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DIRECTION DES AFFAIRES JURIDIQUES : sous-direction du contentieux

INSTRUCTION N° 1704405/ARM/SGA/DAJ/CX relative aux modalités de mise en œuvre de la déconcentration du contentieux administratif au sein du ministère des armées.

Du 11 août 2017
NOR A R M S 1 7 5 1 5 4 8 J

Référence(s) :

Code de justice administrative (n.i. BO)

Code du 16 juin 2024 des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre (Dernière modification le 9 décembre 2018). Décret N° 2009-1179 du 05 octobre 2009 fixant les attributions et l'organisation du secrétariat général pour l'administration du ministère de la défense.

Décret n° 2012-1437 du 21 décembre 2012 (n.i. BO ; JO n° 299 du 23 décembre 2012, p. 20327).

Arrêté du 23 décembre 2009 fixant les compétences du service du commissariat des armées en matière de règlement des dommages causés ou subis par le ministère de la défense, de défense de ce ministère devant les tribunaux administratifs et de protection juridique de ses agents militaires et civils. Arrêté du 08 avril 2011 portant organisation de la direction des affaires juridiques. Arrêté du 20 avril 2012 portant organisation de la direction des ressources humaines du ministère de la défense.

Arrêté du 12 mars 2013 (n.i. BO ; JO n° 68 du 21 mars 2013, p. 4849).

Arrêté du 17 décembre 2013 portant organisation du service parisien de soutien de l'administration centrale. Arrêté du 29 juillet 2014 portant organisation du service du commissariat des armées. Instruction N° 101/DEF/SGA/DMPA/DPC du 29 juillet 2011 relative à la politique et à l'organisation générale de l'archivage du ministère de la défense et des anciens combattants.

Pièce(s) jointe(s) :     Cinq annexes.

Texte(s) abrogé(s) : Instruction N° 717320/DEF/SGA/DAJ/CX du 09 janvier 2015 relative aux modalités de mise en œuvre de la déconcentration du contentieux administratif au sein du ministère de la défense.

Classement dans l'édition méthodique : BOEM  360.2.4.

Référence de publication : BOC n°35 du 24/8/2017

Au ministère des armées (MINARM), il est fait application du principe général de représentation de l'État devant les juridictions administratives par le ministre, posé par l'article R431-9 du code de justice administrative (CJA) (1) selon lequel « les recours, mémoires en défense et mémoires en intervention présentés au nom de l'État sont signés par le ministre intéressé. Les ministres peuvent déléguer leur signature dans les conditions prévues par la règlementation en vigueur. ».

La direction des affaires juridiques (DAJ) est responsable du contentieux du MINARM, par délégation du ministre. En effet, selon l'article 19 du décret n° 2009-1179 du 5 octobre 2009 modifié, fixant les attributions et l'organisation du secrétariat général pour l'administration du ministère des armées, la DAJ, responsable du contentieux du ministère, assure le traitement des dossiers devant les juridictions administratives et judiciaires. L'arrêté du 8 avril 2011 portant organisation de la direction des affaires juridiques précise, en son article 5-I., « La sous-direction du contentieux est responsable du contentieux de l'ensemble du ministère de la défense […] elle est notamment chargée : 1. De défendre les intérêts du ministère, tant en demande qu'en défense, devant les juridictions administratives ».

Par ailleurs, pour le compte de la DAJ, la sous-direction des pensions, (DRH-MD/SA2P/SDP) d'une part et, le centre d'expertise du soutien juridique (CESJUR) et les services locaux du contentieux (SLC) d'autre part, assurent la défense des intérêts du ministère devant les tribunaux administratifs dans leurs domaines de compétence respectifs.

Conformément à l'arrêté du 29 juillet 2014 modifié, portant organisation du service du commissariat des armées, les SLC et le CESJUR sont des « organismes extérieurs » du service du commissariat des armées (SCA). La sous-direction « réglementation-études juridiques » de la direction centrale du service du commissariat des armées (DCSCA) assure, en liaison avec la DAJ, la coordination de ces structures (cf. article 9-7°).

Les SLC et le CESJUR sont en effet assujettis à une tutelle fonctionnelle exercée par la DAJ dans le cadre notamment de leur mission de représentation du MINARM devant les tribunaux administratifs (TA).

Sur le fondement de l'arrêté du 23 décembre 2009 modifié, fixant les compétences du service du commissariat des armées en matière de règlement des dommages causés ou subis par le ministère de la défense, de défense de ce ministère devant les tribunaux administratifs et de protection juridique de ses agents militaires et civils, les SLC disposent d'une compétence de principe pour la défense du ministère devant les TA pour toute contestation des décisions individuelles concernant le personnel civil et militaire. En effet, l'article 4 de cet arrêté prévoit que « dans la limite des délégations qui leur sont consenties, les services locaux du contentieux du service du commissariat des armées sont chargés d'assurer la rédaction des mémoires en défense et la représentation du ministère de la défense devant les tribunaux administratifs dans les recours dirigés contre les décisions individuelles concernant :

  1. Le personnel du ministère de la défense, à l'exception de celles relatives à la protection fonctionnelle ;
    Les décorations françaises, autres que les ordres nationaux et la médaille militaire, et les distinctions relevant du ministère des armées.

  2. Les décisions d'allocation ou de rejet prises par le centre d'expertise du soutien juridique et les services locaux du contentieux au titre du règlement amiable des dommages causés ou subis par le ministère. »

En outre, en vertu de l'arrêté du 20 avril 2012 modifié, portant organisation de la direction des ressources humaines du ministère de la défense (cf. article 22-3°), pour le compte de la DAJ, la DRH-MD/SA2P/SDP est chargée de la défense du ministère devant les tribunaux administratifs dans les contentieux afférents aux pensions civiles et militaires de retraite, et ce devant l'ensemble des TA de métropole et d'outre-mer. La DRHMD/SA2P/SDP est également chargée du suivi du contentieux relatif aux pensions militaires d'invalidité en première instance et en appel.

1. OBJET DE L'INSTRUCTION.

La présente instruction définit les conditions dans lesquelles les SLC, le CESJUR et le bureau  de l'instruction des pensions et du contentieux de la DRH/MD/SA2P/SDP, assurent la défense du ministère devant les juridictions administratives, en application de l'arrêté du 23 décembre 2009 et de l'arrêté du 20 avril 2012 précités. 

Assurer la défense du ministère consiste à élaborer et signer les mémoires en défense, ainsi que tout autre acte de procédure, à participer aux audiences et à s'assurer de l'exécution administrative et financière des décisions rendues par les juridictions administratives de 1er degré.

1.1. Domaine de compétence devant les tribunaux administratifs.

Le CESJUR, les SLC et la DRH-MD/SA2P/SDP assurent, pour le compte de la DAJ, la défense du MINARM devant les TA dans les recours contentieux dirigés contre les décisions individuelles émanant d'une autorité du MINARM, y compris lorsque ces recours comportent des conclusions indemnitaires à titre accessoire. 

S'agissant plus particulièrement des recours devant les TA formés par des officiers, les SLC sont compétents lorsque les recours concernent l'avancement, la notation, la mutation ou portent sur des décisions ou des titres de perception relatifs à des trop-versés de solde. 

Les SLC et le CESJUR sont également compétents pour le traitement des recours indemnitaires par lesquels sont contestées les décisions qu'ils prennent au titre du règlement amiable des dommages causés ou subis par le ministère des armées ou ses agents, dans le cadre de l'exercice des missions ministérielles, ou par un autre organisme agissant au profit du ministère. 

Ils sont chargés de l'exécution administrative et financière des décisions rendues par les TA dans les affaires qu'ils ont été amenés à défendre. Ils assurent également le suivi des procédures d'exécution prévues aux articles R921-5 (phase administrative) et R921-6 (procédure juridictionnelle) du CJA (1).

En revanche, le CESJUR, les SLC et la DRH-MD/SA2P/SDP ne sont pas compétents pour assurer cette défense dans les recours devant les TA : 

  • relatifs aux agents du MINARM employés par la société NAVAL Group (ex DCNS), aux  agents de la direction générale de la sécurité extérieure, de la direction du renseignement militaire ou de la direction du renseignement, de la sécurité et de la défense ; 

  • relatifs aux conditions d'habilitation (confidentiel et secret défense), et aux conditions d'accès aux sites de la défense ou aux sites de sociétés ayant une activité pour le compte de la défense nationale, et à la protection des informations couvertes par le secret de la défense nationale ; 

  • relatifs au régime indemnitaire du personnel civil outre-mer ; 

  • formés par les victimes des persécutions ou des spoliations antisémites ou du service du travail obligatoire et les orphelins de parents déportés au cours de la seconde guerre mondiale ; 

  • formés pas des militaires de la gendarmerie nationale ; 

  • en matière de protection fonctionnelle des agents civils et militaires du ministère des armées ; 

  • posant une question prioritaire de constitutionnalité. 

L'ensemble de ces recours excédant la compétence du CESJUR, des SLC et de la DRH/MD/SA2P/SDP sont adressés sans délai à la DAJ pour attribution. 

Enfin, la DAJ se réserve le droit d'instruire des dossiers qu'elle estime en opportunité devoir relever de ses services ou lorsqu'elle agrée une demande en ce sens d'un service gestionnaire. Tel est le cas, notamment, des contentieux comportant un enjeu financier ou médiatique majeur. 

Le CESJUR, les SLC, la DRH/MD/SA2P/SDP et la DAJ s'informent mutuellement ainsi que la sous-direction « réglementation-études juridiques » de la DCSCA, dans les meilleurs délais, de l'existence et du suivi de tout dossier important. Ils privilégient entre eux les modes de transmission par messagerie électronique, sous réserve de validation éventuelle de leurs écrits par des courriers ultérieurs signés par l'autorité compétente. 

Le CESJUR, les SLC et la DRH/MD/SA2P/SDP informent la DAJ dans les plus brefs délais de l'ouverture de procédures juridictionnelles d'exécution au sens de l'article R921-6 du CJA (1 ).

Le CESJUR et les SLC sont compétents pour assurer le traitement des contentieux de série dès lors que la DAJ a produit un mémoire-type et fait connaître ses directives. Les séries sont les affaires présentant à juger la même question de droit, engendrées par le même fait d'espèce ou révélant une même difficulté juridique ou pratique inédite susceptible de se poser à l'ensemble des services instructeurs.

La compétence territoriale pour défendre le ministère devant les TA métropolitains est répartie, quel que soit le service d'appartenance du requérant, entre le CESJUR et les SLC conformément à l'annexe I. à la présente instruction.

1.2. Délégation de signature.

Les directeurs du CESJUR et des SLC, leurs adjoints, et le sous-directeur des pensions, son adjoint et le chef du bureau des invalidités, des reversions et du contentieux reçoivent délégation de signature du MINARM pour signer, en son nom, les mémoires en défense.

Ainsi, dans l'hypothèse où ces autorités sont momentanément privées de délégation de signature, les mémoires en défense élaborés par leurs services doivent être transmis pour signature à la sous-direction du contentieux.

1.3. Cas particulier du contentieux relatif aux pensions militaires d'invalidité et de victimes de guerre.

Les contentieux liés aux pensions concédées et des droits attribués en application des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre (CPMIVG) relèvent des juridictions administratives spécialisées que sont les juridictions des pensions. 

Les tribunaux des pensions et les cours régionales des pensions sont juges respectivement de premier ressort et d'appel pour tous les litiges nés de l'application du CPMIVG en vertu de l'article L711-1 dudit code. La compétence de ces juridictions s'étend aux dispositions concernant les soins médicaux et l'appareillage. 

Selon l'article 22-3° de l'arrêté du 20 avril 2012 précité, la DRH-MD/SA2P/SDP est chargée :

« d'enregistrer, engager et suivre en première instance et en appel les dossiers relatifs au contentieux des pensions militaires d'invalidité ;

d'élaborer et de proposer à la direction des affaires juridiques les projets de mémoire pour les contentieux de cassation des pensions militaires d'invalidité ;

d'animer le réseau local des commissaires du Gouvernement près les tribunaux des pensions [...]. » 

Le CPMIVG prévoit que, devant ces juridictions, les fonctions de commissaire du Gouvernement sont assurées par un agent civil ou militaire désigné par le ministère des armées. En pratique ces fonctions sont assurées par un personnel affecté dans un SLC.

1.4. Traitement des contentieux relevant des tribunaux administratifs d'outre-mer.

Les mémoires en défense relatifs au contentieux relevant des TA de Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Saint-Pierre et Miquelon sont élaborés et signés par la DAJ. 

En vertu de l'article R431-10 du CJA (1) (cf. deuxième et troisième alinéa), les mémoires en défense relatifs au contentieux des décisions relevant des TA de Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Wallis-et-Futuna sont signés par le représentant de l'État (préfet, haut-commissaire de la République ou administrateur supérieur). Lorsque le litige concerne le ministère des armées, ces mémoires s'appuient sur les éléments fournis par la DAJ ou la DRH-MD/SA2P/SDP ; dans cette hypothèse, la direction de commissariat d'outre-mer (DICOM) compétente, dotée d'une cellule de contentieux et de conseil juridique (3CJ), est l'interlocuteur de la DAJ qui peut notamment la solliciter pour recueillir des pièces auprès des services concernés par le litige.

2. CADRE GÉNÉRAL DE LA DÉCONCENTRATION.

2.1. Soutien assuré par la direction des affaires juridiques dans le contentieux administratif s'agissant de l'instruction juridique par le centre d'expertise du soutien juridique, les services locaux du contentieux et le service de l'accompagnement professionnel des pensions, sous-direction des pensions de la direction des ressources humaines du ministère de la défense.

En application de l'article 19. du décret n° 2009-1179 du 5 octobre 2009 modifié, fixant les attributions et l'organisation du secrétariat général pour l'administration du ministère de la défense, la DAJ, responsable du contentieux du ministère, assure le traitement des dossiers devant les juridictions administratives et judiciaires. À ce titre, elle :

  • fixe les principes applicables à la défense du ministère ;

  • coordonne, anime et contrôle l'action du CESJUR, des SLC et du bureau chargé du contentieux au sein de la DRH-MD/SA2P/SDP en vue d'assurer un traitement uniforme et cohérent de l'ensemble des dossiers contentieux ;

  • fournit une assistance juridique à ces services instructeurs.

En cas de question inédite posée par un contentieux, elle transmet des directives et, dans l'hypothèse d'un contentieux de série, un mémoire-type au(x) service(s) instructeur(s).

Dans le même ordre d'idée, si l'intérêt du dossier le justifie, elle fait part au service instructeur des motifs qui conduisent à faire appel ou non du jugement. Dans un objectif de prévention du contentieux, elle est aussi amenée à dégager, au profit des services du ministère (en charge de la gestion des personnels, de l'élaboration de la réglementation, etc.), la portée des décisions de justice rendues.

La DAJ, en collaboration avec le CESJUR et les SLC, développe et alimente des communautés de travail permettant l'échange d'informations. 

Le logiciel de suivi des dossiers contentieux utilisé par les SLC répertorie les directives de la DAJ adressées aux SLC.

2.2. Conseil et coordination dans les missions connexes au contentieux administratif.

La DAJ conseille le CESJUR, les SLC et le SA2P et coordonne leur action dans les domaines annexes au contentieux administratif en favorisant la mutualisation des savoirs. 

Le CESJUR recense et fait part à la DAJ des attentes des SLC en matière de formation et d'audit.

2.2.1. Exécution administrative.

En ce qui concerne l'exécution administrative de la décision de justice, la DAJ peut donner des précisions sur les suites administratives (annulation, abrogation de la décision, nouvel examen du dossier, reconstitution de carrière, etc.) à apporter à cette décision, notamment à l'attention du service auteur de la décision contestée, appelé « service gestionnaire ».

2.2.2. Exécution financière.

En vertu de l'arrêté du 8 avril 2011 (cf. article 5-9.), la DAJ veille à la bonne utilisation des crédits alloués au contentieux et prépare les opérations de liquidation, tant en dépense qu'en recette, en vue de l'exécution financière des dossiers. En conséquence, préalablement à la liquidation des dossiers par le service parisien de soutien de l'administration centrale (SPAC), elle vérifie la bonne affectation budgétaire des dépenses de contentieux et l'exhaustivité comptable des dossiers d'allocation et de recette (cf. point 3.2.2.).

Depuis 2010, pour les dossiers contentieux instruits en métropole (bureaux de la DAJ, CESJUR, SLC et DRH-MD/SA2P/SDP), en vertu d'un contrat de service conclu entre le SPAC et la DAJ, l'exécution financière du contentieux est confiée au SPAC, dont le comptable assignataire est l'agence comptable des services industriels de l'armement (ACSIA). Selon l'arrêté du 17 décembre 2013 modifié, portant organisation du service parisien de soutien de l'administration centrale (cf. article 6-I-2.), sa sous-direction de la gestion budgétaire et financière assure « l'exécution de toutes les dépenses effectuées par le SPAC » et « le rétablissement des recettes extrabudgétaires attendues ».

En revanche, en vertu de la délégation de gestion conclue entre le MINARM et le ministère de l'intérieur au titre du soutien de la gendarmerie, citée en introduction, les dossiers contentieux relatifs à la gendarmerie sont réglés financièrement par le ministère de l'intérieur.

2.2.3. Archivage.

La DAJ définit les principes d'archivage des dossiers contentieux, en application des directives interministérielles (code du patrimoine) et ministérielles. Les archives du MINARM sont régies spécifiquement par les articles R212-6 et R212-65 et suivants du code du patrimoine. Au sein des archives de la défense, selon l'article R212-66, sont distinguées les archives courantes (documents d'utilisation habituelle), les archives intermédiaires (documents présentant un intérêt administratif et ne pouvant encore faire l'objet de tri ou d'élimination) et les archives définitives (documents ayant fait l'objet des procédures de tri et d'élimination qui sont à conserver sans limitation de durée). L'instruction n° 101/DEF/SGA/DMPA/DPC du 29 juillet 2011 relative à la politique et à l'organisation générale de l'archivage du ministère de la défense et des anciens combattants, dans son annexe II., définit la durée d'utilité administrative comme la « durée pendant laquelle un document doit être conservé pour les besoins opérationnels ou en application de dispositions légales ou réglementaires pour répondre à des impératifs de gestion administrative et au terme de laquelle il peut être éliminé s'il n'a pas d'intérêt historique ». En matière de contentieux, il convient donc de procéder à l'archivage des pièces des dossiers, en tenant compte de critères tels que l'intérêt administratif, juridique ou historique du dossier.

2.2.4. Formation.

La DAJ favorise la mutualisation des savoirs et l'échange de personnels au sein des structures de contentieux.

À cet égard, durant sa première année d'affectation, un agent du CESJUR, d'un SLC ou un personnel chargé du contentieux à la DRH-MD/SA2P/SDP, a la possibilité de suivre un stage d'observation organisé par la sous-direction du contentieux. Réciproquement, dans le cadre de son adaptation à l'emploi, un personnel de la DAJ nouvellement affecté peut effectuer une visite au CESJUR, dans un SLC ou à la SDP.

2.2.5. Audit.

Enfin, contrepartie nécessaire à la diffusion des directives-métier, les audits dans les SLC, menés conjointement par la DAJ et le CESJUR, consistent à accompagner et à vérifier la mise en œuvre de ces directives ainsi qu'à contrôler sur pièces un échantillon de dossiers (instruction juridique, préparation de l'exécution administrative ou financière des dossiers, etc.). La DAJ rédige, à l'issue de chaque visite, un rapport d'audit qui est communiqué au service audité, pour observations complémentaires, avant d'être diffusé à la DCSCA et au CESJUR.

2.2.6. Points de contact.

Des chargés d'études référents sont désignés au sein de chaque bureau de la sous-direction du contentieux e afin d'être les points de contact des agents du CESJUR des SLC et de la SDP.


3. TRAITEMENT DES DOSSIERS DE CONTENTIEUX ADMINISTRATIF PAR LE CENTRE D'EXPERTISE DU SOUTIEN JURIDIQUE, LES SERVICES LOCAUX DU CONTENTIEUX ET LA SOUS-DIRECTION DES PENSIONS DE LA DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE.

3.1. Instruction des requêtes introductives d'instance.

3.1.1. Ouverture d'un dossier.

3.1.1.1. Généralités.

Chaque requête doit faire l'objet de l'ouverture d'un dossier contentieux mentionnant le numéro de la requête attribué par la juridiction, le TA saisi, le nom du requérant, le thème de la requête. Les pièces attestant de la date exacte de réception de la requête par l'administration (accusés de réception) doivent être conservées dans le dossier papier correspondant.

À cette occasion, le CESJUR et les SLC renseignent le logiciel de suivi des dossiers contentieux, SUDOCO II, conformément aux manuels d'utilisation conçus par la DCSCA.

Quant à la DRH-MD/SA2P/SDP, elle renseigne un logiciel interne relatant les actes de gestion des dossiers contentieux retraite.

3.1.1.2. Communication électronique devant les juridictions administratives.

Aux termes de l'article R411-1 du code de justice administrative (1), dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er janvier 2017, « lorsqu'elle est présentée par un avocat, un avocat au Conseil d'État (CE) et à la Cour de cassation, une personne morale de droit public autre qu'une commune de moins de 3 500 habitants ou un organisme de droit privé chargé de la gestion permanente d'un service public, la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen d'une application informatique dédiée accessible par le réseau internet. La même obligation est applicable aux autres mémoires du requérant ».

Cette télétransmission, est réalisée par le logiciel Télérecours conçu par le CE. La liaison à Télérecours s'effectue au moyen d'un protocole sécurisé, pour le CE, depuis le site www.telerecours.conseil-etat.fr et, pour les cours administrative d'appel (CAA) et les TA, depuis le site www.telerecours.juradm.fr.

Le guide d'utilisation de Télérecours, disponible sur le site du CE et mis à jour régulièrement, renseigne sur les fonctionnalités de l'application.

Au MINARM, il revient à la sous-direction du contentieux, dotée d'une cellule chargée des téléprocédures, d'adresser aux structures de contentieux compétentes (bureaux de la DAJ, CESJUR, SLC ou DRH-MD/SA2P/SDP) les pièces ainsi reçues des juridictions administratives. À cette fin, cette cellule, point d'entrée unique au ministère pour les juridictions dans le cadre de l'utilisation de Télérecours, accuse réception des courriers (un accusé de réception est automatiquement émis par voie électronique dès l'ouverture d'un document et un système d'horodatage certifie les dates et heures de consultation), les classe par service instructeur dans des boîtes aux lettres électroniques de l'application et, le cas échéant, rectifie l'attribution du dossier.

3.1.2. Attribution du dossier et gestion de l'urgence.

Le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP vérifie sa compétence pour traiter le dossier ainsi ouvert. Le service instructeur attribue le dossier à un rédacteur et renseigne l'outil de suivi des dossiers sur ce point.

S'il n'est pas compétent ou s'il souhaite que le dossier soit traité par la DAJ, l'un de ces trois services renvoie le dossier à celle-ci pour attribution, accompagné de son avis motivé et, sous réserve de l'accord de la DAJ. Dans le cadre de l'utilisation de Télérecours, le TA est informée de cette transmission par la DAJ.

Le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP traite, dans un ordre de priorité décroissant :

  • les demandes en référé [cf. article L521-1 et suivants du CJA (1)] ;

  • les dossiers donnant lieu à une ordonnance de clôture ou à un avis d'audience ;

  • les dossiers donnant lieu à un rappel à produire ou une mise en demeure de produire des observations émanant du tribunal.

3.1.3. Demande d'éléments de réponse au service gestionnaire.

Le présent point est applicable au CESJUR et aux SLC. Il n'est applicable à la DRH-MD/SA2P/SDP que pour autant qu'il lui est nécessaire de recueillir des éléments de réponse auprès d'autres services.

Afin d'obtenir les informations permettant de traiter la requête, le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP transmet sans délai cette requête au service gestionnaire compétent tel que désigné par l'annexe IV. jointe à la présente instruction et, dans les domaines relevant de sa compétence, à la commission des recours des militaires (CRM), en leur demandant leurs éléments de réponse ainsi que toute pièce justificative utile. Il agit de même pour tout mémoire complémentaire tant que le service gestionnaire ou la CRM n'a pas transmis ses éléments de réponse ou lorsque ledit mémoire présente un intérêt particulier.

Il est toujours fixé au service gestionnaire une date limite de réponse.

En cas de difficulté liée à l'interprétation de la réglementation, les services suivants de la DRH-MD peuvent être sollicités :

  • pour la réglementation applicable aux personnels militaires : la sous-direction de la fonction militaire (DRH-MD/FM) ;

  • pour la réglementation applicable aux personnels civils : la sous-direction des relations sociales, des statuts et des filières du personnel civil (DRH-MD/SRP) et la sous-direction de la gestion du personnel civil (DRH-MD/SRHC/GPC) ;

  • pour l'instruction des dossiers contentieux relatifs aux accidents du travail et maladies professionnelles ainsi qu'aux pensions de retraite et prestations d'invalidité statutaires : le service de l'accompagnement professionnel et des pensions (DRH-MD/SA2P). En outre, ce service communiquera les renseignements utiles sur l'imputabilité au service d'une affection ou d'un accident ainsi que sur les droits à pension attribués aux ayants droit.

3.1.4. Concertation avec le gestionnaire.

Au vu des éléments recueillis, et en tant que de besoin, une concertation s'établit soit entre le CESJUR ou le SLC et le service gestionnaire, soit à l'intérieur du SA2P, afin de déterminer la position du ministère à l'égard du contentieux examiné.

Dans ce cadre et, exception faite du contentieux militaire nécessitant l'avis de la CRM, le CESJUR ou le SLC peut demander au service gestionnaire :

  • soit de réexaminer la décision contestée, dans la mesure où elle apparaît juridiquement infondée, de façon à mettre fin à un contentieux inutile ;

  • soit d'indiquer les raisons d'opportunité qui militeraient pour la poursuite du contentieux.

Le CESJUR ou le SLC informe la DAJ dans l'hypothèse où il ne parvient pas à adopter une position commune avec le service gestionnaire.

En cas de retrait ou d'abrogation de la décision attaquée, le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP demande sans délai au TA saisi de la requête de prononcer un non-lieu à statuer.

3.1.5. Élaboration des mémoires en défense et production dans les délais.

Sauf abstention délibérée, reposant sur un motif sérieux, le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP doit produire un mémoire en défense pour chaque requête introductive d'instance.

Le service instructeur répond aux mémoires complémentaires si ceux-ci développent des moyens recevables et opérants, auxquels il n'a pas déjà été répondu, en suivant la même procédure que pour le traitement des requêtes introductives d'instance.

Si le mémoire complémentaire n'appelle aucune réponse nouvelle, il sera dans les meilleurs délais répondu au tribunal en ces termes : « Le ministère des armées persiste en ses moyens et conclusions et estime l'affaire en état d'être jugée ».

Ces mémoires sont signés « pour la ministre et par délégation » par l'autorité compétente et adressés par voie électronique, au TA, accompagnés de toute pièce justificative utile, à l'exception de la jurisprudence d'accès courant et des textes publiés au Journal officiel. Une liste détaillée de ces pièces justificatives est jointe au mémoire.

En cas d'envoi par voie postale, le mémoire et ses pièces justificatives sont transmis en quatre exemplaires (envoi égal au nombre des parties, augmenté de deux) en application de l'article R411-3 du CJA.

Le service instructeur doit produire dans les délais, c'est-à-dire avant la clôture de l'instruction [cf. article R613-3 du CJA (1)] au cas où le service instructeur serait dans l'impossibilité de produire un mémoire en défense dans le délai imparti par le TA, il lui appartient de solliciter de cette juridiction un délai supplémentaire avant l'expiration du délai fixé. De telles demandes, qui peuvent conduire à la réouverture de l'instruction après clôture [cf. article R613-4 du CJA (1)], doivent demeurer exceptionnelles.

Le service instructeur doit informer le TA si la requête dont il est saisi fait l'objet d'un contentieux de série devant d'autres juridictions ou si elle est connexe à d'autres requêtes.

3.1.6. Participation aux audiences.

Dans les contentieux ordinaires, la participation à l'audience est facultative. Le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP peut y assister, afin d'entendre les conclusions du rapporteur public et en déduire l'issue possible de l'affaire.

La participation est obligatoire pour les audiences de référé. Le CESJUR ou le SLC représente le MINARM à l'audience et répond aux questions de la juridiction au cours du débat oral. En tant que de besoin, il est accompagné d'un représentant du service gestionnaire. Le représentant du CESJUR ou SLC doit justifier d'un mandat l'autorisant à prendre la parole à l'audience, signé par l'autorité qui a signé le mémoire en défense.

La DAJ ou la DRH-MD/SA2P/SDP peut donner mandat au CESJUR ou à un SLC pour la représenter au cours d'une audience. La DAJ, seule compétente pour instruire le contentieux contractuel, à ce titre, produit les mémoires en défense et fournit aux services acheteurs des éléments de langage pour l'audience. En matière de référés précontractuels et contractuels, le CESJUR et les SLC peuvent, à la demande de la DAJ, accompagner aux audiences les services acheteurs concernés. Cette intervention peut être de nature à compléter utilement la connaissance technique que les services acheteurs ont du dossier.

Le CESJUR ou un SLC peut solliciter de la DAJ qu'elle envoie un représentant à une audience, si les circonstances, notamment la sensibilité du dossier, le justifient.

Dans ces deux hypothèses, le représentant du MINARM rédige un compte-rendu de l'audience qu'il adresse au service qui l'a sollicité.

3.1.7. Production de notes en délibéré.

Conformément à l'article R731-3 du CJA (1), le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP peut, après l'audience, adresser au tribunal dans les 24 heures une note en délibéré.

Cette possibilité ne doit être utilisée qu'avec une extrême mesure. Il ne doit y être fait recours que si cette note contient soit l'exposé d'une circonstance de fait dont il n'était pas possible de faire état avant la clôture de l'instruction, soit un élément de droit nouveau inspiré par l'audition du rapporteur public.

3.1.8. Contentieux des décisions prises après avis de la commission des recours des militaires.

Selon les articles R4125-1 et suivants du code de la défense, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux formé à l'encontre d'actes relatifs à sa situation personnelle, un militaire doit saisir la commission des recours des militaires (CRM), placée auprès du MINARM. Cette procédure, qui conditionne la recevabilité du recours contentieux, ne s'applique pas aux décisions :

Pour les contentieux des décisions prises sur un recours administratif préalable obligatoire exercé devant la CRM, le CESJUR ou le SLC demande les éléments de réponse à la CRM et au service gestionnaire.

Pour les recours formés par des militaires contre des décisions individuelles sans preuve de saisine préalable de la CRM, le CESJUR ou le SLC vérifie auprès de la CRM l'absence de recours administratif préalable.

Pour les recours exercés après avis de la CRM, une concertation s'établit soit entre le CESJUR ou le SLC et le service gestionnaire, soit, en tant que de besoin, entre le CESJUR ou le SLC et la CRM. Le CESJUR ou le SLC informe la DAJ (bureau du contentieux de la fonction militaire ou bureau du contentieux de la responsabilité) de l'hypothèse où une position commune n'est pas adoptée.

3.2. Exécution des jugements.

3.2.1. Notification.

Les jugements sont notifiés par les greffes des TA au CESJUR, au SLC ou à la DRH-MD/SA2P/SDP, si ce service a assuré la défense de l'État [cf. article R751-8 du CJA (1)].

La notification s'effectue par  l'application Télérecours et la cellule chargée des télé procédures à la DAJ classe les jugements reçus dans la boîte aux lettres électronique du service instructeur, selon les modalités exposées au point 3.1.1.2.

La date de notification à l'administration des jugements fait courir le délai d'appel ou de pourvoi en cassation à l'égard des parties en cause. L'accusé de réception doit donc être conservé dans le dossier comme élément de preuve.

En cas de jugement favorable, le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP n'est pas tenu d'informer la DAJ, sauf si le jugement présente un intérêt particulier d'ordre juridique, historique ou médiatique. Dans cette hypothèse, le jugement est transmis sous bordereau d'envoi à la DAJ.

Les jugements défavorables en totalité ou partiellement à l'administration sont transmis sans délai à la DAJ, par tous moyens (en privilégiant la communication par voie électronique au bureau compétent). Cette transmission doit être  assortie  d'un avis motivé sur l'opportunité d'exercer un recours en appel ou, le cas échéant, en cassation.

3.2.2. Exécution administrative et financière.

En tant que services instructeurs, le CESJUR, les SLC et la DRH-MD/SA2P/SDP sont chargés de l'exécution administrative et financière des jugements. À ce titre :

  • ils transmettent, pour exécution, le jugement au service gestionnaire concerné et l'éclairent, si nécessaire, sur les modalités de l'exécution. En cas d'injonction prononcée par le juge en application de l'article L911-1 (injonction de prendre une mesure d'exécution dans un sens déterminé) ou L911-2 (injonction de statuer à nouveau dans un délai déterminé) du CJA (1), ils rendent compte de l'exécution du jugement à la juridiction ;

  • ils préparent les opérations d'exécution financière concernant le budget de la DAJ ; à ce titre, ils transmettent le dossier d'allocation ou de recouvrement du préjudice de l'État (remboursement d'un trop-perçu, des frais de procédure, etc.) à la DAJ qui vérifie la correcte imputation budgétaire et la régularité comptable du dossier, préalablement à sa liquidation par le SPAC (cf. point 2.1.3.). Selon le projet annuel de performance de la mission défense (programme 212 « Soutien de la politique de défense »), le budget de contentieux, placé sous la responsabilité de la DAJ, regroupe les indemnités versées aux victimes de dommages extracontractuels, les frais de protection juridique et les frais de procédure (frais irrépétibles, frais d'expertise, astreintes, etc.) relatifs aux instances auxquelles le ministère est partie.

En contentieux administratif, les frais irrépétibles sont définis comme « les frais exposés et non compris dans les dépens » auxquels est condamnée « la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante », le juge tenant compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée [cf. article L761-1 du CJA (1)].

Dans le cadre de l'exécution d'une décision de justice, le service instructeur est conduit à demander le relevé d'identité bancaire du (des) bénéficiaire(s), par lettre recommandée avec accusé de réception.

Dans l'éventualité où l'avocat du requérant sollicite de l'administration le paiement direct à son profit de la somme attribuée à son client, il convient d'obtenir le relevé d'identité bancaire (RIB) du compte ouvert auprès de la caisse des règlements pécuniaires des avocats (CARPA) du barreau auquel l'avocat est inscrit. Le document ainsi fourni devra faire apparaître le RIB, le nom de l'avocat et l'intitulé de l'affaire. En effet, les avocats exerçant en France sont obligatoirement titulaires d'un compte à la CARPA afin d'y déposer l'argent qu'ils reçoivent pour le compte de leurs clients dès lors que ces fonds sont accessoires à un acte professionnel, judiciaire ou juridique ; c'est une garantie pour les clients qui sont ainsi assurés de la représentation des fonds remis à leur conseil. Il existe une CARPA par barreau ; elle dispose d'un compte unique ouvert dans une banque de son choix.

La DRH-MD/SA2P/SDP transmet, pour exécution de l'indemnité principale, au service des retraites de l'État (SRE) du ministère des finances, les jugements rendus en matière de pensions civiles et militaires de retraite et de pensions ouvrières. En ce qui concerne les frais de procédure, de la même façon qu'un SLC, comme il a été exposé supra, elle transmet le dossier d'allocation à la DAJ pour vérification, sous réserve que ces dépenses ne soient pas prises en charge par le SRE, si ce service a été partie à l'instance ou s'est engagé à supporter ces frais.

Dans le cas où les frais irrépétibles doivent être versés au titre d'un dossier pour lequel l'aide juridictionnelle a été accordée,   le versement de ces frais est conditionné à la renonciation par l'avocat à l'aide juridictionnelle, renonciation formalisée par une lettre signée de l'avocat ou un formulaire de la juridiction concernée.

Sans préjudice de la transmission pour exécution du jugement au service gestionnaire concerné, le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP le communique, pour information, aux services qui ont été éventuellement amenés à fournir des éléments de réponse.

Par ailleurs, la CRM est mise en copie des jugements rendus sur des décisions prises sur son avis.

3.2.3. Intervention du juge de l'exécution.

Il appartient à l'administration d'exécuter les décisions de justice sans délai. À défaut, le bénéficiaire du jugement resté totalement ou partiellement inexécuté peut, en vertu des articles L911-4 et L911-5 du CJA (1), saisir le juge de l'exécution. Ce dernier peut, s'il l'estime nécessaire, contraindre l'administration à exécuter le jugement dans un délai donné sous peine d'astreintes.

Le juge de l'exécution engage dans un premier temps une phase administrative d'une durée maximale de six mois au cours de laquelle il essaie d'obtenir à l'amiable l'exécution complète du jugement [cf. article R921-5 du CJA (1)]. À l'issue de cette période, voire plus tôt en cas d'urgence ou de carence de l'administration, il ouvre une procédure juridictionnelle pour prescrire des mesures d'exécution à l'administration sous peine éventuelle d'astreinte [cf. article R921-6 du CJA (1) ]. La liquidation de l'astreinte, qui oblige l'administration à payer le montant correspondant, est prononcée si les mesures d'exécution ne sont pas prises dans les délais fixés par le juge [cf. article R921-7 du CJA (1)].

Le juge de l'exécution relève de la juridiction qui a rendu le jugement. En cas d'appel, lequel n'est pas suspensif de l'exécution, le juge de l'exécution appartient à la juridiction d'appel.

Le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP est compétent pour répondre au juge de l'exécution pour les phases administrative et juridictionnelle relatives à l'exécution des jugements pour lesquels il a assuré la défense de l'État devant le TA.

Dès la saisine par le juge de l'exécution, le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP demande sans délai au service chargé d'exécuter le jugement tous les éléments objectifs de nature à prouver que l'exécution est bien intervenue, ou du moins a été mise en œuvre. Les éléments probants ainsi obtenus doivent être communiqués au juge de l'exécution pour qu'il mette fin à la procédure susceptible de déboucher sur la condamnation de l'administration au paiement d'une astreinte.

Le service instructeur rend compte dans les meilleurs délais à la DAJ de l'ouverture d'une procédure juridictionnelle d'exécution.

Si l'exécution du jugement se heurte à des difficultés sérieuses, la DAJ peut être sollicitée pour intervenir auprès des services concernés. Il importe également que le service instructeur rende compte au juge de l'exécution des difficultés rencontrées dans l'exécution du jugement afin d'apporter la démonstration de la bonne foi de l'administration. Néanmoins, l'administration ne peut pas invoquer ses propres fautes ou son mauvais fonctionnement. En outre, l'indisponibilité des crédits ne permet pas de l'exonérer de l'obligation d'exécution.

3.2.4. Sanction de l'inexécution ou du retard à exécuter.

Le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP doit veiller à une exécution rapide des décisions de justice. En effet :

  • en cas de retard à exécuter, l'administration est redevable des intérêts prévus à l'article 1153-1 du code civil ;

  • en application de l'article L313-7 du code des juridictions financières (1), toute personne dont les agissements auront entraîné la condamnation d'une personne morale de droit public ou d'un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public à une astreinte en raison de l'inexécution totale ou partielle ou de l'exécution tardive d'une décision de justice est passible de la cour de discipline budgétaire et financière.

Ces dispositions peuvent être utilement rappelées aux services récalcitrants.

3.3. Appel et pourvoi en cassation.

3.3.1. À l'initiative de l'administration.

La décision de faire appel des jugements ou de se pourvoir en cassation appartient à la DAJ qui assure la poursuite de la procédure.

Dès qu'un jugement défavorable à l'administration est notifié au CESJUR ou au SLC, ce dernier, dans un délai de 10 jours :

  • transmet le jugement, pour exécution, au service gestionnaire concerné et lui demande de faire connaître à la DAJ son avis motivé sur l'opportunité éventuelle d'un appel ou d'un pourvoi en cassation ;

  • transmet le dossier de première instance à la DAJ en lui faisant part de son propre avis motivé sur l'opportunité d'un appel ou, d'un pourvoi en cassation.

Dès qu'un jugement défavorable à l'administration est notifié à la DRH-MD/SA2P/SDP, cette dernière :

  • procède à son exécution suivant les modalités prévues au point 3.2.2. ;

  • transmet, dans un délai de 10 jours, le dossier de première instance à la DAJ en lui faisant connaître son avis motivé sur l'opportunité d'un appel ou d'un pourvoi en cassation.

La DAJ informe le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP des appels et pourvois qu'elle forme. Elle les informe également si elle renonce à faire appel ou à se pourvoir en cassation, lorsque l'exercice de l'une de ces voies de recours a été proposé.

Sur leur demande, elle leur adresse une copie des mémoires qu'elle produit en appel ou en cassation.

Le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP assure l'exécution des jugements dans les conditions prévues au point 3.2.2. Toutefois, si ces jugements font l'objet d'un appel ou d'un pourvoi en cassation, la DAJ peut décider d'assurer elle-même cette exécution.

3.3.2. À l'initiative de la partie adverse.

Lorsque la DAJ reçoit notification, par une CAA ou par le CE, d'un appel ou d'un pourvoi en cassation formé contre un jugement rendu en faveur de l'administration en première instance, elle saisit le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP ayant assuré la défense devant le TA afin d'obtenir toutes les pièces du dossier.

3.3.3. Information par la direction des affaires juridiques du service instructeur de première instance.

La DAJ transmet au CESJUR, au SLC ou au SA2P les arrêts et décisions rendus par une CAA ou par le CE dans des affaires suivies en première instance à leur niveau ainsi que des conclusions correspondantes du rapporteur public lorsqu'elle en dispose.

3.4. Gestion des dossiers contentieux par le centre d'expertise du soutien juridique, les services locaux du contentieux et le service de l'accompagnement professionnel et des pensions, sous-direction des pensions, de la direction des ressources humaines du ministère de la défense.

3.4.1. Tenue des dossiers.

Les dossiers de première instance détenus par le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP comprennent nécessairement la requête introductive d'instance et les mémoires produits par les parties, tous les actes de procédure émis par le TA, les éléments de réponse des services gestionnaires, tous les courriers éventuellement reçus ou rédigés par le service instructeur pour ces dossiers, la décision (jugement ou ordonnance) par laquelle le TA statue sur l'affaire ainsi que les pièces relatives à son exécution.

3.4.2. Localisation des dossiers.

Les dossiers de première instance sont conservés par le CESJUR, le SLC ou la DRH-MD/SA2P/SDP dans les hypothèses suivantes :

  • lorsqu'il s'agit de dossiers à traiter par eux-mêmes ou en attente de jugement ;

  • en cas de jugement favorable à l'administration, d'ordonnance d'incompétence, d'ordonnance donnant acte au requérant de son désistement ou prononçant un non-lieu à statuer si la décision du juge ne fait pas l'objet d'une voie de recours ;

  • en cas de jugement défavorable, lorsque la DAJ a refusé de faire appel ou de se pourvoir en cassation et n'a pas demandé le dossier.

Dans les autres cas, les dossiers sont conservés par la DAJ ou doivent lui être transmis.

3.4.3. Transmission de pièces entre la direction des affaires juridiques, le service de l'accompagnement professionnel et des pensions, sous-direction des pensions, de la direction des ressources humaines du ministère de la défense, le centre d'expertise du soutien juridique et les services locaux du contentieux.

Les greffes des TA métropolitains sont informés des modalités de la déconcentration du contentieux du ministère de la défense.

Il appartient au CESJUR, au SLC, à la DRH-MD/SA2P/SDP ou à la DAJ de retransmettre « pour attribution » au service concerné toute requête ou pièce s'y rapportant reçue par erreur. Il en est de même pour tout dossier dont le contentieux est confié par le CE à un autre tribunal lorsqu'un premier TA s'est déclaré territorialement incompétent en application de l'article R342-1 ou R342-2 du CJA (1) .

4. TEXTE ABROGÉ.

L'instruction n° 717320/DEF/SGA/DAJ/CX du 9 janvier 2015 relative aux modalités de mise en œuvre de la déconcentration du contentieux administratif au sein du ministère de la défense est abrogée.

Pour la ministre des armées et par délégation :

Le secrétaire général pour l'administration,

Jean-Paul BODIN.

Annexes

Annexe I. RÉPARTITION DES RESSORTS DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS PAR SERVICE LOCAL DU CONTENTIEUX.

SERVICES LOCAUX DU CONTENTIEUX. TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS.

Service local du contentieux de Bordeaux.

Bordeaux.
Limoges.
Poitiers.
Pau.
Toulouse.
Clermont-Ferrand.

Service local du contentieux de Metz.

Amiens.
Besançon.
Châlons-en-Champagne.
Lille.
Nancy.
Strasbourg.
Dijon.

Service local du contentieux de Rennes.

Caen.
Nantes.
Orléans.
Rennes.
Rouen.

Service local du contentieux de Toulon.

Bastia.
Marseille.
Montpellier.
Nice.
Nîmes.
Toulon.
Grenoble.
Lyon.

Centre d'expertise du soutien juridique.

Cergy-Pontoise.
Melun.
Montreuil.
Paris.
Versailles.

Annexe II. COORDONNÉES DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS.

TRIBUNAL.

ADRESSE.

TÉLÉPHONE. TÉLÉCOPIE.

Amiens

14, rue Lemerchier
80011 Amiens Cedex 01

03.22.33.61.70

03.22.33.61.71

Bastia

Villa Montepiano
20407 Bastia

04.95.32.88.66

04.95.32.38.55

Besançon

30, rue Charles-Nodier
25044 Besançon Cedex 03

03.81.82.60.00

03.81.82.60.01

Bordeaux

9, rue Tastet
BP 947
33063 Bordeaux Cedex

05.56.99.38.00

05.56.24.39.03

Caen

3, rue Arthur Leduc
BP 25086
14050 Caen Cedex 04

02.31.70.72.72

02.31.52.42.17

Cergy-Pontoise

2-4, boulevard de l'Hautil
BP 322
95027 Cergy-Pontoise

01.30.17.34.00

01.30.17.34.59

Châlons-en-Champagne

25, rue du Lycée
51036 Châlons-en-Champagne Cedex

03.26.66.86.87

03.26.21.01.87

Clermont-Ferrand

6 cours Sablon
BP 129
63033 Clermont-Ferrand Cedex

04.73.14.61.00

04.73.14.61.22

Dijon

22 rue d'Assas
BP 61616
21016 Dijon Cedex

03.80.73.91.00

03.80.73.39.89

Grenoble

2, place de Verdun
BP 1135
38022 Grenoble Cedex

04.76.42.90.00

04.76.42.22.69

Lille

143, rue Jacquemars-Giélée
BP 2039
59014 Lille Cedex

03.20.63.13.00

03.20.30.68.47

Limoges

1, cours Vergniaud
87000 Limoges

05.55.33.91.55

05.55.33.91.60

Lyon

184, rue Duguesclin
69433 Lyon Cedex 03

04.78.14.10.10

04.78.14.10.65

Marseille

22/24, rue de Breteuil
13281 Marseille Cedex 06

04.91.13.48.13

04.91.81.13.87

Melun

43, rue du Général de Gaulle
Case Postale n° 8630
77008 Melun Cedex

01.60.56.66.30

01.60.56.66.10

Montpellier

6, rue Pitot
34063 Montpellier Cedex 02

04.67.54.81.00

04.67.54.74.10

Montreuil

7, rue Catherine Puig
93 558 Montreuil Cedex

01.49.20.20.00

01.49.20.20.99

Nancy

5, place de la Carrière
C.O n° 200.38
54036 Nancy Cedex

03.83.17.43.43

03.83.17.43.50

Nantes

6, allée de l'Ile Gloriette
44041 Nantes Cedex 01

02.40.99.46.00

02.40.99.46.58

Nice

33, boulevard Frank-Pilatte
BP 4179
06359 Nice Cedex 04

04.92.04.13.13

04.93.55.78.31

Nîmes

16, avenue Feuchères
CS 8801030941
Nîmes Cedex 09

04.66.27.37.00

04.66.36.27.86

Orléans

28, rue de la Bretonerie
45057 Orléans Cedex 01

02.38.77.59.00

02.38.53.85.16

Paris

7, rue de Jouy
75181 Paris Cedex 04

01.44.59.44.00

01.44.59.46.46

Pau

Villa Noulibos
50, cours Lyautey
BP 543
64010 Pau Cedex

05.59.84.94.40

05.59.02.61.98

Poitiers

15, rue Blossac
BP 541
86020 Poitiers Cedex

05.49.60.79.19

05.49.60.68.09

Rennes

Hôtel de Bizien
3, contour de la Motte
35044 Rennes Cedex

02.23.21.28.28

02.99.63.56.84

Rouen

80, boulevard de l'Yser
BP 500
76005 Rouen Cedex 01

02.32.08.12.70

02.32.08.12.71

Strasbourg

31, avenue de la Paix
BP 1038F
67070 Strasbourg

03.88.21.23.23

03.88.36.44.66

Toulon

5 rue Racine - CS 40510
83 041 Toulon Cedex 09

04.94.42.79.30

04.94.42.79.89

Toulouse

68, rue Raymond IV
BP 7007
31068 Toulouse Cedex 07

05.62.73.57.57

05.62.73.57.40

Versailles

56, avenue de Saint-Cloud
78011 Versailles Cedex

01.39.20.54.00

01.39.20.54.22

ANNEXE III. COORDONNÉES DES SERVICES LOCAUX DU CONTENTIEUX.

SERVICE LOCAL DU CONTENTIEUX.

ADRESSE.

TÉLÉPHONE.

TÉLÉCOPIE.

SLC de Bordeaux

Service du commissariat des armées
Service local du contentieux de Bordeaux
CS 21152
33 068 BORDEAUX CEDEX

05.57.85.26.08

05.57.85.21.31

SLC de Metz

Service du commissariat des armées
Service local du contentieux de Metz
CS 30001
57044 METZ CEDEX 01

03.87.15.42.09

03.87.15.42.22

SLC de Rennes

Service du commissariat des armées
Service local du contentieux de Rennes
Quartier Foch - BP 22 35998 RENNES ARMÉES

02.23.44.53.69

02.23.44.54.22

SLC de Toulon

Service du commissariat des armées
Service local du contentieux de Toulon
BCRM Toulon - BP 64 83800 TOULON CEDEX 09

04.22.42.73.50

04.22.42.72.24

Centre d'expertise du soutien juridique

Service du commissariat des armées
CESJUR
BA 107 78129 VELIZY VILLACOUBLAY AIR

01.45.07.34.58

01.45.07.33.42

ANNEXE IV. COORDONNÉES DE LA DIRECTION DES AFFAIRES JURIDIQUES, DE LA COMMISSION DES RECOURS DES MILITAIRES ET DU BUREAU CHARGÉ DU CONTENTIEUX AU SERVICE DE L'ACCOMPAGNEMENT PROFESSIONNEL ET DES PENSIONS.

SERVICE.

ADRESSE.

TÉLÉPHONE.

TÉLÉCOPIE.

DAJ

Secrétariat général pour l'administration
Direction des affaires juridiques
Sous-direction du contentieux
5 bis, avenue de la porte de Sèvres
75 509 PARIS CEDEX 15 

01.57.24.74.53 

01.57.24.86.11 

CRM (commission de recours des militaires)

14 rue Saint-Dominique
75700 Paris SP 07

01.79.86.47.20

01.78.86.47.60

Bureau chargé du contentieux au SA2P

Direction des ressources humaines du ministère de la défense (DRH-MD)
Service de l'accompagnement professionnel et des pensions (SA2P)
Sous-direction des pensions
Bureau de l'instruction des pensions et du contentieux (IPC)
PLACE DE VERDUN BP 60000 LA ROCHELLE 17016
Adresse fonctionnelle de la sous-direction des pensions :
drhmd-sa2p-sdp-contentieux.referent.fct@intradef.gouv.fr

05.46.50.23.02

05.46.50.22.58

ANNEXE V. PRINCIPAUX INTERLOCUTEURS.

1. PERSONNEL CIVIL.

SERVICE.

ADRESSE.

TÉLÉPHONE.

TÉLÉCOPIE.

Requêtes ayant des incidences réglementaires ou de principe.

Personnel de tous services.
Direction des ressources humaines du ministère de la défense (DRH-MD).
Service des ressources humaines civiles (SRHC).
Sous-direction de la gestion du personnel civil (SDGPC).

Département de la gestion ministérielle des ressources humaines civiles (GMRHC).
Bureau Méthode et animation, contentieux et interventions.

16 bis avenue Prieur de la Côte d'Or

94114 ARCUEIL CEDEX

01.79.86.33.46

01.79.86.33.52

01.79.86.33.01

Direction des ressources humaines du ministère de la défense (DRH-MD).
Service des ressources humaines civiles (SRHC).
Sous-direction des relations sociales, des statuts et des filières du personnel civil (RSSF).

Bureau du droit syndical et des élections professionnelles.

Bureau de la réglementation des fonctionnaires et des contractuels.

Bureau de la réglementation des ouvriers de l'État.

Bureau de la réglementation des primes et des indemnités.

Bureau de la prévention et des conditions de travail.

24 avenue Prieur de la Côte d'Or

94117 ARCUEIL CEDEX

01.79.86.51.07

01.79.86.51.19

01.79.86.51.26

01.79.86.51.35

01.79.86.51.45

01.79.86.51.10

01.79.86.51.11

01.78.86.51.60

01.79.86.51.61

01.79.86.51.70

Requêtes sans incidences réglementaires ou de principe.

Pour les requérants hors direction générale de l'armement (DGA).

Direction des ressources humaines du ministère de la défense (DRH-MD).

Service des ressources humaines civiles (SRHC).

Mission d'accompagnement des réorganisations (MAR).

Section juridique.

24 avenue Prieur de la Côte d'Or

94114 ARCUEIL CEDEX

01.79.86.66.24

01.79.86.66.31 

01.39.21.20.53 

CMG (centre ministériel de gestion) de Saint-Germain-en-Laye.

Camp des Loges

8 avenue du Président Kennedy

BP 40202

78102 Saint-Germain-en-Laye cedex

01.39.21.20.53

01.39.21.21.86 

CMG de Rennes.

Quartier Foch

BP 1

35998 Rennes Cedex 09

02.23.44.61.00

02.23.44.61.01

CMG de Metz.

EMRTNE - 1 boulevard Clémenceau

BP 300001

57044 Metz Cedex  01

03.87.15.28.25

03.87.15.24.07 

CMG de Bordeaux.

Caserne Xantrailles

112 boulevard du Maréchal

CS 91728

33075 Bordeaux Cedex

05.57.85.21.90

05.57.85.22.31.

CMG de Lyon.

Quartier Général Frère

BP 41

69998 Cedex 07

04.37.27.20.29 

04.37.27.20.43

CMG de Toulon.

BCRM Toulon - BP 32

83800 Toulon Cedex 09

04.22.43.36.35 

04.22.43.41.24

Pour les personnels techniques, paramédicaux et sociaux.

Direction des ressources humaines du ministère de la défense (DRH-MD).
Service des ressources humaines civiles (SRHC).
Sous-direction de la gestion des personnels civils (SDGPC).

Département de la gestion ministérielle des ressources humaines civiles (GMRHC).
Bureau du personnel civil technique, paramédical et social.

16 bis avenue Prieur de la Côte d'Or

94114 ARCUEIL CEDEX

01.79.86.34.50  01.79.86.33.10 

Pour les agents non titulaires.

Direction des ressources humaines du ministère de la défense (DRH-MD).
Service des ressources humaines civiles (SRHC).
Sous-direction de la gestion des personnels civils (SDGPC).

Département de la gestion ministérielle des ressources humaines civiles (GMRHC).
Bureau des agents non titulaires.

01.79.86.34.16  01.79.86.33.10 

Pour les requérants de la DGA.

Direction générale pour l'armement (DGA).
Direction des ressources humaines (DRH).
Sous-direction de la gestion et des statuts.
Bureau de la règlementation et des statuts.

24 avenue Prieur de la Côte d'Or

94117 ARCUEIL CEDEX

01.79.86.54.92  01.79.86.52.96 

Direction générale pour l'armement (DGA).
Direction des ressources humaines (DRH).
Sous-direction de la gestion et des statuts.
Bureau de la gestion des personnels civils.

01.79.86.54.80  01.79.86.52.96 

2 PERSONNEL MILITAIRE.

SERVICE.

ADRESSE.

TÉLÉPHONE.

TÉLÉCOPIE.

Direction des ressources humaines du ministère de la défense.

Sous-direction de la fonction militaire

Bureau des statuts

Bureau des rémunérations et indemnités

Bureau des pensions, de la couverture des risques professionnels,  des prestations et des droits des anciens combattants

60, boulevard du Général Martial Valin

CS21623 - 75509 Paris Cedex 15

 

 

Cabinet du chef d'état-major de l'armée de terre (CEMAT).

60, boulevard du Général Martial Valin

CS21623 - 75509 Paris Cedex 15

01.79.86.47.20

01.79.86.47.60

Direction des ressources humaines de l'armée de terre.
Bureau affaires administratives et juridiques.

Base de Défense de Tours
Quartier Baraguey d'Hillier
RD910 TOURS CEDEX 2 37076 FRANCE

02.46.67.27.76

02.46.67.28.95

Cabinet du chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA).

60, boulevard du Général Martial Valin

CS21623 - 75509 Paris Cedex 15

01.45.52.90.18

01.45.52.20.70

Direction des ressources humaines de l'armée de l'air.
Bureau gestion financière et précontentieuse.

Base aérienne 705
RD 910 TOURS Cedex 02 37076 France

02.47.85.55.15

02.47.85.83.75

Direction du personnel militaire de l'armée de la marine (DPMM).
Bureau personnel militaire/juridique (PM/JUR).

Base de défense de Tours

Direction du personnel militaire de la marine (DPMM)

RD 910      37076 Tours Cedex 02

01.42.92.18.86

01 42 44 30 78

Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN)
Bureau des recours et de la protection fonctionnelle.

4 rue Claude Bernard
CS 60003 92136 Issy les Moulineaux Cedex

01.84.22.28.00

01.84.22.29.08