destinée à fournir un vernis tactique et les connaissances de base sur les structures renseignement des chaînes de commandement ;

  • PPA de six mois.

Les résultats obtenus pendant cette phase de formation à l'emploi sont suivis dans un dossier de suivi professionnel contrôlé et validé par le commandant de l'unité d'emploi.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3171 « intercepteur traducteur de langue slave » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS, délivrée au sein de l'EFR, est axée sur l'aptitude à assurer le rôle de chef d'équipe au sein d'une cellule/unité « renseignement ». La durée est de sept semaines. Elle est identique pour toutes les spécialités du renseignement hormis pour les 3130 « interprétateurs images ».

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

Le stage à l'EFR est réparti de la manière suivante :

  • un tronc commun renseignement certifié supérieur « 31XX » de quatre semaines ;

  • un stage analyse d'une semaine ;

  • un stage de spécialisation de deux semaines et demi.

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3171 « intercepteur traducteur de langue slave » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3171 » sera consignée dans le livret professionnel, remis à l'intéressé à l'issue de sa formation initiale et élaboré conformément aux directives édictées par le référent emploi « renseignement » qui reste l'autorité validante du contenu.

Ce livret est ouvert dès l'arrivée en unité.

Il consignera les différentes affectations, formations d'adaptation à l'emploi, stages qualifiants, et permettra d'avoir une traçabilité des compétences et de la carrière du spécialiste lors de chaque changement d'affectation.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3171 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3171 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Dans son emploi, le breveté élémentaire, sous la responsabilité d'un breveté supérieur, participe à :

  • l'interception et la traduction simultanées des émissions à caractère aéronautique et militaire, en unité de recueil sol ou aéroportée ;

  • la traduction des documents de portée générale, militaire ou technique, au sein d'organismes de renseignements du premier, deuxième ou troisième niveau ;

  • la pré-analyse des interceptions réalisées ou des documents à traiter.


4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3171 » est chargé de :

  • l'interception et de la traduction simultanées des émissions à caractère aéronautique et militaire ;

  • l'analyse du ROEM en unité de recueil sol ou aéroportée ;

  • la traduction des documents de portée générale, militaire ou technique, au sein d'organismes de renseignements du premier, deuxième ou troisième niveau ;

  • l'élaboration et la diffusion du renseignement dans le cadre de sa spécialité ;

  • l'encadrement de spécialistes « 3171 » ainsi que le parrainage éventuel des nouveaux arrivants de l'unité.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le breveté CM peut :

  • être adjoint au chef des opérations en unité de recueil ROEM ;

  • être adjoint au chef de division en organismes de renseignements de premier, deuxième et troisième niveau ;

  • être chef de centre ou d'équipe spécialisée dans le ROEM et plus particulièrement dans la langue de la spécialité ;

  • être directeur « communication intelligence » en unité de recueil aéroportée ou chef de quart en unité de recueil sol.


Monographie d'emploi de la spécialisation 3172 « intercepteur traducteur de langue arabe ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3172 « intercepteur traducteur de langue arabe ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « renseignement » du REM dans les domaines suivants :

  • interception et traduction simultanée d'une émission à caractère aéronautique et aérospatial ;

  • lecture ou traduction d'un document d'ordre général, militaire ou technique dans une ou plusieurs langues ;

  • pré-analyse des interceptions réalisées ou des documents à traiter.

Il est appelé à servir, sur le territoire national et hors métropole, au sein :

  • d'organismes de renseignements de l'armée de l'air (unités de recueil sols et aéroportées et/ou d'exploitation) ;

  • de directions et services du ministère de la défense ;

  • d'organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général ou technologique du second degré.

Le niveau d'anglais minimal requis au moment du recrutement doit être équivalent au PLS 1111. Cette évaluation devra être confirmée à l'occasion de la pré-orientation du candidat lors de son passage en DEA.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 317X » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats, aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA, doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant :

  • l'acuité auditive : elle devra être évaluée et correspondre à un profil « O2 » du SIGYCOP ;

  • l'aptitude à servir et à faire campagne en tout lieu et sans restriction compte-tenu de l'emploi opérationnel de ce personnel une fois formé.

À l'issue de cette visite, un certificat médical d'aptitude est adressé à la DRH-AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

2.5 Habilitation.

En fonction de son affectation, le candidat devra détenir une habilitation de niveau « confidentiel défense » ou « secret défense ».

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Les spécialistes « 3172 » poursuivent sur un stage de formation de quatre semaines au DELA des ESOM dans le but d'atteindre un niveau d'anglais équivalent au PLS 2222.

À la sortie de Rochefort, les spécialistes poursuivent leur formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de quatre-vingt-quatorze semaines décomposées en :

    • quatre-vingt-six semaines de formation linguistique de la sous-spécialité à la division langues du CFIAR ;

    • six semaines de spécialisation aéronautique à l'EFR ;

    • deux semaines de formation tronc commun dispensée à l'EFR, destinée à fournir un vernis tactique et les connaissances de base sur les structures renseignement des chaînes de commandement ;

  • PPA de six mois.

Les résultats obtenus pendant cette phase de formation à l'emploi sont suivis dans un dossier de suivi professionnel contrôlé et validé par le commandant de l'unité d'emploi.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3172 « intercepteur traducteur de langue arabe » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS, délivrée au sein de l'EFR, est axée sur l'aptitude à assurer le rôle de chef d'équipe au sein d'une cellule/unité « renseignement ». La durée est de sept semaines. Elle est identique pour toutes les spécialités du renseignement hormis pour les 3130 « interprétateurs images ».

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3172 « intercepteur traducteur langue arabe » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3172 » sera consignée dans le livret professionnel, remis à l'intéressé à l'issue de sa formation initiale et élaboré conformément aux directives édictées par le référent emploi « renseignement » qui reste l'autorité validante du contenu.

Ce livret est ouvert dès l'arrivée en unité.

Il consignera les différentes affectations, formations d'adaptation à l'emploi, stages qualifiants, et permettra d'avoir une traçabilité des compétences et de la carrière du spécialiste lors de chaque changement d'affectation.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3172 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3172 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Dans son emploi, le breveté élémentaire, sous la responsabilité d'un breveté supérieur, participe à :

  • l'interception et la traduction simultanées des émissions à caractère aéronautique et militaire, en unité de recueil sol ou aéroportée ;

  • la traduction des documents de portée générale, militaire ou technique, au sein d'organismes de renseignements du premier, deuxième ou troisième niveau ;

  • la pré-analyse des interceptions réalisées ou des documents à traiter.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3172 » est chargé de :

  • l'interception et de la traduction simultanées des émissions à caractère aéronautique et militaire ;

  • l'analyse du ROEM en unité de recueil sol ou aéroportée ;

  • la traduction des documents de portée générale, militaire ou technique, au sein d'organismes de renseignements du premier, deuxième ou troisième niveau ;

  • l'élaboration et la diffusion du renseignement dans le cadre de sa spécialité ;

  • l'encadrement de spécialistes « 3172 » ainsi que le parrainage éventuel des nouveaux arrivants de l'unité.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le breveté CM peut :

  • être adjoint au chef des opérations en unité de recueil ROEM ;

  • être adjoint au chef de division en organismes de renseignements de premier, deuxième et troisième niveau ;

  • être chef de centre ou d'équipe spécialisée dans le ROEM et plus particulièrement dans la langue de la spécialité ;

  • être directeur « communication intelligence » en unité de recueil aéroportée ou chef de quart en unité de recueil sol.


Monographie d'emploi de la spécialisation 3173 « intercepteur traducteur de langue européenne ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3173 « intercepteur traducteur de langue européenne ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « renseignement » du REM dans les domaines suivants :

  • interception et traduction simultanées d'une émission à caractère aéronautique et aérospatial ;

  • lecture ou traduction d'un document d'ordre général, militaire ou technique dans une ou plusieurs langues ;

  • pré-analyse des interceptions réalisées ou des documents à traiter.   

Il est appelé à servir, sur le territoire national et hors métropole, au sein :

  • d'organismes de renseignements de l'armée de l'air (unités de recueil sols et aéroportées et/ou d'exploitation) ;

  • de directions et services du ministère de la défense ;

  • d'organismes interarmées et interalliés ;

  • d'unités d'enseignement langue anglaise.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général ou technologique du second degré.

Le niveau d'anglais minimal requis au moment du recrutement doit être équivalent au PLS 2222. Cette évaluation devra être confirmée à l'occasion de la pré-orientation du candidat lors de son passage en DEA.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 317X » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats, aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA, doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant :

  • l'acuité auditive : elle devra être évaluée et correspondre à un profil « O2 » du SIGYCOP ;

  • l'aptitude à servir et à faire campagne en tout lieu et sans restriction compte-tenu de l'emploi opérationnel de ce personnel une fois formé.

À l'issue de cette visite, un certificat médical d'aptitude est adressé à la DRH-AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

2.5 Habilitation.

En fonction de son affectation, le candidat devra détenir une habilitation de niveau « confidentiel défense » ou « secret défense ».

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Les spécialistes « 3173 » poursuivent sur un stage de formation de quatre semaines au DELA des ESOM dans le but d'atteindre un niveau d'anglais équivalent au PLS 2222.

À la sortie de Rochefort, les spécialistes poursuivent leur formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de vingt-six semaines décomposées en :

    • treize semaines de formation linguistique de la sous-spécialité à la division langues du CFIAR (complément linguistique en sus du niveau déjà possédé lors du recrutement) ;

    • onze semaines de spécialisation aéronautique à l'EFR ;

    • deux semaines de formation tronc commun dispensée à l'EFR, destinée à fournir un vernis tactique et les connaissances de base sur les structures renseignement des chaînes de commandement ;

  • PPA de six mois.

Les résultats obtenus pendant cette phase de formation à l'emploi sont suivis dans un dossier de suivi professionnel contrôlé et validé par le commandant de l'unité d'emploi.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3173 « intercepteur traducteur de langue européenne » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS, délivrée au sein de l'EFR, est axée sur l'aptitude à assurer le rôle de chef d'équipe au sein d'une cellule/unité « renseignement ». La durée est de sept semaines. Elle est identique pour toutes les spécialités du renseignement hormis pour les 3130 « interprétateurs images ».

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

Le stage à l'EFR est réparti de la manière suivante :

  • un tronc commun renseignement certifié supérieur « 31XX » de quatre semaines ;

  • un stage analyse d'une semaine ;

  • un stage de spécialisation de deux semaines et demi.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3173 « intercepteur traducteur de langue européenne » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation, commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3173 » sera consignée dans le livret professionnel, remis à l'intéressé à l'issue de sa formation initiale et élaboré conformément aux directives édictées par le référent emploi « renseignement » qui reste l'autorité validante du contenu.

Ce livret est ouvert dès l'arrivée en unité.

Il consignera les différentes affectations, formations d'adaptation à l'emploi, stages qualifiants, et permettra d'avoir une traçabilité des compétences et de la carrière du spécialiste lors de chaque changement d'affectation.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3173 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3173 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Dans son emploi, le breveté élémentaire, sous la responsabilité d'un breveté supérieur, participe à :

  • l'interception et la traduction simultanées des émissions à caractère aéronautique et militaire, en unité de recueil sol ou aéroportée ;

  • la traduction des documents de portée générale, militaire ou technique, au sein d'organismes de renseignements du premier, deuxième ou troisième niveau ;

  • la pré-analyse des interceptions réalisées ou des documents à traiter.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3173 » est chargé de :

  • l'interception et de la traduction simultanées des émissions à caractère aéronautique et militaire ;

  • l'analyse du ROEM en unité de recueil sol ou aéroportée ;

  • la traduction des documents de portée générale, militaire ou technique, au sein d'organismes de renseignements du premier, deuxième ou troisième niveau ;

  • l'élaboration et la diffusion du renseignement dans le cadre de sa spécialité ;

  • l'encadrement de spécialistes « 3173 » ainsi que le parrainage éventuel des nouveaux arrivants de l'unité.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le breveté CM peut :

  • être adjoint au chef des opérations en unité de recueil ROEM ;

  • être adjoint au chef de division en organismes de renseignements de premier, deuxième et troisième niveau ;

  • être chef de centre ou d'équipe spécialisée dans le ROEM et plus particulièrement dans la langue de la spécialité ;

  • être directeur « communication intelligence » en unité de recueil aéroportée ou chef de quart en unité de recueil sol.


Monographie d'emploi de la spécialisation 3174 « intercepteur traducteur de langue particulière ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3174 « intercepteur traducteur de langue particulière ».

Les langues particulières considérées sont notamment : langue persane, langue chinoise, langue amharique (liste soumise à évolution).

Il exerce au sein de la famille professionnelle « renseignement » du REM, dans les domaines suivants :

  • interception et traduction simultanée d'une émission à caractère aéronautique et aérospatial ;

  • lecture ou traduction d'un document d'ordre général, militaire ou technique dans une ou plusieurs langues ;

  • pré-analyse des interceptions réalisées ou des documents à traiter.

Il est appelé à servir, sur le territoire national et hors métropole, au sein :

  • d'organismes de renseignements de l'armée de l'air (unités de recueil sols et aéroportées et/ou d'exploitation) ;

  • de directions et services du ministère de la défense ;

  • d'organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général ou technologique du second degré.

Le niveau d'anglais minimal requis au moment du recrutement doit être équivalent au PLS 1111. Cette évaluation devra être confirmée à l'occasion de la pré-orientation du candidat lors de son passage en DEA

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 317X » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats, aptes lors de la visite médicale préliminaire et retenus par la DRH-AA, doivent subir les examens médicaux spéciaux d'aptitude à l'emploi concernant :

  • l'acuité auditive : elle devra être évaluée et correspondre à un profil « O2 » du SIGYCOP ;

  • l'aptitude à servir et à faire campagne en tout lieu et sans restriction compte-tenu de l'emploi opérationnel de ce personnel une fois formé.

À l'issue de cette visite, un certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) est adressé à la DRH-AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

2.5 Habilitation.

En fonction de son affectation, le candidat devra détenir une habilitation de niveau « confidentiel défense » ou « secret défense ».

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

3.1.1 Pour les intercepteurs traducteurs de langues persane.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Les spécialistes 3174 en « langue persane » poursuivent sur un stage de formation de quatre semaines au DELA des ESOM dans le but d'atteindre un niveau d'anglais équivalent au PLS 2222.

À la sortie de Rochefort, les spécialistes poursuivent leur formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de quatre-vingt-quatorze semaines décomposées en :

    • quatre-vingt-six semaines de formation linguistique de la sous-spécialité à la division langues du CFIAR ;

    • six semaines de spécialisation aéronautique à l'EFR ;

    • deux semaines de formation tronc commun dispensée à l'EFR, destinée à fournir un vernis tactique et les connaissances de base sur les structures renseignement des chaînes de commandement ;

  • PPA de six mois.

Les résultats obtenus pendant cette phase de formation à l'emploi sont suivis dans un dossier de suivi professionnel contrôlé et validé par le commandant de l'unité d'emploi.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3174 « intercepteur traducteur de langue particulière » est attribué.

3.1.2 Pour les intercepteurs traducteurs de langue chinoise.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Les spécialistes 3174 en « langue chinoise » poursuivent sur un stage de formation de quatre semaines au DELA des ESOM dans le but d'atteindre un niveau d'anglais équivalent au PLS 2222.

À la sortie de Rochefort, les spécialistes poursuivent leur formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de cent-soixante-quatre semaines décomposées en :

    • cent-cinquante-six semaines de formation linguistique de la sous-spécialité à la division langues du CFIAR ;

    • six semaines de spécialisation aéronautique à l'EFR ;

    • deux semaines de formation tronc commun dispensée à l'EFR, destinée à fournir un vernis tactique et les connaissances de base sur les structures renseignement des chaînes de commandement ;

  • PPA de six mois.

Les résultats obtenus pendant cette phase de formation à l'emploi sont suivis dans un dossier de suivi professionnel contrôlé et validé par le commandant de l'unité d'emploi.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3174 « intercepteur traducteur de langue particulière » est attribué.

3.1.3 Pour les intercepteurs traducteur de langue amharique.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Les spécialistes 3174 en « langue amharique » poursuivent sur un stage de formation de quatre semaines au DELA des ESOM dans le but d'atteindre un niveau d'anglais équivalent au PLS 2222.

À la sortie de Rochefort, les spécialistes poursuivent leur formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de quatre-vingt-quatorze semaines décomposées en :

    • quatre-vingt-six semaines de formation linguistique de la sous-spécialité à la division langues du CFIAR ;

    • six semaines de spécialisation aéronautique à l'EFR ;

    • deux semaines de formation tronc commun dispensée à l'EFR, destinée à fournir un vernis tactique et les connaissances de base sur les structures renseignement des chaînes de commandement ;

  • PPA de six mois.

Les résultats obtenus pendant cette phase de formation à l'emploi sont suivis dans un dossier de suivi professionnel contrôlé et validé par le commandant de l'unité d'emploi.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3174 « intercepteur traducteur de langue particulière » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

La formation pour l'acquisition du CS, délivrée au sein de l'EFR, est axée sur l'aptitude à assurer le rôle de chef d'équipe au sein d'une cellule/unité « renseignement ». La durée est de sept semaines. Elle est identique pour toutes les spécialités du renseignement hormis pour les 3130 « interprétateurs images ».

Le certifié supérieur doit également suivre à l'instar des autres spécialités de l'armée de l'air, un SFE lui permettant d'encadrer des MDRE et autres brevetés élémentaires, ainsi que d'occuper les fonctions de chef d'équipe.

Le stage à l'EFR est réparti de la manière suivante :

  • un tronc commun renseignement certifié supérieur « 31XX » de quatre semaines ;

  • un stage analyse d'une semaine ;

  • un stage de spécialisation de deux semaines et demi.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3174 « intercepteur traducteur de langue particulière » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation, commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3174 » sera consignée dans le livret professionnel, remis à l'intéressé à l'issue de sa formation initiale et élaboré conformément aux directives édictées par le référent emploi « renseignement » qui reste l'autorité validante du contenu.

Ce livret est ouvert dès l'arrivée en unité.

Il consignera les différentes affectations, formations d'adaptation à l'emploi, stages qualifiants, et permettra d'avoir une traçabilité des compétences et de la carrière du spécialiste lors de chaque changement d'affectation.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3174 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3174 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Dans son emploi, le breveté élémentaire, sous la responsabilité d'un breveté supérieur, participe à :

  • l'interception et la traduction simultanées des émissions à caractère aéronautique et militaire, en unité de recueil sol ou aéroportée ;

  • la traduction des documents de portée générale, militaire ou technique, au sein d'organismes de renseignements du premier, deuxième ou troisième niveau ;

  • la pré-analyse des interceptions réalisées ou des documents à traiter.


4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3174 » est chargé de :

  • l'interception et de la traduction simultanées des émissions à caractère aéronautique et militaire ;

  • l'analyse du renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) en unité de recueil sol ou aéroportée ; 

  • la traduction des documents de portée générale, militaire ou technique, au sein d'organismes de renseignements du premier, deuxième ou troisième niveau ;

  • l'élaboration et la diffusion du renseignement dans le cadre de sa spécialité ;

  • l'encadrement de spécialistes « 3174 » ainsi que le parrainage éventuel des nouveaux arrivants de l'unité.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le breveté CM peut :

  • être adjoint au chef des opérations en unité de recueil ROEM ;

  • être adjoint au chef de division en organismes de renseignements de premier, deuxième et troisième niveau ;

  • être chef de centre ou d'équipe spécialisée dans le ROEM et plus particulièrement dans la langue de la spécialité ;

  • être directeur « communication intelligence » en unité de recueil aéroportée ou chef de quart en unité de recueil sol.

Appendice IX.E. Sous-spécialité 318 : contre-ingérence et sécurité de défense.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3181 « inspecteur de sécurité de la défense ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3181 « inspecteur de sécurité de la défense (ISD) ».

Dans le cadre de la mission préventive de la direction de la protection et sécurité de la défense (DPSD), son activité s'exerce, par délégation du DPSD, dans les domaines suivants :

  • protection du secret de défense nationale dans les armées ;                                                              

  • contre-ingérence ;

  • protection du moral du personnel des armées ;

  • sécurité économique dans le cadre des marchés classés et de la protection du patrimoine de l'industrie de défense ;

  • sécurité des points sensibles militaires.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • direction centrale ;

  • directions régionales et direction sécurité industrielle de la région parisienne ;

  • poste de protection et sécurité de la défense (PPSD) métropole, outre-mer et étranger.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Les conditions particulières pour le recrutement des ISD font l'objet de l'instruction de onzième référence.

Les spécialités parmi lesquelles sont recrutés les ISD sont définies chaque année par une circulaire qui paraît sous le timbre de la DRH-AA.

Le candidat doit être titulaire de la qualification BS ou avoir satisfait aux tests de S2.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude du personnel non navigant définies par l'instruction de quinzième référence.

Il doit être apte à faire campagne sans restrictions et en tout lieu.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet supérieur.

Les candidats ISD sont sélectionnés par concours et tests psychotechniques. S'ils ont suivi avec succès les stages de formation, la spécialité ISD leur est attribuée. Ils reçoivent la qualification CS s'ils ne l'ont déjà.

Les candidats au brevet d'inspecteur de la sécurité militaire effectuent un stage de formation de cinq mois qui comprend deux périodes :

  • une période d'instruction de quatre mois au siège de la direction centrale de la protection et sécurité défense ;

  • un stage pratique de deux mois dans un PPSD.

La formation pour l'acquisition du CS est axée sur les domaines suivants :

  • notions de droit public, administratif et pénal ;

  • organisation, législation, administration militaires ;

  • doctrine et thématiques de contre-ingérence ;

  • règlements de protection et de sécurité défense (généralités, organisation, missions) ;

  • organisation des armées ;

  • technique de la recherche du renseignement ;

  • exploitation du renseignement.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3181 « ISD » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Le certificat de CM est délivré au personnel ayant réussi le ou les stages composant la formation de CM.

Avant l'attribution du BCM, le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité dont la durée est d'un mois.

Le BCM est attribué, en fonction de la disponibilité budgétaire, par le DRH-AA au personnel titulaire du CCM.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3181 » sera consignée par :

  • le bureau formation de la DPSD ;
  • le bureau de gestion du sous-officier dans son dossier.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3181 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3181 ».

Les ISD sont chargés de la recherche du renseignement de sécurité. Ils constituent les éléments dynamiques de la DPSD.

L'enquête constitue la mission essentielle des ISD.

Ils effectuent les liaisons techniques auprès des organismes de recherche et de documentation.

L'emploi est essentiellement celui d'inspecteur de protection sécurité défense à la DPSD.

Ils peuvent être également :

  • adjoint à un chef de détachement de protection et sécurité défense ;
  • chef d'une section recherche dans un PPSD.

Annexe X. Spécialité 32 : opérations aériennes.

Appendice X.A. Sous-spécialité 320 : informations aéronautiques.

Domaine d'activités de la spécialisation 3200 « agent d'opérations ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 3200 « agent d'opérations ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautique » du REM.

Le MDRE « agent d'opérations » est chargé de :

  • l'exploitation et du traitement des informations liées à la sécurité et à la régularité des vols ;

  • l'utilisation des moyens de transmission ;

  • l'acheminement et de l'exploitation des plans de vol ;

  • de la mise à jour de la documentation aéronautique, des tableaux de situation et de suivi d'activité opérationnelle, des tableaux d'ordres et de registres de trafic aérien.

Le MDRE exerce sous contrôle d'un sous-officier qualifié, tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Le MDRE « 3200 » est appelé à servir au sein des organismes suivants :

  • centre de conduite des opérations y compris central haute autorité de défense aérienne ;

  • centre de détention et de contrôle (CDC) ;

  • bureau opérations d'unité navigante ;

  • bureau piste et direction des vols de base aérienne ;

  • bureau d'information de vol centralisé ;

  • centre militaire de coordination et de contrôle (CMCC) et détachement militaire de coordination.

Recrutement.

Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 3200 » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire d'un des diplômes suivants :

  • niveau scolaire troisième à terminale ;

  • CAP/BEP ;

  • BAC PRO ;

  • brevet technicien.

Le niveau exigé de maîtrise de l'anglais, au moment du recrutement, est 1111 et il fera l'objet d'un test d'évaluation lors de la pré-orientation du candidat.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de vingtième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Habilitations.

Pour cet emploi, le MDRE 3200 « agent d'opérations » doit être titulaire d'une décision d'admission du niveau « confidentiel défense ».

Liens au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formations.

Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI se déroule au CPOCAA. Elle permet au MDRE « 3200 » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE « 3200 » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de onzième référence.

La FPI se déroule en deux étapes :

  • un stage de formation professionnelle ;

  • une phase d'application en unité.

3.1.1 Stage de formation professionnelle.

D'une durée d'environ cinq semaines, le stage de formation théorique se déroule au centre d'instruction du contrôle et de la défense aérienne (CICDA).

3.1.2 Phase d'application en unité.

D'une durée variant de trois à neuf mois, elle se déroule en unité. Durant cette période, le MDRE est formé, par un sous-officier qualifié ou un MDRE titulaire du BST, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée.

Formation professionnelle continue.

Elle est dispensée en unité sous forme de parrainage. Le programme de formation est axé sur des formations spécifiques à son domaine d'activité et à ses missions.

Tout au long de sa carrière, le MDRE « agent d'opérations » doit obtenir des licences justifiant de sa qualité et son aptitude à remplir ses fonctions dans son emploi.

Sa formation professionnelle en unité est conforme aux CPI MDRE « agents d'opérations ».

Livret professionnel.

Un livret professionnel est créé et fait état des compétences, des stages, licences obtenues, affectations et aptitudes professionnelles. Il constitue un moyen de suivre la progression de l'agent d'opérations dans le métier du contrôle.

Livret de suivi individuel.

Ce livret, ouvert au niveau de l'instruction de l'unité, est visé par les parrains et moniteurs pendant toute la formation de l'« agent d'opérations » et comprend des fiches individuelles de progression à poste pour les différents modules et licences acquises.

Progression professionnelle.

Après l'obtention du CAET, l'« agent d'opérations » à l'instruction se voit appeler « agent d'opérations qualifié » et poursuit sa formation.

Formation initiale entre quatre et sept ans.

L'« agent d'opérations qualifié » concrétise cette période d'activité professionnelle par la réussite à la SN1 et l'obtention du CET et BET. À l'issue de cette période, et suite à la réussite de cet examen, il est appelé « agent d'opérations confirmé ».

Formation élargie jusqu'à quinze ans de service.

Elle correspond à la pleine période d'activité professionnelle et il peut se voir délivrer le BST.

Lors de la phase finale, il devient « agent d'opérations expérimenté » et peut accéder à des responsabilités offertes actuellement aux sous-officiers en début de carrière.

Formations promotionnelles.

Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « 3200 » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

Cas général.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

Bijections possibles :

  • 3220 « opérateur de surveillance aérienne » ;

  • 3221 « informateur aéronautique » ;

  • 3222 « secrétaire aéronautique ».

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE « 3200 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opérations. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

Emplois.

Emploi du militaire du rang engagé « 3200 » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « 3200 » effectue les activités suivantes :

  • mise à jour et connaissance sommaire de la documentation aéronautique de base ;

  • mise à jour des tableaux de situation et de suivi d'activité opérationnelle ;

  • mise à jour des tableaux, cahiers d'ordres et des registres de trafic aérien ;

  • participation aux tâches d'administration du personnel liées à l'exercice de l'activité aérienne ;

  • accompagnement de personnel intervenant sur la plate-forme, ramassage de parachutes (pour le MDRE affecté sur la plate-forme) ;

  • utilisation des outils bureautiques et informatiques liés à son domaine d'activité ;

  • suivi des échanges téléphoniques concourant à la gestion et à la réalisation de l'activité aérienne.


Emploi du militaire du rang engagé « 3200 » détenteur du brevet supérieur de technicien.

En complément des activités susvisées, le MDRE « 3200 » mène à bien les tâches suivantes :

  • exploitation de la documentation aéronautique complexe ;

  • élaboration quotidienne de la synthèse d'activité aérienne ;

  • exploitation des messages aéronautiques particuliers (clairance diplomatique, demande de renseignements d'organismes étrangers, etc.) ;

  • suivi des cartes et diffusion des informations météorologiques, en liaison avec le bureau météo de la base aérienne ;

  • exploitation des réseaux informatiques et de télécommunications (télécopieurs, téléimprimeurs, système intégré de communication opérationnel) servant à la diffusion des informations à caractère aéronautique ;

  • rédaction et transmission de messages aéronautiques et plans de vol ;

  • suivi, mise à jour et exploitation de la documentation opérationnelle ;

  • préparation et transmission des comptes rendus mensuels.

L'« agent d'opérations » peut se voir confier des responsabilités offertes actuellement aux sous-officiers en début de carrière et proposer de nouveaux secteurs d'activités au sein de son unité, concernant l'instruction et l'encadrement.

En fonction des résultats obtenus, le MDRE « agent d'opérations » pourra être désigné pour suivre un stage d'anglais opérationnel dans le but d'adapter le niveau initialement requis au domaine de l'aéronautique opérationnel et afin de lui permettre d'envisager sa participation à un détachement en OPEX.


Monographie d'emploi de la spécialisation 3204 « technicien de prévention du péril animalier ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3204 « technicien de prévention du péril animalier ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautique » du REM.

Le technicien de prévention du péril animalier a pour mission de conduire la mise en œuvre des mesures de prévention contre le péril animalier sur une plate-forme aéronautique de l'armée de l'air.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • escadron des services de la circulation aérienne (ESCA) ;
  • centre militaire de contrôle (CMC).

2 Recrutement.

Les techniciens de prévention du péril animalier sont recrutés parmi les opérateurs de prévention du péril animalier « 3205 » par la passerelle tardive.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer, les conditions à remplir et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

3 Formation.

3.1 Formation pour l'obtention du brevet élémentaire de spécialité limité à l'emploi.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

La durée totale de la formation militaire et professionnelle ne peut excéder un an dont les modalités sont définies par l'instruction de treizième référence.

Ils bénéficient également d'une formation militaire (de type formation à l'encadrement). D'une durée de trois semaines, ce stage leur permet d'obtenir le CAM.

Une fois validé par le commandant d'unité, le dossier de tutorat est transmis à la DRH-AA pour l'attribution du BST à l'issue du CAM.

La nomination au grade de sergent intervient au premier jour du mois suivant l'attribution du BST.

La DRH-AA attribue ensuite le BESLE, le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation professionnelle continue.

Des directives d'instruction sont diffusées par le gestionnaire afin d'orienter les actions de formation devant être mises en œuvre au profit du personnel de spécialités « 3204 ».

Ces formations doivent être dispensées en unité dans le cadre de l'instruction professionnelle d'entretien. Un suivi des actions de formation est mis en œuvre conformément aux directives précitées.


3.3 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3204 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emploi des sous-officiers « 3204 ».

Le sous-officier « 3204 » est responsable de la mise en œuvre des mesures liées à la lutte et à la prévention contre le péril animalier sur une plate-forme aéronautique.

Il encadre une équipe de MDRE « 3205 » dont il partage les activités et les tâches. Il assure par ailleurs les tâches administratives de la section de prévention du péril animalier au profit du commandant d'unité. Il est chargé de la formation de complément et d'entretien du personnel en charge du péril animalier.


Domaine d'activités de la spécialisation 3205 « opérateur de prévention du péril animalier ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 3205 « opérateur de prévention du péril animalier ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautique » du REM.

Le MDRE « opérateur de prévention du péril animalier » est chargé de :

  • mettre en œuvre des mesures d'effarouchement et de prélèvement d'animaux visant à réduire les risques de collision avec les aéronefs ;
  • mettre en œuvre des mesures passives et environnementales de lutte contre le péril animalier ;
  • gérer et entretenir le parc animalier de certaines sections de prévention du péril animalier.

Le MDRE exerce sous contrôle d'un sous-officier qualifié ou d'un MDRE confirmé, tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Le MDRE « 3205 » est appelé à servir au sein des organismes suivants :

  • ESCA ;
  • CMC.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 3205 » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

2.4 Selection du candidat.

Le candidat doit être titulaire d'un des diplômes suivants :

  • niveau scolaire troisième à terminale ;

  • CAP/BEP ;

  • BAC PRO ;

  • brevet technicien.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

3 Formations.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI se déroule au CPOCAA. Elle permet au MDRE « 3205 » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE « 3205 » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de onzième référence.

La FPI se déroule en trois étapes :

  • une formation théorique d'acculturation au milieu aéronautique de deux semaines au CICDA 00.910 à Mont-de-Marsan ;

  • l'inscription par l'unité d'emploi à la préparation et à l'examen du permis de chasse ;

  • une formation spécifique « prévention du péril animalier » réalisée sur trois jours à la fauconnerie principale du CMC 1C.125 d'Istres, dont le contenu et la durée sont conformes aux exigences réglementaires définies par l'arrêté de deuxième référence.

Sous réserve de réussite à l'ensemble de ces étapes de formation, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée.

3.2 Formation professionelle continue.

Des directives d'instruction sont diffusées par le gestionnaire afin d'orienter les actions de formation devant être mises en œuvre au profit du personnel de spécialité « 3205 ».

Ces formations doivent être dispensées en unité dans le cadre de l'instruction professionnelle d'entretien. Un suivi des actions de formation est mis en œuvre conformément aux directives précitées.

3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « 3205 » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles (pratiques et théoriques) du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de onzième référence.


3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

3.3.2.1 Cas général.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.2.2 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

Bijection possible vers 3204 « technicien de prévention du péril animalier ».

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE « 3205 » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opérations. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « 3205 » détenteur du certificat à l'emploi de technicien ou du brevet élémentéaire de technicien.

Le MDRE « 3205 » effectue les activités suivantes :

  • mise en œuvre des mesures d'effarouchement acoustique et pyrotechnique ;

  • mise en œuvre des mesures de prélèvement d'animaux ;

  • mise en œuvre des mesures passives et environnementales de lutte contre le péril animalier ;

  • assister le fauconnier lors des opérations de chasse au vol ;

  • entretien du parc animalier (animaux et locaux).

Emploi du militaire du rang « 3205 » détenteur du brevet supérieur de technicien.

En complément des activités susvisées, le MDRE « 3205 » mène à bien les tâches suivantes :

  • élaborer des statistiques de présence d'animaux sur la plate-forme et de collisions volatiles ;

  • proposer la rédaction et la diffusion de l'information aux usagers relative au risque animalier pour la sécurité aérienne ;

  • appliquer les normes sanitaires et la réglementation relative à la détention d'animaux ;

  • participer aux actions de formation du personnel en charge du péril animalier.

Appendice X.B. Sous-spécialité 321 : contrôle aérien.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3211 « controleur des opérations aériennes ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3211 « contrôleur des opérations aériennes ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautique » du REM.

Le « contrôleur des opérations aériennes » a pour mission d'assurer, au bénéfice des aéronefs en évolution dans des espaces ou sur des routes définis, les services suivants :

  • contrôle ;

  • information ;

  • alerte et assistance.

Il a également pour mission d'assurer la surveillance aérienne générale de l'espace aérien.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • CDC ;

  • CMCC ;

  • CICDA ;

  • centre national des opérations aériennes (CNOA) ;

  • détachement de coordination de la défense aérienne et des opérations aériennes.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat de l'enseignement secondaire (baccalauréat des filières générales, technologiques ou professionnelles) ;

  • baccalauréat européen ;

  • diplôme d'accès aux études universitaires.

Le niveau de maîtrise de l'anglais des candidats est vérifié lors du recrutement à l'écrit (épreuve commune à toutes les spécialités) et à l'oral, lors d'un entretien en anglais (éliminatoire), mené par un spécialiste en langue anglaise.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3211 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats qui reçoivent une proposition d'orientation pour les spécialisations du contrôle aérien sont convoqués par le DEA dans un centre d'expertise médicale du personnel navigant (CEMPN) pour effectuer une expertise médicale spécifique.

À l'issue de cette visite, un certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) est adressé à la DRH‑AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de trente-deux semaines au CICDA [6 semaines en tronc commun, 18 semaines en tronc commun contrôleur d'opérations aériennes (COA), 8 semaines en CMCC], sanctionnée par un examen qui lui permet d'obtenir le CE et qui comporte les modules techniques suivants :

    • amélioration du niveau en langue anglaise ;

    • acquisition des connaissances en matière de :

      • réglementation de la circulation aérienne générale et militaire ;

      • procédure et phraséologie du contrôle en route ;

      • règlement de défense aérienne ;

      • météorologie ;

      • navigation et radionavigation ;

      • matériels aériens ;

      • équipements et système de détection et de communication ;

      • sécurité des vols et facteurs humains ;

    • acquisition d'une expérience pratique permettant :

      • d'assurer sous surveillance le contrôle d'un vol « circulation aérienne militaire aux instruments » ;

      • de gérer les coordinations ;

      • de traiter les informations liées à la sécurité et la régularité des vols ;

      • d'aborder l'établissement et le suivi de la situation aérienne générale ;

      • de mettre en œuvre les moyens utilisés ;

  • formation pratique liée à l'emploi.

Le contrôleur stagiaire doit obtenir l'ensemble des mentions requises dans le stade 1 de progression (définis dans les CPI des opérateurs et des contrôleurs). En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la formation pratique liée à l'emploi, le BE de spécialiste 3211 « contrôleur des opérations aériennes » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique, une partie pratique.

Les connaissances professionnelles du breveté élémentaire sont jugées lors de l'examen de connaissances générales des contrôleurs organisé annuellement par la brigade aérienne du contrôle et de l'espace (BACE). La réussite à cet examen est sanctionnée par l'obtention de la qualification de « premier contrôleur ».

S'il est déclaré reçu à ses épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis au SFE.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage, commun à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

À l'issue de la formation à l'encadrement, le BS de spécialiste 3211 « contrôleur des opérations aériennes » est délivré au personnel ayant réussi le stage.

Avant l'attribution du BS, le certifié supérieur effectue une phase d'application en unité.

Le BS de la spécialité est attribué en fonction de la disponibilité budgétaire au titulaire du brevet de premier contrôleur.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA pour le grade d'adjudant-chef et à la détention du brevet de maître contrôleur.

Le SFC est une formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air et est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA. La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM en principe à compter du premier du mois qui suit la fin du stage.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3211 » sera consignée par :

  • le livret professionnel (ce livret est ouvert dès la fin de la formation initiale au CICDA) ;

  • le cahier de parrainage ;

  • le suivi individuel des programmes de compétences d'unité.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « contrôleur des opérations aériennes » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3211 ».

Quatre stades de progression se succèdent après la sortie d'école de formation élémentaire :

  • stade 1 : contrôleur stagiaire, niveau élémentaire ;

  • stade 2 : contrôleur opérationnel, niveau élémentaire ;

  • stade 3 : premier contrôleur, niveau supérieur ;

  • stade 4 : maître contrôleur, niveau maîtrise.

4.1 Emploi du contrôleur stagiaire.

Sortant d'école de formation professionnelle de base et affecté en centre de contrôle aérien, il est admis dans le stade 1 de la progression et entraîné par un instructeur en vue d'acquérir les qualifications de contrôleur opérationnel suivantes :

  • assistant contrôleur circulation aérienne militaire ;

  • contrôleur circulation aérienne militaire élémentaire ;

  • opérateur surveillance aérienne générale élémentaire ;

  • opérateur introduction plan de vol ;

  • superviseur exploitation message aéronautique ;

  • opérateur environnement aéronautique.

4.2 Emploi du contrôleur opérationnel.

Admis dans le stade 2 de la progression professionnelle, il est capable de contrôler sans surveillance un nombre limité d'aéronefs. Il accomplit des tâches d'exécution dans les domaines suivants :

  • identification de l'ensemble des aéronefs civils et militaires survolant l'espace aérien national ;

  • classification du degré de menace de l'ensemble des aéronefs civils et militaires ;

  • suivi de l'activité aérienne ;

  • exploitation et traitement des plans de vol ;

  • réception et transmission d'information aérienne ;

  • suivi et mise à jour de la documentation aéronautique.

Au cours de ce stade, il est entraîné et parrainé par un instructeur en vue d'acquérir les mentions obligatoires du stade 2.

Emploi du « premier contrôleur ».

Admis dans le stade 3 de la progression, il est capable de tenir des postes de contrôle plus complexes.

Il participe à l'instruction des stagiaires stade 1 et du personnel en progression du stade 2.

Au cours de ce stade, il est entraîné par un instructeur en vue d'acquérir les mentions obligatoires du stade 3.

Emploi du « maître contrôleur ».

Parvenu au stade 4, le « maître contrôleur » est un contrôleur dont l'autorité, l'expérience et les qualités professionnelles lui permettent d'accomplir, outre toutes les fonctions de contrôle, des tâches d'encadrement et de direction essentiellement dans les domaines suivants (liste non exhaustive) :

  •  fonctions de direction en salle d'opérations ;

  •  supervision de la progression professionnelle du personnel ;

  •  permanence de la sûreté aérienne.


Monographie d'emploi de la spécialisation 3212 « contrôleur de circulation aérienne ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3212 « contrôleur de circulation aérienne ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautique » du REM dans les domaines suivants :

  • gestion et contrôle du trafic aérien ;

  • information de vol, alerte et assistance aux aéronefs ;

  • management de la sécurité aérienne ;

  • gestion de l'information aéronautique.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • ESCA ;

  • CMC ;

  • autres entités de contrôle aérien.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat de l'enseignement secondaire (baccalauréat des filières générales, technologiques ou professionnelles) ;

  • baccalauréat européen ;

  • diplôme d'accès aux études universitaires.

Le niveau de maîtrise de l'anglais des candidats est vérifié lors du recrutement à l'écrit (épreuve commune à toutes les spécialités) et à l'oral, lors d'un entretien en anglais (éliminatoire), mené par un spécialiste en langue anglaise.

Le candidat doit être titulaire du permis de conduire VL (permis B).

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature, sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.


2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3212 » définies par l'instruction de quinzième référence, ainsi qu'aux normes médicales « euroclass 3 ».

Les candidats qui reçoivent une proposition d'orientation pour les spécialisations du contrôle aérien sont convoqués par le DEA dans un CEMPN pour effectuer une expertise médicale spécifique.

À l'issue de cette visite, un certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) et un certificat d'aptitude médicale « euroclass 3 » sont adressés à la DRH-AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation initiale d'une durée de quarante-trois semaines au CICDA, sanctionnée par différents examens qui lui permet d'obtenir le CE, et qui comporte les modules techniques suivants :

  • contrôle d'aérodrome à vue ;

  • contrôle d'aérodrome aux instruments ;

  • contrôle d'approche aux procédures ;

  • contrôle d'approche radar ;

  • langue anglaise niveau IV « organisation de l'aviation civile internationale ».

Dans le cadre de la licence européenne de contrôleur de la circulation aérienne, la réussite à la formation initiale au CICDA est sanctionnée par l'obtention de la licence de contrôleur stagiaire assortie d'une mention linguistique en langue anglaise de niveau IV lui permettant de débuter une formation en unité de contrôle.

  • formation pratique liée à l'emploi.

À l'issue de la formation pratique à l'emploi, le BE de spécialiste 3212 « contrôleur de circulation aérienne » est attribué.

La licence de contrôleur de la circulation aérienne est délivrée avec la première mention d'unité correspondant aux positions de contrôle qu'il est apte à occuper.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique, une partie pratique.

Les connaissances professionnelles du breveté élémentaire sont jugées lors de l'examen de connaissances générales de contrôleur organisé annuellement par la BACE. La réussite à cet examen est sanctionnée par l'obtention de la qualification de « premier contrôleur ».

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de neuvième référence, le breveté élémentaire est admis au SFE.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage commun à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

À l'issue de ce stage, le CS est délivré au personnel l'ayant réussi.

Avant l'attribution du BS, le certifié supérieur effectue une phase d'application en unité.

Le BS de la spécialité est attribué en fonction de la disponibilité budgétaire au titulaire du brevet de premier contrôleur.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA pour le grade d'adjudant-chef et à la détention du brevet de maître contrôleur.

Le SFC est une formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air et est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA. La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM en principe à compter du premier du mois qui suit la fin du stage.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3212 » sera consignée par :

  • le livret professionnel du contrôleur (ce livret est ouvert dès la fin de la formation initiale au CICDA) ;

  • le suivi individuel des programmes de compétences d'unité réalisé par les sections instruction unité et les pôles régionaux formation et système de management de la sécurité (SMS) (ISTRES, AVORD, SAINT-DIZIER, CAZAUX).

La formation comprend également réglementation de la circulation aérienne générale et militaire ;

  • procédure et phraséologie du contrôle aérien ;

  • météorologie ;

  • navigation et radionavigation ;

  • matériels aériens ;

  • équipements et système de détection et de communication ;

  • sécurité des vols et facteurs humains.


3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3212 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3212 ».

Quatre stades de progression se succèdent après la sortie d'école de formation élémentaire :

  • stade 1 : contrôleur stagiaire, niveau élémentaire ;
  • stade 2 : contrôleur opérationnel, niveau élémentaire ;
  • stade 3 : premier contrôleur, niveau supérieur ;
  • stade 4 : maître contrôleur, niveau maîtrise.

4.1 Contrôleur stagiaire.

Sortant d'école de formation professionnelle de base et affecté en ESCA ou CMC, le sous-officier est admis dans le stade 1 de la progression et entraîné par un instructeur en vue d'acquérir les qualifications de « contrôleur opérationnel ».

4.2 Contrôleur opérationnel.

Admis dans le stade 2, le « contrôleur opérationnel » doit être capable de contrôler, sans surveillance, les aéronefs conformément aux mentions qu'il détient.

Au cours de ce stade, le contrôleur doit maintenir ses compétences et en acquérir de nouvelles afin de se préparer à la qualification de « premier contrôleur ».

Dans le cadre de la licence « air traffic controllers », le contrôleur peut se voir attribuer la mention complémentaire d'« instructeur sur la position » selon certaines conditions définies dans les CPI des opérateurs et des contrôleurs.

4.3 Premier contrôleur.

Admis dans le stade 3 de la progression, le « premier contrôleur » doit être capable de contrôler, sans surveillance, les aéronefs effectuant les missions les plus complexes et les exercices les plus difficiles, conformément aux mentions qu'il détient.

Au cours de ce stade, le contrôleur doit maintenir ses compétences et en acquérir de nouvelles afin de se préparer à la qualification de « maître contrôleur ».

Dans le cadre de la licence « air traffic controllers », il peut se voir attribuer la mention complémentaire d'« instructeur sur la position » selon certaines conditions définies dans les CPI des opérateurs et des contrôleurs.

4.4 Maître contrôleur.

Le « maître contrôleur » est un contrôleur dont l'autorité, l'expérience et les qualités professionnelles lui permettent d'envisager l'exécution de toutes les fonctions du contrôle, mais également de se voir confier des responsabilités en matière de formation et de direction.

Le maître contrôleur peut se voir attribuer la mention complémentaire d'examinateur (au titre de la licence « air traffic controllers »), dans certaines conditions.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3219 « contrôleur des opérations aériennes qualifié « interception » ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3219 « contrôleur des opérations aériennes qualifié « interception » ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautique » du REM.

Il a pour mission d'assurer, au bénéfice des aéronefs en évolution dans des espaces ou sur des routes définis, les services suivants :

  • contrôle ;

  • information ;

  • alerte et assistance.

Il a également pour mission d'assurer la surveillance aérienne générale de l'espace aérien.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • CDC ;

  • escadron de détection et de contrôle mobile ;

  • escadron de détection et de contrôle aéroporté ;

  • CMCC ;

  • CMC ;

  • CICDA ;

  • CNOA ;

  • centre d'analyse et de simulation pour la préparation aux opérations aériennes ;

  • détachement de coordination de la défense aérienne et des opérations aériennes ;

  • centre de contrôle militaire de Kourou.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat de l'enseignement secondaire (baccalauréat des filières générales, technologiques ou professionnelles) ;

  • baccalauréat européen ;

  • diplôme d'accès aux études universitaires.

Le niveau de maîtrise de l'anglais des candidats est vérifié lors du recrutement à l'écrit (épreuve commune à toutes les spécialités) et à l'oral, lors d'un entretien en anglais (éliminatoire), mené par un spécialiste en langue anglaise.

Le candidat doit être titulaire du permis de conduire VL (permis B).

2.2 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3219 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats qui reçoivent une proposition d'orientation pour les spécialisations du contrôle aérien sont convoqués par le DEA dans un CEMPN pour effectuer une expertise médicale spécifique.

À l'issue de cette visite, un certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) est adressé à la DRH-AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.3 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de trente-six semaines au CICDA (6 semaines en tronc commun, 18 semaines en tronc commun COA, 12 semaines en ARS), sanctionnée par un examen qui lui permet d'obtenir le CE et qui comporte les modules techniques suivants :

    • amélioration du niveau en langue anglaise ;

    • acquisition des connaissances en matière de :

      • réglementation de la circulation aérienne générale et militaire ;

      • procédure et phraséologie du contrôle en route ;

      • règlement de défense aérienne ;

      • météorologie ;

      • navigation et radionavigation ;

      • matériels aériens ;

      • équipements et système de détection et de communication ;

      • sécurité des vols et facteurs humains ;

    • acquisition d'une expérience pratique permettant :

      • d'assurer sous surveillance le contrôle d'un vol « circulation aérienne militaire aux instruments » ;

      • de gérer les coordinations ;

      • de traiter les informations liées à la sécurité et la régularité des vols ;

      • d'aborder l'établissement et le suivi de la situation aérienne générale ;

      • de mettre en œuvre les moyens utilisés ;

  • formation pratique liée à l'emploi.

Le contrôleur stagiaire doit obtenir l'ensemble des mentions requises dans le stade 1 de progression (définies dans les CPI des opérateurs et des contrôleurs). En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation. Durant cette période, il doit effectuer un stage d'initiation aux interceptions d'une durée de quatre semaines au CICDA.

À l'issue de la formation pratique liée à l'emploi, le BE de spécialiste 3219 « contrôleur des opérations aériennes qualifié « interception » » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique et une partie pratique.

Les connaissances professionnelles du breveté élémentaire sont jugées lors de l'examen de connaissances générales des contrôleurs organisé annuellement par la BACE. La réussite à cet examen est sanctionnée par l'obtention de la qualification de « premier contrôleur ».

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis au SFE.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage, commun à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

À l'issue de la formation à l'encadrement, le CS est délivré au personnel ayant réussi le stage.

Avant l'attribution du BS, le certifié supérieur effectue une phase d'application en unité.

Le BS de la spécialité est attribué en fonction de la disponibilité budgétaire au titulaire du brevet de premier contrôleur.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA pour le grade d'adjudant-chef et à la détention du brevet de maître contrôleur.

Le SFC est une formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air et est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA. La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM en principe à compter du premier du mois qui suit la fin du stage.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3219 » sera consignée par :

  • le livret professionnel (ce livret est ouvert dès la fin de la formation initiale au CICDA) ;
  • le cahier de parrainage ;
  • le suivi individuel des programmes de compétences d'unité.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « contrôleur des opérations aériennes qualifié « interception » » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3219 ».

Quatre stades de progression se succèdent après la sortie d'école de formation élémentaire :

  • stade 1 : contrôleur stagiaire, niveau élémentaire ;

  • stade 2 : contrôleur opérationnel, niveau élémentaire ;

  • stade 3 : premier contrôleur, niveau supérieur ;

  • stade 4 : maître contrôleur, niveau maîtrise.

4.1 Emploi du « contrôleur stagiaire ».

Sortant d'école de formation professionnelle de base et affecté en centre de contrôle aérien, il est admis dans le stade 1 de la progression et entraîné par un instructeur en vue d'acquérir les qualifications de contrôleur opérationnel suivantes :

  • assistant contrôleur interception ;

  • contrôleur interception élémentaire ou tactique élémentaire ;

  • opérateur surveillance aérienne générale élémentaire ;

  • opérateur introduction plan de vol ;

  • opérateur environnement aéronautique ;

  • superviseur exploitation messages aéronautiques.

4.2 Emploi du « contrôleur opérationnel ».

Admis dans le stade 2 de la progression professionnelle, il est capable de contrôler sans surveillance un nombre limité d'aéronefs dans le cadre de missions simples.


Il accomplit des tâches d'exécution dans les domaines suivants :

  • identification de l'ensemble des aéronefs civils et militaires survolant l'espace aérien national ;

  • classification du degré de menace de l'ensemble des aéronefs civils et militaires ;

  • suivi de l'activité aérienne ;

  • exploitation et traitement des plans de vol ;

  • réception et transmission d'information aérienne ;

  • suivi et mise à jour de la documentation aéronautique.

Au cours de ce stade, il est entraîné et parrainé par un instructeur en vue d'acquérir les mentions obligatoires du stade 2.

4.3 Emploi du « premier contrôleur ».

Admis dans le stade 3 de la progression, il est capable de tenir des postes de contrôle plus complexes.

Il participe à l'instruction des stagiaires stade 1 et du personnel en progression du stade 2.

Au cours de ce stade, il est entraîné par un instructeur en vue d'acquérir les mentions obligatoires du stade 3.

4.4 Emploi du « maître contrôleur ».

Parvenu au stade 4, le « maître contrôleur » est un contrôleur dont l'autorité, l'expérience et les qualités professionnelles lui permettent d'accomplir, outre toutes les fonctions de contrôle, des tâches d'encadrement et de direction essentiellement dans les domaines suivants (liste non exhaustive) :

  • fonctions de direction en salle d'opérations ;

  • supervision de la progression professionnelle du personnel ;

  • permanence de la sûreté aérienne.

Appendice X.C. Sous-spécialité 322 : surveillance aérienne.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3220 « opérateur de surveillance aérienne ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3220 « opérateur de surveillance aérienne ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautique » du REM.

L'opérateur de surveillance aérienne a pour mission d'identifier et de déterminer un degré de menace pour tous les aéronefs militaires et civils survolant l'espace aérien national.

Il exerce dans les domaines suivants :

  • identification de l'ensemble des aéronefs civils et militaires survolant l'espace aérien national ;

  • classification du degré de menace de l'ensemble des aéronefs civils et militaires ;

  • suivi de l'activité aérienne ;

  • exploitation et traitement des plans de vol ;

  • réception et transmission d'information aérienne ;

  • suivi et mise à jour de la documentation aéronautique.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes (internes armée de l'air et/ou interarmées) :

  • CDC ;

  • CMCC ;

  • escadron de détection et de contrôle aéroporté ;

  • escadron de détection et de contrôle mobile ;

  • centre de contrôle militaire de Kourou ;

  • CNOA ;

  • centres d'opérations ;

  • CICDA ;

  • état-major ;

  • détachement de coordination de la défense aérienne et des opérations aériennes.

2 Recrutement.

Une circulaire diffusée par la DRH-AA définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le recrutement externe est suspendu pour les « 3220 ». Les « 3220 » sont issus de réorientations d'élèves « 321X » ou de passerelles tardives « 3200 ».

Pour les passerelles tardives, le niveau de maîtrise de l'anglais doit être vérifié lors de l'examen de la candidature afin de répondre au niveau d'anglais requis : supérieur ou égal au test of english for international communication (TOEIC) 380.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3220 » définies par l'instruction de quinzième référence.

Les candidats qui reçoivent une proposition d'orientation pour la spécialisation « 3220 » sont convoqués dans un CEMPN pour effectuer une expertise médicale spécifique.

À l'issue de cette visite, un certificat médico-administratif d'aptitude (imprimé n° 620-4*/1) est adressé à la DRH‑AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de quinze semaines au CICDA sanctionnée par un examen qui lui permet d'obtenir le CE, et qui comporte les modules techniques suivants :

    • opérateur situation aérienne générale ;

    • opérateur introduction plan de vol ;

    • superviseur exploitation messages aéronautiques ;

    • opérateur environnement aéronautique ;

  • formation pratique liée à l'emploi.

Le stagiaire « 3220 » doit obtenir l'ensemble des mentions requises dans le stade 1 de progression (définies dans les CPI des opérateurs et des contrôleurs).

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

À l'issue de la formation pratique liée à l'emploi, le BE de spécialiste 3220 « opérateur de surveillance aérienne » est attribué.

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

Le BST est délivré au personnel qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et est titulaire du CAM.

Le BESLE est attribué le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique et une partie pratique.

Les connaissances professionnelles du breveté élémentaire sont jugées lors de l'examen de connaissances générales des opérateurs organisé annuellement par la BACE. La réussite à cet examen est sanctionnée par l'obtention de la qualification de « premier opérateur ».

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis au SFE.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage commun à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

À l'issue de la formation à l'encadrement, le CS est délivré au personnel ayant réussi le stage.

Avant l'attribution du BS, le certifié supérieur effectue une phase d'application en unité.

Le BS de la spécialité est attribué en fonction de la disponibilité budgétaire au titulaire du brevet de premier opérateur.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maitrîse.

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA pour le grade d'adjudant-chef et à la détention du brevet de maître opérateur.

Le SFC est une formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air et est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM en principe à compter du premier du mois qui suit la fin du stage.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.


3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3220 » sera consignée par :

  • le livret professionnel (ce livret est ouvert dès la fin de la formation initiale au CICDA) ;
  • le cahier de parrainage ;
  • le tableau normalisé pour le suivi des stages et du contrôle de la qualification.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « opérateur de surveillance aérienne » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3220 ».

Quatre stades de progression se succèdent après la sortie d'école de formation élémentaire :

  • stade 1 : opérateur stagiaire, niveau élémentaire ;
  • stade 2 : opérateur opérationnel, niveau élémentaire ;
  • stade 3 : premier opérateur, niveau supérieur ;
  • stade 4 : maître opérateur, niveau maîtrise.

Nota. Les « 3220 » issus de la passerelle tardive ne sont concernés que par les stades 1 et 2.

4.1 Emploi de l'« opérateur stagiaire ».

Sortant d'école de formation professionnelle de base et affecté en CDC, il est admis dans le stade 1 de la progression et entraîné par un instructeur en vue d'acquérir les qualifications suivantes :

  • opérateur situation aérienne générale ;

  • opérateur introduction plan de vol ;

  • superviseur exploitation messages aéronautiques ;

  • opérateur environnement aéronautique.

4.2 Emploi de l'« opérateur opérationnel ».

Admis dans le stade 2 de sa progression professionnelle, le sous-officier « 3220 » accomplit des tâches d'exécution, essentiellement dans les domaines suivants :

  • identification de l'ensemble des aéronefs civils et militaires survolant l'espace aérien national ;

  • classification du degré de menace de l'ensemble des aéronefs civils et militaires ;

  • suivi de l'activité aérienne ;

  • exploitation et traitement des plans de vol ;

  • réception et transmission d'information aérienne ;

  • suivi et mise à jour de la documentation aéronautique.

Au cours de ce stade, il est entraîné et parrainé par un instructeur en vue d'acquérir les mentions obligatoires du stade 2.

4.3 Emploi du« premier opérateur ».

Admis dans le stade 3, le « premier opérateur » accomplit des tâches d'exécution et d'encadrement essentiellement dans les domaines suivants (liste non exhaustive) :

  • supervision de la détection radar du centre ;
  • participation à la supervision technico-opérationnelle du centre ;
  • instruction des stagiaires en stade 1 et du personnel en progression du stade 2.

Au cours de ce stade, il est entraîné par un instructeur en vue d'acquérir les mentions obligatoires du stade 3.

Il a également en charge la formation et le tutorat des MDRE de son équipe s'il est responsable d'une section opérations.

4.4 Emploi du « maître opérateur ».

Parvenu au stade 4, le « maître opérateur » est un professionnel dont l'autorité, l'expérience et les qualités professionnelles lui permettent d'accomplir des tâches d'encadrement et de direction essentiellement dans les domaines suivants (liste non exhaustive) :

  • supervision de la travée surveillance aérienne dans le domaine opérationnel ;
  • supervision de la progression professionnelle du personnel de la travée ;
  • permanence de la sûreté aérienne.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3221 « informateur aéronautique ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3221 « informateur aéronautique ».

L'« informateur aéronautique » en bureau d'informations aéronautiques a pour mission d'exploiter, traiter et mettre à jour la documentation et les informations aéronautiques.

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautique » du REM.

Il exerce dans les domaines suivants :

  • suivi de l'activité aérienne ;
  • traitement de la messagerie ;
  • traitement des plans de vol ;
  • information aéronautique.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes (internes armée de l'air et/ou interarmées) :

  • ESCA ;
  • CMC.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Cette spécialité n'est accessible que par le recrutement « rang » tardif sous-officier des MDRE 3200 « agent d'opérations ».

Le niveau de maîtrise de l'anglais doit être vérifié lors de l'examen de la candidature afin de répondre au niveau d'anglais requis : supérieur ou égal au TOEIC 380.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3221 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire de spécialiste limité à l'emploi.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

Le BST est délivré au personnel qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et est titulaire du CAM.

Le BESLE est attribué le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3221 » sera consignée par le livret de tutorat (ce livret est ouvert dès le début de la formation).

3.3 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « informateur aéronautique en bureau d'informations aéronautiques » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3221 ».

Le sous-officier « 3221 » accomplit des tâches d'exécution, essentiellement dans les domaines suivants :

  • traitement des plans de vol ;
  • exploitation de l'information aéronautique ;
  • gestion du bureau d'informations aéronautiques.

Il a également en charge la formation et le tutorat des MDRE de son équipe et contribue à la formation des certifiés élémentaires « 3212 ».


Monographie d'emploi de la spécialisation 3222 « secrétaire aéronautique ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3222 « secrétaire aéronautique ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « opérations en milieu aéronautiques » du REM.

Le secrétaire aéronautique a pour mission d'assurer le suivi quotidien de l'activité aérienne de l'unité et le traitement de la messagerie opérationnelle.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes (internes armée de l'air et/ou interarmées) :

  • unités aériennes ;
  • centres de contrôle aérien militaire ;
  • centres d'opérations.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Cette spécialité n'est accessible que par le recrutement « rang » tardif sous-officier des MDRE 3200 « agent d'opérations ».

Le niveau de maîtrise de l'anglais doit être vérifié lors de l'examen de la candidature afin de répondre au niveau d'anglais requis : supérieur ou égal au TOEIC 380.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3222 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire de spécialiste limité à l'emploi.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

Le BST est délivré au personnel qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et est titulaire du CAM.

Le BESLE est attribué le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3222 » sera consignée par le livret de tutorat (ce livret est ouvert dès le début de la formation).

3.3 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « secrétaire aéronautique » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3222 ».

Le sous-officier « 3222 » accomplit des tâches d'exécution, essentiellement dans les domaines suivants :

  • suivi de l'activité ;
  • traitement de la messagerie.

Il a également en charge la formation et le tutorat des MDRE de son équipe.

Appendice X.D. Sous-spécialité 325 : Météorologie.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3251 « météorologiste ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3251 « météorologiste ».

Le « météorologiste » a pour mission de fournir le soutien météo pour les activités de l'armée de l'air sur le territoire nationale et en OPEX.

Il exerce dans les domaines suivants :

  • l'observation et la prévision météorologiques ;
  • la mise en œuvre de moyens d'exploitation et de transmission propres à la météorologie ;
  • la protection des personnes et des biens.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes (internes armée de l'air et/ou interarmées) :

  • centre interarmées de soutien météo des forces ;
  • centre météo des opérations aériennes ;
  • ESCA et CMC ;
  • centres météo déployés en OPEX ;
  • direction générale de l'armement.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat « S » et réussir aux tests de sélection.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3251 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3. formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en deux temps :

  • formation théorique d'une durée de dix-huit mois à l'école nationale de la météorologie, sanctionnée par un examen qui lui permet d'obtenir le diplôme de technicien des métiers de la météorologie, et qui comporte les modules techniques suivants :

  • l'observation et la protection aéronautique ;

  • l'analyse et la prévision météorologiques ;

  • les satellites et moyens de communications ;

  • la réglementation internationale en météorologie.

L'obtention du diplôme technicien des métiers de la météorologie conditionne l'attribution du CE à l'engagé élève spécialiste.

  • PPA en unité de six mois.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

Elle consiste à faire parrainer l'élève spécialiste par un sous-officier breveté supérieur et a pour objet de transmettre à l'intéressé le savoir-faire nécessaire à son emploi.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3251 « météorologiste » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats comprenant une partie théorique et une partie pratique, et des épreuves de connaissances professionnelles.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis aux stages de formation au CS suivants :

  • SFE ;
  • stage de FPP.

Après avoir suivi avec succès les deux stages cités supra, le spécialiste suit une phase d'application en unité afin de se voir attribuer le BS.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.


3.2.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

D'une durée d'environ seize semaines à l'école nationale de la météorologie, ce stage consolide et approfondit la formation initiale pour préparer le prévisionniste à son rôle de chef prévisionniste.

Les différents modules de la formation professionnelle de perfectionnement lui permettront de former et d'encadrer les prévisionnistes des centres météos.

Une sensibilisation au rôle de chef de dispositif météo déployé en OPEX lui est aussi apportée.

À l'issue de la formation pratique le BS de spécialiste 3251 « météorologiste » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

Pour le personnel météo, cela consiste à entretenir et développer les connaissances spécifiques du métier, mais également à acquérir la connaissance sur les concepts d'emploi des aéronefs stationnés afin d'optimiser le soutien météo. Elle s'inscrit en continuité des formations dispensées à l'école nationale de la météorologie et des stages spécifiques qui donnent les bases indispensables à l'emploi opérationnel du personnel.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3251 » fait l'objet de la publication armée de l'air (PAA) 01.310, conformément à la note de vingt-quatrième référence.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « météorologiste » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4. emploi des sous-officiers « 3251 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Le breveté élémentaire est chargé d'effectuer, sous la responsabilité d'un breveté supérieur :

  • la supervision de l'observation météo ;
  • la protection aéronautique ;
  • la prévision météorologique locale ;
  • la mise en œuvre des moyens de traitement et de transmission des informations météorologiques.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Le breveté supérieur est chargé :

  • de l'élaboration des prévisions météorologiques générales ;
  • d'assister et conseiller le commandement en matière de prévisions météorologiques ;
  • de l'encadrement et de l'instruction du personnel breveté élémentaire et certifié élémentaire ;
  • d'assurer les fonctions d'adjoint au chef d'un centre météo air.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Le breveté CM est chargé :

  • d'assurer les fonctions de chef d'un centre météo air ;
  • d'assurer les fonctions de chef de la cellule météorologique de théâtre ou de chef des opérations au sein d'un centre météorologique national ou interarmées ;
  • de conseiller le commandement en qualité d'expert en prévisions météorologiques ;
  • de l'encadrement du personnel breveté supérieur.

Appendice X.E. Sous-spécialité 326 : entraînement sur simulateur de vol.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3261 « moniteur de simulateur de vol ».

1 Généralités.

La présente section a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et tout lieu, des sous-officiers de la spécialisation 3261 « moniteur simulateur de vol » employés dans les unités de la filière professionnelle du REM « simulation en vol » de la famille « commandement et contrôle aérospatial ».

Les unités d'affectation en métropole sont les suivantes :

  • escadron de chasse ;

  • escadron de transport ;

  • escadron d'hélicoptères ;

  • école du PN ;

  • états-majors d'armée d'appartenance.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat général ;
  • baccalauréat technologique.

Un niveau d'anglais minimal équivalent à un PLS 1111 est souhaité et fera l'objet d'un test d'évaluation lors de la pré-orientation du candidat.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3261 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

Un lien au service est applicable à la formation promotionnelle du BS « 3261 ».

La durée et le coefficient multiplicateur sont fixés par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

Les travaux de refonte de la formation des moniteurs simulateurs étant toujours en cours à la date de parution de la présente instruction, un additif détaillant ce domaine paraîtra ultérieurement.

Le référent emploi de la spécialisation peut être consulté à tout moment pour précisions sur le sujet.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique et une partie pratique.

La formation promotionnelle pour l'obtention du BS est basée sur :

  • la poursuite de sa formation théorique et pratique sur simulateur en vue d'acquérir les connaissances afférentes à la réalisation des missions de l'unité aérienne de rattachement ;

  • la préparation, par un travail et un investissement personnel, à l'examen de connaissances générales en simulation n° 1, qui lui permet d'obtenir par équivalence les épreuves de connaissances professionnelles de la S2 ;

  • des visites d'unités dont la connaissance des missions est indispensable à son emploi (CDC, escadron de détection et de contrôle aéroportés, CNOA, etc.) ;

  • la participation à des exercices majeurs qui lui permettent d'établir le parallèle entre les missions en vol et l'instruction dispensée au simulateur ;

  • la participation à un stage pédagogique à l'EFSOAA.

La réussite à l'examen de connaissances générales en simulation n° 1 permet de présenter l'examen d'accès à la qualification de sous-chef moniteur.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialité 3261 « moniteur de simulateur de vol » est attribué.

S'il est déclaré reçu à la S2 et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis au SFE.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage commun à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation, commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.


3.4 Formation professionnelle continue.

Le sous-officier, au minimum breveté élémentaire « 32614 », doit suivre une formation dispensée sous forme de stage, réunissant l'ensemble des sous-chefs moniteurs concernés, afin de favoriser les échanges d'expériences et de compétences.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3261 » sera consignée par :

  • le livret professionnel élaboré par le référent emploi « moniteur simulateur de vol » (ce livret est ouvert dès la fin de la phase de formation professionnelle initiale par l'école de pilotage de l'armée de l'air ) ;

  • le livret de formation de l'unité (ce livret est ouvert dès le début de la phase d'application en unité).

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3261 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3261 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Le moniteur opérationnel a pour mission :

  • d'assurer l'instruction et l'entraînement du PN sur les missions simples de l'unité (transformation machine, exercices de pannes et vol sans visibilité) ;
  • de participer, sous la responsabilité d'un sous-chef moniteur, aux cours et briefings dispensés au profit du PN ;
  • d'assurer le suivi et la mise à jour de la documentation aéronautique.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Le breveté supérieur doit :

  • assurer l'instruction et l'entraînement du PN sur toutes les missions de l'unité ;
  • s'assurer de la cohérence et de l'exécution du programme d'instruction ;
  • dispenser des cours et briefings aux PN et aux moniteurs opérationnels ;
  • il participe à l'encadrement de l'unité et peut être désigné parrain d'un moniteur à l'instruction.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Moniteur chef de simulateur de vol :

  • participer à l'instruction et à l'entraînement du PN dans toutes les missions de l'unité ;

  • veiller au suivi de la formation des moniteurs placés sous son autorité ;

  • participer à l'élaboration des programmes de formation ;

  • gérer une équipe pédagogique ;

  • effectuer le contrôle pédagogique annuel des sous-chefs moniteurs et des moniteurs opérationnels ;

  • être un interlocuteur avec l'industriel pour toutes les questions techniques et le suivi des outils de simulation.

Titulaire du BCM, il conseille le commandement et peut assurer la fonction de chef de service.

Annexe XI. Spécialité 34 : protection.

Appendice XI.A. Sous-spécialité 341 : fusilier commando de l'air.

Monographie d'emploi de la spécialisation 341X « fusilier commando de l'air ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi, en tout temps et en tout lieu, du sous-officier de la spécialisation 341X « fusilier commando de l'air ».

Son activité s'exerce au sein de la filière professionnelle « protection des forces et cynotechnie » du REM dans les domaines suivants :

  • la protection des biens et des personnes au sein des zones militaires ;

  • la protection et l'appui des forces dédiées à la manœuvre aérienne sur le territoire national ou un théâtre d'opération ;

  • les mesures actives de sûreté aérienne ;

  • les opérations spéciales ;

  • la maintenance et la réparation des matériels de parachutage et de largage.

Le sous-officier « fusilier commando de l'air » est appelé à servir au sein de formation administrative de type :

  • unité de protection ;

  • unité d'intervention ;

  • unité de formation ou d'entraînement ;

  • état-major.

Plus particulièrement dans les unités de protection et d'intervention, les emplois des modules protection sont dédiés à une activité de permanence d'au moins 24 heures en continu. Ils sont soumis à un régime cyclique et à des détachements périodiques hors de métropole.

Enfin, les sous-officiers maître-chien, quels que soient leurs grades, se voient affecter un chien avec lequel ils constituent une équipe cynophile indissociable. Ils sont systématiquement employés avec leur chien. Ils assurent, conformément aux directives en vigueur, l'alimentation, les soins matériels et la mise en condition opérationnelle de cet animal.

Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins du baccalauréat général ou professionnel.

Le recrutement est possible à partir de la filière MDRE sous condition de réussite à la sélection dite « passerelle jeune ».

Le candidat doit également réussir aux tests de sélection.

Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 341X » définies par l'instruction de quinzième référence.

Plus particulièrement, il doit satisfaire aux normes d'aptitude médicale particulières au service dans les troupes aéroportées fixées par l'instruction de cinquième référence.

Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formation.

Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

La FMI se déroule en deux étapes :

  • un stage de formation professionnelle ;

  • une phase d'application en unité.

Continue sur la carrière, la formation professionnelle est adaptée à l'emploi. Les principales étapes sont :

  • la formation initiale avec l'attribution du CE après l'obtention du brevet « MATOU » ;

  • les formations qualifiantes avec l'acquisition des brevets « ATTILA » et « BELOUGA » pour tenir des emplois spécialisés. Elles sont accessibles à tout moment de la carrière ;

  • les formations promotionnelles avec l'attribution du BS et CM pour tenir des postes à responsabilité au regard du grade et de l'expérience détenus.

Stage de formation professionnelle initiale.

Le candidat au CE est admis en école de spécialisation au CPOCAA.

Cette formation théorique se déroule en deux niveaux :

  • formation de niveau 1 :

    • le stage « MAQUIS » (durée sept semaines) dont les objectifs sont les suivants :

      • acculturer à la spécialité fusilier commando et maître-chien de l'air ;

      • développer les capacités physiques et mentales, le goût de l'effort ;

      • maîtriser les techniques de base et les règles d'emploi de l'armement ;

      • enseigner les principes de la protection des points sensibles air ;

      • évaluer le comportement, les capacités physiques et les connaissances des stagiaires ;

      • écarter le personnel ne présentant pas le profil pour servir dans la spécialité 341X.

Cette formation s'achève par une phase d'évaluation des stagiaires permettant le passage au niveau de formation supérieur. Le stage « MAQUIS » ne délivre pas de brevet mais constitue une étape dans le cursus d'attribution du CE.

  • formation de niveau 2 :

    • le stage « MATOU » (durée douze semaines).

L'objectif général de la formation est l'acquisition des savoir-faire individuels et collectifs, liés au domaine de la protection de la force [protection défense des bases aériennes, mise en place et renfort d'un dispositif de protection défense en OPEX/mission intérieure (MISSINT)].

Le contenu de la formation vise à former le sous-officier :

  • à acquérir le niveau physique et de rusticité pour servir dans un dispositif de protection de la force en tout temps et en tout lieu ;

  • à commander un élément tactique élémentaire (niveau groupe) de protection de la force dans un environnement dégradé ;

  • au brevet militaire de parachutisme délivré par l'école des troupes aéroportées de Pau ;

  • à encadrer des activités d'instruction du personnel placé sous ses ordres en unité.

À l'issue du stage « MATOU », la BAFSI délivre le brevet militaire de fusilier parachutiste de l'air qui entraîne l'attribution du CE.

Phase d'application en unité.

Avant l'attribution du BE, le titulaire du CE effectue une PPA en unité dont la durée est fixée à six mois. Cette durée peut être prolongée conformément aux dispositions de l'instruction de douzième référence.

À l'issue de la phase d'application en unité, le BE de spécialiste 3412 « sous-officier fusilier parachutiste de l'air » lui est attribué.

Le sous-officier recruté au titre de la spécialisation maître-chien effectue la formation professionnelle initiale « MAQUIS » et « MATOU » du brevet fusilier parachutiste de l'air et, à l'issue, il poursuit une formation complémentaire cynotechnique de treize semaines.

Les techniques enseignées ont pour objectifs :

  • la création de l'équipe cynotechnique ;

  • l'emploi du chien de patrouille dans le cadre des missions de protection-défense des installations de l'armée de l'air ;

  • les connaissances cynotechniques générales ;

  • la formation d'homme d'attaque (niveau 1).

Le stage de formation cynotechnie lui permet d'obtenir le CE de cynotechnicien.

À l'issue d'une phase d'application en unité, le BE de spécialiste 3417 « maître-chien parachutiste de l'air » lui est attribué.

Cas particulier de la passerelle tardive.

Les MDRE de la spécialité fusilier commando de l'air « 341X » peuvent accéder, sous conditions, aux emplois de sous-officiers par le biais de la passerelle tardive.

Le mode de sélection comme les conditions de formation reposent sur le principe de RAEP.

Le BST est délivré au personnel qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et qui est titulaire du CAM délivré après un stage de deux semaines aux ESOM.

Le BESLE est attribué le jour suivant la nomination au grade de sergent.

Formation professionnelle qualifiante « ATTILA » et « BELOUGA ».

Dans le cadre du déroulement de carrière, en complément de la progression promotionnelle et sous-réserve de détenir les aptitudes médicales et psychologiques requises, les sous-officiers peuvent accéder à des emplois spécialisés à l'issue de sélection interne et de réussite aux formations qualifiantes « ATTILA » et « BELOUGA ».

Stage « ATTILA ».

Le stage « ATTILA » est destiné à former les candidats à servir au sein d'une cellule spécialisée dans l'appui aérien, la force protection ou la récupération de personnel isolé au sein du CPA 20 et du CPA 30.

À l'issue du stage d'une durée de dix-huit semaines, le spécialiste se voit attribuer le brevet militaire de « commando parachutiste de l'air » (3413) ou de « maître-chien commando parachutiste de l'air » (3418) par la BAFSI.

La réussite au stage « ATTILA » permet aux sous-officiers, sous-réserve de détenir les aptitudes physiques, d'accéder au stage « BELOUGA ».

Stage « BELOUGA ».

Le stage « BELOUGA » vise à former les fusiliers commandos de l'air « 341X » destinés à servir au sein d'un groupe action ou d'une cellule de commandement du CPA 10 ainsi que dans une structure des forces spéciales.

Cette formation est dirigée et encadrée par le CPA 10.

L'instruction, d'une durée de dix-sept semaines, forme les candidats aux techniques et procédures opérations spéciales.

À l'issue du stage, le brevet militaire de « commando forces spéciales air » (3414) ou de « maître-chien commando forces spéciales air » (3419) est attribué au stagiaire.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le sous-officier peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la S2, le candidat au CS effectue un stage commun de formation à l'encadrement aux ESOM, puis un stage professionnel d'une durée de neuf semaines au CPOCAA complété d'un stage de cynotechnie de cinq semaines pour le maître-chien.

À l'issue de la phase d'application en unité, le BS de spécialiste lui est attribué au niveau du brevet de sous-spécialisation fusilier commando de l'air détenu :

  • 3412 « fusilier parachutiste de l'air » ou 3417 « maître-chien parachutiste de l'air » ;

  • 3413 « commando parachutiste de l'air » ou 3418 « maître-chien commando parachutiste de l'air » ;

  • 3414 « commando forces spéciales de l'air » ou 3419 « maître-chien commando forces spéciales de l'air ».

Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Avant l'attribution du BCM, le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité dont la durée est d'un mois. Cette durée peut être prolongée conformément aux dispositions de l'instruction de douzième référence.

Puis, le sous-officier CM effectuera un stage professionnel à l'escadron de formation des commandos de l'air (EFCA) afin d'obtenir les capacités :

  • de chef de détachement en OPEX ;
  • de directeur de tir.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier de la spécialité 341X « fusilier commando de l'air » progresse dans ses capacités et compétences pour conserver son aptitude à l'emploi et à la projection en satisfaisant au CCPM et en réalisant des périodes de maintien des compétences :

  • exercices d'entraînement et d'acquisition de module complémentaire (tir, techniques d'auto-défense, combat, protection des points sensibles, etc.) ;

  • stages d'acquisition de capacité (instructeur tir de combat, instructeur techniques d'auto-défense, homme d'attaque cynophile niveau 2, etc.) ;

  • formation militaire de base du combattant (POIC).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés du « passeport du combattant », du « carnet de tir » et du « carnet de suivi des sports de combat ».

Emploi des sous-officiers « 341X ».

Les emplois de sous-officier fusilier commando de l'air « 341X » se déterminent en fonction des besoins opérationnels de l'armée de l'air qui déclinent du contrat opérationnel fixé aux armées. Les niveaux d'emploi sont caractérisés par le niveau promotionnel (BE, BS, CM) et professionnel des brevets militaires (MATOU, ATTILA, BELOUGA).

Emploi du breveté élémentaire.

Fusilier ou maître-chien parachutiste de l'air.

Pour les « fusiliers ou maîtres-chiens parachutistes de l'air », les emplois s'exercent dans les domaines :

  • de la protection interne de la force aérienne :

    • sur les point d'importance vitale (PIV) et installation prioritaire de défense (IPD) classés niveau normal de protection (NNP), haut niveau de protection (HNP) et très haut niveau protection (THNP) ;

    • sur les bases aériennes déployées dans le cadre d'une OPEX ;

    • dans le cadre d'une MISSINT et sur les bases aériennes déployées au titre des accords de défense.

  • de l'entraînement du personnel de l'armée de l'air dans le domaine du parachutisme ;
  • de la maintenance et réparation des matériels de parachutage et de largage ;
  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile.

Le sous-officier breveté élémentaire est employé en qualité de :

  • pour les « fusiliers parachutistes de l'air » :

    • chef de groupe de protection et d'intervention (GPI) ;

    • chef de poste en point névralgique et sur un élément air rattaché (EAR) ;

    • équipier en cellule en charge de la conduite de l'activité parachutiste ;

    • formateur en unité de formation des fusiliers commandos de l'air ;

  • pour les « maîtres-chiens parachutistes de l'air » :

    • chef de GPI ;

    • chef de poste en point névralgique et sur un EAR ;

    • équipier en cellule en charge de la conduite de l'activité parachutiste ;

    • formateur en unité de formation des fusiliers commandos de l'air ;

    • maître-chien spécialisé dans la recherche et détection des explosifs ;

    • maître-chien spécialisé dans la fouille opérationnelle spécialisée.

Commando ou maître-chien commando parachutiste de l'air.

Pour les « commandos ou maîtres-chiens commandos parachutistes de l'air », les emplois s'exercent dans les domaines :

  • de la protection interne de la force aérienne :

    • sur les PIV et IPD classés NNP, HNP et THNP ;

    • sur les bases aériennes déployées dans le cadre « d'une entrée en premier » et en renfort d'une OPEX en milieu permissif et semi-permissif ;

    • dans le cadre d'une MISSINT et sur les bases aériennes déployées au titre des accords de défense.

  • de la protection externe de la force aérienne en zone de responsabilité des bases aériennes déployées dans le cadre « d'une entrée en premier » et en renfort d'une OPEX en milieu permissif et semi-permissif ;
  • de l'appui aérien et de la récupération de personnel isolé de la force aérienne ;
  • de l'entraînement du personnel de l'armée de l'air dans le domaine du parachutisme ;
  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile.

Le sous-officier breveté élémentaire est employé en qualité de :

  • pour les « commando parachutiste de l'air » :

    • chef de GPI ;

    • chef de poste en point névralgique et sur un EAR ;

    • adjoint en groupe force protection ;

    • adjoint en module appui aérien ;

    • adjoint en module de recherche et sauvetage de combat (RESCO) ;

    • adjoint en cellule en charge de la conduite de l'activité parachutiste ;

    • formateur en unité de formation des fusiliers commandos de l'air ;

  • pour les « maîtres-chiens commandos parachutistes de l'air » :

    • chef de GPI ;

    • chef de poste en point névralgique et sur un EAR ;

    • adjoint en cellule en charge de la conduite de l'activité parachutiste ;

    • adjoint en groupe force protection ;

    • adjoint en module appui aérien ;

    • adjoint en module de RESCO ;

    • formateur en unité de formation des fusiliers commandos de l'air ;

    • maître-chien spécialisé dans la recherche et détection des explosifs ;

    • maître-chien spécialisé dans la fouille opérationnelle spécialisée.

Commando ou maître-chien commando forces spéciales de l'air.

Pour les « commandos ou maîtres-chiens commandos forces spéciales de l'air », les emplois s'exercent principalement dans les domaines :

  • des forces spéciales ;                                                                                                                         
  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile ;

  • mais également dans le domaine de la protection-défense des forces aériennes.

Le sous-officier breveté élémentaire est employé en qualité de :

  • adjoint en groupe action ;
  • formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air ;
  •  chef de GPI ;
  • adjoint en groupe force protection.

Emploi du breveté supérieur.

Fusilier ou maître-chien parachutiste de l'air.

Pour les « fusiliers ou maîtres-chiens parachutistes de l'air », les emplois s'exercent dans les domaines :

  • de la protection interne de la force aérienne :

    • sur les PIV et IPD classés NNP, HNP et THNP ;

    • sur les bases aériennes déployées dans le cadre d'une OPEX en milieu permissif et semi-permissif ;

    • dans le cadre d'une MISSINT et sur les bases aériennes déployées au titre des accords de défense ;

  • de l'entraînement du personnel de l'armée de l'air dans le domaine du parachutisme ;
  • de la maintenance et réparation des matériels de parachutage et de largage ;
  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile.

Le sous-officier breveté supérieur est employé en qualité de :

  • pour les « fusiliers parachutistes de l'air » :

    • chef de poste de coordination de la protection ;

    • chef d'équipe mesures actives de sûreté aérienne (MASA) ;

    • chef de GPI ;

    • chef de poste en point névralgique et sur un EAR ;

    • équipier en cellule en charge de la conduite de l'activité parachutiste ;

    • formateur en unité de formation des fusiliers commandos de l'air ;

  • pour les « maîtres-chiens parachutistes de l'air » :

    • chef de poste de coordination de la protection ;

    • chef de GPI ;

    • chef de poste en point névralgique et sur un EAR ;

    • équipier en cellule en charge de la conduite de l'activité parachutiste ;

    • formateur en unité de formation des fusiliers commandos de l'air ;

    • maître-chien spécialisé dans la recherche et détection des explosifs ;

    • maître-chien spécialisé dans la fouille opérationnelle ;

    • maître-chien spécialisé dans la recherche et détection des stupéfiants ;

    • maître-chien spécialisé dans le pistage ;

    • chef ou adjoint de cynogroupe.

Commando ou maître-chien commando parachutiste de l'air.

Pour les « commandos ou maîtres-chiens commandos parachutistes de l'air », les emplois s'exercent dans les domaines :

  • de la protection interne de la force aérienne :

    • sur les PIV et IPD classés NNP, HNP et THNP ;

    • sur les bases aériennes déployées dans le cadre « d'une entrée en premier » et en renfort d'une OPEX en milieu permissif et semi-permissif ;

    • dans le cadre d'une MISSINT et sur les bases aériennes déployées au titre des accords de défense ;

  • de la protection externe de la force aérienne en zone de responsabilité des bases aériennes déployées dans le cadre « d'une entrée en premier » et en renfort d'une OPEX en milieu permissif et semi-permissif ;
  • de l'appui aérien et de la récupération de personnel isolé de la force aérienne ;
  • de l'entraînement du personnel de l'armée de l'air dans le domaine du parachutisme ;
  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile.

Le sous-officier breveté supérieur est employé en qualité de :

  • pour les « commandos parachutistes de l'air » :

    • chef de poste de coordination de la protection ;

    • chef de GPI ;

    • chef de poste en point névralgique et sur un EAR ;

    • chef de groupe force protection ;

    • chef de module appui aérien ;

    • chef de module de RESCO ;

    • chef de cellule en charge de la conduite de l'activité parachutiste ;

    • formateur en unité de formation des fusiliers commandos de l'air.

  • pour les « maîtres-chiens commandos parachutistes de l'air » :

    • chef de poste de coordination de la protection ;

    • chef de GPI ;

    • chef de poste en point névralgique et sur un EAR ;

    • chef de cellule en charge de la conduite de l'activité parachutiste ;

    • chef de groupe force protection ;

    • chef de module appui aérien ;

    • chef de module de RESCO ;

    • formateur en unité de formation des fusiliers commandos de l'air ;

    • maître-chien spécialisé dans la recherche et détection des explosifs ;

    • maître-chien spécialisé dans la fouille opérationnelle ;

    • maître-chien spécialisé dans la recherche et détection des stupéfiants ;

    • maître-chien spécialisé dans le pistage ;

    • chef ou adjoint de cynogroupe.

Commando ou maître-chien commando forces spéciales de l'air.

Pour les « commandos ou maîtres-chiens commandos forces spéciales de l'air », les emplois s'exercent principalement dans les domaines :

  • des forces spéciales ;
  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile ;

  • mais également dans le domaine de la protection défense ;

Le sous-officier breveté supérieur est employé en qualité de :

  • chef ou adjoint en groupe action ;
  • formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air ;
  • chef de poste de la coordination de la protection ;
  • chef de groupe force protection.

Emploi du cadre de maîtrise.

Les sous-officiers fusiliers commandos de l'air détenteurs de la qualification CM ont vocation à occuper des postes au sein des structures de direction et de commandement des unités et des détachements de la BAFSI. Les unités peuvent être des unités de protection, d'intervention ou de formation. Les détachements peuvent être des dispositifs de protection, d'appui aérien, de MASA, de RESCO en MISSINT, en OPEX et en exercice et manœuvre.

Ils ont également vocation à armer les postes en états-majors, centraux, opérationnels ou organiques, en fonction de leurs compétences et qualification spécifiques.


Domaine d'activités de la spécialisation 341X « fusilier commando de l'air ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 341X « fusilier commando de l'air ». Cette spécialité comprend deux catégories principales de sous-spécialisation :

  • les fusiliers ou les commandos ;
  • les maîtres-chiens.

L'activité du MDRE 341X « fusilier commando de l'air » s'exerce au sein de la filière professionnelle « protection des forces et cynotechnie » du REM dans les domaines suivants :

  • la protection des biens et des personnes au sein des zones militaires ;
  • la protection et l'appui des forces dédiées à la manœuvre aérienne sur le territoire national ou un théâtre d'opérations ;
  • les mesures actives de sûreté aérienne ;
  • les opérations spéciales ;
  • la maintenance et la réparation des matériels de parachutage et de largage.

Le MDRE exerce sous contrôle d'un sous-officier qualifié, tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Le MDRE « fusilier commando de l'air » est appelé à servir au sein de formation administrative de type :

  • unité de protection ;
  • unité d'intervention ;
  • unité de formation ou d'entraînement ;
  • état-major.

Plus particulièrement dans les unités de protection et d'intervention, les emplois du module protection sont dédiés à une activité de permanence d'au moins 24 heures en continu. Ils sont soumis à un régime cyclique et à des détachements périodiques hors de métropole.

Enfin, les MDRE « maître-chien », quels que soient leurs grades, se voient affecter un chien avec lequel ils constituent une équipe cynophile indissociable. Ils sont systématiquement employés avec leur chien. Ils assurent, conformément aux directives en vigueur, l'alimentation, les soins matériels et la mise en condition opérationnelle de cet animal.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés à l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 34XX » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

Les candidats volontaires à un engagement initial en unité d'intervention doivent satisfaire aux normes d'aptitude médicale particulières au service dans les troupes aéroportées fixées par l'instruction de cinquième référence.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire au moins du niveau collège de la classe de troisième ou détenteur d'un CAP.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Pour les candidats aux unités d'intervention, un examen spécifique complémentaire physique et d'évaluation psychotechnique est prévu.

2.5 Liens au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

Elle comprend une partie militaire au CPOCAA et une partie professionnelle à l'EFCA.

La FMI permet au MDRE « équipier fusilier de l'air/équipier maître-chien de l'air » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, la FPI est adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI se déroule en deux étapes :

  • un stage de formation professionnelle ;
  • une phase d'application en unité.

Continue sur la carrière, la formation professionnelle est adaptée à l'emploi. Les principales étapes sont :

  • la formation initiale avec l'attribution du CAET après l'obtention du brevet « MAQUIS » ou « MATOU » ;
  • les formations qualifiantes avec l'acquisition des brevets « ATTILA » et « BELOUGA » pour tenir des emplois spécialisés. Elles sont accessibles à tout moment de la carrière ;
  • les formations promotionnelles avec l'attribution du BET et BST pour tenir des postes à responsabilité au regard du grade et de l'expérience détenus.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien « fusilier de l'air ou maître-chien de l'air ».

3.1.1 Stage de formation professionnelle initiale « MAQUIS ».

D'une durée de cinq semaines, ce stage s'adresse aux deux catégories de sous-spécialisation et il se déroule à l'EFCA.

Le brevet de « fusilier ou maître-chien de l'air » est attribué après le stage « MAQUIS ». Il permet aux MDRE de servir en unité de protection.

Les modules de formation portent sur les domaines suivants :

  • le combat ;

  • l'instruction complémentaire sur le tir de combat ;

  • les techniques d'auto-défense ;

  • la protection défense des points sensibles ;

  • la condition physique et rusticité.

3.1.1.1 Formation complémentaire cynotechnique.

D'une durée de quatre semaines, ce stage s'adresse au MDRE de sous-spécialisation maître-chien et il se déroule soit à l'EFCA ou à Sissonne et porte sur :

  • la création de l'équipe cynotechnique ;

  • le maintien en condition physique et sanitaire du chien ;

  • l'emploi et maîtrise du chien ;

  • les connaissances cynotechniques générales ;

  • la condition physique et rusticité.

3.1.2 Phase d'application en unité.

D'une durée minimale de six mois, elle se déroule en unité de protection. Durant cette période, le MDRE est formé par un sous-officier qualifié aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée, selon les dispositions de l'instruction de huitième référence.

3.2 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien « fusilier parachutiste de l'air ou maître-chien parachutiste de l'air ».

La FPI se déroule en deux étapes :

  • un stage de FPI en deux parties :

    • « MAQUIS » commun au MDRE « équipier fusilier parachutiste de l'air/équipier maître-chien parachutiste de l'air » ;

    • « MATOU ».

  • une phase d'application en unité.

3.2.1 Stage de formation professionnelle initiale « MATOU ».

Le brevet de « fusilier ou maître-chien parachutiste de l'air »est attribué après le stage « MATOU ».

Il permet aux MDRE de servir en unité :

  • d'intervention en CPA au sein d'une compagnie chargée de la protection de la force ;
  • de protection.

D'une durée de douze semaines, ce stage se déroule à l'EFCA et porte sur :

  • l'instruction protection des forces en OPEX (armement/tir/combat motorisé, etc.) ;
  • l'instruction troisième dimension brevet militaire parachutiste ;
  • la condition physique et rusticité ;
  • les exercices/mises en situation (opération aéroportée).

3.2.2 Phase d'application en unité.

Le MDRE est formé, par un sous-officier qualifié, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi durant six mois.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, il lui est proposé soit :

  • d'être affecté en escadron de protection en qualité d'équipier fusilier ou maître-chien de l'air ;

3.3 Formation qualifiante « ATTILA », « BELOUGA ».

Dans le cadre du déroulement de carrière en complément de la progression promotionnelle les MDRE, sous-réserve de détenir les aptitudes médicales et psychologiques requises, peuvent accéder à des emplois spécialisés à l'issue de sélection interne et de réussite aux formations qualifiantes « ATTILA » et « BELOUGA ».

3.3.1 Stage « ATTILA ».

Le brevet de « commando parachutiste de l'air ou maître-chien commando parachutiste de l'air » est délivré après avoir suivi avec succès le stage « ATTILA » et permet de tenir les emplois en cellules spécialisés des CPA 20 et 30 :

  • récupération de personnels isolés ;
  • appui aérien ;
  • force protection.

3.3.2 Stage « BELOUGA ».

Le brevet de « commando forces spéciales air ou maître-chien commando forces spéciales air » est délivré après réussite au stage « BELOUGA » et conduit le personnel à servir au sein du CPA 10.

3.4 Formations promotionnelles.

3.4.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE ayant réussi la SN1 suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

3.4.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

3.4.2.1 Cas général.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.4.2.2 Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE de la spécialité fusilier commando de l'air « 341X » maintient et progresse dans ses capacités et compétences pour conserver son aptitude à l'emploi et à la projection en satisfaisant au CCPM et en réalisant des périodes de maintien des compétences :

  • exercices d'entraînement et d'acquisition de module complémentaire (tir, techniques d'auto-défense, combat, protection des points sensibles, etc.) ;
  • stages d'acquisition de capacité (techniques d'auto-défense, tir de combat, tireur d'élite longue distance, homme d'attaque cynophile, etc.) ;
  • formation militaire de base du combattant (POIC).

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés du « passeport du combattant », du « carnet de tir » et du « carnet de suivi des sports de combat ».

4 Emplois.

Les emplois des « fusiliers commandos de l'air » se déterminent en fonction des besoins opérationnels de l'armée de l'air, qui déclinent du contrat opérationnel fixé aux armées. Les niveaux d'emploi sont caractérisés par le niveau promotionnel (CAET, BET, BST) et les brevets militaires (MAQUIS, MATOU, ATTILA, BELOUGA).

4.1 Emplois du militaire du rang engagé « équipier fusilier ou maître-chien de l'air ».

Pour les « équipiers fusiliers ou maîtres-chiens de l'air », les emplois s'exercent dans les domaines de la protection interne de la force aérienne :

  • sur les installations de l'armée de l'air (installations militaires de différentes sensibilités, PIV, IPD) en métropole et dans les départements outre-mer/collectivités d'outre-mer ;
  • sur les bases aériennes déployées dans le cadre d'une OPEX ;
  • dans le cadre d'une MISSINT et sur les bases aériennes déployées au titre des accords de défense.

4.1.1 Les emplois pour les détenteurs du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien sont.

Pour les « équipiers fusiliers de l'air » :

  • équipier ou adjoint au chef de GPI ;

  • équipier, adjoint de module de contrôle d'accès ;

  • équipier ou adjoint en poste de sécurité.

Pour les « équipiers maîtres-chiens de l'air » :

  • équipier ou adjoint au chef de GPI ;

  • équipier ou chef de patrouille.

4.1.2 Les emplois pour les détenteurs du brevet élémentaire de technicien sont.

Pour les « équipiers fusiliers de l'air supérieurs » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • chef de module de contrôle d'accès ;

  • adjoint au chef de poste de sécurité sur un EAR.

Pour les « équipiers maîtres-chiens de l'air supérieurs » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • adjoint au chef de poste de sécurité sur un EAR ;

  • maître de chien de l'air spécialisé dans la recherche et détection des explosifs.

4.1.3 Les emplois pour les détenteurs du brevet supérieur de technicien sont.

Pour les « équipiers fusiliers de l'air confirmés » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • chef de module de contrôle d'accès ;

  • chef de poste de sécurité sur un EAR.

Pour les « équipiers maîtres-chiens de l'air confirmés » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • chef de poste de sécurité sur un EAR ;

  • maître de chien de l'air spécialisé dans la recherche et détection des explosifs.

4.2 Emplois du militaire du rang engagé « équipier fusilier ou maître-chien parachutiste de l'air ».

Pour les « équipiers fusiliers ou maîtres-chiens parachutistes de l'air », les emplois s'exercent dans les domaines :

  • de la protection interne de la force aérienne :

    • sur les installations de l'armée de l'air (installations militaires de différentes sensibilités, PIV, IPD) ;

    • sur les bases aériennes déployées dans le cadre d'une OPEX ;

    • dans le cadre d'une MISSINT et sur les bases aériennes déployées au titre des accords de défense ;

  • des MASA ;

  • de la maintenance et réparation des matériels de parachutage et de largage ;

  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile.

4.2.1 Les emplois pour les détenteurs du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien sont.

Pour les « équipiers fusiliers parachutistes de l'air » :

  • équipier ou adjoint au chef de GPI ;

  • équipier, adjoint de module de contrôle d'accès ;

  • équipier en poste de sécurité ;

  • tireur en équipe MASA ;

  • équipier en équipe entretien/réparation/pliage des matériels de parachutage et de largage ;

  • formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air.

Pour les « équipiers maîtres-chiens parachutistes de l'air » :

  • équipier ou adjoint au chef de GPI ;

  • équipier ou chef de patrouille ;

  • aide instructeur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air.

4.2.1 Les emplois pour les détenteurs du brevet élémentaire de technicien sont.

Pour les « équipiers fusiliers parachutistes de l'air supérieurs » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • chef de module de contrôle d'accès ;

  • adjoint au chef de poste de sécurité sur un EAR ;

  • formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air.

Pour les « équipiers maîtres-chiens parachutiste de l'air supérieurs » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • adjoint au chef de poste de sécurité sur un EAR ;

  • maître de chien de l'air spécialisé dans la recherche et détection des explosifs ;

  • formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air.

4.2.3 Les emplois pour les détenteurs du brevet supérieur de technicien sont.

Pour les « équipiers fusiliers de l'air confirmés » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • chef de module de contrôle d'accès ;

  • chef de poste de sécurité sur un EAR ;

  • formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air.


Pour les « équipiers maîtres-chiens de l'air confirmés » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • chef de poste de sécurité sur un EAR ;

  • maître de chien de l'air spécialisé dans la recherche et détection des explosifs ;

  • formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air.

4.3 Emplois du militaire du rang engagé « équipier commando parachutiste ou maître-chien commando parachutiste de l'air ».

Pour les « équipiers commandos parachutistes ou maîtres-chiens commandos parachutistes de l'air », les emplois s'exercent dans les domaines :

  • de la protection interne de la force aérienne :

    • sur les installations de l'armée de l'air (installations militaires de différentes sensibilités, PIV, IPD) ;

    • sur les bases aériennes déployées dans le cadre d'une OPEX ;

    • dans le cadre d'une MISSINT et sur les bases aériennes déployées au titre des accords de défense ;

  • de la protection externe de la force aérienne en zone de responsabilité des bases aériennes déployées dans le cadre « en entrée en premier » et en renfort d'une OPEX ;
  • de l'appui aérien et de la récupération de personnel isolé ;
  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile.

4.3.1 Les emplois pour les détenteurs du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien sont.

Pour les « équipiers commandos parachutistes de l'air » :

  • équipier ou adjoint au chef de GPI ;

  • équipier, adjoint de module de contrôle d'accès ;

  • équipier en poste de sécurité ;

  • tireur en équipe MASA ;

  • aide formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air ;

  • équipier en groupe force protection ;

  • équipier en module appui aérien ;

  • équipier en module de RESCO.

Pour les « équipiers maîtres-chiens commandos parachutistes de l'air » :

  • équipier ou adjoint au chef de GPI ;

  • équipier ou chef de patrouille ;

  • aide formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air ;

  • équipier en groupe force protection ;

  • équipier en module appui aérien ;

  • équipier en module RESCO.

4.3.2 Les emplois pour les détenteurs du brevet élémentaire de technicien sont.

Pour les « équipiers commandos parachutistes de l'air supérieurs » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • chef de module de contrôle d'accès ;

  • adjoint au chef de poste de sécurité ;

  • aide formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air ;

  • équipier en groupe force protection ;

  • équipier en module appui aérien ;

  • équipier en module RESCO.

Pour les « équipiers maîtres-chiens commandos parachutistes de l'air supérieurs » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • adjoint au chef de poste de sécurité ;

  • maître de chien spécialisé dans la recherche et détection des explosifs ;

  • maître-chien spécialisé dans la fouille opérationnelle spécialisée ;

  • aide formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air ;

  • équipier en groupe force protection ;

  • équipier en module appui aérien ;

  • équipier en module RESCO.

4.3.3 Les emplois pour les détenteur du brevet supérieur de technicien sont.

Pour les « équipiers commandos parachutistes de l'air confirmés » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • chef de module de contrôle d'accès ;

  • chef de poste de sécurité sur un EAR ;

  • équipier en groupe force protection ;

  • équipier en module appui aérien ;

  • équipier en module RESCO.

Pour les « équipiers maîtres-chiens commandos parachutistes de l'air confirmés » :

  • chef de GPI ;

  • adjoint d'élément d'intervention ;

  • équipier en groupe force protection ;

  • équipier en module appui aérien ;

  • équipier en module RESCO ;

  • chef de poste de sécurité sur un EAR ;

  • maître de chien de l'air spécialisé dans la recherche et détection des explosifs ;

  • maître-chien spécialisé dans la fouille opérationnelle spécialisée.

4.4 Emplois du militaire du rang engagé « équipier commando ou maître-chien commando forces spéciales de l'air ».

Pour les « équipiers commandos ou maîtres-chiens commandos forces spéciales air », les emplois s'exercent principalement dans les domaines :

  • des forces spéciales ;

  • de formation aux techniques et procédures inhérentes à la protection de la force aérienne et à la survie en milieu hostile ;

  • mais également dans le domaine de la protection défense.

Les emplois pour les détenteurs du CAET, BET et BST sont :

  • équipier en groupe action ;
  • aide formateur en unité de formation des fusiliers/commandos de l'air.

5 Indices de spécialisation.

Le MDRE « équipier fusilier de l'air - MAQUIS » reçoit l'indice de spécialisation « 3411 » dès le début de sa formation initiale.

Le MDRE « équipier maître-chien de l'air - MAQUIS » reçoit l'indice de spécialisation « 3416 » dès le début de sa formation initiale.

Le MDRE « équipier fusilier parachutiste de l'air - MATOU » reçoit l'indice de spécialisation « 3412 ».

Le MDRE « équipier maître-chien parachutiste de l'air - MATOU » reçoit l'indice de spécialisation « 3417 ».

Le MDRE « équipier commando parachutiste de l'air - ATTILA » reçoit l'indice de spécialisation « 3413 ».

Le MDRE « équipier maître-chien commando parachutiste de l'air - ATTILA » reçoit l'indice de spécialisation « 3418 ».

Le MDRE « équipier commando forces spéciales air - BELOUGA » reçoit l'indice de spécialisation « 3414 ».

Le MDRE « équipier maître-chien commando forces spéciales air - BELOUGA » reçoit l'indice de spécialisation « 3419 ».

Appendice XI.B. Sous-spécialité 342 : défense sol-air.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3422 « spécialiste défense sol-air ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3422 « spécialiste défense sol-air (DSA) ».

Il exerce au sein de la filière professionnelle « DSA » du REM, dans les domaines suivants :

  • mise en œuvre et emploi des systèmes d'armes sol-air ;

  • armement des postes des centres de commandement, de conduite, de planification et de contrôle liés aux opérations aériennes et en lien avec la défense surface-air.

Il est appelé à travailler au sein :

  • des unités DSA des bases aériennes ;

  • de l'administration centrale ;

  • des organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat général ;

  • BAC PRO.

Il devra également être titulaire du permis B.

2.2 Sélection centre d'étude et de recherche psychologique air.

Le candidat doit satisfaire aux tests de sélection d'aptitude à la perception et à la coordination du domaine 3e dimension (3D) réalisé par le centre d'étude et de recherche psychologique air.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité définies par l'instruction de quinzième référence.

Les spécialistes DSA doivent posséder une aptitude de travail en hauteur liée à la mission de guet à vue et à la mise en œuvre des systèmes d'armes.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.


3 Formation.

3.1 Formation initiale (pour l'obtention du brevet élémentaire et la qualification défense sol-air).

Elle se déroule en deux parties, la première comprend une partie militaire et la seconde, une partie professionnelle.

a) première partie : formation militaire afin d'obtenir le CAM et perfectionnement aux techniques de protection défense à l'EFCA (stage « MAQUIS »).

b) deuxième partie : formation professionnelle afin d'obtenir la qualification DSA.

Celle-ci, se déroule en deux étapes :

  • premièrement, l'intéressé participe à un stage de qualification élémentaire qui permet d'obtenir le CE ;
  • deuxièmement, il effectue une phase d'application en unité qui lui permet d'obtenir la qualification de spécialiste DSA opérationnel.

3.1.1 Stage de qualification élémentaire.

D'une durée de quatorze semaines environ au centre de formation et d'expertise de la défense sol-air (CFEDSA), ce stage comprend les domaines suivants :

  • organisation et la réglementation de la DSA ;

  • généralités sur les systèmes d'armes en service ;

  • mise en œuvre opérationnelle des modules de lancement terrestre (MLT) sol-air moyenne portée (SAMP), modules de rechargement terrestre (MRT) SAMP et de la munition ASTER 30 ;

  • reconnaissance et la manœuvre sur le théâtre d'opération ;

  • système d'information et de communications (SIC) ;

  • généralités sur les liaisons de données tactiques liées au SAMP ;

  • phraséologie en langue anglaise ;

  • culture sol-air et le savoir-faire nécessaire pour tenir un poste opérationnel en escadron de défense sol-air.

Sous réserve de réussite au stage susvisé, il se voit remettre l'insigne de spécialité DSA au CFEDSA puis il est affecté en unité. Il devient titulaire du CE à compter du premier mois qui suit la sortie du stage de qualification élémentaire.

En cas d'échec, le CFEDSA applique les mesures définies par l'instruction de neuvième référence.

3.1.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire et la qualification spécialiste défense sol-air opérationnel).

Le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité de six mois qui consiste à le faire parrainer par un sous-officier breveté supérieur afin de lui transmettre le savoir-faire nécessaire à son emploi. Les évaluations de compétences réalisées lors de cette étape détermineront l'homologation de son BE ainsi que l'attribution de sa qualification de spécialiste DSA opérationnel.

Seul le commandant d'unité est autorisé à ajourner la délivrance du BE en cas d'échec lors de la phase d'application en unité. Cette phase peut être prolongée d'une ou plusieurs périodes de trois mois (indivisibles) et cela éventuellement jusqu'au terme du contrat en cours.

3.1.3 Attribution du brevet élémentaire et de la qualification spécialiste défense sol-air opérationnel.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité de six mois, le BE lui est attribué et de facto l'attribution de la qualification de spécialiste DSA opérationnel.

3.2 Sélection numéro 2.

Dès lors que l'intéressé remplit les conditions prévues par la circulaire de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique et une partie pratique, ainsi que les épreuves de connaissances professionnelles relatives aux savoirs techniques SAMP et aux compétences 3D acquises.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtenion du brevet supérieur.

S'il est reçu aux épreuves de la S2, le breveté élémentaire est admis en stages de formation au CS suivant :

  • SFE ;

  • stage de FPP.

3.3.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée de trois semaines à l'EFSOAA, ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.3.2 Formation professionnelle de perfectionnement.

D'une durée de trois semaines au CFEDSA, ce stage comprend les domaines suivants :

  • la planification des opérations sol-air de niveau unité dans un cadre national, interarmées et interalliés ;

  • l'utilisation des systèmes d'information dédiés aux opérations aéronautiques et au paramétrage des systèmes d'armes ;

  • la structure et l'armement d'un poste de commandement DSA ;

  • l'architecture des SIC ;

  • les liaisons de données tactiques utilisées sur SAMP et centre de management de la défense dans la 3e dimension (CMD3D) ;

  • l'anglais appliqué aux procédures sol-air dans le cadre des opérations en milieu aéronautique.

3.3.3 Attribution du brevet supérieur - spécialiste défense sol-air confirmé.

Le titulaire du CS de spécialité effectue une phase d'application en unité dont la durée est d'un mois.

À l'issue, il reçoit le BS de spécialité et obtient la qualification de spécialiste DSA confirmé.

3.4 Stage cadre de maîtrise.

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA du grade d'adjudant-chef.

La formation au CM comprend un stage unique intitulé SFC.

La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM, en principe à compter du premier du mois qui suit la fin du stage.

Ensuite, le spécialiste suit une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en pratique les connaissances acquises en école, avant de se voir attribuer le BCM.

Lorsqu'il est breveté, il obtient la qualification de spécialiste DSA expert.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3422 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

Les activités sportives dirigées, l'instruction en langue anglaise ainsi que l'entraînement aux techniques de tir de combat (double dotation) concourent à cette préparation.

4 Emploi des sous-officiers « 3422 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Le breveté spécialiste « DSA opérationnel » assure, sous réserve d'avoir suivi les stages d'adaptation à l'emploi et obtenu les qualifications particulières sur les systèmes d'armes concernés, les missions suivantes :

  • participation à la mise en œuvre des systèmes d'armes sol-air (opérateur MRT SAMP, opérateur MLT SAMP, opérateur détection CMD3D) ;

  • participation, en escadron mixte, à la mise en œuvre du crotale nouvelle génération (CROTALE NG) au poste d'opérateur de tir.

En qualité de chef d'équipe, il assure :

  • la gestion des équipes de guet à vue ;

  • la gestion d'une équipe de reconnaissance ;

  • l'encadrement des MDRE, en particulier dans leur mission consistant à participer à la protection rapprochée des moyens sol-air déployés.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Le breveté spécialiste DSA confirmé est chargé, sous réserve d'avoir suivi les stages d'adaptation à l'emploi et obtenu les qualifications particulières sur les systèmes d'armes concernés, des missions suivantes :

  • la mise en œuvre du module d'engagement (ME) SAMP au poste d'opérateur de tir ;

  • la mise en œuvre, en escadron mixte, du CROTALE NG au poste d'opérateur principal de tir ;

  • la participation en qualité de sous-officier opérations à l'armement des postes de commandement DSA, véhicule poste commandement, « combined air ops center ».

En qualité de chef de groupe, il assure :

  • la gestion d'un groupe de reconnaissance ;

  • l'encadrement de sous-officiers brevetés élémentaires.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Le breveté CM est chargé, sous réserve d'avoir suivi les stages d'adaptation à l'emploi et obtenu les qualifications particulières sur les systèmes d'armes concernés, puis en fonction du bilan de compétences réalisé en unité, d'assurer les missions suivantes :

  • soit, la direction des engagements dans le ME en qualité d'opérateur principal de tir ;
  • soit, la coordination des systèmes d'armes dans le CMD3D en qualité d'opérateur tactique console des feux.

Il est par ailleurs adjoint au chef de section SAMP lorsque formé sur système moyen anti-aérien contre les menaces balistiques aérobies (MAMBA), ou chef de section sol-air courte portée pour les escadrons mixtes et assure, de fait l'encadrement du sous-officier breveté supérieur.

4.4 Maintien dans l'emploi.

La tenue de chaque poste sur systèmes d'armes sol-air nécessite la détention d'une licence d'habilitation temporaire validée par le commandant d'unité. Le renouvellement des licences est subordonné au maintien en condition opérationnelle, à la réalisation des normes d'entraînement définies par la BACE et à l'aptitude médicale de l'intéressé.

5 Dispositions diverses.

5.1 Indice de spécialité.

Le sous-officier « DSA » reçoit l'indice de spécialité « 3422 » dès le début de sa formation initiale.

5.2 Responsabilités relatives à la formation.

Le référent emploi « DSA » du CFA/BACE apporte son expertise aux écoles responsables de la mise en œuvre de la politique de formation définie par le bureau de la politique de l'emploi et condition de l'aviateur de la direction des ressources humaines de l'armée de l'air (DRH-AA/BPECA).

Il définit le cahier des charges des formations à créer, fixe les objectifs de formation aux unités, centres et écoles qui concourent au dispositif de formation appliqué à la DSA et peut solliciter des évolutions de programmes de formation pour obtenir une meilleure adaptation aux attendus en compétences délivrées.

La division formation et systèmes d'armes du bureau sol-air de la BACE est en charge de la rédaction et de la mise à jour du référentiel documentaire relatif à l'organisation du dispositif de formation.

Elle sera en charge, en particulier, de la rédaction et de la mise à jour des CPI de progression et d'entraînement, support du parcours professionnel des spécialistes de DSA.


Domaine d'activités de la spécialisation 3424 « équipier défense sol-air ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 3424 « équipier DSA ». Des dispositions particulières leur ouvriront des perspectives d'évolution par le biais de la « passerelle tardive », toutefois les équipiers DSA n'ont pas vocation à réaliser une carrière longue.

Le MDRE exerce sous contrôle d'un sous-officier qualifié tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Dans ce cas, il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Une fois qualifié et autonome, il exerce au sein de la filière professionnelle « DSA » du REM, dans les domaines suivants :

  • mise en œuvre et emploi des systèmes d'armes sol-air sous la responsabilité du chef d'équipe ;

  • armement des postes de permanence des centres de commandement du niveau unité.

Les opérations sur les systèmes d'armes s'effectuent sous la responsabilité d'un chef d'équipage ou d'un chef d'équipe selon les cas d'emploi ou les types de missions réalisés.

Le MDRE « équipier DSA » est appelé à servir au sein des unités DSA des bases aériennes.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 3424 » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

Les « équipiers DSA » doivent posséder une aptitude de travail en hauteur liée à la mission de guet à vue.

2.4 Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire au moins du diplôme suivant :

  • brevet des collèges (niveau 5).

Il est souhaitable que le candidat ait suivi un apprentissage de l'anglais durant sa scolarité, préalable à une formation en langue anglaise de niveau 1111 dans le domaine du combat et de la DSA, prévue dans le parcours professionnel des « équipiers DSA ».

En plus des tests d'évaluation susmentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Au cours de cet entretien, il sera vérifié :

  • la détention par le candidat du permis de conduire VL (permis B) ;

  • les prédispositions de l'intéressé à la pratique d'activités physiques soutenues.

2.5 Liens au service.

L'intéressé est tenu au service selon les dispositions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

Le dispositif de formation vise à développer les savoirs et savoir-faire relatifs aux règles d'emploi de la composante DSA, des systèmes d'armes utilisés ainsi que des moyens de communication en dotation dans les unités.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien « équipier défense sol-air opérationnel ».

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI se déroule au CPOCAA. Elle permet au MDRE « équipier DSA » d'obtenir le CME.

À la suite du CME, le MDRE participe à un stage élémentaire de protection-défense « MAQUIS » réalisé à l'EFCA, dont le résultat conditionne la poursuite du parcours professionnel au sein de la spécialité DSA « 342X ». En cas d'échec, la période probatoire ne sera pas prolongée et le CAET ne sera pas attribué par le commandant d'unité.

Une fois cette étape validée, il suit une FPI adaptée en fonction des connaissances et qualifications déjà acquises. Elle permet au MDRE « équipier DSA » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

La FPI se déroule en deux étapes :

  • un stage de formation professionnelle;

  • une phase d'application en unité.

3.1.1 Stage de formation professionnelle.

D'une durée de quatre semaines, celle-ci est réalisée au CFEDSA. Cette formation vise à permettre au MDRE de s'approprier son nouvel environnement et d'acquérir les savoir-faire basiques que requiert son futur emploi. Il abordera, à cette occasion, les modules suivants :

  • réglementation au sein de la DSA ;

  • présentation du domaine d'activité « 3424 » ;

  • la mission du guet à vue ;

  • les principes de localisation et de cartographie ;

  • les moyens de transmission et procédures associées ;

  • le chargement des missiles.

3.1.2 Phase d'application en unité.

D'une durée minimale de six mois, elle se déroule en unité. Pendant cette phase, le MDRE réalisera au CFEDSA, dans le cas normal ou en unité selon des dispositions particulières, un stage d'adaptation à l'emploi sur les systèmes d'armes MLT SAMP et MRT SAMP.

Durant cette période, le MDRE accède, sous le contrôle d'un sous-officier qualifié, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi :

  • chargement des missiles sur les systèmes d'armes SAMP et CROTALE NG pour les unités dotées ;

  • mise en œuvre du MLT du SAMP ;

  • mise en œuvre des matériels associés en service dans les unités de DSA ;

  • mise en œuvre et utilisation des moyens de transmission cryptés ;

  • conduite des véhicules communs et spécialisés requis pour le poste (acquisition des permis VL et autorisations véhicules légers tout terrain, selon les besoins et missions de l'unité) ;

  • utilisation, selon les procédures et consignes, des matériels de géolocalisation en dotation dans leurs unités ;

  • activation des postes de guet à vue.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué. Il obtient la qualification d'« équipier DSA opérationnel ».

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée, selon les dispositions de l'instruction de huitième référence.

À la fin de la phase d'application en unité, le CAET ayant été attribué, l'« équipier DSA opérationnel » reçoit l'insigne de spécialité DSA. Cet insigne remis en unité vient sanctionner l'obtention de la qualification particulière « opérateur système de liaison tactique du SAMP « MAMBA » (SLT MAMBA) », premier emploi opérationnel du MDRE au sein de la spécialité (le module MRT pourra être différé).

3.2 Formation professionnelle continue.

Le MDRE exécute de manière autonome les opérations précitées dès l'obtention du brevet d'équipier DSA opérationnel et commence, à travers la formation professionnelle continue, l'acquisition de compétences spécifiques à son domaine d'activité et à ses missions.

Elle est dispensée en unité sous forme de parrainage. Le programme de formation sera axé sur :

  • obtention du permis PL ;

  • dans le cadre de l'autoprotection des systèmes d'armes, mise en œuvre et utilisation des procédures et armements nécessaires à la mission de DSA ;

  • mise en œuvre de moyens de détection et de protection NRBC.


3.3 Formations promotionnelles.

3.3.1 Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien - « équipier défense sol-air confirmé ».

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « équipier défense sol-air opérationnel » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET. Le MDRE, ainsi breveté, portera l'appellation d'« équipier DSA confirmé ».

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE ayant réussi la SN1, suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

À la fin de la phase d'application en unité, le BET ayant été attribué, l'« équipier DSA confirmé » obtient la qualification particulière de « chef d'équipage SLT MAMBA » au titre de l'expérience acquise sur le SAMP.

Ce niveau fonctionnel supplémentaire lui confère des responsabilités d'encadrement des équipiers DSA opérationnels et constitue un prérequis à l'acquisition de compétences nouvelles. Celles-ci seront abordées en unité sous forme de parrainage afin :

  • d'obtenir le permis SPL et les aptitudes de transport de matières dangereuses ;

  • d'acquérir les aptitudes et autorisations nécessaires au paramétrage des moyens articles contrôlés de la sécurité des systèmes d'information (ACSSI) liés à son domaine d'emploi ;

  • de participer aux fonctions transverses de l'unité.

Peu après la SN1, l'« équipier DSA confirmé » participera aux tests de sélection d'aptitude à la perception et à la coordination du domaine 3D réalisé par le centre d'étude et de recherche psychologique air, prérequis indispensable à une candidature à la passerelle tardive.

Avant neuf ans d'ancienneté, un bilan de compétences sera réalisé afin d'étudier les perspectives d'évolution de carrière qui pourront être proposées au MDRE en fonction des besoins de l'institution et des qualités de l'intéressé.

Il sera possible d'envisager, soit :

  • une candidature à la sélection « rang » sous-officier à travers la passerelle tardive ;

  • un changement de spécialité vers la filière professionnelle « protection des forces et cynotechnie » ;

  • le non renouvellement du contrat pendant le créneau indemnité de départ du personnel non officier.

3.3.2 Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

3.3.2.1 Cas général.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

3.3.2.2 Passerelle tardive.

Selon la spécialité.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

Pour être sélectionné, le candidat doit avoir réussi les tests de sélection d'aptitude à la perception et à la coordination du domaine 3D réalisés par le centre d'étude et de recherche psychologique air, peu après la SN1.

Ensuite, une bijection est réalisée entre l'emploi de « chef d'équipage SLT MAMBA » et l'emploi d'« opérateur détection sol-air » du parcours sous-officier, qui donne lieu à la création d'un livret de tutorat énonçant les compétences à acquérir dans le nouvel emploi.

Ainsi, le BESLE assure, sous réserve d'avoir suivi les stages d'adaptation à l'emploi concernés et obtenu la qualification particulière « opérateur détection sol-air » sur CMD3D, la mission suivante :

  • participation à la mise en œuvre des systèmes d'armes sol-air (opérateur MRT SAMP, opérateur MLT SAMP, opérateur détection CMD3D).

En qualité de chef d'équipe, il assure :

  • la gestion des équipes de guet à vue ;

  • la gestion d'une équipe de reconnaissance ;

  • l'encadrement des MDRE, en particulier dans leur mission consistant à participer à la protection rapprochée des moyens sol-air déployés.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE « équipier DSA » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC, les activités sportives dirigées, l'instruction en langue anglaise ainsi que l'entraînement aux techniques de tir de combat (double dotation) concourent à cette formation.

La tenue de chaque poste sur systèmes d'armes sol-air nécessite la détention d'une licence d'habilitation temporaire validée par le commandant d'unité. Le renouvellement des licences est subordonné au MCO, à la réalisation des normes d'entraînement définies par la BACE et à l'aptitude médicale de l'intéressé.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emploi du militaire du rang engagé « équipier défense sol-air » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE « équipier DSA » détenteur du CAET assure, en qualité d'« opérateur SLT MAMBA », sous réserve d'avoir suivi les stages d'adaptation à l'emploi et obtenu les qualifications particulières sur les systèmes d'armes concernés, les activités suivantes :

  • participation à la mise en œuvre des systèmes d'armes sol-air (opérateur MRT SAMP, opérateur MLT SAMP) ;

  • chargement des missiles sur les systèmes d'armes SAMP et CROTALE NG pour les unités dotées ;

  • protection rapprochée des systèmes ;

  • utilisation de véhicules légers dans le cadre de liaisons ou de transports de matériels ;

  • mise en œuvre et utilisation des moyens de transmission cryptés ;

  • géolocalisation des positions de déploiement ;

  • activation des postes de guet à vue.

Le MDRE « équipier DSA » détenteur du BET assure, en qualité de « chef d'équipage SLT MAMBA », les missions suivantes :

  • participation à la mise en œuvre des systèmes d'armes sol-air (opérateur MRT SAMP, opérateur MLT SAMP) ;
  • chargement des missiles sur le système d'armes SAMP et CROTALE NG pour les unités dotées ;
  • protection rapprochée des systèmes ;
  • utilisation de véhicules légers ou lourds dans le cadre de liaisons ou de transports de matériels ;
  • mise en œuvre, mise à la clé et utilisation des moyens de transmission cryptés ;
  • géolocalisation des positions de déploiement ;
  • activation des postes de guet à vue.

En qualité de chef d'équipage, il assure :

  • la diffusion des ordres et consignes à son équipage ;
  • le contrôle des opérations réalisées par ses équipiers ;
  • la transmission des comptes rendus vers les centres de commandement (PC DSA) et/ou de conduite (CMD3D) ;
  • l'encadrement des équipiers DSA opérationnels, en particulier dans leur mission consistant à participer à la protection rapprochée des moyens sol-air déployés.

À partir du grade de caporal-chef, l'« équipier DSA confirmé » peut, dans le cadre de convoyages de matériels sensibles ou systèmes d'armes, mettre en œuvre et utiliser de l'armement d'accompagnement.

Annexe XII. Spécialité 35 : infrastructure.

Appendice XII.A. Sous-spécialité 351 : soutien des bâtiments et infrastructure opérationnelle.

Monographie d'emploi de la spécialité 3519 « spécialiste du bâtiment et infrastructure opérationnelle ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions d'emploi du sous-officier 3519 « spécialiste du bâtiment et de l'infrastructure opérationnelle ».

Son activité s'exerce au sein des familles professionnelles du REM suivantes : « infrastructure » et « opérations en milieu terrestre ».

Ce spécialiste est appelé à servir au sein :

  • d'organismes d'infrastructure de l'armée de l'air ;

  • de l'administration centrale ;

  • d'organismes interarmées et interalliés.

Recrutement.

Généralités.

Il n'y a plus de recrutement dans la spécialité « 3519 » suite au relevé de décision de vingt-septième référence.

Seuls les brevetés supérieurs et les CM possédant l'indice « 3519 » à la date de parution du relevé de décision de vingt-septième référence conservent leur indice de spécialisation et continuent à exercer dans cette spécialité.

On se reportera vers la monographie d'emploi 3550 « spécialiste de la construction opérationnelle et d'infrastructure » pour l'ensemble des brevetés élémentaire « 3519 » qui sont requalifiés en breveté élémentaire « 3550 », ainsi que pour le recrutement ab initio.

Aptitude médicale.

Les intéressés qui continuent à servir dans la spécialisation « 3519 » doivent satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 35XX » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions prévues par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Formations.

La formation initiale.

Sans objet : voir dispositions du point 2.1.


Formation promotionnelle- attribution du certificat cadre de maitrise.

Dans la mesure où seuls les sous-officiers « 3519 » d'ores et déjà brevetés supérieurs et CM au 17 décembre 2014 conservent leur indice « 3519 », la formation professionnelle ne concerne donc plus que l'attribution du CCM.

Pour l'attribution du CS, on se référera à la monographie de la spécialisation « 3550 ».

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA du grade d'adjudant-chef.

Cette formation comprend un stage unique de formation au commandement. La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM à compter du premier mois qui suit la fin du stage.

Formations professionnelles continues.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du sous-officier est suivie au moyen du tableau de suivi du contrôle de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle sera établi.

La formation professionnelle continue est axée sur des compétences techniques qui intègrent :

  • les équipements et matériels spécifiques (de production et distribution de l'eau potable) ;

  • les règles HSCT afférentes à la sécurité des personnes et des biens, la protection individuelle et collective, la réglementation, l'organisation de la prévention et la protection de l'environnement.

Cette formation sera consignée dans le tableau normalisé pour le suivi des stages et du contrôle de la qualification.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Le sous-officier doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

Emplois.

Emploi du breveté supérieur.

En cellule régie infrastructure au sein du service de l'infrastructure de la défense, des forces aériennes stratégiques et du commissariat des armées.

Le breveté supérieur est chargé d'effectuer :

  • l'encadrement des MDRE ;

  • la gestion d'une équipe d'intervention ;

  • la réalisation en régie des opérations de maintenance préventives et correctives des équipements immobiliers ;

  • le contrôle de l'application des « règles de l'art », du respect des normes, des règles d'HSCT et de protection de l'environnement ;

  • le contrôle des performances, du bon fonctionnement des installations courantes en veillant au respect de la réglementation ;

  • le pilotage et suivi des opérations de maintenance ;

  • le suivi de l'évolution des techniques et des normes ;

  • la mise à jour de la documentation technique ;

  • l'animation et la coordination d'une équipe technique ;

  • la gestion du patrimoine bâti et non bâti ;

  • la gestion du plan de charge de l'équipe.

En compagnie d'appui au déploiement des installations en opérations.

Le breveté supérieur, chef de groupe, est chargé d'effectuer :

  • l'encadrement du personnel MDRE ; 

  • l'encadrement du personnel breveté élémentaire ;

  • la réalisation, le suivi et la coordination de chantier tous corps d'État ;

  • le montage et le démontage des matériels spéciaux d'infrastructure (abris avions, abris matériels, abris personnels, bâtiments modulaires et matériels de protection) ;

  • le montage et l'exploitation des unités de traitement de l'eau ;

  • la surveillance des opérations de montage des matériels spéciaux d'infrastructure (environnement et aéronautiques) ;

  • la surveillance du montage, de la mise en œuvre, du dépannage et des modifications des unités de traitement de l'eau (eau potable et eaux usées) ;

  • la surveillance des chantiers de rénovation et de réhabilitation des bases aériennes projetables ;

  • le contrôle de l'application des « règles de l'art », du respect des normes et des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.

4.1.3 En participation air au service de l'infrastructure de la défense, à la brigade aérienne d'appui à la manoeuvre aérienne du commandement des forces aériennes, au groupement aérien des installations aéronautique et à la direction centrale du service de l'infrastructure de la défense.

Le breveté supérieur est chargé d'effectuer :

  • la réalisation d'expertises ;

  • la réalisation d'études techniques spécialisées ;

  • la maîtrise d'ouvrage ;

  • l'élaboration des cahiers des charges et des cahier des clauses techniques particulières (CCTP) ;

  • le contrôle qualité ;

  • le suivi de la réglementation et la veille technique ;

  • la gestion de bases de données techniques.

  • la préparation, l'exécution et le contrôle des travaux infrastructure prévus dans un contrat (marchés, conventions, protocoles, etc.) ;

  • le contrôle de la sécurité des chantiers ;

  • le contrôle de la conformité des installations par rapport aux différentes réglementations.

Emploi du breveté cadre de maitrise.

En cellule régie infrastructure au sein du service de l'infrastructure de la défense, des forces aériennes stratégiques ou du service du commissariat des armées.

Dans son emploi, et en complément des tâches décrites pour le breveté supérieur, le breveté CM est chargé de :

  • la conduite des opérations d'infrastructure dans le cadre de la maintenance conformément au plan de charge de l'unité de soutien d'infrastructure de la défense (USID) ;

  • la gestion du plan de charge de l'équipe.

Au groupement aérien appui aux opérations.

Dans son emploi, et en complément des tâches décrites pour le breveté supérieur, le breveté CM est chargé de l'assistance à la maîtrise d'œuvre.

En participation air au service d'infrastructure de la défense, à la brigade aérienne d'appui à la manoeuvre aérienne du commandement des forces aériennes, au groupement aérien des installations aéronautiques et à la direction centrale du service d'infrastructure de la défense.

Dans son emploi, le breveté CM participe aux études du domaine technique spécifique à son expertise et à la mise en œuvre des décisions de politique générale en matière d'infrastructure.

Au service de l'infrastructure de la défense (SID), il peut se voir confier la conduite d'activités d'infrastructure externalisées.

Dispositions diverses.

Changement d'indice de spécialisation « 3519 » en 3550 « construction opérationnelle et d'infrastructure ».

Pour les sous-officiers « 3519 » brevetés supérieurs et CM, sous certaines conditions à remplir, un recrutement interne par voie de concours permet l'accès à la spécialisation 3550 « construction opérationnelle et d'infrastructure ».


Domaine d'activités de la spécialisation 3519 « agent du bâtiment et infrastructure opérationnelle ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 3519 « agent du bâtiment et de l'infrastructure opérationnelle ».

Son activité s'exerce au sein des familles professionnelles du REM suivantes : « infrastructure » et « opérations en milieu terrestre ».

Ces filières comprennent les domaines d'emplois suivants :

  • gros œuvres et finitions :

  • peinture et revêtement ;

  • maçonnerie carrelage et dérivés du plâtre ;

  • installations sanitaires et thermiques ;

  • installations sanitaires (plomberie) ;

  • installations thermiques (chauffage) ;

  • aménagement intérieur et décoration ;

  • menuiserie ;

  • serrurerie et métallerie.

Ce technicien est appelé à servir au sein :

  • d'organismes d'infrastructure de l'armée de l'air ;

  • de l'administration centrale ;

  • d'organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3519 » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.


2.4 Sélection du candidat.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Lors de cet entretien, le candidat doit être informé du domaine d'emploi en rapport avec sa formation pour lequel il serait retenu.

3 Formations.

3.1 Formation initiale et attribution du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

La formation initiale comprend :

  • une formation militaire élémentaire (FME) ;
  • une formation professionnelle en unité.

3.1.1 La formation militaire élémentaire et l'attribution du certificat militaire élémentaire.

La FME a lieu au CPOCAA. Elle se compose d'une phase théorique et une période pratique qui a pour objectif la mise en application des acquis théoriques. La réussite à la FME est validée par l'attribution du CME.

3.1.2 La formation professionnelle en unité et attribution du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

La formation professionnelle dispensée en unité, en une ou plusieurs phases dont la forme et le contenu varient selon les domaines d'activité, a pour objectif d'adapter au domaine militaire les connaissances professionnelles détenues.

L'attribution du CAET, qui prend en compte les résultats professionnels dont a fait preuve le MDRE, intervient au premier jour du mois suivant lequel intervient la fin de la période probatoire.

En cas d'échec durant la période probatoire, renouvelée ou prolongée, le MDRE peut faire l'objet d'une dénonciation de son engagement dans certaines conditions.

3.2 Attribution du certificat élémentaire de technicien.

La réussite aux épreuves de la SN1 permet l'attribution, au premier jour du mois suivant la commission de sélection, du CET.

3.3 Phase d'application en unité et attribution du brevet élémentaire de technicien.

Le titulaire du CET effectue une phase d'application en unité de trois mois, cette durée pouvant être prolongée si nécessaire. À l'issue de cette phase d'application et en fonction de la disponibilité budgétaire, a lieu l'attribution du BET.

3.4 Attribution du brevet supérieur de technicien.

Le BST est délivré :

  • par RAEP au MDRE du grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service ;
  • au MDRE dans un processus de recrutement « rang » tardif sous-officier qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et obtenu le CAM.

3.5 Formations professionnelles continues.

La formation professionnelle continue est réalisée en unité, le programme est axé sur des formations techniques qui comprennent entre autres :

  • les règles HSCT (sécurité des personnes et des biens, protection individuelle et collective, réglementation et organisation de la prévention) ;
  • les formations relatives au montage et démontage des échafaudages ;
  • l'utilisation des échelles, plates-formes de travail et équipements de protection individuels ;
  • l'obtention du certificat d'aptitude à la conduite des engins spéciaux.

3.6 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération.

La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Le MDRE doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 En cellule régie infrastructure au sein d'une unité de soutien d'infrastructure de la défense, des forces aériennes ou du service du commissariat des armées.

4.1.1 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Placé sous l'autorité d'un sous-officier breveté élémentaire, il participe aux travaux d'entretien et de maintenance des installations dans son domaine de compétences.

4.1.2 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du certificat élémentaire de technicien.

En plus des activités précitées :

  • il dispose d'une autonomie d'exécution des opérations de son chantier, de dépannage ou de maintenance des installations pour son domaine de compétence ;

  • il est capable d'apporter une aide technique dans son deuxième domaine de compétence.

4.1.3 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du brevet supérieur de technicien.

À ce stade de son parcours professionnel, sa polyvalence est validée dans les six domaines de compétences de sa spécialisation.

Il maîtrise son domaine d'emploi et apporte une aide technique dans les autres domaines d'emplois de sa spécialisation.

Il peut se voir confier l'encadrement d'autres MDRE.


4.2 En compagnie d'appui au déploiement des installations en opération.

Outre les activités précitées, le MDRE affecté en compagnie d'appui aérien au déploiement des installations en opération apporte son aide aux opérations de montage des matériels spéciaux d'infrastructure :

  • abris avions ;

  • abris matériels ;

  • bâtiments modulaires de tous types ;

  • matériels de protection passive ;

  • stations de traitement des eaux (potables et usées).

4.3 Au sein d'unité relevant du service d'infrastructure de la défense.

Le MDRE affecté au sein d'une unité relevant du SID (USID, pôle de conduite des opérations ou pôle de maîtrise d'œuvre) peut également prétendre à occuper un poste en tant que dessinateur.

Appendice XII.B. Sous-spécialité 353 : soutien opérationnel infrastructure aéronautique.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3539 « spécialiste électrotechnicien opérationnel des infrastructures aéronautiques ».

1. généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du sous-officier 3539 « spécialiste électrotechnicien opérationnel des infrastructures aéronautiques » employé dans les unités des familles professionnelles « infrastructure » et « MCO » du REM.

Ce spécialiste est appelé à servir au sein :

  • d'organismes d'infrastructure de l'armée de l'air ;

  • de l'administration centrale ;

  • d'organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

Une circulaire diffusée par la DRH-AA définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement scientifique, technologique ou professionnel et réussir aux tests de sélection.

2.2 Dépôt des candidatures.

Un plan de recrutement, établi par la DRH-AA, définit la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 35XX » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

2.4 Liens au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions prévues par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formations.

3.1 La formation initiale.

3.1.1 La formation militaire initiale.

Dispensée à l'EFSOAA, la FMI est soumise au principe du contrôle continu. La réussite à la FMI est validée par l'attribution du CAM.


3.1.2 La formation professionnelle initiale et l'attribution du certificat élémentaire.

L'élève sous-officier titulaire du CAM est admis en école de FPI afin d'acquérir des connaissances professionnelles de la spécialité.

La FPI qui se déroule sur vingt-trois semaines à l'EFSOAA, comprend les domaines suivants :

  • l'environnement professionnel ;
  • la réglementation électrique ;
  • l'électricité haute et basse tension ;
  • le conditionnement d'air ;
  • le balisage aéronautique.

La sanction de cette formation et les conditions d'attribution du CE sont prescrites par l'instruction de neuvième référence.

L'élève ayant été déclaré admis au CE effectue ensuite une phase d'application en unité conduisant à l'obtention du BE.

3.1.3 Phase d'application en unité et attribution du brevet élémentaire.

En unité, conformément à l'instruction de douzième référence, le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité d'une durée de six mois, pouvant être renouvelée. Le nouvel affecté est parrainé par un sous-officier qualifié sur le poste afin de lui transmettre le savoir-faire nécessaire à son emploi et de juger son aptitude en vue de l'homologation de son BE.

3.2 Formations promotionnelles.

3.2.1 Attribution du certificat supérieur.

L'accès au stage de formation du CS est subordonné à la réussite aux épreuves de la S2.

La formation au CS comprend :

  • un SFE ;

  • un stage de FPP.

3.2.1.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.1.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

D'une durée d'environ onze semaines à l'EFSOAA, ce stage comprend les domaines suivants :

  • le suivi de la maintenance ;

  • la maîtrise des risques ;

  • l'exploitation des infrastructures électrotechniques aéronautiques.

La réussite aux deux stages, SFE et FPP permet l'attribution du CS à compter du premier mois qui suit la fin du dernier stage effectué.

3.2.1.3 Phase d'application en unité et attribution du brevet supérieur.

Le titulaire du CS effectue une phase d'application en unité d'une durée d'un mois afin de parfaire les connaissances acquises en école.

À l'issue de cette phase d'application, qui peut être prolongée si nécessaire, le BS de spécialité est attribué

3.2.2 Attribution du certificat cadre de maîtrise.

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA du grade d'adjudant-chef.

Cette formation comprend un stage unique de formation au commandement.

La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM à compter du premier mois qui suit la fin du stage.

3.3 Formation professionnelles continues.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du sous-officier est suivie au moyen d'un tableau de suivi du contrôle de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle sera établi.

La formation professionnelle continue est axée sur des compétences techniques qui intègrent :

  • les équipements et matériels spécifiques (de production et distribution en énergie haute et basse tension, de froid et climatisation, de balisage aéronautique, de production et de distribution de l'eau potable) ;

  • les habilitations électriques selon les dispositions prévues dans la norme française (NFC 18-510) ;

  • les règles HSCT afférentes à la sécurité des personnes et des biens, la protection individuelle et collective, la réglementation, l'organisation de la prévention et la protection de l'environnement.

Cette formation sera consignée dans :

  • le livret professionnel de parrainage (ce livret est ouvert dès la phase d'application en unité dont la durée est fixée à six mois) ;

  • le tableau normalisé pour le suivi des stages et du contrôle de la qualification.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opérations. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Le sous-officier doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

À sa sortie de l'EFSOAA, le certifié élémentaire est affecté en cellule régie infrastructure au sein du SID, ou au sein des compagnies d'appui au déploiement des installations en opération, du groupement aérien appui aux opérations, en fonction des besoins de l'institution.

4.1.1 En cellule régie infrastructure au sein du service de l'infrastructure de la défense, des forces aériennes stratégiques et du service du commissariat des armées.

Dans son emploi, le breveté élémentaire est chargé d'effectuer, sous la responsabilité d'un breveté supérieur :

  • l'encadrement du personnel MDRE ;

  • la conception et la réalisation en régie des opérations de maintenance préventives et correctives des installations de génération électrique (haute tension et basse tension), de balisage, de climatisation et de froid ;

  • la permanence opérationnelle des installations de distribution d'énergie en qualité de chef de poste ;

  • le contrôle de l'application des « règles de l'art », du respect des normes, des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.

4.1.2 En compagnie d'appui au déploiement des installations en opérations.

Dans son emploi, le breveté élémentaire second du chef de groupe Eau/Énergie est chargé d'effectuer :

  • l'encadrement du personnel MDRE ;

  • le montage, la mise en œuvre, le dépannage, l'exploitation, la maintenance et les modifications des installations électriques et de la centrale électrique projetable ;

  • le montage et l'exploitation des unités de traitement de l'eau ;

  • le contrôle de l'application des « règles de l'art», du respect des normes, des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

4.2.1 En cellule régie infrastructure au sein du service de l'infrastructure de la défense, des forces aériennes stratégiques et du service du commissariat des armées.

En complément des tâches décrites pour le breveté élémentaire, le breveté supérieur est chargé d'effectuer :

  • en cellule entretien et maintenance des installations aéronautiques (SID), le contrôle technique des installations électriques (haute tension et basse tension), du balisage, des installations thermiques et frigorifiques ;
  • en cellule infrastructure nucléaire (forces aériennes stratégiques) : le suivi des installations nucléaires particulières ;
  • en établissement logistique du commissariat de l'air (service du commissariat des armées) : le suivi du matériel de campagne air projetable ;
  • le suivi de l'évolution technique et des normes ;
  • la mise à jour et suivi formalisé des opérations de maintenance ;
  • la permanence opérationnelle des installations de distribution d'énergie en qualité de chef de poste.

4.2.2 En compagnie d'appui au déploiement des installations en opérations.

En complément des tâches décrites pour le breveté élémentaire, le breveté supérieur, chef de groupe eau/énergie, est chargé d'effectuer :

  • l'encadrement du personnel breveté élémentaire ;
  • la surveillance du montage, de la mise en œuvre, du dépannage et des modifications des installations électriques, des unités de traitement de l'eau (eau potable et eaux usées) et des équipements de réfrigération ;
  • la surveillance des chantiers de rénovation et de réhabilitation et la création d'installation électrique basse tension ;
  • le contrôle de l'application des « règles de l'art », du respect des normes et des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.

4.2.3 En participation air au service d'infrastructure de la défense, à la brigade aérienne d'appui à la manoeuvre aérienne du commandement du soutien des forces aériennes, au sein du groupement aérien des installations aéronautiques, ainsi que dans d'autres organismes interarmées.

Le breveté supérieur est chargé d'effectuer :

  • la réalisation d'expertises ; 

  • la réalisation d'études techniques spécialisées ;

  • l'assistance à maîtrise d'ouvrage ;

  • participer à l'élaboration des cahiers des charges et des CCTP ;

  • le contrôle qualité ;

  • le suivi de la réglementation et la veille technique ;

  • la gestion de bases de données techniques ;

  • la réalisation des contrôles de conformité en qualité de vérificateur des installations électriques ;

  • la gestion de bases de données pour la gestion de la maintenance assistée par ordinateur ;

  • le contrôle de la sécurité des chantiers ;

  • la préparation, l'exécution et le contrôle des travaux infrastructure prévus dans un contrat (marchés, conventions, protocoles, etc.) ;

  • le contrôle de la conformité des installations par rapport aux différentes réglementations.

4.3 Emploi du breveté cadre de maîtrise.

4.3.1 En cellule régie infrastructure au sein du service de l'infrastructure de la défense.

En complément des tâches décrites pour le breveté supérieur, le breveté CM est chargé :

  • de la conduite des opérations d'infrastructure dans le cadre de la maintenance et l'exploitation des installations électrotechniques aéronautiques conformément au plan de charge de l'USID ;

  • la gestion du plan de charge de l'équipe.

4.3.2 Au groupement aérien appui aux opérations.

En complément des tâches décrites pour le breveté supérieur, le breveté CM commande les sections déploiements des réseaux.

4.3.3 En état-major et au service infrastructure de la défense.

Dans son emploi, le breveté CM participe aux études du domaine technique spécifique à son expertise et à la mise en œuvre des décisions de politique générale en matière d'infrastructure ou d'installations particulières.

5 Dispositions diverses.

5.1 Indice de spécialisation.

Le sous-officier « spécialiste électrotechnicien des infrastructures aéronautiques » reçoit l'indice de spécialisation « 3539 » dès le début de sa formation initiale.

Changement d'indice de spécialisation « 3539 » en 3550 « spécialiste de la construction opérationnelle et d'infrastructure ».

Pour les sous-officiers « 3539 », un recrutement interne permet l'accès à la spécialisation 3550 « spécialiste de la construction opérationnelle et d'infrastructure » :

Les candidats détenteurs du BE « 3539 » peuvent demander à effectuer la formation conducteur de travaux de l'infrastructure délivrant le CS « 3550 » définie par circulaire annuelle.

En cas d'acceptation du dossier en commission, les candidats se voient attribuer administrativement le BE de la spécialité « 3550 » leur permettant d'effectuer la S2 dans cette spécialité.

Responsabilités relatives au recrutement.

Le référent emploi de la filière infrastructure de l'armée de l'air peut être sollicité par le bureau recrutement de la DRH-AA afin d'apporter son expertise aux travaux dirigés par ce dernier, notamment en ce qui concerne les critères de sélection et l'évaluation des compétences professionnelles.

Responsabilités relatives à la formation quel que soit l'employeur.

Le référent emploi de la filière infrastructure de l'armée de l'air, positionné au sein de la brigade aérienne d'appui à la manœuvre aérienne du commandement des forces aériennes, apporte son expertise aux écoles responsables de la mise en œuvre de la politique de formation définie par le responsable de filière de la DRH‑AA/BPECA.

Correspondant privilégié des commandants d'école, il participe à la rédaction des référentiels des activités et de compétences. Il peut solliciter des évolutions de programmes de formation pour obtenir une meilleure adaptation aux attendus en compétences délivrées.


Domaine d'activités de la spécialisation 3539 « agent électrotechnicien opérationnel des infrastructures aéronautiques ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 3539 « agent électrotechnicien opérationnel des installations aéronautiques ».

Son activité s'exerce au sein des familles professionnelles « infrastructure » et « MCO » du REM, dans les domaines suivants :

  • installations électriques (basse tension et haute tension) ;

  • climatisation - froid ;

  • alimentation de secours en énergie ;

  • balisage aéronautique.

Ce MDRE est appelé à servir au sein :

  • d'organismes d'infrastructure de l'armée de l'air ;

  • de l'administration centrale ;

  • d'organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases de défense.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 3539 » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

2.4 Sélection du candidat.

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

3 Formations.

3.1 Formation initiale et attribution du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

La formation initiale comprend :

  • une FME ;
  • une formation professionnelle en unité.

3.1.1 La formation militaire élémentaire et l'attribution du certificat militaire élémentaire.

La FME a lieu au CPOCAA, elle se compose d'une phase théorique et d'une période pratique qui a pour objectif la mise en application des acquis théoriques. La réussite à la FME est validée par l'attribution du CME.

3.1.2 La formation professionnelle en unité et attribution du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

La formation professionnelle dispensée en unité, en une ou plusieurs phases dont la forme et le contenu varient selon les domaines d'activité, a pour objectif d'adapter au domaine militaire les connaissances professionnelles détenues.

L'attribution du CAET qui prend en compte les résultats professionnels dont a fait preuve le MDRE, intervient au premier jour du mois suivant lequel intervient la fin de la période probatoire.

En cas d'échec durant la période probatoire, renouvelée ou prolongée, le MDRE peut faire l'objet d'une dénonciation de son engagement dans certaines conditions.

3.2 Attribution du certificat élémentaire de technicien.

La réussite aux épreuves de la SN1 permet l'attribution du CET, au premier jour du mois suivant la commission de sélection.

3.3 Phase d'application en unité et attribution du brevet élémentaire de technicien.

Le titulaire du CET effectue une phase d'application en unité de trois mois, cette durée peut être prolongée si nécessaire. À l'issue de cette phase d'application et en fonction de la disponibilité budgétaire, a lieu l'attribution du BET.

3.4 Attribution du brevet supérieur de technicien.

Le BST est délivré :

  • par RAEP au MDRE du grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service ;

  • au MDRE dans un processus de recrutement « rang » tardif sous-officier qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et obtenu le CAM.

3.5 Formations professionnelles continues.

La formation professionnelle continue est réalisée en unité.

Le programme est axé sur des formations techniques qui comprennent entre autres :

  • les règles HSCT (sécurité des personnes et des biens, protection individuelle et collective, réglementation et organisation de la prévention) ;

  • les formations relatives au montage et démontage des échafaudages recommandées par la conservatoire national des arts et métiers (CNAM) ;

  • l'utilisation des échelles, plates-formes de travail et équipements de protection individuels ;

  • l'obtention du certificat d'aptitude à la conduite des engins spéciaux.

3.6 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Le MDRE doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4 Emplois.

4.1 En cellule régie infrastructure au sein du service de l'infrastructure de la défense, des forces aériennes stratégiques et du commissariat des armées.

4.1.1 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Placé sous l'autorité d'un sous-officier breveté élémentaire pour les installations en basse tension, haute tension ou de conditionnement de l'air, il participe :

  • aux opérations de modification, de mise en place et d'exploitation des matériels électriques ;

  • aux opérations d'entretien préventif ou curatif ;

  • aux relevés de surveillance des installations techniques ;

  • aux permanences opérationnelles.

4.1.2 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du certificat élémentaire de technicien.

En complément des activités précitées, il dispose d'une autonomie d'exécution des opérations de son chantier.

Il est en mesure :

  • d'effectuer les opérations de maintenance préventives et correctives des installations de génération électrique (haute tension et basse tension), de balisage aéronautique, de climatisation et de froid suivant les directives du sous-officier chef d'équipe ;

  • de mettre en œuvre les matériels spécifiques de l'infrastructure (machine de traitement de l'eau, centrale électrique projetable, etc.) ;

  • de participer à la maintenance du balisage aéronautique suivant les directives du sous-officier chef d'équipe ;

  • d'assurer la permanence opérationnelle sans pouvoir être chef de poste.

4.1.3 Emploi du militaire du rang engagé détenteur du brevet supérieur de technicien.

À ce stade de son parcours professionnel et en complément des activités précitées, il est amené à :

  • assurer les fonctions de chargé de travaux et de consignation en haute et basse tension ;

  • assurer la permanence opérationnelle en qualité de chef de poste.

Il peut se voir confier l'encadrement d'autres MDRE.


4.2 En compagnie d'appui au déploiement des installations en opérations.

Outre les activités précitées, le MDRE affecté en compagnie d'appui au déploiement des installations en opération appartient à la section de déploiement des réseaux.

Il est en mesure de mettre en œuvre les matériels spécifiques de l'infrastructure (machine de traitement de l'eau, centrale électrique projetable, etc.).

4.3 Au sein d'unité relevant du service d'infrastructure de la défense.

Le MDRE affecté au sein d'une unité relevant du SID [USID, pôle de conduite des opérations (PCO) ou pôle de maîtrise d'œuvre (PMO)] peut également occuper :

  • un poste en tant que dessinateur ;
  • un poste d'électrotechnicien des installations de transmissions et réceptions d'informations.

Appendice XII.C. Sous-spécialité 355 : construction opérationnelle et d'infrastructure.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3550 « spécialiste de la construction opérationnelle et d'infrastructure ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du sous-officier 3550 « spécialiste de la construction opérationnelle et d'infrastructure ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « infrastructure » du REM.

Ce spécialiste est appelé à servir au sein :

  • d'organismes d'infrastructure de l'armée de l'air ;

  • du SID ;

  • de l'administration centrale ;

  • d'organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement scientifique, technologique ou professionnel et réussir aux tests de sélection.

2.2 Dépôt des candidatures.

Un plan de recrutement, établi par la DRH-AA, définit la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 35XX » selon les prescriptions de l'instruction de quatorzième référence.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions prévues par l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3. formation.

3.1 Formation initiale.

3.1.1 La formation militaire initiale.

Dispensée à l'EFSOAA, la FMI est soumise au principe du contrôle continu. La réussite à la FMI est validée par l'attribution du CAM.


3.1.2 La formation professionnelle initiale et l'attribution du certifié élémentaire.

L'élève sous-officier titulaire du CAM est admis en école de FPI afin d'acquérir des connaissances professionnelles de la spécialité.

La FPI d'une durée de seize semaines à l'école du génie, se déroule en deux phases :

  • première phase : six semaines de préparation.

  • seconde phase : formation théorique et pratique durant dix semaines où les domaines suivants sont abordés :

  • une initiation à tous les corps de métier du bâtiment ;

  • la prévention, l'entretien et les petites réparations de l'ensemble des installations infrastructure ;

  • l'organisation d'un petit chantier d'entretien, de réparation ou de réhabilitation mineure ;

  • la maîtrise de l'environnement lors de missions d'infrastructure opérationnelle.

La sanction de cette formation et les conditions d'attribution du CE sont prescrites par l'instruction de neuvième référence.

L'élève ayant été déclaré admis au CE effectue ensuite une phase d'application en unité conduisant à l'obtention du BE.

3.1.3 Phase d'application en unité et attribution du brevet élémentaire.

En unité, conformément à l'instruction de douzième référence, le titulaire du CE effectue une phase d'application en unité d'une durée de six mois, pouvant être renouvelée. Le nouvel affecté est parrainé par un sous-officier qualifié sur le poste afin de lui transmettre le savoir-faire nécessaire à son emploi et de juger son aptitude en vue de l'homologation de son BE.

3.2 Formations promotionnelles.

3.2.1 Attribution du certificat supérieur.

L'accès au stage de formation du CS est subordonné à la réussite à la formation de conducteur de travaux de l'infrastructure air dont l'accès est défini par circulaire annuelle.

Cette formation se déroule à l'école du génie d'Angers et comprend un ensemble de modules répartis sur dix mois articulé en sept domaines :

  • formation générale ;

  • maîtrise d'ouvrage ;

  • administration finance ;

  • maîtrise d'œuvre ;

  • ingénierie ;

  • préparation opérationnelle ;

  • projets et synthèse.

La réussite à la scolarité entraîne l'attribution de la qualification « conducteur de travaux ». Le CS de spécialité « 3550 » est attribué à compter du premier mois qui suit la fin du de la scolarité.

3.2.2 Stage formation à l'encadrement.

Le personnel détenteur du CS et déclaré admis aux épreuves communes à toutes les spécialités de la S2, est autorisé à suivre le SFE.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.3 Attribution du brevet supérieur.

Le titulaire du CS effectue une phase d'application en unité d'une durée d'un mois afin de parfaire les connaissances acquises en école. Le BS est attribué à l'issue de cette phase.

3.2.4 Attribution du certificat cadre de maîtrise.

L'accès au stage de formation du CM est subordonné à l'inscription au TA du grade d'adjudant-chef.

Cette formation comprend un stage unique de formation au commandement.

La réussite au SFC entraîne l'attribution du CCM à compter du premier mois qui suit la fin du stage.

3.3 Formations professionnelles continue.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du sous-officier est suivie au moyen du tableau de suivi du contrôle de la qualification et des stages. Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle sera établi.

La formation professionnelle continue est axée sur des compétences techniques qui intègrent :

  • les équipements et matériels spécifiques (de production et distribution de l'eau potable) ;

  • les règles HSCT afférentes à la sécurité des personnes et des biens, la protection individuelle et collective, la réglementation, l'organisation de la prévention et la protection de l'environnement.

Cette formation sera consignée dans :

  • le livret professionnel de parrainage (ce livret est ouvert dès la phase d'application en unité dont la durée est fixée à six mois) ;

  • un tableau pour le suivi des stages et du contrôle de la qualification.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Le sous-officier doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».


4 Emplois.

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

À sa sortie de l'école du génie, le certifié élémentaire est affecté au sein du SID en USID ou en PCO/PMO, ou au sein des compagnies d'appui au déploiement des installations en opération, du groupement aérien appui aux opérations, en fonction des besoins de l'institution.

4.1.1 En unité de soutien d'infrastructure de la défense.

4.1.1.1 En cellule régie infrastructure en unité de soutien d'infrastructure de la défense.

Dans son emploi, le breveté élémentaire est chargé d'effectuer, sous la responsabilité d'un breveté supérieur :

  • l'encadrement des MDRE ;

  • la gestion d'une équipe d'intervention ;

  • la réalisation en régie des opérations de maintenance préventives et correctives tous corps d'État des équipements immobiliers ;

  • le contrôle de l'application des « règles de l'art », du respect des normes, des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.

4.1.1.2 En section ingénierie de la maintenance en unité de soutien d'infrastructure de la défense.

Dans son emploi, le breveté élémentaire est chargé de projet infrastructure et effectue sous la responsabilité de son supérieur :

  • la rédaction des études techniques des travaux et des maintenances en rédigeant des fiches descriptives et estimatives ;

  • la conception des travaux du projet, des marchés de maintenance, la rédaction des marchés et le suivi des marchés associés ;

  • la rédaction des dossiers de consultation des entreprises, cahier des clauses administratives particulières, CCTP, et toutes les pièces administratives associées aux marchés ;

  • les actes de dépouillement et d'ouverture des offres, les rapports de présentation, les actes de notifications des marchés, les actes de rejets d'offre, les avenants aux marchés, les décisions de poursuivre, les actes de sous-traitance, tous les ordres de service lors de la vie du marché, etc. ;

  • la conduite, le contrôle et la réception des travaux, le suivi des garanties après réception ;

  • le suivi comptable des prestations et marchés, la production des pièces pour le paiement des entreprises.

Il coordonne également des chantiers d'installation en veillant au respect des normes de sécurité. Il est responsable de l'application « des règles de l'art », du respect des normes, des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.

4.1.1.3 En section gestion du patrimoine en unité de soutien d'infrastructure de la défense.

Dans son emploi, le breveté élémentaire effectue sous la responsabilité de son supérieur :

  • l'assistance à maîtrise d'ouvrage au profit du commandement ;

  • la gestion des plans de masse, des plans de réseaux, des dossiers domaniaux et de servitude ;

  • la gestion des dossiers techniques relatifs aux installations particulières d'infrastructure installations classées pour la protection de l'environnement/installations, travaux, ouvrages ou activité au titre de la loi sur l'eau ;

  • le collationnement, l'exploitation, l'archivage et la synthèse des comptes-rendus de surveillance des infrastructures ;

  • le suivi et la gestion au niveau local du patrimoine bâti et non bâti ;

  • la constitution et l'archivage des dossiers d'ouvrages exécutés, des dossiers d'utilisation d'exploitation et de maintenance, ainsi que des dossiers d'intervention ultérieurs sur les ouvrages à partir des bases documentaires et plans remis par le maître d'œuvre lors de la réception des chantiers ;

  • l'élaboration des schémas directeurs infrastructure d'emprise ;

  • la mise à jour de toutes les applications informatiques de gestion du patrimoine et de suivi de maintenance.

4.1.2 En pôle de conduite des opérations/pôle de maitrise d'oeuvre en établissement du service d'infrastructure de l'armée de l'air.

Dans son emploi, le breveté élémentaire est chargé de projet infrastructure et effectue sous la responsabilité de son supérieur :

  • en PMO : la rédaction des études techniques des travaux en rédigeant des fiches descriptives et estimatives, les avant-projets sommaires, les avant-projets définitifs ;

  • en PCO : la rédaction des études de faisabilité, la définition et la rédaction des marchés de prestations intellectuelles, la rédaction des marchés de maîtrise d'œuvre privée, l'élaboration des calendriers d'opérations, le montage financier des opérations ;

  • en PCO et PMO : la rédaction des dossiers de consultation des entreprises, les cahiers des clauses administratives particulières, les CCTP, et toutes les pièces administratives associées aux marchés (règlement de consultation, acte d'engagement, bordereaux de prix, avis appel public à la concurrence, etc.) ;

  • les actes de dépouillement et d'ouverture des offres, les rapports de présentation, les actes de notifications des marchés, les actes de rejets d'offre, les avenants aux marchés, les décisions de poursuivre, les actes de sous-traitance, tous les ordres de service lors de la vie du marché, etc. ;

  • la coordination de la maîtrise d'œuvre, la participation aux réunions de chantiers, la conduite, le contrôle et la réception des travaux, la remise aux utilisateurs, le suivi des garanties après réception ;

  • le suivi comptable des prestations, études et marchés, la production des pièces pour le paiement des entreprises.

Il coordonne également des chantiers d'installation en veillant au respect des normes de sécurité. Il est responsable de l'application « des règles de l'art », du respect des normes, des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.


4.1.3 En compagnie d'appui au déploiement des installations en opérations.

Dans son emploi, le breveté élémentaire est chargé d'effectuer, sous la responsabilité du chef de groupe :

  • l'encadrement du personnel MDRE ;

  • la réalisation, le suivi et la coordination de chantier tous corps d'État ;

  • le montage et le démontage des matériels spéciaux d'infrastructure (abris avions, abris matériels, abris personnels, bâtiments modulaires et matériels de protection) ;

  • le montage et l'exploitation des unités de traitement de l'eau ;

  • le contrôle de l'application des « règles de l'art », du respect des normes, des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

4.2.1 En unité de soutien d'infrastructure de la défense.

4.2.1.1 En cellule régie infrastructure en unité de soutien d'infrastructure de la défense.

En complément des tâches décrites pour le breveté élémentaire, le breveté supérieur est chargé d'effectuer :

  • le contrôle des performances, du bon fonctionnement des installations courantes en veillant au respect de la réglementation ;

  • le pilotage et suivi des opérations de maintenance ;

  • le suivi de l'évolution des techniques et des normes ;

  • la mise à jour de la documentation technique ;

  • l'animation et la coordination d'une équipe technique ;

  • la gestion du patrimoine bâti et non bâti ;

  • la gestion du plan de charge de l'équipe.

4.2.1.2 En section ingénierie de la maintenance en unité de soutien d' infrastructure de la défense.

En complément des activités précédemment décrites pour le breveté élémentaire qu'il réalise en autonomie, le breveté supérieur exerce en tant que chargé de projet infrastructure et seconde le chef de cellule ou le chef d'antenne.

4.2.1.3 En section gestion du patrimoine en unité de soutien d'infrastructure de la défense.

Le breveté supérieur réalise en autonomie toutes les tâches décrites précédemment pour le breveté élémentaire.

En complément :                                                                                                                            

  • il seconde le chef de cellule ;

  • il élabore les plans annuels de crédits en entretien et maintenance ;

  • il suit la consommation et l'exécution des crédits qui sont mis en place auprès de l'USID et en rend compte à l'établissement du service d'infrastructure de la défense de rattachement [titre III, maintien en condition de l'infrastructure (MCI), MCO, P309, etc.].

4.2.2 En pôle de conduite des opérations/pôle de maîtrise d'oeuvre en établissement du service d'infrastructure de la défense.

Le breveté supérieur réalise en autonomie toutes les tâches décrites précédemment pour le breveté élémentaire.

En complément, il réalise :

  • la gestion prévisionnelle des crédits des opérations qui lui sont confiées ;

  • il identifie et applique les seuils de consultation des marchés ;

  • il maîtrise et met en œuvre les procédures du code des marchés publics associées (marchés en procédures adaptées, appel d'offres ouvert, appel d'offres restreint, dialogue compétitif, conception-réalisation, maîtrise d'œuvre privée, négociations, etc.) ;

  • selon les procédures de marché appliquées, il organise et participe aux jurys de sélection des candidats, aux jurys de sélection des offres, aux commissions techniques.

4.2.3 En compagnie d'appui au déploiement des installations en opérations.

Le breveté supérieur, chef de groupe, est chargé d'effectuer :

  • l'encadrement du personnel breveté élémentaire ;

  • la surveillance des opérations de montage des matériels spéciaux d'infrastructure (environnement et aéronautiques) ;

  • la surveillance du montage, de la mise en œuvre, du dépannage et des modifications des unités de traitement de l'eau (eau potable et eaux usées) ;

  • la surveillance des chantiers de rénovation et de réhabilitation des bases aériennes projetables ;

  • le contrôle de l'application des « règles de l'art », du respect des normes et des règles d'HSCT et de protection de l'environnement.

4.2.4 À la brigade aérienne d'appui à la manoeuvre aérienne du commandement des forces aériennes, au groupement aérien des installations aéronautiques et au service de l'infrastructure de la défense.

Le breveté supérieur est chargé d'effectuer :

  • la réalisation d'expertises ;

  • la réalisation d'études techniques spécialisées ;

  • la maîtrise d'ouvrage ;

  • l'élaboration des cahiers des charges et des cahiers des CCTP ;

  • le contrôle qualité ;

  • le suivi de la réglementation et la veille technique ;

  • la gestion de bases de données techniques ;

  • la préparation, l'exécution et le contrôle des travaux infrastructure prévus dans un contrat (marchés, conventions, protocoles, etc.) ;

  • le contrôle de la sécurité des chantiers ;

  • le contrôle de la conformité des installations par rapport aux différentes réglementations.

4.3 Emploi du breveté cadre de maîtrise.

4.3.1 En unité de soutien d'infrastructure de la défense.

4.3.1.1 En cellule regie infrastructure au sein du service de l' infrastructure de la défense.

En complément des tâches décrites pour le breveté supérieur, le breveté CM est chargé de :

  • la conduite des opérations d'infrastructure dans le cadre de la maintenance conformément au plan de charge ;

  • la gestion du plan de charge de l'équipe.

4.3.1.2 En section ingénierie de la maintenance en unité de soutien d'infrastructure de la défense.

En complément des activités précédemment décrites pour le breveté supérieur, le breveté CM peut exercer les fonctions de chef de cellule ou de chef d'antenne.

4.3.1.3 En section gestion du patrimoine en unité de soutien d'infrastructure de la défense.

En complément des activités précédemment décrites pour le breveté supérieur, le breveté CM peut exercer les fonctions de chef de cellule.

4.3.2 En pôle de conduite des opérations/pôle de maîtrise d'oeuvre en établissement du service d'infrastructure de la défense.

En complément des activités précédemment décrites pour le breveté supérieur, le breveté CM peut exercer les fonctions d'adjoint au chef de pôle.

À ce titre, il participe à l'élaboration du plan de charge annuel du pôle, à la répartition et la coordination des opérations entre les chargés de projet du pôle, il veille au respect des enveloppes financières allouées et procède aux demandes de crédits initiales et complémentaires.

4.3.3 À la brigade aérienne d'appui à la manoeuvre aérienne du commandement des forces aériennes, au groupement aérien des installations aéronautiques, au groupement aérien appui aux opérations et au service de l'infrstructure de la défense.

Dans son emploi, le breveté CM est chargé de l'assistance à la maîtrise d'œuvre.

Il participe aux études du domaine technique spécifique à son expertise et à la mise en œuvre des décisions de politique générale en matière d'infrastructure.

Au groupement aérien des installations aéronautiques, il lui est plus particulièrement confié la conduite d'activités d'infrastructure externalisées.

À la direction centrale du service de l'infrastructure de la défense ou en établissement du service d'infrastructure de la défense, il lui est confié :

  • la rédaction des études amont des grands programmes d'investissement ;

  • l'instruction d'études de faisabilité ;

  • la planification et mise en programmation des opérations ;

  • la réalisation de synthèses financières des opérations et de contrôle de gestion ;

  • la réalisation d'actes de gestion du domaine.

5 Dispositions diverses.

5.1 Indice de spécialisation.

Le sous-officier « spécialiste de la construction opérationnelle et d'infrastructure » reçoit l'indice de spécialisation « 3550 » dès le début de sa formation initiale.

5.2 Changement d'indice de spécialisation « 3519 », « 3539 » en 3550 « spécialiste de construction opérationnelle et d'infrastructure ».

Pour les sous-officiers « 3519 » et « 3539 », sous certaines conditions à remplir définies dans leurs monographies d'emploi respectives, un recrutement interne permet l'accès à la spécialisation 3550 « spécialiste de la construction opérationnelle et d'infrastructure ».

5.3 Responsabilités relatives au recrutement.

Le référent emploi infrastructure de l'armée de l'air peut être sollicité par le bureau recrutement de la DRH-AA afin qu'il apporte son expertise aux travaux dirigés par ce dernier, notamment en ce qui concerne les critères de sélection et l'évaluation des compétences professionnelles.

5.4 Responsabilités relatives à la formation.

Le référent emploi infrastructure de l'armée de l'air, positionné au sein de la brigade aérienne d'appui à la manœuvre aérienne du commandement des forces aériennes, apporte son expertise aux écoles responsables de la mise en œuvre de la politique de formation définie par le responsable de filière de la DRH-AA/BPECA.

Correspondant privilégié des commandants d'école, il participe à la rédaction des référentiels d'activité et de compétences. Il peut solliciter des évolutions de programmes de formation pour obtenir une meilleure adaptation aux attendus en compétences délivrées.

Annexe XIII. Spécialité 36 : aide au commandement.

Appendice XIII.A. Sous-spécialité 360 : bureautique.

Domaine d'activités de la spécialisation 3600 « agent bureautique secrétariat/achats finances ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 3600 « agent bureautique secrétariat/achats finances ».

Le MDRE exerce toujours sous le contrôle d'un sous-officier qualifié, tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Son activité peut s'exercer au sein de plusieurs familles du REM :

  • famille « administration » où ce MDRE exerce dans les domaines de :

    • secrétariat et aide au commandement ;

    • administration générale ;

    • gestion de l'information ;

    • classement et archivage ;

  • famille « RH » où ce MDRE exerce dans les domaines de :

    • accueil et orientation des administrés ;

    • administration élémentaire du personnel ;

    • la formation et la condition du personnel ;

    • la reconversion ;

  • familles « achats publics » et « finances » où ce MDRE exerce dans les domaines d'activité suivants :

    • l'exécution de tâches simples de l'administration financière ;

    • le décompte élémentaire des droits individuels en matière de déplacements en métropole ;

    • l'utilisation des logiciels comptables et des moyens modernes de gestion ;

    • l'exécution d'actes simples d'achat.

Le MDRE « agent bureautique secrétariat/achats finances » est appelé à servir au sein des organismes suivants :

  • services achat finances des GSBdD ;

  • services d'administration du personnel des GSBdD ;

  • services RH des bases aériennes ;

  • tous secrétariats (unité, commandement, etc.) ;

  • formations administratives ;

  • états-majors et commandements gestionnaires d'effectifs ;

  • administration centrale ;

  • organismes interarmées et interalliés.

Recrutement.

Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés dans l'annexe II. de la circulaire de dix-neuvième référence.

Dépôt des candidatures.

Les candidatures sont déposées « en flux continu » et traitées au gré des besoins des bases aériennes.

Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialisation « 3600 » selon les prescriptions de l'instruction de quinzième référence.

Sélection du candidat.

Le candidat doit être titulaire d'au moins un des diplômes suivants :

  • BEP « métiers du secrétariat » ;
  • BEP agricoles « services spécialité secrétariat - accueil » ;
  • brevet professionnel « bureautique » ;
  • BAC PRO « secrétariat » ;
  • BAC PRO « services spécialité secrétariat » ;
  • BEP « métiers de la comptabilité » ;
  • BAC PRO « comptabilité».

En plus des tests d'évaluation mentionnés dans la circulaire de dix-neuvième référence, communs à tous les domaines d'activités, un entretien initial de motivation sera réalisé par les bureaux air du CIRFA ou par les CR des bases, complété par un entretien au sein d'un DEA.

Formations.

Formation initiale pour l'obtention du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien.

Elle comprend une partie militaire et une partie professionnelle.

La FMI se déroule au CPOCAA. Elle permet au MDRE « agent bureautique secrétariat/achats finances » d'obtenir le CME.

La FMI, effectuée à la suite du CME, permet au MDRE « agent bureautique secrétariat/achats finances » d'obtenir le CAET selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Elle se déroule en deux étapes :

  • un stage de FPI ;
  • une phase d'application en unité.

Stage de formation professionnelle initiale.

La FPI est différente suivant le domaine d'emploi du MDRE :

  • stage de FPI pour un personnel exerçant dans le domaine « secrétariat » ;

D'une durée d'environ quatre semaines, le stage de formation professionnelle se déroule à l'école des fourriers (EF) de Querqueville et comprend quatre unités de certification :

  • l'accueil et l'information ;

  • le traitement et le flux d'informations ;

  • le soutien des activités ;

  • le renfort en langue française.

  • stage de FPI pour un personnel exerçant dans le domaine « achats/finances ».

D'une durée de deux semaines, le stage de formation professionnelle se déroule à l'EF de Querqueville et comprend cinq unités de certification :

  • notions de comptabilité budgétaire ;

  • fondamentaux de la comptabilité à partie double ;

  • déplacements ;

  • outil informatique ;

  • sensibilisation sur les marchés publics.

Phase d'application en unité.

D'une durée minimale de six mois, elle se déroule dans l'unité d'affectation. Durant cette période, le MDRE est formé, par un sous-officier qualifié, aux savoir-faire indispensables à l'exécution des activités relevant de son emploi.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le CAET lui est attribué.

En cas d'échec, à l'issue du renouvellement ou de la prolongation de la période probatoire nécessaire pour atteindre les six mois de la phase d'application en unité, la dénonciation de son contrat d'engagement lui est notifiée.


Formation professionnelle continue.

Des directives d'instruction sont diffusées annuellement par le gestionnaire afin d'orienter les actions de formation devant être mises en œuvre au profit du personnel de spécialités « 3600 ».

Ces formations doivent être dispensées en unité dans le cadre de l'instruction professionnelle d'entretien. Un suivi des actions de formation sera mis en œuvre conformément aux directives précitées.

Par ailleurs, le MDRE peut être désigné pour effectuer des stages d'adaptation à l'emploi en vue d'acquérir le niveau de compétences nécessaires à l'affectation dans un nouvel emploi.

Formations promotionnelles.

Pour l'obtention du brevet élémentaire de technicien.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la SN1, le MDRE « agent bureautique secrétariat/achats finances » peut présenter cette sélection qui comprend des épreuves militaires (pratiques et théoriques) et des épreuves professionnelles du domaine d'activité (connaissances générales et connaissances au titre de l'emploi).

S'il est déclaré reçu à la SN1, le CET lui est attribué. Puis, sous réserve de réussite à une phase d'application en unité de trois mois, il se voit attribuer le BET.

Les conditions et modalités d'attribution du BET font l'objet de l'instruction de douzième référence.

Le MDRE ayant réussi la SN1 suit un stage de formation militaire complémentaire d'une durée de cinq jours au CPOCAA.

Pour l'obtention du brevet supérieur de technicien.

Le BST a vocation à reconnaître la compétence technique approfondie et l'expérience professionnelle acquise par le MDRE durant les quinze premières années de service.

Il est attribué par RAEP au MDRE au grade de caporal-chef atteignant quinze ans de service.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le MDRE « agent bureautique secrétariat/achats finances » doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant d'être prêt à partir en opération. La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette formation.

Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

Emplois.

Emploi du militaire du rang engagé « agent bureautique secrétariat/achats finances » détenteur du certificat d'aptitude à l'emploi de technicien ou du brevet élémentaire de technicien.

Le MDRE, sous la responsabilité d'un sous-officier, a pour mission :

  • dans le domaine de l'administration générale :

    • d'assurer les fonctions de secrétaire au sein d'unités ou de secrétariats particuliers ;

    • d'assurer le classement et l'archivage de la documentation ;

    • de participer au management de l'information ;

    • de participer aux fonctions d'administration générale dans divers domaines (habilitation, protection du secret, service intérieur, etc.) ;

  • dans le domaine des RH :

    • d'assurer l'accueil et l'information « RH » des administrés ;

    • de participer aux travaux de chancellerie relatifs au personnel militaire ou civil ;

    • de participer aux travaux d'administration du personnel (renouvellement de contrat, formation, mutation, rémunération, reconversion, départ de l'institution, pension, etc.) ;

    • de participer au suivi des effectifs de la formation d'emploi ;

    • de participer au suivi de la formation militaire du personnel (POIC) ;

  • dans le domaine « achats/finances » :

    • d'assurer l'accueil et l'information des administrés (constitution de dossiers simples en matière de déplacements) et de participer au décompte des principales indemnités de déplacements ;

    • d'assister le personnel spécialiste dans l'exécution des opérations liées à l'administration des finances et des achats au sein des formations administratives ;

    • d'assurer les opérations élémentaires concourant à un approvisionnement en fourniture au profit des services demandeurs ;

    • d'assurer les opérations comptables élémentaires dévolues à une trésorerie dans le domaine de la comptabilité générale.

Emploi du militaire du rang engagé « agent bureautique secrétariat/achats finances » détenteur du brevet supérieur de technicien.

En complément des activités susvisées, le MDRE « agent bureautique » doit être autonome :

  • pour l'initiation de dossiers administratifs à caractère « RH » ou non, dès la réception de la demande des administrés ou de son supérieur hiérarchique ;

  • pour la préparation des éléments d'aide à la décision pour sa hiérarchie.

Il est responsable de la transmission de l'information utile à sa hiérarchie pour traiter des dossiers administratifs, ainsi que des éléments saisis dans le système d'information des RH.

Dispositions diverses.

Indice de spécialisation.

Le MDRE « agent bureautique secrétariat/achats finances » reçoit l'indice de spécialisation « 36003 » dès le début de sa formation initiale.


Passerelle tardive.

Le MDRE du grade de caporal-chef peut intégrer le corps des sous-officiers par le biais de la passerelle tardive conformément à l'instruction de treizième référence.

Bijections possibles :

  • 3610 « assistant de direction » ;

  • 3610 « assistant gestion administration solde » ;

  • 3610 « assistant chancellerie » ;

  • 3610 « assistant en gestion RH » ;

  • 3634 « acheteur public » ;

  • 3634 « acheteur approvisionneur » ;

  • 3635 « gestionnaire comptable finance ».

Appendice XIII.B. Sous-spécialité 361 : gestion des ressources humaines.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3610 « gestionnaire ressources humaines-secrétariat ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3610 « gestionnaire RH-secrétariat ».

Son activité peut s'exercer au sein de deux grandes familles du REM :

  • famille « administration » où ce spécialiste exerce dans les domaines de :

    • l'aide au commandement ;

    • l'administration générale ;

    • la gestion de l'information et/ou de la documentation ;

  • famille « RH », où ce spécialiste exerce dans les domaines de :

    • l'accueil et orientation des administrés ;

    • la gestion et administration ;

    • la formation et la condition du personnel ;

    • la reconversion.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • services administration du personnel des GSBdD ;
  • services RH des bases aériennes ;
  • tous secrétariats (unité, commandement, etc.) ;
  • états-majors et commandements gestionnaires d'effectifs ;
  • administration centrale ;
  • organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

Une circulaire diffusée par la DRH-AA définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants : baccalauréat général, technologique ou professionnel « secrétariat » et réussir les tests de sélection.


2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3610 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle. La FMI lui permet d'obtenir le CAM. À la suite du CAM, la FPI, qui comprend un stage de qualification élémentaire et une phase d'application en unité, permet d'obtenir le BE de la spécialisation.

3.1.1 Stage de qualification élémentaire.

D'une durée de dix semaines à l'EF de Querqueville, cette formation théorique est sanctionnée par un examen qui permet d'obtenir le CE de spécialité et qui comporte les modules techniques suivants :

  • l'accueil et l'information du personnel ;

  • la diffusion de l'information administrative ;

  • la rédaction de décisions administratives simples ;

  • l'utilisation du système d'information des RH ;

  • le suivi du personnel en matière de lien juridique avec l'institution ;

  • les congés statutaires ;

  • les documents administratifs et officiels usuels ;

  • la formation professionnelle et promotion interne ;

  • les travaux de chancellerie ;

  • la mobilité fonctionnelle et géographique du personnel ;

  • la gestion des effectifs au sein d'un organisme 

  • la rémunération.

3.1.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

Le spécialiste titulaire du CAM ayant obtenu à l'issue du stage de qualification élémentaire les moyennes requises au cours de son instruction militaire et professionnelle se voit attribuer le CE selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Le titulaire du CE effectue une phase pratique d'application en unité de six mois qui consiste à le faire parrainer par un sous-officier breveté supérieur. Cette phase a pour objet de transmettre à l'intéressé le savoir-faire nécessaire à son emploi et de permettre de juger de son aptitude en vue de l'homologation de son BE.

Cette PPA peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de douzième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.1.3 Attribution du brevet élémentaire.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3610 « gestionnaire RH-secrétariat » est attribué.

Cette formation donne lieu à la délivrance conjointe du brevet de gestion et de certification professionnelle de niveau IV « assistant de gestion et d'administration du personnel ».

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

La durée totale de la formation militaire et professionnelle ne peut excéder un an dont les modalités sont définies par l'instruction de treizième référence.

Ils bénéficient également d'une formation militaire (de type formation à l'encadrement) au sein de l'EFSOAA. D'une durée de trois semaines, ce stage leur permet d'obtenir le CAM.

Une fois validé par le commandant d'unité, le dossier de tutorat est transmis à la DRH-AA pour l'attribution du BST à l'issue du CAM. La nomination au grade de sergent intervient au premier jour du mois suivant l'attribution du BST.

La DRH-AA attribue ensuite le BESLE, le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique, une partie pratique et des épreuves de connaissances professionnelles.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis aux stages de formation au CS suivants :

  • SFE ;

  • stage de FPP.

Après avoir suivi avec succès les deux stages cités supra, le spécialiste suit une phase d'application en unité afin de se voir attribuer le BS.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage, commun à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

D'une durée de neuf semaines à l'EF de Querqueville, cette formation théorique est sanctionnée par un examen qui permet d'obtenir le CS et qui comporte les modules techniques suivants :

  • la gestion d'activités (organiser et planifier l'activité d'un service) ;

  • les relations interpersonnelles au travail (communication, gestion des conflits, etc.) ;

  • l'expression orale (appliquer les techniques de l'expression orale) ;

  • le développement des compétences de ses subordonnés ;

  • la gestion de la documentation (maîtriser les ressources documentaires : la sécurité des systèmes d'information, les archives, la recherche de la documentation en ligne) ;

  • la réglementation relative aux statuts du personnel ;

  • l'administration du personnel (cursus, contrats, mobilité, etc.) ;

  • les travaux de chancellerie (notation, avancement, sanctions, récompenses, etc.) ;

  • le système d'information des RH (saisie, contrôle des données, fiabilisation, etc.) ;

  • la gestion des effectifs (organisation des RH, gestion du personnel assistée par tableur, statistiques) ;

  • la rémunération et la pension.

3.2.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Le spécialiste ayant obtenu en fin de stages de qualification supérieure la moyenne requise se voit attribuer le CS selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Le titulaire du CS effectue une phase d'application en unité d'une durée d'un mois afin de parfaire les connaissances acquises en école. Cette phase peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de treizième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.2.4 Attribution du brevet supérieur.

À l'issue de la phase d'application, le BS de spécialiste 3610 « gestionnaire RH-secrétariat » est attribué.

Ce brevet peut faire l'objet d'une homologation pour les brevets délivrés avant le 31 décembre 2006, suivant un catalogue précis.

Cette formation donne lieu à la délivrance conjointe du brevet de gestion et de certification professionnelle de niveau III « gestionnaire des RH ».

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le CCM à l'issue.


3.3.1 Stage de formation au commandement.

Cette formation, d'une durée d'environ dix semaines, commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, est orientée sur l'aptitude au commandement.

Elle est composée de périodes de formation en présentiel à l'EFSOAA et d'une période d'enseignement à distance.

3.3.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise).

Le spécialiste ayant obtenu en fin de SFC la moyenne requise se voit attribuer le CCM selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en application et de parfaire les connaissances acquises en école.

Cette phase peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de douzième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.3.3 Attribution du brevet cadre de maîtrise.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BCM de spécialisation lui est attribué selon les dispositions de l'instruction de onzième référence.

3.4 Formation professionnelle continue.

Des directives d'instruction professionnelle en unité des sous-officiers seront diffusées annuellement par le gestionnaire afin d'orienter les actions de formation mises en œuvre au profit du personnel de spécialité « 3610 ». Un suivi des actions de formation sera mis en œuvre conformément à ces directives.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier doit maintenir un niveau d'entraînement lui permettant de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

La POIC et l'instruction continue en langue anglaise concourent à cette préparation. Il doit tout spécialement s'assurer d'être à jour dans tous les domaines répertoriés dans le « passeport du combattant ».

4. emploi des sous-officiers « 3610 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Le breveté élémentaire, sous la responsabilité d'un breveté supérieur, a pour mission :

  • dans le domaine des RH :

    • d'assurer l'accueil et l'information RH des administrés ;

    • de suivre les effectifs de la formation d'emploi ;

    • de participer aux travaux de chancellerie relatifs au personnel militaire ou civil ;

    • de participer aux travaux d'administration du personnel (renouvellement de contrat, formation, mutation, rémunération, reconversion, départ de l'institution, pension, etc.) ;

    • d'assurer le suivi de la formation militaire du personnel (POIC) ;

  • dans le domaine de l'administration générale :

    • d'assurer les fonctions de secrétaire au sein d'unités ou de secrétariats particuliers ;

    • d'assurer la gestion de la documentation ;

    • de participer au management de l'information ;

    • de participer aux fonctions d'administration générale dans divers domaines (habilitation, protection du secret, service intérieur, etc.).

Il peut également, après avoir acquis l'expérience nécessaire, être en charge de la formation et du tutorat des MDRE de son équipe et éventuellement des certifiés élémentaires « 3610 » affectés dans son service.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Le breveté supérieur a pour mission :

  • dans le domaine des RH :

    • d'assurer l'administration et de la gestion des RH ;

    • de vérifier la bonne application des règles de gestion des RH et du bon déroulement du traitement des dossiers dont sa section a la charge ;

    • d'assister et de conseiller le commandement en matière de RH ;

  • dans le domaine de l'administration générale :

    • d'assurer les fonctions de secrétaire au sein d'unités ou de secrétariats particuliers ;

    • d'assurer le management de l'information ;

    • d'assurer l'administration générale dans divers domaines (habilitation, protection du secret, service intérieur, etc.).

Il exerce également des fonctions d'encadrement et est chargé à ce titre de l'encadrement du personnel breveté élémentaire, ainsi que du parrainage et du suivi de la formation continue du personnel placé sous ses ordres.

4.3 Emploi du breveté cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le breveté CM est chargé :

  • d'assurer les fonctions de chef de section, le contrôle et l'harmonisation du travail de son équipe ;

  • de l'encadrement du personnel breveté supérieur ;

  • de conseiller le commandement, en qualité d'expert dans son domaine de compétence.

Manager technique, il agit en interface entre le personnel placé sous ses ordres et l'autorité de niveau supérieur.

Appendice XIII.C. Sous-spécialité 363 : achat-comptabilité-finances.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3634 « acheteur public ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3634 « acheteur public ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « achats publics » du REM dans les domaines suivants :

  • l'habillement et l'équipement du personnel ;

  • la mécanique générale et aéronautique ;

  • l'électrotechnique, l'électronique et les transmissions ;

  • les travaux ;

  • l'informatique ;

  • le mobilier et fournitures de bureau ;

  • les denrées alimentaires ;

  • le matériel de restauration ;

  • les prestations intellectuelles ;

  • les prestations de service et de formations ;

  • la reprographie.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • services achats finances des GSBdD ;

  • plates-formes d'achats et finances ;

  • administration centrale ;

  • états-majors et commandements gestionnaires d'effectifs ;

  • organismes d'achats interarmées et interalliés ;

  • sur les bases aériennes.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.


2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général ou technologique et réussir aux tests de sélection.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3634 » définies par l'instruction de quinzième référence.

À l'issue de cette visite, un certificat médical d'aptitude est adressé à la DRH-AA par l'organisme ayant procédé aux examens.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3. formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle. La FMI lui permet d'obtenir le CAM.

À la suite du CAM, la FPI, qui comprend un stage de qualification élémentaire et une phase d'application en unité, permet d'obtenir le BE de la spécialisation.

3.1.1 Stage de qualification élémentaire.

D'une durée de cinq semaines à l'école des fourriers, cette formation théorique est sanctionnée par des examens qui permettent d'obtenir le CE de spécialité et qui comporte les modules techniques suivants :

  • une introduction aux marchés publics ;

  • les principes généraux et les seuils de l'achat public ;

  • les règles de publicité ;

  • les procédures d'achat peu complexes (procédures adaptées, appel d'offres, etc.) ;

  • les modalités de rédaction des documents constituant les marchés ;

  • les modalités d'exécution administrative, financière et technique des marchés ;

  • les principes généraux de finances publiques et les procédures financières en vigueur au sein du ministère.


3.1.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

Le spécialiste titulaire du CAM ayant obtenu à l'issue du stage de qualification élémentaire les moyennes requises au cours de son instruction militaire et professionnelle se voit attribuer le CE selon les dispositions de l'instruction de onzième référence.

Le titulaire du CE effectue une phase pratique d'application en unité de six mois qui consiste à le faire parrainer par un sous-officier breveté supérieur. Cette phase a pour objet de transmettre à l'intéressé le savoir-faire nécessaire à son emploi et de permettre de juger de son aptitude en vue de l'homologation de son BE.

Cette PPA peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de onzième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.1.3 Attribution du brevet élémentaire.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3634 « acheteur public » est attribué.

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

La durée totale de la formation militaire et professionnelle ne peut excéder un an dont les modalités sont définies par l'instruction de douzième référence.

Ils bénéficient également d'une formation militaire (de type formation à l'encadrement) au sein de l'EFSOAA. D'une durée de trois semaines, ce stage leur permet d'obtenir le CAM.

Une fois validé par le commandant d'unité, le dossier de tutorat est transmis à la DRH-AA pour l'attribution du BST à l'issue du CAM. La nomination au grade de sergent intervient au premier jour du mois suivant l'attribution du BST.

La DRH-AA attribue ensuite le BESLE, le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique et une partie pratique, et des épreuves de connaissances professionnelles.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par les dispositions de l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis en stages de formation au CS suivants :

  • SFE ;
  • stage de FPP.

Après avoir suivi avec succès les deux stages cités supra, le spécialiste suit une phase d'application en unité afin de se voir attribuer le BS.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage, commun à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

D'une durée d'environ cinq semaines à l'EF de Querqueville, cette formation théorique est sanctionnée par des examens qui permettent d'obtenir le CS et qui comporte les modules techniques suivants :

  • les règles relatives à l'achat public (code des marchés publics, textes associés, jurisprudence) ;

  • l'ensemble des procédures du code des marchés publics ;

  • une méthodologie d'évaluation des coûts et des prix d'un secteur économique ;

  • une méthodologie du suivi de la performance économique des achats ;

  • une méthodologie pour déterminer le choix du mode de passation des marchés ;

  • les modalités de rédaction et d'exploitation des clauses techniques, administratives et rapports de présentation ;

  • une méthodologie d'analyse des offres ;

  • les règles relatives au suivi administratif, financier et technique des marchés.

3.2.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Le spécialiste ayant obtenu en fin de stages de qualification supérieure la moyenne requise se voit attribuer le CS selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Le titulaire du CS effectue une phase d'application en unité d'une durée d'un mois afin de parfaire les connaissances acquises en école. Cette phase peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de douzième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.2.4 Attribution du brevet supérieur.

À l'issue de la phase d'application le BS de spécialiste 3634 « acheteur public » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC.

3.3.1 Stage de formation au commandement.

Cette formation, d'une durée d'environ dix semaines, commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement.

Elle est composée de périodes de formation en présentiel à l'EFSOAA et d'une période d'enseignement à distance.

3.3.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet de cadre de maîtrise).

Le spécialiste ayant obtenu en fin de SFC la moyenne requise se voit attribuer le CCM selon les dispositions de l'instruction de onzième référence.

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en pratique et de parfaire les connaissances acquises en école.

Cette phase peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de onzième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.3.3 Attribution du brevet cadre de maîtrise.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BCM de spécialisation lui est attribué selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

3.4 Formation professionnelle continue.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du sous-officier est suivie au moyen d'un tableau de suivi du contrôle de la qualification et des stages.

Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle sera établi. De plus, la formation professionnelle continue du sous-officier spécialiste de l'achat public pourra être complétée par des stages spécifiques dispensés par un organisme agréé par l'État.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3634 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3634 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Dans son emploi, le breveté élémentaire est chargé d'effectuer, sous la responsabilité d'un breveté supérieur :

  • l'encadrement des MDRE ;

  • la rédaction des documents concourant à l'acte d'achat ;

  • la préparation des dossiers constituant les marchés ;

  • le suivi de l'exécution administrative, technique et financière des marchés.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le breveté supérieur est chargé :

  • de l'encadrement du personnel breveté élémentaire ;

  • du recensement et de l'analyse des besoins ;

  • de proposer puis mettre en œuvre les procédures d'achat ;

  • de la rédaction et de la vérification des documents constitutifs des marchés ;

  • d'analyser et classer les offres ;

  • d'assurer le suivi administratif, financier et le cas échéant technique des marchés.

  • d'utiliser les logiciels dédiés.

4.3 Emploi du breveté cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le breveté CM est chargé :

  • d'assurer les fonctions de chef de section et l'encadrement du personnel placé sous ses ordres ;

  • d'organiser et piloter le processus d'achat, de l'analyse du besoin à la satisfaction de celui-ci ;

  • de répartir la charge de travail et coordonner l'activité des acheteurs ;

  • de la responsabilité d'un ou plusieurs segments d'achats où il peut disposer d'une expertise technique ;

  • d'assurer la veille juridique, réglementaire et économique des marchés ;

  • d'assurer le contrôle interne des procédures ;

  • de conseiller le pouvoir adjudicateur.


Monographie d'emploi de la spécialisation 3635 « comptable-finances ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3635 « comptable-finances ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « finances » du REM dans les domaines suivants :

  • la mise en œuvre du processus budgétaire ;

  • l'établissement, la tenue et la vérification des comptes des différentes entités et services de l'armée de l'air ;

  • la comptabilité générale et à partie double ;

  • la comptabilité analytique ;

  • le mandatement des dépenses ;

  • le décompte des droits individuels (déplacements temporaires et changements de résidence) ;

  • l'utilisation des systèmes d'information dédiés.

Ce spécialiste est appelé à servir au sein des organismes suivants :

  • services achats finances des GSBdD ;

  • services RH des bases aériennes ;

  • plates-formes d'achats et finances ;

  • centre d'administration ministériel des indemnités de déplacements ;

  • états-majors et commandements gestionnaires d'effectifs ;

  • administration centrale ;

  • organismes interarmées et interalliés.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du baccalauréat d'enseignement général ou technologique et réussir aux tests de sélection.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.


2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3635 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

La formation initiale comprend une partie militaire et une partie professionnelle. La FMI lui permet d'obtenir le CAM.

À la suite du CAM, la FPI, qui comprend un stage de qualification élémentaire et une phase d'application en unité, permet d'obtenir le BE de la spécialisation.

3.1.1 Stage qualification élémentaire.

D'une durée de neuf semaines à l'école des fourriers de Querqueville, cette formation théorique est sanctionnée par des examens qui permettent d'obtenir le CE et qui comporte les modules techniques suivants :

  • les procédures budgétaires, financières et comptables au sein de l'armée de l'air ;

  • les principes généraux de comptabilité générale à partie double ;

  • les différents états comptables, financiers et budgétaires en vigueur ;

  • les principes d'ordonnancement de dépenses et de perception des recettes ;

  • la réglementation relative aux déplacements temporaires et aux changements de résidence ;

  • les principes généraux de l'achat public.

3.1.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet élémentaire).

Le spécialiste titulaire du CAM ayant obtenu à l'issue du stage de qualification élémentaire les moyennes requises au cours de son instruction militaire et professionnelle se voit attribuer le CE selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Le titulaire du CE effectue une PPA en unité de six mois qui consiste à le faire parrainer par un sous-officier breveté supérieur. Cette phase a pour objet de transmettre à l'intéressé le savoir-faire nécessaire à son emploi et de permettre de juger de son aptitude en vue de l'homologation de son BE.

Cette PPA peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de douzième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.1.3 Attribution du breveté élémentaire.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3635 « comptable - finances » est attribué.

Cette formation donne lieu à la délivrance conjointe du brevet de gestion et de certification professionnelle de niveau IV « assistant comptable des services financiers ».

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

La durée totale de la formation militaire et professionnelle ne peut excéder un an dont les modalités sont définies par l'instruction de douzième référence.

Ils bénéficient également d'une formation militaire (de type formation à l'encadrement) au sein de l'EFSOAA. D'une durée de trois semaines, ce stage leur permet d'obtenir le CAM.

Une fois validé par le commandant d'unité, le dossier de tutorat est transmis à la DRH-AA pour l'attribution du BST à l'issue du CAM. La nomination au grade de sergent intervient au premier jour du mois suivant l'attribution du BST.

La DRH-AA attribue ensuite le BESLE, le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique et une partie pratique, et des épreuves de connaissances professionnelles.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par les dispositions de l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis en stages de formation au CS suivants :

  • SFE ;

  • stage de FPP.

Après avoir suivi avec succès les deux stages cités supra, le spécialiste suit une phase d'application en unité afin de se voir attribuer le BS.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage, commun à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

D'une durée de huit semaines à l'EF de Querqueville, cette formation théorique est sanctionnée par un examen qui permet d'obtenir le CS et qui comporte les modules techniques suivants :

  • les principes généraux de la comptabilité budgétaire analytique ;

  • la gestion des crédits (engagement, paiement) auprès des ordonnateurs secondaires ;

  • la mise en place des moyens financiers nécessaires aux formations administratives ;

  • l'analyse des états comptables et financiers ;

  • le contrôle et l'exploitation des données comptables ;

  • l'établissement des documents de la comptabilité analytique ;

  • les opérations de liquidation et de mandement des dépenses ainsi que le recouvrement des créances ;

  • les procédures liées à l'utilisation des fonds détenus dans l'armée de l'air ;

  • le décompte et la liquidation des déplacements temporaires et changements de résidence en et hors métropole ;

  • les règles relatives au suivi financier des marchés.

3.2.3 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet supérieur).

Le spécialiste ayant obtenu en fin de stages de qualification supérieure la moyenne requise se voit attribuer le CS selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Le titulaire du CS effectue une phase d'application en unité d'une durée d'un mois afin de parfaire les connaissances acquises en école. Cette phase peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de douzième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.2.4 Attribution du brevet supérieur.

À l'issue de la phase d'application le BS de spécialiste 3635 « comptable - finances » est attribué.

Cette formation donne lieu à la délivrance conjointe du brevet de gestion et de certification professionnelle de niveau III « comptable des services financiers ».

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

3.3.1 Stage de formation au commandement.

Cette formation, d'une durée d'environ dix semaines, commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air est orientée sur l'aptitude au commandement.

Elle est composée de périodes de formation en présentiel à l'EFSOAA et d'une période d'enseignement à distance.

3.3.2 Phase d'application en unité (pour l'obtention du brevet cadre de maîtrise).

Le spécialiste ayant obtenu en fin de SFC la moyenne requise se voit attribuer le CCM selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.

Le titulaire du CCM effectue une phase d'application en unité d'un mois afin de mettre en pratique et de parfaire les connaissances acquises en école.

Cette phase peut être prolongée suivant les dispositions prévues par l'instruction de douzième référence pour insuffisance professionnelle ou militaire ou lorsqu'elle n'a pu être appréciée par suite d'un cas de force majeure (maladie, accident, absences non volontaires, etc.).

3.3.3 Attribution du brevet cadre de maitrise.

Sous réserve de réussite à la phase d'application en unité, le BCM de spécialisation lui est attribué selon les dispositions de l'instruction de douzième référence.


3.4 Formation professionnelle continue.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement du sous-officier est suivie au moyen d'un tableau de suivi du contrôle de la qualification et des stages.

Pour chaque poste tenu, un nouveau programme de progression professionnelle sera établi.

De plus, la formation professionnelle continue du sous-officier spécialiste comptable finances pourra être complétée par des stages spécifiques dispensés par un organisme agréé par l'État.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3635 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3635 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Dans son emploi, le breveté élémentaire est chargé, sous la responsabilité d'un breveté supérieur :

  • de l'encadrement des MDRE ;

  • d'assurer le suivi de crédits ou de fonds ;

  • de tenir la comptabilité des autorisations d'engagement et des crédits de paiement ;

  • de passer toutes les écritures comptables ;

  • de préparer et exploiter les états et situations associés;

  • d'appliquer les textes relatifs à l'organisation financière de la base aérienne ou du service ordonnateur secondaire ;

  • de procéder au paiement des factures dans les délais prescrits par la réglementation des marchés publics ;

  • de décompter les frais de déplacements temporaires et les changements de résidence ;

  • d'utiliser les différentes applications dédiées à la comptabilité et au traitement des déplacements (CHORUS, CRISTAL, FD@LIGNE).

  • de participer à la liquidation de la solde du personnel de l'armée de l'air.

4.2 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le breveté supérieur est chargé :

  • de l'encadrement du personnel breveté élémentaire ;

  • des opérations de régie ;

  • des opérations d'ordonnancement de dépenses et de recettes ;

  • du contrôle et de l'analyse des données comptables ;

  • de diriger une section « droits individuels » (frais de déplacements et changement de résidence) ;

  • d'assurer le suivi financier des marchés publics ;

  • d'utiliser les logiciels dédiés ;

  • d'assurer la liquidation de la solde « armée de l'air » dans le respect de la réglementation ainsi que le paiement auprès des administrés.

4.3 Emploi du breveté cadre de maîtrise.

Dans son emploi, le breveté CM est chargé :

  • de l'encadrement du personnel placé sous ses ordres ;

  • de conseiller le commandement en qualité d'expert dans le domaine de la comptabilité finances.

Il peut être employé comme :

  • chef d'une section « comptabilité-finances » ;

  • régisseur d'avances ;

  • trésorier ;

  • gestionnaire d'ordonnancement de dépenses et de recettes ;

  • gestionnaire des engagements juridiques et comptables ;

  • gestionnaire pilotage budget « hors titre 2 » au sein d'une cellule « pilotage performance et contrôle interne » d'un service gestion synthèse ou bureau appui au commandement ;

  • gestionnaire d'engagement au sein de la cellule « finance et suivi des contrats » du bureau interface des soutiens/activités ;

  • adjoint trésorier pour le titre II.

À ce titre, il peut utiliser les logiciels dédiés.

Appendice XIII.D. Sous-spécialité 365 : conseil en recrutement.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3650 « conseiller en recrutement ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3650 « conseiller en recrutement ».

Ce sous-officier est recruté parmi le personnel affecté en unité de la chaîne recrutement en qualité de recruteur.

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « RH » du REM dans les domaines :

  • du conseil ;

  • de l'évaluation ;

  • de la sélection ;

  • de l'orientation ;

  • du pilotage, au profit des candidats à l'engagement dans l'armée de l'air.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes :

  • les CIRFA ;

  • les DEA ;

  • le centre de sélection spécifique air ;

  • en administration centrale au bureau recrutement.

2. recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit :

  • être titulaire du BS de sa spécialité d'origine ;

  • totaliser, au minimum, deux années d'affectation en qualité de recruteur au 31 décembre de l'année précédant le recrutement ;

  • être à quatre ans de la limite d'âge dans le grade.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les dossiers de candidature sont déposés à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Sélection des candidats.

Les candidatures à l'intégration dans la spécialité « 3650 » sont examinées en commission au sein de la DRH‑AA.

2.4 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3650 » définies par l'instruction de quinzième référence.

3 Formation.

3.1 Formation pour l'obtention du brevet supérieur.

Le recrutement dans la spécialité 3650 « conseiller en recrutement » s'effectue parmi les sous-officiers déjà titulaires de la qualification supérieure. Le bénéfice du stage de formation à l'encadrement et de l'échelle de solde n° 4 reste acquis.

La formation professionnelle pour l'acquisition du CS, délivrée au sein du bureau recrutement, est axée sur les domaines suivants :

  • les méthodes en psychologie ;

  • la personnalité ;

  • la communication.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3650 « conseiller en recrutement » est attribué.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation, commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.3 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3650 » sera consignée par un programme annuel d'instruction militaire et professionnelle. Un compte-rendu est adressé au chef du bureau recrutement par le commandant d'unité à l'issue de chaque séance d'instruction.

3.4 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3650 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4. emploi des sous-officiers « 3650 ».

4.1 Emploi du breveté supérieur.

Dans son emploi, le sous-officier « 3650 » doit :

  • effectuer des prospections dans sa zone géographique de compétence ;

  • réaliser des actions de terrain (organisation et participation à des manifestations : forums emploi, etc.) ;

  • conduire des entretiens d'information liés au recrutement ;

  • constituer et gérer des dossiers de candidature à l'engagement ;

  • rendre compte de ses activités ;

  • encadrer des candidats à l'engagement lors des tests d'évaluation, de sélection et d'orientation ;

  • évaluer et/ou sélectionner des candidats à l'engagement dans l'armée de l'air ;

  • mener des entretiens individuels et de groupe lors des sessions de tests d'évaluation, de sélection et d'entretien ;

  • gérer le suivi des dossiers d'évaluation, de sélection.

Il a également en charge la formation et le tutorat des MDRE de son équipe ainsi que des sous-officiers recrutés dans la spécialité « 3650 ».

4.2 Emploi du cadre de maîtrise.

Commander un bureau air dans un CIRFA.

Superviser et effectuer des prospections dans sa zone géographique de compétence.

Superviser et réaliser des actions de terrain (organisation et participation à des manifestations : forums emploi, etc.)

Conduire des entretiens d'information liés au recrutement.

Organiser et contrôler les différentes phases des opérations d'évaluation, de sélection et d'orientation.

Gérer l'activité du CIRFA.

Encadrer des conseillers en recrutement placés sous son autorité.

Gérer les relations fonctionnelles avec les centres de recrutement.

Superviser les sessions d'évaluation, de sélection et d'orientation.

Superviser l'encadrement des candidats à l'engagement lors des tests d'évaluation, de sélection et d'orientation.

Mener des études en administration centrale.

Participer aux commissions de sélection et d'orientation.

Participer aux missions d'audit des unités de la chaîne recrutement.

Organiser les séances d'instruction militaire et professionnelle des conseillers en recrutement.

Superviser la maintenance des matériels psychotechniques et informatiques.

Annexe XIV. Spécialité 37 : enseignement et communication.

Appendice XIV.A. Sous-spécialité 372 : sports.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3721 « moniteur d'entraînement physique militaire et sportif ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3721 « moniteur d'entraînement physique militaire et sportif (EPMS) ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « EPMS » du REM dans les domaines suivants :

  • réglementation et organisation de l'entraînement physique et sportif dans les écoles et les formations militaires ;

  • conception, enseignement, conduite et animation des activités physiques militaires et sportives

  • CCPM ;

  • entraînement physique général du militaire ;

  • préparation physique et mentale spécifique à certaines spécialités, emplois, catégories de personnel ;

  • entraînement adapté du personnel dont la condition physique est considérée comme sensible (personnel en reprise d'activité, en surpoids, insuffisamment classé au CCPM, etc.) ;

  • activités physiques dans le cadre de la POIC et mise en condition avant projection ;

  • préparation aux concours et examens professionnels et réalisation des épreuves afférentes ;

  • organisation des compétitions et manifestations sportives ;

  • organisation d'activités sportives contribuant à la cohésion du personnel militaire ;

  • participation à la réinsertion des blessés par le sport ;

  • organisation et participation à des manifestations sportives contribuant au lien armées/nation (journées sport armées-jeunesse, etc.) ;

  • sécurisation des pratiques sportives ;

  • entretien technique des installations sportives ;

  • administration du service EPMS ;

  • animation au sein des clubs sportifs de la défense.

Recrutement.

Conditions générales.

Les candidats qui souhaitent souscrire un engagement dans l'armée de l'air, au titre de la spécialité 3721 « moniteur d'EPMS », doivent remplir un certain nombre de conditions légales et réglementaires référencées par la circulaire relative au recrutement externe des élèves sous-officiers du personnel non navigant de l'armée de l'air.

Ces conditions et formalités concernent entre autres la recevabilité et le dépôt des dossiers, les dérogations liées à l'âge, les procédures d'habilitation, les durées d'engagement et les aptitudes médicales.

Après validation de son dossier, le candidat participe aux épreuves de sélection suivantes.

Évaluations réalisées au sein des départements d'évaluation air.

Une épreuve psychotechnique destinée à apprécier leur aptitude logique ainsi que leur capacité et leur vitesse de compréhension.

Une ou plusieurs épreuves sportives selon les spécialités ou spécialisations pour lesquelles ils postulent.

Une épreuve de langue anglaise destinée à apprécier leur niveau de compréhension.

Un ou plusieurs entretiens destinés à apprécier leur motivation et leur aptitude générale.

Examens spécifiques complémentaires.

Les ESC sont propres à la spécialisation 3721 « moniteur d'EPMS ». Lors de cette session, une séance d'information est dispensée au profit des candidats par le référent emploi de la spécialité. Les épreuves spécifiques complémentaires sont les suivantes :

Épreuves physiques.

Épreuves de natation et de sauvetage enchaînés.

Épreuves physiques notées :

  • course de 40 mètres ;

  • course d'endurance de douze minutes ;

  • tractions ;

  • parcours d'habileté motrice (non éliminatoire).

Épreuve ecrite de culture générale notée.

Une épreuve écrite de culture générale est destinée à évaluer les connaissances générales du candidat.

Entretien.

L'entretien est destiné à apprécier le potentiel et la motivation à embrasser une carrière de moniteur d'EPMS au sein de l'armée de l'air.

À l'issue de chaque session d'ESC, la commission d'admission fait proposition des candidats retenus en fonction des besoins de l'armée de l'air, au regard des notes obtenues et de la qualité des dossiers. Le bureau recrutement de la DRH-AA établit les listes par ordre de mérite et informe les candidats par une correspondance individuelle.

Formations.

Aptitude médicale.

Les conditions médico-sportives, imposées par le centre national des sports de la défense (CNSD) pour l'accès aux formations de cursus et stages sportifs, sont définies dans l'instruction de quatrième référence.

Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

Les instructions de sixième, de septième et de douzième référence précisent les conditions d'obtention du BE de la spécialité EPMS.

Certificat élémentaire.

Cette qualification se compose des formations suivantes.

Certificat d'aptitude militaire.

Le CAM sanctionne la période de FMI à l'EFSOAA.

À l'issue, un stage de préparation athlétique est organisé à l'EFSOAA pour préparer les élèves sous-officiers à passer l'examen d'admission au stage interarmées du « moniteur d'EPMS ».

Ce stage vise à :

  • perfectionner la condition physique et le niveau de culture générale des élèves sous-officiers en vue de faciliter leur intégration au stage de certification élémentaire ;

  • obtenir les qualifications requises pour se présenter à l'examen.

Formation professionnelle initiale.

Celle-ci se compose des stages suivants :

  • formation interarmées de « moniteur d'EPMS », réalisée à Fontainebleau selon les conditions définies par le CNSD.

L'accès à cette formation est conditionné par la réussite à un examen d'admission organisé par le CNSD et nécessaire pour intégrer la formation interarmées.

Les contenus de ce stage sont précisés dans la circulaire de vingtième référence.

Sa durée est de vingt-sept semaines.

  • formation spécifique à l'armée de l'air, composée du module des « techniques de franchissement ».

Ce stage, d'une durée de deux semaines, est réalisé, en continuité de la formation interarmées, dans un centre de montagne air. Il valide également le module 3 de la formation spécifique des moniteurs d'EPMS spécialistes du coaching physique et mental du PN.

Les conditions suivantes sont requises pour valider la FPI :

  • obtenir le diplôme interarmées de « moniteur d'EPMS » ;

  • obtenir le diplôme de moniteur des techniques d'intervention opérationnelles rapprochées (TIOR) ;

  • obtenir une moyenne générale supérieure ou égale à 10 sur 20 en tenant compte des coefficients suivants : moniteur d'EPMS/8, techniques de franchissement/1.

Période de parrainage et d'application en unité.

Cette phase, appliquée en concordance avec les directives relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant consiste à faire accompagner le nouvel affecté par un sous-officier qualifié sur le poste, afin de lui transmettre le savoir-faire correspondant à chaque opération ou tâche qu'il devra effectuer.

Le parrainage doit comporter deux étapes :

  • la première, d'une durée de six mois, permet de juger l'aptitude de l'intéressé en vue de l'homologation de son BE.

Cette durée peut être prolongée sur demande du commandant de formation administrative formulée au cours de cette période.

  • la seconde, dont la durée est variable selon le poste occupé, a pour objectif de confirmer le jeune breveté dans son emploi.

Le programme type de parrainage est arrêté par le commandant d'unité, et un dossier de parrainage permet de suivre la progression du jeune moniteur d'EPMS.

Attribution.

Le CE est attribué le premier jour du mois suivant la fin du stage professionnel.

Le BE est attribué automatiquement six mois après le début de la phase d'application en unité, sauf en cas de prolongation.

Sélection numéro 2.

Les conditions d'inscription à l'examen de la S2 sont définies annuellement par la DRH-AA/ESOM.

Les épreuves font appel aux connaissances générales militaires et professionnelles du sous-officier, à ses capacités physiques ainsi qu'à l'expérience acquise depuis l'obtention du BE.

Préparation.

La préparation aux épreuves de l'examen est à la charge des unités d'appartenance des candidats. Pour la partie professionnelle, elle s'appuie sur des cours réalisés par le CNSD et mis en ligne sur son site.

Partie militaire.

Les épreuves militaires, organisées selon les termes d'une instruction annuelle de la DRH-AA/ESOM, sont composées d'épreuves de connaissances générales écrites (questionnaire à choix multiple, questions à courte réponse) et d'épreuves militaires pratiques (tir et CCPM).

Partie professionnelle.

Les épreuves de connaissance professionnelle de la S2 de la spécialité « 3721 » sont constituées par les tests d'admission au stage de moniteur chef EPMS, selon les conditions définies par le CNSD.

Pour participer à cette sélection, les candidats doivent, en plus des conditions communes à toutes les spécialités, être à jour d'un certain nombre de prérequis professionnels (diplômes), définis annuellement par la DRH‑AA/ESOM et vérifiés par le référent emploi EPMS.

Les conditions de réussite à cet examen d'admission sont définies dans la circulaire de vingtième référence.

Conditions d'admission.

L'instruction de seizième référence définit les conditions d'attribution de la S2.

Outre les exigences requises supra, les critères suivants sont pris en compte pour calculer la note finale de chaque candidat et les classer entre eux par ordre de mérite :

  • la note de la partie militaire ;

  • la note de la partie professionnelle ;

  • la pondération tirée de la variation des notations annuelles.

Une commission annuelle sous autorité DRH-AA se réunit pour arrêter, en fonction des besoins de l'armée de l'air dans la spécialité, le nombre de points au-dessus duquel un candidat est déclaré admis.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Les instructions de sixième, de septième et de douzième référence précisent les conditions d'obtention du BS de la spécialité EPMS.

Certificat supérieur.

Cette qualification se compose des formations suivantes.

Stage de formation à l'encadrement.

Ce stage militaire, organisé par l'EFSOAA, est commun à toutes les spécialités.

Formation professionnelle de perfectionnement.

Celle-ci se compose des stages suivants :

  • formation interarmées de « moniteur chef EPMS », réalisée à Fontainebleau selon les conditions et prérequis définis par le CNSD.

Les contenus de ce stage sont précisés dans la circulaire de vingtième référence.

Sa durée est de douze semaines.

  • stage de « préparation physique spécifique du PN ».

Ce stage correspond au module n° 1 de la formation des moniteurs d'EPMS spécialistes du « coaching » physique et mental du PN. D'une durée d'une semaine, cette formation est organisée sous la responsabilité de la section EPMS de la DRH-AA, au sein d'une unité aérienne de l'armée de l'air. Les actions de formations sont encadrées par le « moniteur d'EPMS » référent « coaching » PN auprès de la DRH-AA.

Les conditions suivantes sont requises pour valider la FPP :

  • obtenir le diplôme interarmées de « moniteur-chef EPMS » ;

  • obtenir une moyenne générale supérieure ou égale à 10 sur 20, en tenant compte des coefficients suivants : moniteur-chef EPMS/7, préparation physique spécifique du PN/1.

Période d'application en unité.

La durée de cette phase est d'un mois.

Cette durée peut être prolongée sur demande du commandant de formation administrative formulée au cours de cette période.

Attribution.

Le CS est attribué le premier jour du mois suivant la fin du dernier stage effectué.

Le BS est attribué automatiquement un mois après le début de la phase d'application en unité, sauf en cas de prolongation.

Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet cadre de maîtrise.

Les instructions de sixième, de septième et de douzième références précisent les conditions d'obtention du BCM de la spécialité EPMS.

Certificat cadre de maîtrise.

Cette qualification se compose des formations suivantes.

Stage de formation au commandement.

Ce stage militaire, organisé par l'EFSOAA, est commun à toutes les spécialités.

Formation professionnelle de « chef de cellule entraînement physique militaire et sportif ».

Réalisé en principe avant le SFC, ce stage est organisé par le CNSD sur une période de trois semaines.

La réussite à cet examen est conditionnée par l'obtention d'une moyenne générale supérieure ou égale à 10 sur 20.

Période d'application en unité.

La durée de cette phase est d'un mois. Cette durée peut être prolongée sur demande du commandant de formation administrative formulée au cours de cette période.

Attribution.

Le CCM est attribué le premier jour du mois suivant la fin du dernier stage effectué.

Le BCM est attribué automatiquement un mois après le début de la phase d'application en unité, sauf en cas de prolongation.

Formation professionnelle continue.

L'instruction d'entretien et de perfectionnement en unité du sous-officier « 3721 » est conduite selon les directives établies par le commandement d'appartenance relatives à l'instruction professionnelle en unité des sous-officiers du personnel non navigant.

Les diplômes obtenus au cours de la formation promotionnelle sont systématiquement remis à jour tout au long de la carrière pour assurer le maintien des compétences acquises.

Conformément aux termes de l'instruction de sixième référence, des formations complémentaires (d'État, fédérales) peuvent permettre d'enrichir les compétences et de les adapter aux besoins d'encadrement des unités d'emploi.

Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3721 » doit avoir suivi et être à jour de l'ensemble des modules de la POIC, afin de répondre aux conditions d'aptitude à l'exercice du métier militaire et de projection des forces.

Lien au service.

Le personnel ayant satisfait à un stage peut être tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

Emplois des sous-officiers « 3721 ».

Emploi du breveté élémentaire.

Le sous-officier 37214, « moniteur d'EPMS », a pour mission de :

  • mobiliser des connaissances théoriques liées à la pratique physique et sportive ;

  • préparer et délivrer un enseignement visant au développement de la condition physique générale des militaires ;

  • orienter son enseignement sportif vers des objectifs d'initiation, de perfectionnement, d'éducation ou d'entraînement adapté, en fonction des besoins spécifiques à chaque catégorie de personnels ;

  • participer à l'organisation du CCPM ;

  • participer à la préparation opérationnelle individuelle du militaire par l'enseignement des TIOR et de la marche de 8 km dans le cadre de la POIC ;

  • assurer la sécurité des activités sportives, en surveillant les activités à risque requérant un diplôme (exemple : brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique), et en faisant respecter par les pratiquants les règles de pratiques édictées dans les directives ;

  • entraîner les équipes de sports individuels et collectifs ;

  • participer à l'organisation des manifestations sportives ;

  • participer à la gestion administrative du service EPMS ;

  • participer au suivi des équipements et matériels sportifs et à l'entretien technique des installations sportives ;

  • participer à l'animation des clubs sportifs de la défense.

Emplois du breveté supérieur.

Le sous-officier « 37216 » peut être amené à exercer un certain nombre d'emplois constitutifs de ses compétences acquises et tenant compte des spécificités des missions locales.

Ces emplois portent les dénominations et définitions suivantes.

Moniteur-chef éducation physique militaire et sportive.

Exerçant dans un emploi de généraliste, ce moniteur-chef a pour mission de (en plus des missions précisées au point 4.1.) :

  • mobiliser des connaissances théoriques étendues liées à la pratique physique et sportive ;

  • concevoir et animer les enseignements sportifs requérant un niveau de technicité élevé et des processus pédagogiques complexes ;

  • prendre en charge les enseignements adaptés pour le personnel dont la condition physique est considérée comme sensible (personnel en reprise d'activité, en surpoids, insuffisamment classé au CCPM, etc.), ou préparant des tests/concours/examens sportifs ;

  • organiser le CCPM ;

  • prendre à sa charge l'organisation des manifestations sportives ;

  • assurer des interventions formatives ;

  • contribuer au parrainage et au perfectionnement des moniteurs d'EPMS ;

  • assurer la formation des cadres de contact chargés de la conduite de séances d'EPMS au sein des unités ;

  • assurer le suivi des équipements et matériels sportifs ainsi que leur entretien technique ;

  • participer à l'encadrement des clubs sportifs de la défense.

Moniteur-chef entraînement physique militaire et sportive spécialiste du « coaching » physique et mental du personnel navigant.

Ce spécialiste a pour mission particulière l'entraînement physique et mental adapté du PN.

Il possède les mêmes prérogatives d'emploi que le moniteur-chef généraliste conformément au point 4.2.1., et détient en outre une formation complémentaire, définie par la directive de vingt-deuxième référence.

Celle-ci comprend cinq modules spécifiques composés de :

  • trois modules formatifs :

    • la préparation physique spécifique du personnel navigant ;

    • les techniques d'optimisation du potentiel (monitorat) ;

    • les techniques de franchissement ;

  • deux modules informatifs :

    • la formation aéronautique ;

    • les techniques de survie [stage de survie maritime (SAMAR)/stage de survie terrestre (SATER)].

Moniteur chef éducation physique militaire et sportive spécialiste des activités de montagne.

Ce spécialiste a pour mission particulière l'organisation, l'animation et la sécurité des activités sportives de montagne au profit de l'institution militaire.

Il possède les mêmes prérogatives d'emploi que le moniteur-chef « coaching » PN conformément au point 4.2.2., et détient en outre un certain nombre de qualifications complémentaires :

  • directeur de séance d'escalade ;

  • animateur de randonnée pédestre ;

  • stage de formation à la survie temps froid ;

  • moniteur fédéral de ski premier niveau.

Les formations auxquelles il a accès sont définies dans la circulaire de dix-septième référence (1).

Moniteur chef entraînement physique militaire et sportive spécialiste des activités de natation.

Ce spécialiste a pour mission particulière l'organisation (animation, surveillance) des activités de la natation et la gestion des établissements de baignade.

Il possède les mêmes prérogatives d'emploi que le moniteur-chef généraliste conformément au point 4.2.1., et détient en outre une formation complémentaire du niveau de brevet professionnel (maître-nageur sauveteur, brevet d'État d'éducateur sportif des activités de la natation, brevet professionnel des activités aquatiques et de natation).

Moniteur chef entraînement physique militaire et sportive spécialiste des sports de combat.

Ce spécialiste a pour mission particulière de conduire l'ensemble des formations du domaine des TIOR, de certifier les stages décentralisés et de contribuer à l'évolution de la politique et des contenus dans le domaine des sports de combat et des TIOR.

Il possède les mêmes prérogatives d'emploi que le moniteur-chef généraliste conformément au point 4.2.1., et détient en outre la qualification d'« instructeur sports de combat », définie par la circulaire de vingt-et-unième référence

Chef d'équipe entraînement physique militaire et sportive.

Ce spécialiste a pour mission particulière la gestion et le commandement d'une petite structure d'EPMS constituée ou d'un pool au sein d'une structure EPMS en école.

Il possède les mêmes prérogatives d'emploi que le moniteur-chef généraliste conformément au point 4.2.1., et détient en outre la qualification de « chef de cellule EPMS », définie par la circulaire de vingtième référence.

Emplois du cadre de maîtrise.

Le sous-officier supérieur « 37218 » peut être amené à exercer un certain nombre d'emplois constitutifs de ses compétences acquises et des spécificités des missions locales. Ces emplois portent les dénominations et définitions suivantes :

Chef de service entraînement physique militaire et sportive.

Ce CM « 37218 » détient les prérogatives d'emploi suivantes (en plus des missions précisées aux points 4.1. et 4.2.) :

  • être au sein d'un état-major ou d'une structure sportive importante (exemple : EFSOAA) ;

  • commander le service EPMS d'une base aérienne ;

  • proposer au commandant de formation une règlementation sportive adaptée ;

  • faire appliquer les directives en matière d'EPMS ;

  • répondre aux attentes de la DRH-AA en matière de compte-rendu ;

  • élaborer les programmes d'entraînement physique et leur calendrier ;

  • organiser les évaluations et contrôles sportifs ;

  • organiser des manifestations sportives à tous les échelons ;

  • superviser la gestion des matériels et équipement de sport ;

  • assurer la surveillance de l'état des installations et des infrastructures sportives ;

  • coordonner la gestion administrative du service EPMS ;

  • organiser l'administration, l'encadrement et le perfectionnement professionnel et promotionnel des spécialistes « EPMS » placés sous son autorité ;

  • participer à la gestion et à l'encadrement des clubs sportifs de la défense ;

  • promouvoir l'EPMS comme vecteur de lien entre l'armée et la nation.

Chargé de qualité entraînement physique militaire et sportive.

Ce spécialiste, détenteur des mêmes prérogatives d'emploi que le chef de service EPMS conformément au point 4.3.1., a pour mission particulière la conception des projets pédagogiques, le suivi des programmes et la mise en place de la programmation d'une grande structure EPMS ou d'une base école.

Il assure également la surveillance pédagogique des moniteurs EPMS et veille à l'optimisation de la qualité de leur enseignement.

Expert technique entraînement physique militaire et sportive.

Ce spécialiste, détenteur des mêmes prérogatives d'emploi que le chef de service EPMS conformément au point 4.3.1., a pour mission particulière l'expertise technique des actions conduites dans le cadre de l'EPMS et du métier de moniteur d'EPMS.

Spécialiste posté en état-major, il est un conseiller auprès du référent emploi EPMS, il peut assumer des missions de veille règlementaire, d'étude et de prospective de l'EPMS du niveau d'armée. Son action se porte sur l'organisation des manifestations sportives de haut niveau et la gestion des formations des cadres sportifs.

Appendice XIV.B. Sous-spécialité 374 : communication-image.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3740 « sous-officier de communication-image ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu des sous-officiers de la spécialité 3740 « sous-officier de communication - image ».

Son activité s'exerce au sein de la filière professionnelle « information et communication » famille « communication » du REM dans les domaines suivants :

  • les relations avec le public ;

  • les relations avec les médias.

Il est appelé à servir au sein :

  • d'une cellule communication de base aérienne ;

  • des états-majors (armée d'appartenance ou interalliés).

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

L'accès à cet emploi est obtenu par une demande de changement de spécialité pour les « 2420 » ayant la connaissance des outils de communication ou autre spécialité ayant eu la fonction d'officier relations publiques et médias.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire du CM.

Le niveau souhaitable de maîtrise de l'anglais au moment du changement de spécialité est PLS 2222.

2.2 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 2420 » définies par l'instruction de quatorzième référence.

2.3 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation professionnelle continue.

Le sous-officier « 3740 » doit suivre des stages délivrés par la délégation à l'information et à la communication de la défense pour l'acquisition des connaissances journalistiques.

3.2 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « 3740 » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC « individual combat core skills » afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3740 ».

L'emploi fait référence aux emplois-types d'assistant chargé des relations publiques et relations médias.

Dans ce domaine, il seconde les actions du chargé des relations publiques et relations médias.

Il contribue à la mise en œuvre d'actions de communication liées à la promotion de l'image et au rayonnement de l'organisme (en interne et en externe). Il recherche, recueille et synthétise les éléments de communication. Il facilite l'exploitation future de l'information et cible le média le plus approprié pour une action de communication donnée. Il doit être une charnière entre les métiers de l'image et la cellule communication.

Annexe XV. Spécialité 38 : restauration hôtellerie.

Appendice XV.A. Sous-spécialité 380 : restauration hôtellerie.

Monographie d'emploi de la spécialisation 3800 « gestionnaire restauration hôtellerie ».

Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi en tout temps et en tout lieu du sous-officier de la spécialisation 3800 « gestionnaire restauration hôtellerie ».

Son activité s'exerce au sein de la famille professionnelle « restauration hôtellerie loisirs » du REM.

Le rôle des spécialistes restauration hôtellerie est d'assurer la gestion et le bon fonctionnement des cercles, foyers et organismes rattachés dans les domaines suivants :

  • préparation des repas ;

  • composition des menus ;

  • suivi et enregistrement des mouvements de marchandises ;

  • comptabilité des organismes ;

  • utilisation rationnelle des matériels ;

  • gestion et encadrement du personnel ;

  • instruction du personnel ;

  • organisation du travail ;

  • sécurité alimentaire ;

  • hygiène et sécurité du travail ;

  • approvisionnement en vivres/marchandises.

Il est appelé à servir dans les unités suivantes (internes armée de l'air et/ou interarmées) : restaurants ou foyers des cercles des bases de défense, GSBdD ou autres organismes rattachés.

2 Recrutement.

Une circulaire, diffusée par la DRH-AA, définit pour chaque recrutement, la date de dépôt des candidatures, le calendrier des travaux à effectuer et les dispositions particulières relatives à l'organisation de la sélection.

2.1 Conditions.

Le candidat doit être titulaire au moins d'un des diplômes suivants :

  • baccalauréat général ;

  • baccalauréat technologique ;

  • BAC PRO ;

  • baccalauréat technologique hôtellerie.

Au moment du recrutement, le niveau de maîtrise de l'anglais fera l'objet d'un test d'évaluation lors de la pré-orientation du candidat.

Il devra également être titulaire du permis B.

2.2 Dépôt des candidatures.

Les fiches de candidature, sont déposées à la date fixée par la circulaire de recrutement et exploitées selon les directives qui y sont précisées.

2.3 Aptitude médicale.

Le candidat doit satisfaire aux normes médicales d'aptitude de l'indice de spécialité « 3800 » définies par l'instruction de quinzième référence.

2.4 Lien au service.

L'intéressé est tenu au service selon les prescriptions de l'arrêté ministériel fixant la liste des formations spécialisées et la durée du lien au service qui leur est attachée.

3 Formation.

3.1 Formation initiale pour l'obtention du brevet élémentaire.

À l'issue de la FMI aux ESOM, le CAM est attribué à l'engagé élève spécialiste.

Ensuite, il poursuit une formation professionnelle en plusieurs temps :

  • formation théorique d'une durée de quinze semaines à l'EF de Querqueville, sanctionnée par un examen qui lui permet d'obtenir le CE et qui comporte les modules techniques suivants :

    • planifier le travail de production ;

    • élaborer des mets en cuisine collective ou traditionnelle ;

    • veiller au respect de l'application de la réglementation concernant la sécurité alimentaire et les conditions de travail ;

    • distribuer les repas en self-service ;

    • maintenir en état les locaux et le matériel de production ;

    • contrôler les prestations de services en salle ;

    • effectuer les services des mets et des boissons selon les règles d'usage ;

    • assurer des prestations spécifiques ;

    • établir les commandes de vivres de l'unité ;

    • participer à l'élaboration des menus ;

    • organiser la réception des marchandises ;

    • gérer un stock de marchandises ;

    • seconder le gérant d'organisme dans la gestion de l'activité de son établissement ;

    • participer à la gestion prévisionnelle de l'établissement ;

    • tenir une caisse ;

    • coordonner le travail d'une équipe ;

    • établir des projets d'activités ou d'animations simples ;

  • PPA de six mois.

En cas de résultats insuffisants, cette phase peut faire l'objet d'une prolongation.

Éventuellement : une formation pratique liée à l'emploi.

À l'issue de la PPA, le BE de spécialiste 3800 « gestionnaire restauration hôtellerie » est attribué.

Cas particulier du brevet élémentaire de spécialité attribué à l'issue de la passerelle tardive.

Les conditions de formation, comme le mode de sélection, reposent sur le principe de RAEP.

Le BST est délivré au personnel qui a suivi avec succès la phase professionnelle du tutorat et est titulaire du CAM.

Le BESLE est attribué le jour suivant la nomination au grade de sergent.

3.2 Formation promotionnelle pour l'obtention du brevet supérieur.

Dès lors qu'il remplit les conditions prévues par la circulaire annuelle de la S2, le breveté élémentaire peut présenter les épreuves de connaissances générales et militaires communes à tous les candidats, comprenant une partie théorique et une partie pratique, et des épreuves de connaissances professionnelles.

S'il est déclaré reçu à ces épreuves et s'il remplit les conditions d'accès en stage prévues par l'instruction de septième référence, le breveté élémentaire est admis aux stages de formation au CS suivants :

  • SFE ;

  • stage de FPP.

3.2.1 Stage de formation à l'encadrement.

D'une durée d'environ trois semaines à l'EFSOAA, ce stage a pour but de confirmer l'intéressé dans son aptitude à l'encadrement et à l'instruction de ses subordonnés.

3.2.2 Stage de formation professionnelle de perfectionnement.

La formation pour l'acquisition du CS, d'une durée de huit semaines et délivrée à l'EF de Querqueville, est axée sur les domaines suivants :

  • réguler les relations interpersonnelles internes et externes au service ;

  • développer les compétences de ses subordonnés ;

  • appliquer et faire appliquer les normes d'hygiène alimentaires et sécurité du travail ;

  • élaborer des procédures limitant les risques alimentaires et sanitaires ;

  • organiser les approvisionnements ;

  • créer des cycles de menus en respectant les règles nutritionnelles ;

  • gérer le budget ou l'enveloppe budgétaire de son activité ;

  • contrôler la gestion des points de vente.

À l'issue de la formation pratique, le BS de spécialiste 3800 « gestionnaire restauration hôtellerie » est attribué.

3.3 Formation promotionnelle pour l'obtention du cadre de maîtrise.

Dès l'inscription au TA au grade d'adjudant-chef, le sous-officier est admis en SFC. Cette formation, commune à l'ensemble des spécialités de l'armée de l'air, est orientée sur l'aptitude au commandement. Elle est dispensée à l'EFSOAA.

Après avoir suivi avec succès le SFC, le spécialiste suit une phase d'application en unité. Il se voit attribuer le BCM à l'issue.

3.4 Formation professionnelle continue.

La formation professionnelle continue du sous-officier « 3800 » est assurée par le biais de différents stages de formation interne ou dispensés par l'EF de Querqueville.

3.5 Formation continue transverse de maintien en condition des forces.

Le sous-officier « gestionnaire restauration hôtellerie » doit avoir suivi l'ensemble des modules de formation de la POIC afin de répondre aux conditions d'aptitude à la projection des forces.

4 Emploi des sous-officiers « 3800 ».

4.1 Emploi du breveté élémentaire.

Le sous-officier « 3800 » a pour mission :

  • d'assurer les prestations des services de restauration hôtellerie afin de garantir la satisfaction du client ;

  • d'encadrer une équipe pluridisciplinaire en restauration ;

  • de veiller au respect des règles d'hygiène alimentaire ;

  • d'assurer une bonne gestion informatique des stocks de marchandises pour un bon fonctionnement du magasin.

Il a également en charge la formation et le tutorat des MDRE de son équipe et des certifiés élémentaires « 3800 ».


4.2 Emploi du breveté supérieur.

À l'issue du stage de formation, le spécialiste supérieur « 3800 » doit, outre les attributions du spécialiste élémentaire, pouvoir :

  • appliquer les règles de fonctionnement et de gestion des organismes nourriciers, des foyers, des cercles et des services d'hébergement ;

  • contrôler et coordonner l'activité et l'instruction du personnel ;

  • effectuer toutes opérations consécutives à la détention des fonds, marchandises et matériels ;

  • appliquer les procédures de ravitaillement : modalités, surveillance de l'approvisionnement et contrôle des magasins, points de vente et de la réception des denrées.

Il doit également posséder des connaissances sur :

  • l'organisation rationnelle du travail en cuisine ;

  • la législation du travail (lois sociales) ;

  • le service de table (présentation, règles de savoir-vivre, préséance) ;

  • les principes et les méthodes de la restauration des collectivités ;

  • les ressources offertes par l'industrie agroalimentaire.

Outre ses fonctions de chef de cuisine, le spécialiste supérieur peut être désigné pour assurer les fonctions de gérant d'un organisme de moyenne importance.

4.3 Emploi du cadre de maîtrise.

Le CM assure normalement les fonctions de gérant d'un organisme ou d'un ensemble d'organismes. À ce titre, il supervise toutes les activités du personnel de la branche « restauration hôtellerie ».

Il doit donc posséder les connaissances :

  • des règles concernant l'organisation et le fonctionnement des mess, cercles, foyers et organismes rattachés ;

  • des denrées alimentaires ;

  • des règles essentielles concernant les marchés (cahier des charges, appel à la concurrence, choix du fournisseur, etc.).

Le CM peut être appelé aux fonctions d'adjoint à l'officier chef du SSV et/ou directeur délégué de cercle. Il peut, s'il est major, exercer celles de directeur de cercle s'il a suivi la formation idoine dispensée à l'EF de Querqueville.


Domaine d'activités de la spécialisation 3800 « agent de restauration ».

1 Généralités.

Le présent document a pour objet de définir les conditions de recrutement, de formation et d'emploi du MDRE 3800 « agent de restauration ».

En fonction de son affectation, le MDRE « agent de restauration » peut exercer son activité dans les domaines suivants :

  • ensemble des prestations culinaires de restauration collective ;

  • ravitaillement des chaînes de distribution ;

  • entretien des matériels culinaires et des lieux de restauration ;

  • prestations de service en salle collective et/ou mess officiers ;

  • vente des produits mis à disposition au bar et au foyer.

Le MDRE exerce sous le contrôle d'un cadre qualifié, tant qu'il n'est pas autonome pour l'opération considérée. Il se conforme aux directives prescrites par ses supérieurs et participe aux travaux d'intérêt général.

Le MDRE « agent de restauration » est appelé à servir au sein des organismes suivants :

  • antenne SSV des bases aériennes ;

  • SSV des GSBdD ;

  • autres organismes de restauration.

2 Recrutement.

2.1 Conditions.

Les niveaux de qualifications et de connaissances requis pour faire acte de candidature sont détaillés da